Forums de Liens Utiles

Littérature, Théâtre, Peinture, Musique, Photos, Randos, Gastronomie, Débats, Informatique et tout ce qui peut encore s'inventer.
 
AccueilAccueil  ­FAQFAQ  ­S'enregistrerS'enregistrer  ­ConnexionConnexion  
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetPartager | 
 

 L'appréhension du monde

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant
AuteurMessage
sophiesuite



Nombre de messages: 467
Date d'inscription: 22/01/2009

MessageSujet: Re: L'appréhension du monde   Mer 9 Sep 2009 - 9:24

alejandro a écrit:
C'est un équilibre délicat.


Bien sûr, dès que l'on touche à ce que nous "sommes", c'est délicat et il faut y aller avec précaution. Mais ça veut pas dire pour autant de rester figé dans ses vieilles idées juste par peur du changement.

J'avais lu par exemple un bouquin très intéressant d'un des physiciens du début du siècle, qui avait travaillé sur le développement de la physique atomique, je crois que c'était Heisenberg.
Il racontait particulièrement comment ses découvertes scientifiques l'obligeait à remette en cause sa vision du monde, jusque sur des choses fondatrices, comme la loi de cause à effet.
Il a pu avoir la force, l'honnêteté et l'intelligence de le faire, mais il aurait pu aussi réfuter et enterrer ses expériences pour garder sa vieille vision du monde.

Je prends un autre exemple, plus "basique" si on veut.
(Tiré d'une histoire vraie Laughing )
Imagine un homme qui, pour une "raison" x ou y, a bâti de nombreuses choses de sa vie sur l'idée que l'argent et le statut social était la chose la plus importante du monde.
Cet homme-là, éventuellement, est aussi quelqu'un qui se dit rationnel, réfléchi etc.... mais c'est toujours sur des choses théoriques et extérieures qui ne le touchent pas directement.
Cet homme arrive à un âge où on commence à faire un peu le bilan, et en fait il n'est pas heureux, il n'est pas satisfait de la manière dont ses enfants pensent et vivent (et qui émane en très grande partie de cette idée qu'il a projetée dans toute l'éducation qu'il leur a donnée, sur la réussite et l'argent), il a eu la réussite et l'argent mais il est malgré tout dans une situation difficile, dans son travail, où il doit en permanence gérer des problèmes, passer 15 heures par jour au boulot, etc... son couple bat plus ou moins de l'aile, et quand les enfants seront grands et s'en iront, en les laissant en tête à tête, on peut vraisemblablement se demander si ça tiendra encore longtemps.
Bref. Par rapport à l'objectif de départ (argent + réussite), c'est du tout bon, objectif atteint.
Mais sur d'autres plans, par exemple un truc aussi bête qu'être heureux Mr. Green , manifestement ça n'a pas fonctionné.

Alors si cet homme était véritablement rationnel, logique et cohérent comme il prétend l'être, il devrait envisager tout ça, et se dire : bon là y'a un truc qui n'a pas fonctionné, quelle hypothèse de départ était mauvaise ? Et essayer de changer d'hypothèse.

C'est sur ce genre de choses aussi que je parle de rationnalité.
Voilà pourquoi pour moi ça a une influence globale, ça touche tous les domaines de la vie. Il y a des gens très simples et qui n'ont pas fait beaucoup d'études, à mon sens qui sont beaucoup plus rationnels, et honnêtes intellectuellement, que certains grands scientifiques ou rationnels proclamés de par la discipline qu'ils pratiquent.
La Raison, je mets le grand R volontairement, est quelque chose qui s'applique à tout. Seulement parfois ça pousse à se poser des questions qu'on a pas trop envie de se poser...

Et c'est là où ça fait intervenir ce que je disais aussi plus haut, à savoir les trois autres "fonctions" ou "types". On ne peut pas dissocier la pensée rationnelle de toutes les autres composantes de l'être humain.
Parce que la pensée rationnelle se base notamment sur des hypothèses de départ, à partir desquelles on construit toute une réflexion.
Mais ces hypothèses, ou postulats, ou je ne sais pas quel terme mathématique serait le plus juste ici, comment les établit-on ?
La plupart du temps pas du tout de façon rationnelle.

En général, ces sortes de "grands principes" sur quoi on base sa vie et toute sa pensée, émanent non pas de la raison mais du coeur, ou des émotions, de l'intuition... bref, de toute la sphère irrationnelle de l'être.
Par exemple il y a des gens dont le principe sous-jacent à toute leur manière de pensée est la colère contre soi ou contre l'humain en général.
Il y en a d'autres dont c'est au contraire la bienveillance...
Ca dépend des gens, ça dépend des histoires...

Par exemple, l'homme de l'exemple ci-dessus, peut-être que ce qui a créé son idée de la réussite et de l'argent, était tout simplement reliée au fait de se "venger" de l'indigence dans laquelle il avait grandi avec ses parents et de la honte qu'il en ressentait quand il allait à l'école avec les pantalons troués.
C'est irrationnel. Il aurait pu aussi s'en foutre ou trouver ça marrant d'avoir des trous à ses pantalons. Et ne rien en tirer de définitif comme conclusion sur la vie et la manière de la vivre.

Citation:
En plus, même si on se retrouve coincé devant l'argument d'un autre, ce n'est pas une garantie que l'argument de l'autre soit juste.
Si je me retrouvais devant Sarkozy (ou même n'importe quel homme politique professionnel), le plus probable c'est qu'il me coince quelque soit le sujet que l'on discute. Mais c'est pas pour ça que je deviendrait quelqu'un de droite et encore moins sarkozyste ... enfin, j'ose espérer. Heureusement, non?


Là il y a un truc qui est délicat aussi, c'est l'honnêteté si je peux dire de la discussion. A savoir discuter pour le plaisir de discuter et d'avancer dans sa propre réflexion ; ou bien discuter pour convaincre et rallier quelqu'un à sa cause.
Personnellement, je préfère discuter dans le sens réfléchir avec, plutôt que débattre, qui est un mot et un concept que je n'aime pas du tout, et qui malheureusement est le plus proche de la réalité sur les sujets politiques.

Bien sûr que n'importe quel expert en communication peut te "coincer" sur n'importe quel sujet.
Mais le problème justement est là, dans la volonté de "coincer" l'autre.
Quand je parle d'avancer à quelqu'un un argument, je ne parle pas de le coincer, je ne me place pas dans une position de lutte ou de compétition. Je parle au contraire de, encore une fois, réfléchir ensemble.
Revenir en haut Aller en bas
alejandro
Hors catégorie


Nombre de messages: 1395
Localisation: Au sud du Nord, au nord du Sud, à l'est de l'Ouest et à l'ouest de l'Est.
Date d'inscription: 30/01/2005

MessageSujet: Re: L'appréhension du monde   Mer 9 Sep 2009 - 12:25

sophiesuite a écrit:
alejandro a écrit:
C'est un équilibre délicat.

Bien sûr, dès que l'on touche à ce que nous "sommes", c'est délicat et il faut y aller avec précaution. Mais ça veut pas dire pour autant de rester figé dans ses vieilles idées juste par peur du changement.


Je n’ai pas dit qu’il fallait rester figé dans ses vieilles idées. De toute façon, les idées évoluent que l’on veuille ou pas.


sophiesuite a écrit:

J'avais lu par exemple un bouquin très intéressant d'un des physiciens du début du siècle, qui avait travaillé sur le développement de la physique atomique, je crois que c'était Heisenberg.
Il racontait particulièrement comment ses découvertes scientifiques l'obligeait à remette en cause sa vision du monde, jusque sur des choses fondatrices, comme la loi de cause à effet.
Il a pu avoir la force, l'honnêteté et l'intelligence de le faire, mais il aurait pu aussi réfuter et enterrer ses expériences pour garder sa vieille vision du monde.


C’est tout à son honneur. Je ferai remarquer cependant que, si on en croit ton souvenir, il a peut-être abandonné une vision du monde, mais qu’il a gagné une découverte. Une vision du monde est peut-être plus facile à abandonner quand ce n’est pas un autre qui gagne une découverte.

sophiesuite a écrit:

Imagine un homme qui, pour une "raison" x ou y, a bâti de nombreuses choses de sa vie sur l'idée que l'argent et le statut social était la chose la plus importante du monde. [...]

Alors si cet homme était véritablement rationnel, logique et cohérent comme il prétend l'être,


L’exemple me semble assez caricatural et je ne suis pas sûr de comprendre ce qu’il doit montrer. Si c’est pour dire qu’il y a des gens qui analysent mal la situation dans laquelle ils se trouvent et qu’ils persistent dans l’erreur, oui, évidemment, je ne peux qu’être d’accord. Il y a même un bouquin magnifique là-dessus (je cite de mémoire) : Sociologie des erreurs persistantes et des décisions absurdes . Où l’on apprend comment l’esprit peut se faire rondement piéger par lui-même. J’aime dire que l’homme est un être irrationnel qui est capable de rationalité.

Cela étant dit, il y a raison et raison. D’habitude, quand je parle de rationalité je pense à des raisonnements logiquement valides. Mais rationalité peut avoir un sens sensiblement différent. Damasio a montré dans un livre qui a fait date (l’erreur de Descartes) que la raison humaine est construite non pas sur une rationalité froide mais sur les émotions. Il le montre en étudiant des malades dont la partie du cerveau qui gère les émotions est endommagée. Ces personnes peuvent avoir un comportement qui paraît normal au premier coup d’oeil, mais, privés de feeling ils prennent toutes les mauvaises décisions qu’il peuvent prendre. Ils ont un comportement irrationnel. Pas irrationnel au sens logique du terme, mais irrationnel au sens que, socialement, ils sont systématiquement à coté de la plaque.

sophiesuite a écrit:

A savoir discuter pour le plaisir de discuter et d'avancer dans sa propre réflexion ; ou bien discuter pour convaincre et rallier quelqu'un à sa cause.
Personnellement, je préfère discuter dans le sens réfléchir avec, plutôt que débattre, qui est un mot et un concept que je n'aime pas du tout, et qui malheureusement est le plus proche de la réalité sur les sujets politiques.

[…]

Mais le problème justement est là, dans la volonté de "coincer" l'autre.
Quand je parle d'avancer à quelqu'un un argument, je ne parle pas de le coincer, je ne me place pas dans une position de lutte ou de compétition. Je parle au contraire de, encore une fois, réfléchir ensemble.


Je ne pense pas qu’il y ait entre les deux la distinction nette que tu fais.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
Y a-t-il une vie avant la mort ?
--------------------------------------------------------------------
A quoi sert la sagesse dans un monde qui court vers la folie? (Blueberry)
---------------------------------------------------------------------
Les conditions de la chose font partie de la chose.
(entendu sur le tournage d'un documentaire)
Revenir en haut Aller en bas
http://mapage.noos.fr/lesautdesandra
filo



Nombre de messages: 5073
Localisation: Montpellier
Date d'inscription: 02/04/2007

MessageSujet: Re: L'appréhension du monde   Mer 9 Sep 2009 - 12:43

À mon avis, l'exemple de Sophie est un proche !

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
Les fêlés sont précieux car ils laissent passer la lumière

>>>> http://filosphere.free.fr <<<<
Revenir en haut Aller en bas
http://filosphere.free.fr
alejandro
Hors catégorie


Nombre de messages: 1395
Localisation: Au sud du Nord, au nord du Sud, à l'est de l'Ouest et à l'ouest de l'Est.
Date d'inscription: 30/01/2005

MessageSujet: Re: L'appréhension du monde   Mer 9 Sep 2009 - 13:00

C’est possible.
Et comme tout scénario tiré d’une histoire vraie, l’histoire peut avoir été arrangée pour le public.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
Y a-t-il une vie avant la mort ?
--------------------------------------------------------------------
A quoi sert la sagesse dans un monde qui court vers la folie? (Blueberry)
---------------------------------------------------------------------
Les conditions de la chose font partie de la chose.
(entendu sur le tournage d'un documentaire)
Revenir en haut Aller en bas
http://mapage.noos.fr/lesautdesandra
sophiesuite



Nombre de messages: 467
Date d'inscription: 22/01/2009

MessageSujet: Re: L'appréhension du monde   Mer 9 Sep 2009 - 13:11

Oui, bien entendu, l'exemple est arrangé et caricatural, et il s'agit en effet de quelqu'un de proche.

Je voulais simplement, par rapport à la proposition de sujet de Romane, étendre la notion de rationalité, que je trouve vraiment importante mais souvent réduite à son aspect logique-raisonnement scientifique etc... alors que pour moi elle peut vraiment être un moyen puissant d'évoluer, y compris en intégrant tout l'aspect irrationnel (émotions, recherche du bonheur etc...).

Je note les références de bouquins que tu as données, alejandro, ça a l'air intéressant !!
Revenir en haut Aller en bas
Romane
Administrateur


Nombre de messages: 64239
Localisation: Kilomètre zéro
Date d'inscription: 01/09/2004

MessageSujet: Re: L'appréhension du monde   Jeu 10 Sep 2009 - 1:13

Citation:
Je voulais simplement, par rapport à la proposition de sujet de Romane, étendre la notion de rationalité, que je trouve vraiment importante mais souvent réduite à son aspect logique-raisonnement scientifique etc... alors que pour moi elle peut vraiment être un moyen puissant d'évoluer, y compris en intégrant tout l'aspect irrationnel (émotions, recherche du bonheur etc...).


Emotions, pensées, réflexion.

Grosso modo, ces trois ingrédients étroitement imbriqués formeraient notre capacité à appréhender le monde, en se nourrissant de ce monde et en l'interprétant.

Les chercheurs sont rassurants, parce qu'ils bossent dans un système au sujet duquel ils sont obligés de reconnaître le caractère sans cesse évolutif. Certaines découvertes sont parfois mise à mal par d'autres qui les renversent. Voyez-vous, ce qui me rassure chez eux est que la remise en question ne les décourage pas et exacerbe une certaine humilité et leur curiosité ne tarit jamais, et pour cause, rien n'est jamais définitif, surtout pour ceux qui se penchent sur la nature humaine et les boyaux de la tête.

Bref, désolée pour la pagaille, je suis en recherche et donc pas encore structurée sur le sujet (ça viendra quand j'y verrai plus clair), je verse en vrac ;

Je m'étais mise à penser que les émotions lorsqu'elles semblent prendre le pas sur le reste, avalaient gloutonnement toute autre forme d'appréhension du monde, or il n'en est rien. Elles ne sont qu'un complément indispensable à la pensée et à la réflexion, sans elles ces pensées/réflexion ne seraient que des formules.

Quand on sait à peu près s'équilibrer, les circonstances (ou situations) sont importantes, il me semble qu'elles savent piocher là où il le faut les ingrédients qui leur sont nécessaires pour qu'on les traite au mieux. Ici libre cours aux émotions, là rigueur, toujours réflexion.

Alex a écrit:
Pas irrationnel au sens logique du terme, mais
irrationnel au sens que, socialement, ils sont systématiquement à coté
de la plaque.

Donc le rationnel prendrait sa base dans le tissu social ?
Ce tissu social serait donc le point de repère ; idéal ? choisi parce que pas le choix si on veut vivre ensemble ?

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
"Bonjour je suis Roulotte alors je m'appelle Roulotte, c'est pour ça que mon pseudo c'est Roulotte." (Jean Vilain)http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
Revenir en haut Aller en bas
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
alejandro
Hors catégorie


Nombre de messages: 1395
Localisation: Au sud du Nord, au nord du Sud, à l'est de l'Ouest et à l'ouest de l'Est.
Date d'inscription: 30/01/2005

MessageSujet: Re: L'appréhension du monde   Jeu 10 Sep 2009 - 16:12

Romane a écrit:

Donc le rationnel prendrait sa base dans le tissu social ?
Ce tissu social serait donc le point de repère ; idéal ? choisi parce que pas le choix si on veut vivre ensemble ?


Tu sais, Romane, il y a un truc qui est très caractéristique de l’être humain, et qui pour ne pas lui être propre, l’humain n’en a pas moins porté le principe au plus haut degré de perfectionnement connu sur Terre : la transmission de savoir. (Je sais, il y a plein d’autres choses qui sont dans ce cas)

La transmission du savoir a ceci de merveilleux que, pour plein de questions qu’un humain peut se poser, d’autres humains, avant lui, se les sont déjà posées et même trouvé des réponses. La transmission de savoir permet à un humain de bénéficier d’un savoir équivalent à ce qu’il aurait eu s’il avait vécu des milliers d’années. N’est-ce pas formidable ?

Parmi toutes les activités intellectuelles qu’un être humain peut accomplir, il en est une qui est tout spécialement affectée à la recherche de savoir : la science. La science, qui se subdivise en multitude de disciplines s’intéresse à peu près à tout. Comme tu peux l’imaginer, bien avant LU, la science s’est intéressée à l’être humain, et même, en aborde l’étude de multitude de points de vues. La sociologie se préoccupe de groupes humains, la psychologie du psychisme humain, l’anatomie, de la constitution de ses organes, la biochimie, des réactions chimiques qui le font vivre, l’ethnologie, branche de la sociologie, des cultures humaines, l’anthropologie, de l’humain en tant qu’espèce animale, l’histoire, aux évènements qui ont jalonné le parcours des hommes ; et j’en oublie certainement. A ceci vient s’ajouter l’étude scientifique les diverses actions que l’homme peut réaliser : la linguistique pour le langage, la littérature, l’art, les sciences politiques, etc. etc. etc.

La science, évidemment, ne peut pas garantir que ce qu’elle avance constitue des vérités gravées dans le marbre, mais elle peut garantir dans l’étude du monde une rigueur méthodologique à toute épreuve. Là où d’autres, qui croient avoir eu une idée originale (genre, « il faut supprimer l’ego » ou, « il faut supprimer la violence ») en font le nombril de toute réflexion, la science est la garante d’une réflexion sérieuse.

Alors, plutôt que d’essayer de réinventer la rue, je te suggère de t’intéresser à ceux qui se sont déjà penchés sur le cas humain avec méthode.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
Y a-t-il une vie avant la mort ?
--------------------------------------------------------------------
A quoi sert la sagesse dans un monde qui court vers la folie? (Blueberry)
---------------------------------------------------------------------
Les conditions de la chose font partie de la chose.
(entendu sur le tournage d'un documentaire)
Revenir en haut Aller en bas
http://mapage.noos.fr/lesautdesandra
Romane
Administrateur


Nombre de messages: 64239
Localisation: Kilomètre zéro
Date d'inscription: 01/09/2004

MessageSujet: Re: L'appréhension du monde   Jeu 10 Sep 2009 - 17:28

Alex, tu me fais marrer, c'est déjà ça. Pour le reste, c'est le genre de message qui ne m'a strictement rien apporté. Vachement constructif, sur le plan échange. C'était un exemple pour illustrer les relations humaines ?

Je développerai ce que m'inspire ton com', à mon prochain passage.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
"Bonjour je suis Roulotte alors je m'appelle Roulotte, c'est pour ça que mon pseudo c'est Roulotte." (Jean Vilain)http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
Revenir en haut Aller en bas
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
Romane
Administrateur


Nombre de messages: 64239
Localisation: Kilomètre zéro
Date d'inscription: 01/09/2004

MessageSujet: Re: L'appréhension du monde   Ven 11 Sep 2009 - 0:23

Un p'tit moment devant moi, aussi je reviens sur ce fil.

alejandro a écrit:
La transmission du savoir a ceci de merveilleux que, pour plein de questions qu’un humain peut se poser, d’autres humains, avant lui, se les sont déjà posées et même trouvé des réponses. La transmission de savoir permet à un humain de bénéficier d’un savoir équivalent à ce qu’il aurait eu s’il avait vécu des milliers d’années. N’est-ce pas formidable ?

C'est surtout merveilleusement ironique, au point qu'on dirait que tu t'adresses à une demeurée, mais je te rassure tout de suite, je n'en prends pas ombrage, cela m'amuse d'autant plus que ces mêmes qui défrichèrent le terrain et que tu recommandes chaudement, étaient et sont magnifiquement dotés d'une qualité qui leur permet de remettre leurs propres découvertes en question, leur donne la conscience de ne parcourir qu'un chemin d'hypothèses et chaque jalon posé peut toujours être reposé sous un autre angle et prendre des directions nouvelles, en fonction des nouvelles découvertes pour lesquelles les portes restent toujours ouvertes. C'est d'ailleurs ce que j'admire le plus chez ces chercheurs ; leur capacité à ne pas fixer, mais au contraire à poursuivre leur travail de pionniers, jusqu'à la mort, passionnés qu'ils sont.

Donc si tu préfères, et ceci en toute amitié, je souris parce que l'ironie dont tu fais preuve en nous expliquant patiemment que nous sommes des brêles, surtout en ces domaines philosophiques, psy, humain qui ne réclament pas la foi mais abordent l'inconnu où l'humilité me semble l'élément primordial, quand bien même une somme de découvertes ont été faites depuis ô miracle quelques milliers d'années, vient en opposition drôlatique se heurter au sujet. Mais ceci est ton problème, et je t'assure bien que nous tous, et toi avec nous, avançons à l'aveuglette quand bien même nous aurions ingurgité la bibliothèque mondiale et nous sentirions forts de tous les savoirs humains.


Citation:
Parmi toutes les activités intellectuelles qu’un être humain peut accomplir, il en est une qui est tout spécialement affectée à la recherche de savoir : la science.... etc.

Je suis un peu au courant,tu penses bien ; Femme Actuelle sort régulièrement des articles de trois lignes pour nous rappeler que la Science existe.

Citation:
La science, évidemment, ne peut pas garantir que ce qu’elle avance constitue des vérités gravées dans le marbre, mais elle peut garantir dans l’étude du monde une rigueur méthodologique à toute épreuve.

Je suis totalement d'accord.

Citation:
Là où d’autres, qui croient avoir eu une idée originale (genre, « il
faut supprimer l’ego » ou, « il faut supprimer la violence ») en font
le nombril de toute réflexion, la science est la garante d’une
réflexion sérieuse.

Alors, plutôt que d’essayer de réinventer la rue, je te suggère de t’intéresser à ceux qui se sont déjà penchés sur le cas humain avec méthode.

Voudrais-tu dire par là que nous devrions nous contenter de lire purement et simplement les ouvrages scientifiques, sans nous autoriser à réfléchir par nous-mêmes, réagir en regard à ce qui nous interpelle ? Ah bon. Eh bien je ne vois pas du tout les choses sous le même angle.

Vois-tu, sans doute il se dit un tas d'utopies ou sortent des idées totalement à côté de la plaque, mais c'est encore une liberté qui permet, en relation avec la communication, de se confronter à d'autres idées, à des lectures et toute autre source informative, de poursuivre un chemin intérieur. Nul n'est bâti comme nos éminents chercheurs, la plupart d'entre nous tous n'étant pas doté de leurs capacités (mais en ont d'autres, il faut de tout pour faire un monde et si personne ne ramassait tes poubelles sur le trottoir deux fois par semaine, tu aurais comme tout le monde les deux pieds dans la merde, donc surtout garde toi de dénigrer les petits travailleurs de l'ombre qui n'ont pas les capacités des éminents sages philosophes ou scientifiques de tout poil) n'en demeurent pas moins autre chose que des légumes, et si le fait de parler de ce que ça ferait si l'on supprimait l'égo ou la violence te paraît absurde, voire risible, dis toi bien que c'est tout de même plus positif que si personne ne parlait de rien et se contentait d'un ô c'est bô.

Qui n'a jamais refait le monde un trente et un décembre, en avançant des idées plus ou moins réalisables ? Alors bien sûr cela peut paraître dérisoire et souvent ça l'est, mais c'est dans le langage qu'on titille nos propres pensées, qu'on évolue, qu'on comprend mieux et parfois même que l'on comprend qu'il n'y a rien à comprendre parce que rien ne sera jamais résolu.

J'ai bouffé du Bateson cet été (notamment) et ce qui m'a frappée est la bonté de ce type qui avançait lors de ses conférences, le résultat de certaines observations pointues et qui personnellement m'ont littéralement envoûtée, et qui jamais n'a dit que c'était "comme ça et pas autrement", mais qui avance ce que lui pense, son point de vue, son cheminement personnel, qui peut-être peut entrer en conflit avec le cheminement d'un confrère. Et puis surtout, j'ai aimé qu'il laisse en suspens certaines questions, comme des portes ouvertes à tous les possibles, qu'il dise "peut-être", ou "je crois".

Sa manière d'annoncer les choses a pour qualité de permettre à son auditoire (ou lecteurs) de continuer individuellement ou en groupe la poursuite de réflexion et si ce n'est pas un cadeau, qu'est-ce que c'est ?

Enfin, j'ai une pensée particulière pour ces hommes de la terre, les humbles courbés 365 jours sur 365, qui n'ont pas le temps de philosopher à la terrasse d'un café, mais qui, depuis leur condition de vie, ont acquis une philosophie d'une extrême simplicité qui ramène elle aussi à l'humilité parce qu'elle ne s'emberlificote pas de parasites, elle fait avec l'évidence de la nature et son cycle, la sueur qu'on y laisse, les nécessités vitales. Et que je trouve que c'est un sacré complément aux principes philosophiques et scientifiques, rudement indispensables pour remettre de temps en temps les choses en harmonie.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
"Bonjour je suis Roulotte alors je m'appelle Roulotte, c'est pour ça que mon pseudo c'est Roulotte." (Jean Vilain)http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
Revenir en haut Aller en bas
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
filo



Nombre de messages: 5073
Localisation: Montpellier
Date d'inscription: 02/04/2007

MessageSujet: Re: L'appréhension du monde   Ven 11 Sep 2009 - 11:56

Alex, tu m'as bien fait marrer aussi.
Face à des problèmes d'ordre purement et tangiblement scientifique, j'ai l'attitude que tu décris, en effet.
Mais face à un problème d'ordre intellectuel, éthéré, et reposant sur (justement) l'appréhension du monde, qui ne peut être que personnelle et subjective, là je préfère être vierge d'études et de théories (qui souvent tiennent de la croyance plus que des preuves), et me faire mon propre avis.
C'est pour cela que je rejette tout ce qui s'annonce comme "religion", ou toute philosophie qui s'imposerait sous prétexte d'antécédents dans le temps.
Personne d'autre que moi a vécu ma vie, et ma façon d'appréhender le monde n'est pas décortiquable comme une écorce au microscope.

Le match certitudes vs idéal ne se terminera jamais, de toute façon, et tant mieux.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
Les fêlés sont précieux car ils laissent passer la lumière

>>>> http://filosphere.free.fr <<<<
Revenir en haut Aller en bas
http://filosphere.free.fr
Sbreccia
Corse au cub' mais presque


Nombre de messages: 1434
Localisation: Pensif...
Date d'inscription: 04/08/2005

MessageSujet: Re: L'appréhension du monde   Ven 11 Sep 2009 - 12:16

Romane a écrit:


Enfin, j'ai une pensée particulière pour ces hommes de la terre, les humbles courbés 365 jours sur 365, qui n'ont pas le temps de philosopher à la terrasse d'un café, mais qui, depuis leur condition de vie, ont acquis une philosophie d'une extrême simplicité qui ramène elle aussi à l'humilité parce qu'elle ne s'emberlificote pas de parasites, elle fait avec l'évidence de la nature et son cycle, la sueur qu'on y laisse, les nécessités vitales. Et que je trouve que c'est un sacré complément aux principes philosophiques et scientifiques, rudement indispensables pour remettre de temps en temps les choses en harmonie.


Je n'ai pas participé à la discussion, mais je trouve ce passage sublime..Il me fait penser à "la terre" de Zola...

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
Pour moi Ro c'est plus facile à retenir que Romane, eh oui y a deux syllabes de moins alors je peux retenir..


Toussaint Sbreccia : célèbre inventeur inconnu des termes Cacophrène et Cacophrénie http://lecacophrenethic.blogvie.com/
ميشال________________________________________________
Barack Obama repond à une cubaine ici:
http://liensutiles.forumactif.com/cuba-f110/generation-y-t17456.htm
Revenir en haut Aller en bas
http://lecacophrenethic.blogvie.com/
Rosacée



Nombre de messages: 829
Date d'inscription: 05/06/2009

MessageSujet: Re: L'appréhension du monde   Ven 11 Sep 2009 - 12:42

Je suis d'accord avec Filo.

Quelque chose me chiffonne dans ce qui est dit. C'est que l'on puisse faire intervenir l'émotion en rapport avec la rationalité. Puis que l'on parle d'intelligence...

Pour ma part, la façon dont on a à appréhender le monde vient bien de chaque individu. Je ne vois pas ce qui pourrait géner la rationalité si chacun de nous avait à développer des arguments en fonction du ressenti, donc l'émotion. Nous parlons bien d'appréhension.
Sans notre code humain pourrions nous débattre sur le sujet ?
Qui peut mieux parler de l'apprehension du monde que nous-mêmes ?
Sans ressenti, sans émotion, est-ce que nous serions capable d'appréhender un quel que monde que ce soit ? - car (justement) l'émotion semble faire partie de l'appréhension que l'on soit intelligent ou non (d'ailleurs).

Maintenant, peut être qu'au lieu d'élever l'intelligence on pourrait parler de connaissance.
Cependant, je pense que chacun a des connaissances on fonction des expériences de vie, donc du monde qui l'entoure. Donc cela vient aussi du vécu de chacun. Certes que pour exprimer quelque chose de rationnel, il faut le vouloir, peut-être qu'il faut aussi le pouvoir, parce que cela demande un code que nous avons tous en possession et ce, peu importe le moyen : le langage.
Chacun de nous et à son niveau peut appréhender le monde à sa façon et tenter de l'exprimer. L'appréhension du monde passe aussi par la simplicité du langage.

Parlons-nous d'une généralité ?
Le monde c'est bien ce qui le constitue, me semble-t-il.
Tout n'est pas noir ou blanc, positif ou négatif. Donc rien est uniforme.

Si nous prenons l'exemple du handicap. Qui dit qu'un handicapé n'a pas de propension à appréhender le monde ?
L'appréhension du monde, n'est-ce pas la notre ? - et pour le coup notre propre monde ?

Qui dit que chez un enfant, chez un handicapé (je ne prends que ces deux exemples) qu'ils n'ont pas l'appréhension du monde ?
Ils ont conscience du monde, il me semble..?

Cela ferait-il de leur façon d'appréhender le monde comme quelque chose d'irrationnel ?
Revenir en haut Aller en bas
Rosacée



Nombre de messages: 829
Date d'inscription: 05/06/2009

MessageSujet: Re: L'appréhension du monde   Ven 11 Sep 2009 - 13:18

Je reviens ici pour être sûre que l'on me lise étant donné que j'imagine que certains ont pu déjà lire mon post précedent. Je laisse le soin aux animateurs de remettre ceci dans le contexte de mon petit développement ci dessus.

Ce qui me ramène c'est une phrase que Vic avait formulé dans un autre débat.

Cela concerne l'uniformité dont je parle précedemment.
Je disais que rien n'était uniforme. Je vois déjà ici des idées qui peuvent être soulevées par le fait de répondre mais si : la neige est blanche, la terre est "ronde" - les nuages sont faits de milliers de gouttes d'eau ( ce ne sont que des exemples parmi tant d'autres).

Ceci est notre façon d'appréhender notre monde, celui dans et sur lequel on vit.

Seulement, Vic avait sorti une phrase merveilleuse et pleine de sens.
Sans doute que c'est sa façon d'appréhender le monde, le sien.
Mais il avait dit quelque chose comme ça, ou du moins c'est ainsi que je l'ai compris :

Dans le registre de la nature, il n'est pas répertorié les formes, les couleurs ainsi que tout ce que nous pouvons interpréter du monde et ce avec notre langage - donc des mots - donc des codes que nous mettons en avant pour donner une signification à notre monde. Et il a dit :

L'homme pense la nature.


Dernière édition par Rosacée le Ven 11 Sep 2009 - 19:21, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Vic Taurugaux



Nombre de messages: 3350
Localisation: 20°16'31.10"S-57°22'5.53"E
Date d'inscription: 27/03/2007

MessageSujet: Re: L'appréhension du monde   Ven 11 Sep 2009 - 13:39

Romane titre : l’appréhension du monde et non la compréhension du monde ???

Vous connaissez mon goût pour les mots. Appréhension, ça vient d’appréhender, c’est à dire saisir comme un flic saisit au col le malfrat. C’est qu’il faut l’alpaguer le gonze ! Vous saisissez l’idée?
Concevoir le monde, le comprendre, c’est là quelque chose de plus…maternel. La compréhension demande de l’empathie, du cœur, pas forcément de la débrouille…

Durant mes vacances, à la plage en Corse, je n’ai pas perdu ma sale manie d’épier les enfants. Il y avait là Ugo, à vue de nez 14 15 mois avec ses deux parents assis touts trois sur le sable et laissant venir les vagues leur caresser les jambes. Bien sûr, c’est une activité à haut risque, confronter un encore bébé à la puissance des lames. Papa et Maman se montrent donc très prudents face aux rouleaux. Ils encadrent leur enfant, lui tiennent la main dans ce nouveau jeu qui fait un peu peur. Mais, comme la mer fait toujours pareil, au bout d’un moment, l’habitude rassure tout le monde et les yeux des parents se décrochent de bébé pour contempler les bateaux sur l’horizon. C’est alors, qu’une vague un peu plus forte que les autres arrive. Elle bouscule Ugo qui manque d’être renversé. Heureusement, ses mains trouvent par réflexe un appui derrière son dos. Il ne tombe pas à la renverse mais ses yeux, son visage témoignent d’une forte angoisse et il cherche désespérément le regard de sa mère. Or, celle-ci ne le voit pas. Pour elle, vu sa taille, la vague était semblable aux précédentes. Elle ne détourne donc pas son regard de sa rêverie et ne voit pas la réalité son enfant. Elle n’a pas su que son bébé a failli se noyer parce que sinon, vous pensez …

Alors Ugo voit dans l’indifférence de sa mère qu’il a eu peur pour rien. Sa main avait été assez rapide pour lui permettre de tenir l’équilibre malgré la poussée de la vague. Cette indifférence maternelle le rassure. Malgré l’ampleur de l’événement, il n’avait pas besoin que maman comprenne ce qui était en train de lui arriver. Alors il ne pleure pas, il regarde à nouveau les vagues venir s’écraser sur ses jambes. Son angoisse n’a trouvé ici aucun reflet dans les yeux de maman, aussi, grâce à cette expérience, ce désarroi qui n’est pas validé, il est devenu un plus fort, plus intrépide…

L’appréhension première qu’on peut avoir de la mer, c’est que celle-ci fait peur. On l’appréhende, on est un peu effrayé. La pensée humaine est un dispositif fait pour lutter contre l’angoisse. Face au chaos des choses, celui qui vous déstabilise, ici la vague, l’être humain peut (dans certaines conditions) appréhender d’une nouvelle façon la première représentation angoissante qu’il a de son environnement.

Bien sur qu’il faut toujours avoir peur du monde, l’appréhender, (il ne s’agit pas d’être saisi par la vague, mais bien d’en apprécier sa dangerosité) mais de façon relative à mesure qu’on grandit…

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
L'aurore s'allume,
L'ombre épaisse fuit;
Le rêve et la brume
Vont où va la nuit.
Revenir en haut Aller en bas
filo



Nombre de messages: 5073
Localisation: Montpellier
Date d'inscription: 02/04/2007

MessageSujet: Re: L'appréhension du monde   Ven 11 Sep 2009 - 13:52

J'avais eu l'occasion de faire ce constat avec mon fils : lorsqu'il tombait, sa mère (une angoissée chronique) était tout de suite sur lui l'air affolé, pour voir s'il avait eu mal, l'essuyer, à l'affût d'une écorchure, et évidemment il pleurait.
Sans sa mère, lorsqu'il tombait, je faisais mine de ne pas l'avoir vu, et il se relevait et continuait tranquillement son chemin.

Ceci dit Vic, le mot "appréhension" est ici utilisé dans son acception philosophique, c'est à dire "compréhension", "saisie d'un concept".

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
Les fêlés sont précieux car ils laissent passer la lumière

>>>> http://filosphere.free.fr <<<<
Revenir en haut Aller en bas
http://filosphere.free.fr
Vic Taurugaux



Nombre de messages: 3350
Localisation: 20°16'31.10"S-57°22'5.53"E
Date d'inscription: 27/03/2007

MessageSujet: Re: L'appréhension du monde   Ven 11 Sep 2009 - 14:51

filo a écrit:

Ceci dit Vic, le mot "appréhension" est ici utilisé dans son acception philosophique, c'est à dire "compréhension", "saisie d'un concept".


J'avais bien compris. Mais je pense aussi que le choix de ce mot inconscient de ce mot n'est pas vain. Il existe une inqiétude de la part de Romane à comprendre son monde. Il y a des gens beaucoup moins inquiets qu'elle dans la vie, mais ils restent cons, leur intelligence ne se développe pas. C'est bien la preuve que l'angoisse est le substrat de la pensée, non?

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
L'aurore s'allume,
L'ombre épaisse fuit;
Le rêve et la brume
Vont où va la nuit.
Revenir en haut Aller en bas
 

L'appréhension du monde

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 4Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forums de Liens Utiles :: Présentation - Généralités :: Paroles et débats :: Psychologie-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet