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| Auteur | Message |
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Vic Taurugaux
Nombre de messages: 3350 Date d'inscription: 27/03/2007
 | Sujet: Re: L'appréhension du monde Ven 11 Sep 2009 - 14:51 | |
| | filo a écrit: | Ceci dit Vic, le mot "appréhension" est ici utilisé dans son acception philosophique, c'est à dire "compréhension", "saisie d'un concept". |
J'avais bien compris. Mais je pense aussi que le choix de ce mot inconscient de ce mot n'est pas vain. Il existe une inqiétude de la part de Romane à comprendre son monde. Il y a des gens beaucoup moins inquiets qu'elle dans la vie, mais ils restent cons, leur intelligence ne se développe pas. C'est bien la preuve que l'angoisse est le substrat de la pensée, non? |
|  | | filo

Nombre de messages: 5073 Localisation: Montpellier Date d'inscription: 02/04/2007
 | Sujet: Re: L'appréhension du monde Ven 11 Sep 2009 - 16:01 | |
| | Vic Taurugaux a écrit: | | l'angoisse est le substrat de la pensée |
Ça mériterait un autre débat, mais à priori je ne suis pas d'accord !  |
|  | | Romane Administrateur

Nombre de messages: 64239 Localisation: Kilomètre zéro Date d'inscription: 01/09/2004
 | Sujet: Re: L'appréhension du monde Ven 11 Sep 2009 - 17:41 | |
| Je salue tous ceux qui sont passés sur ce fil depuis mon dernier passage, tous sans exception, parce que vraiment vous êtes fantastiques tous autant que vous êtes. Appréhension Je n'avais pas fait le lien entre appréhension et angoisse (plus ou moins) inconsciente, mais en réfléchissant Vic n'a pas tort. J'avais choisi ce mot parce que c'est celui-là qui est venu à mon esprit puisqu'il regroupe les synonymes que je vais vous rechercher pour les avoir sous les yeux... ...les voilà : apercevoir, arrêter, avoir, comprendre, concevoir, craindre, mettre, prendre, redouter, saisir. et que c'est tout ça que je voulais englober dans la question. Je pense ressentir les mêmes angoisses humaines que n'importe quel autre de mes frères humains, donc elles ne m'inquiètent pas. Par contre, Vic a raison sur l'angoisse singulière qui me tenaille : celle ne ne pas avoir la capacité d'avaler toute la nourriture dont je sens que j'ai faim. Qu'Alex me tombe dessus de très haut sur un ton professoral, je vous avoue que cela m'indiffère ; il n'est pas passé par mes caissons de solitude et de silence, ni par ce qui a bouffé mon système nerveux et ma concentration, au point qu'il ne peut pas comprendre l'angoisse qui me tenaille précisément au sujet de ces deux points là : concentration (donc mémoire) et cerveau en liaison avec le vieillissement qui s'est opéré pendant trente quatre ans de ces putains de caissons. Comment lui en voudrais-je, parce qu'après tout c'est facile de dire : si t'avais lu, ma pôv vieille, et si tu lisais, t'en s'rais pas là. Ce qu'il ne sait pas, c'est que je fus lectrice passionnée mais si parasitée que mon cerveau a fait des choix de survie plutôt que des choix de plaisir, au point que j'ai l'impression de redémarrer à zéro. Pardon. De démarrer tout court. Ici, la boucle est bouclée, on revient à l'angoisse singulière dont je parlais au paragraphe précédent... case départ que Vic a perçue. Intelligence / connaissance / émotionsJ'aime bien l'intervention de Rosacée, et merci à Vic pour cette petite phrase : Il y a des gens beaucoup moins inquiets qu'elle dans la vie, mais ils restent cons, leur intelligence ne se développe pas. C'est bien la preuve que l'angoisse est le substrat de la pensée, non?Je suis d'accord avec filo, la phrase mérite développement (pas forcément un fil à lui tout seul, enfin je n'en sais rien) mais je suis aussi d'accord avec Vic parce que ce que je vois dans "l'angoisse est le substrat de la pensée", c'est que par opposition la quiétude est le lit de l'inertie (puisqu'on y est bien, pourquoi se faire suer à abîmer le bien-être) ou quelque chose de ce genre. |
|  | | Rosacée
Nombre de messages: 829 Date d'inscription: 05/06/2009
 | |  | | Ysandre I TI Expert en informatique

Nombre de messages: 2571 Localisation: Alpha du Centaure, juste à droite Date d'inscription: 09/12/2008
 | Sujet: l'appréhension du monde Ven 11 Sep 2009 - 20:04 | |
| l'angoisse peut venir des autres : ils ont l'air si bien dans leur peau, ils parlent bien, ils savent plein de choses, ils ont l'air satisfaits d'eux même, vous assènent des vérités premières..... alors l'angoisse vient : "je suis nulle, je ne sais rien, je n'ai rien appris, je ne fais que des bêtises, je peux faire des choses mais je les fais mal, etc, etc....". Cette angoisse là vous mord dedans, vous apprends l'humilité, le besoin idiot parfois de "faire l'intéressant" et puis vient la peur d'être mal jugé, d'avoir fait du mal sans le vouloir, et la spirale est infernale. Pourtant, il est vrai que le substrat est là, et voilà que l'on veut apprendre d'avantage, etre quelqu'un de mieux perçu et viennent les efforts, l'humilité consentie et le dur apprentissage de la vie. *"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"* Et si l'ombre laissait la place a la lumière ? Quand l'encre remplacera le sang dans mes veines Quel lumineux docteur de l'âme Viendra prendre soin de moi...
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|  | | Romane Administrateur

Nombre de messages: 64239 Localisation: Kilomètre zéro Date d'inscription: 01/09/2004
 | Sujet: Re: L'appréhension du monde Ven 11 Sep 2009 - 23:15 | |
| | Rosacée a écrit: | | Je ne pense pas que l'angoisse nait de la pensée, en tout cas, pas toujours. Je ne sais pas pour les autres, mais il m'arrive d'être angoissée sans savoir pourquoi, sans penser à quelque chose de précis. |
Personnellement je sais à peu près toujours mettre les mots sur l'objet de mes angoisses. Je ne le formule pas forcément tout haut, mais intérieurement, je sais exactement ce qu'il en est.
| Ysandre a écrit: | | l'angoisse peut venir des autres : ils ont l'air si bien dans leur peau, ils parlent bien, ils savent plein de choses, ils ont l'air satisfaits d'eux même, vous assènent des vérités premières..... alors l'angoisse vient : "je suis nulle, je ne sais rien, je n'ai rien appris, je ne fais que des bêtises, je peux faire des choses mais je les fais mal, etc, etc....". Cette angoisse là vous mord dedans, vous apprends l'humilité, le besoin idiot parfois de "faire l'intéressant" et puis vient la peur d'être mal jugé, d'avoir fait du mal sans le vouloir, et la spirale est infernale. Pourtant, il est vrai que le substrat est là, et voilà que l'on veut apprendre d'avantage, etre quelqu'un de mieux perçu et viennent les efforts, l'humilité consentie et le dur apprentissage de la vie. |
Oh là ! Pour le coup, c'est comme si nous ne parlions pas du tout du même sujet, Ys. A moins que je me trompe, mais je lis ton intervention comme une sorte de revanche vis à vis des autres doublée d'une rancoeur, laquelle amène l'angoisse, ou quelque chose comme ça. Avec, au bout, comme une punition à ton encontre, dont tu attribuerais la source aux autres tout en te l'infligeant toi-même. Une sorte de grand bouillonnement d'amertume, en tout cas.
Je ne vois pas du tout les choses comme ça, et ne les vis pas non plus comme tu le décris pour toi-même. D'abord parce que nous n'avons pas du tout vécu la même chose, deux parcours totalement opposés qui nous ont donné des acquis différents et un regard sur le monde différent. Ensuite parce que je pense que la manière d'appréhender le monde est propre à chacun, justement parce que chaque parcours de vie ne ressemble à aucun autre.
Bien que l'approche du monde passe aussi par les rencontres que l'on fait, je ne vois pas trop ce qui pourrait blesser parce qu'ils l'ont approché autrement que moi. En gros, si tu préfères, ce n'est pas parce qu'une maison a une fissure que je vais accuser la maison d'à côté d'avoir des murs parfaits.
Pourquoi craindre quelqu'un qui aurait plus de savoir que moi ? Pourquoi leur connaissance m'effraierait-elle ? Au contraire, je trouve très porteur d'être entourée de gens sortant de la moyenne, et même les êtres hors du commun (je n'en connais que deux ou trois) me sont très précieux ; sans eux, j'aurais peut-être perdu confiance en l'humain. Pourquoi leur tiendrais-je un discours d'amertume, là où ils sont strictement ce qu'ils sont pendant que je suis strictement ce que je suis, c'est-à-dire chacun à un stade de cheminement qui lui est propre ? |
|  | | filo

Nombre de messages: 5073 Localisation: Montpellier Date d'inscription: 02/04/2007
 | Sujet: Re: L'appréhension du monde Sam 12 Sep 2009 - 3:31 | |
| | Ysandre a écrit: | | l'angoisse peut venir des autres : ils ont l'air si bien dans leur peau, ils parlent bien, ils savent plein de choses, ils ont l'air satisfaits d'eux même, vous assènent des vérités premières..... alors l'angoisse vient |
Effectivement, c'est un peu égocentrique de se placer ainsi en victime face à une supposée supériorité de quelqu'un d'autre ! Ça me rappelle la phrase de Coluche : "Les égoïstes, ce sont ceux qui ne pensent pas à moi". 
L'angoisse dont parle Vic est tout autre. J'élargirais même l'idée aux peurs. L'angoisse vient de la peur, et la plupart d'entre nous sont pétris de toutes sortes de peurs.
L'angoisse et les autres peurs ont la particularité d'être parfaitement inutiles, et de ne rien changer au cours des choses. On les croit irrépressibles, mais c'est faux à mon avis.
Croyez-moi, il est possible de vaincre ses peurs et d'atteindre une certaine sérénité. Et là nous sommes en plein dans le sujet de l'appréhension du monde (en l'occurrence des autres, des épreuves, des différences, voire des échéances personnelles, de voir le verre à moitié vide ou à moitié plein...) Voici quelques indices : expérience, insouciance, connaissance de soi, de ses capacités et de ses faiblesses, acceptation des différences, curiosité et soif d'apprendre, adaptation, humilité... Oser, assumer, et être soi-même, authentique, sans retenue autre que le respect. Faire des choix, et une fois qu'une décision est prise, s'y tenir, sauf constat de fausse route. Mais l'angoisse et les peurs sont des freins, on régresse plus qu'on progresse.
Nous laver de nos peurs nous libère des angoisses et de nombreux malaises existentiels. On acquiert alors une certaine assurance, une liberté, une positivité, une sérénité (et même du charisme), ainsi que la capacité d'aider les autres. |
|  | | Ysandre I TI Expert en informatique

Nombre de messages: 2571 Localisation: Alpha du Centaure, juste à droite Date d'inscription: 09/12/2008
 | Sujet: l'appréhension du monde Sam 12 Sep 2009 - 8:11 | |
| Ma Ro, ce n'est pas de l'amertume, c'est ce que j'ai appris de la vie. D'abord cette impression d'être inférieures (je vivais parmis des gens intelligents et plus agés que moi, j'avais 20 ans et l'impression de ne rien savoir) mais relis la fin de mon intervention : j'ai appris l'humilité et j'ai commencé à apprendre au contact des autres. Et puis il m'arrive de retomber dans ce travers et d'être confrontée à des personnes qui me faisaient percevoir mes insuffisances et j'avais cette "appréhension du monde" à nouveau, mais je rebondis à chaque fois. Filo, ce n'est pas de l'égocentrisme, je ne crois pas, c'est l'impression de ne pas être à la hauteur parfois. *"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"* Et si l'ombre laissait la place a la lumière ? Quand l'encre remplacera le sang dans mes veines Quel lumineux docteur de l'âme Viendra prendre soin de moi...
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|  | | Farouche

Nombre de messages: 3123 Localisation: Sud où il fait beau Date d'inscription: 29/04/2008
 | Sujet: Re: L'appréhension du monde Sam 12 Sep 2009 - 9:00 | |
| J'essayerai de revenir plus amplement sur ce débat fort intéressant. En attendant, comme je vous lis depuis le début, je pose juste deux petits cailloux : | Citation: | | Rosacée a écrit: | | Vic Taurugaux a écrit: | | l'angoisse est le substrat de la pensée |
Je ne pense pas que l'angoisse nait de la pensée, en tout cas, pas toujours. |
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C'est exactement le contraire que dit Vic, Rosacée : que la pensée naît de l'angoisse. Le substrat, c'est le terreau, là où on plante. Donc, pour Vic, on plante dans l'angoisse et il pousse de la pensée 
| Citation: | Qu'Alex me tombe dessus de très haut sur un ton professoral, je vous avoue que cela m'indiffère ; il n'est pas passé par mes caissons de solitude et de silence, ni par ce qui a bouffé mon système nerveux et ma concentration, au point qu'il ne peut pas comprendre l'angoisse qui me tenaille précisément au sujet de ces deux points là : concentration (donc mémoire) et cerveau en liaison avec le vieillissement qui s'est opéré pendant trente quatre ans de ces putains de caissons. Comment lui en voudrais-je, parce qu'après tout c'est facile de dire : si t'avais lu, ma pôv vieille, et si tu lisais, t'en s'rais pas là. Ce qu'il ne sait pas, c'est que je fus lectrice passionnée mais si parasitée que mon cerveau a fait des choix de survie plutôt que des choix de plaisir, au point que j'ai l'impression de redémarrer à zéro. Pardon. De démarrer tout court. Ici, la boucle est bouclée, on revient à l'angoisse singulière dont je parlais au paragraphe précédent... case départ que Vic a perçue.
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Je crois que tu fais erreur Ro : dans tes caissons de solitude et de silence, il ne s'est pas rien passé pendant toutes ces années. Sans doute n'as-tu pas engrangé de ce savoir "livresque", mais cette introspection permanente et forcée n'a pas pu (et c'est là une formule rhétorique ) être vide d'apprentissage... (souviens-toi d'une certaine conversation dans la maison aux volets rouges ) Simplement, c'est d'un autre savoir qu'il s'agit, ce lui qu'on appelle la connaissance...
sur ce, à plus, les LUs penseurs  |
|  | | Romane Administrateur

Nombre de messages: 64239 Localisation: Kilomètre zéro Date d'inscription: 01/09/2004
 | Sujet: Re: L'appréhension du monde Sam 12 Sep 2009 - 9:59 | |
| | Farouche a écrit: | Je crois que tu fais erreur Ro : dans tes caissons de solitude et de silence, il ne s'est pas rien passé pendant toutes ces années. Sans doute n'as-tu pas engrangé de ce savoir "livresque", mais cette introspection permanente et forcée n'a pas pu (et c'est là une formule rhétorique ) être vide d'apprentissage... (souviens-toi d'une certaine conversation dans la maison aux volets rouges ) Simplement, c'est d'un autre savoir qu'il s'agit, ce lui qu'on appelle la connaissance... |
Je suis parfaitement consciente de tout ce qu'ils m'ont permis d'acquérir, Farouche, et même je vais te le formuler comme je le pense : je suis parfaitement consciente du savoir que j'en ai retiré et qui manque à la plupart des gens (ni péjoratif, si gonflette chevilles, j'ai passé l'âge de ces enfantillages). "Démarrer" c'est démarrer dans quelque chose de neuf, bien sûr. Ce n'est pas renier le capital déjà engrangé, tu penses bien.
@ Filo : je te rejoins, à 100 %.
@ Ysandre : Disons que nous ne portons pas le même regard sur la vie...  |
|  | | Vic Taurugaux

Nombre de messages: 3350 Localisation: 20°16'31.10"S-57°22'5.53"E Date d'inscription: 27/03/2007
 | Sujet: Re: L'appréhension du monde Sam 12 Sep 2009 - 10:37 | |
| Merci Farouche de préciser ma pensée. Pour moi, l’angoisse prime sur la pensée en ce sens qu’elle vient avant. La pensée humaine est une construction pour se sortir de l’angoisse en se représentant sous des formes plus acceptable le chaos du monde. C’est pour cela que j’avais pris l’exemple d’un jeune enfant. Au début le bébé ne pense pas, c’est sa mère qui le comprend. Dans mon exemple d’Ugo, celui-ci confronté au chaos du monde, (la vague qui le renverse) a pour réflexe de chercher les yeux de sa mère afin que celle-ci comprenne ce déséquilibre qui lui arrive. C’est maman qui sait. Lui, qui ne pense par encore la vague, est angoissé. Il n’a pas suffisamment d’éléments pour penser la vague mais il sait que sa mère sait. L’indifférence de sa mère à son trouble le renseigne alors sur le fait que le monde, la vague n’est pas toujours angoissante. Du coup, il regarde les autres vagues différemment. Il imite alors sa mère, il s’en laisse bercé. Il y a désormais d’un côté la rêverie de Maman qui s’intéresse aux bateaux et la rêverie d’Ugo qui s’intéresse à l’eau sur ses doigts de pieds. Ils ne pensent plus pareils, mais ce n’est plus grave. La première impression d’un bébé qui vient au monde et qui se met aussitôt à pleurer d’angoisse, n’est pas fausse. Effectivement équipé comme il est, il tombe dans un univers hostile et il a de grande chance de mourir de faim ou de froid dans les prochaines heures. Heureusement, sa maman pense à lui et pense pour lui. Elle partage beaucoup son inquiétude mais, elle a pour avantage d’avoir déjà une petite expérience des choses. Ainsi, la maman d’Ugo sait quand la vague est dangereuse pour son fils et quand elle ne l’est pas. Elle sait aussi l’inquiétude de son fils et la sienne. Après un temps de jeu pour expliquer les vagues à son enfant, elle n’a plus besoin de penser avec lui la mer. Elle rêve à autre chose et laisse son bébé se faire sa propre représentation des choses. Alors, lui, il regarde l’eau lui monter sur ses jambes et, effectivement, ça ne le fait pas tomber. Le monde extérieur n’a pas changé, mais lui, le découvre autrement. Donc, qu’on est peur du monde au départ, c’est normal. Mais je suis d’accord avec Filo, le but de la vie est quand même de surmonter son angoisse. C’est d'ailleurs aussi le but de la pensée. *"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"* L'aurore s'allume, L'ombre épaisse fuit; Le rêve et la brume Vont où va la nuit.
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|  | | filo

Nombre de messages: 5073 Localisation: Montpellier Date d'inscription: 02/04/2007
 | Sujet: Re: L'appréhension du monde Sam 12 Sep 2009 - 12:51 | |
| | Vic Taurugaux a écrit: | | le but de la vie est quand même de surmonter son angoisse. C’est d'ailleurs aussi le but de la pensée. |
À mon avis pas seulement. Je dirais "un des buts", peut-être. Et c'est vrai que le rôle de l'éducation (les acquis) reçue lors des premières années de la vie peut être déterminant quant à l'appréhension du monde à l'avenir, en terme d'angoisse, entre autre. |
|  | | Rosacée
Nombre de messages: 829 Date d'inscription: 05/06/2009
 | |  | | Ysandre I TI Expert en informatique

Nombre de messages: 2571 Localisation: Alpha du Centaure, juste à droite Date d'inscription: 09/12/2008
 | Sujet: l'appréhension du monde Sam 12 Sep 2009 - 21:01 | |
| Il est possible que je souffre par périodes d'un sentiment d'infériorité, qu'en penses-tu Vic ? Parce que comme je le disais à Ro cet après midi, j'ai déjà connu ça quand j'avais 20 ans, avec des gens plus agés avec qui je travaillais et ça m'a passé pendant des années. C'est revenu tout récemment. *"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"* Et si l'ombre laissait la place a la lumière ? Quand l'encre remplacera le sang dans mes veines Quel lumineux docteur de l'âme Viendra prendre soin de moi...
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|  | | Rosacée
Nombre de messages: 829 Date d'inscription: 05/06/2009
 | Sujet: Re: L'appréhension du monde Sam 12 Sep 2009 - 21:57 | |
| Si les premières années de la vie sont déterminantes pour ce qui concerne l'appréhension du monde, je n'explique même pas ce qu'il en est des 18 premières années ou des 21 premières années qui ont pu déterminer cette appréhension du monde au fond de nous. Pour te répondre avec mes mots, Ysandre, les premières années on fait avec des acquis que l'on nous a donné. Lorsqu'on a atteint 20 ans et pendant vingt ans ou plus, on découvre sa vie, on fonce, on occulte son passé - "son enfance" - "sa vie" - "ce monde". Puis vers la quarantaine, parfois un peu plus tard, on se réveille. Certaines choses frappent en pleine figure sans que l'on s'y attende. C'est souvent à cette période, bien des années plus tard que l'angoisse arrive, mais ce n'est pas non plus une généralité. Le plus dur, je pense, est de mettre des mots expliquant la naissance de l'angoisse. Même quand on a quarante ans, cinquante ans (moins ou plus). J'aime beaucoup l'intervention de Vic. Alors, je suppose que penser l'angoisse ça fait très peur. |
|  | | Romane Administrateur

Nombre de messages: 64239 Localisation: Kilomètre zéro Date d'inscription: 01/09/2004
 | Sujet: Re: L'appréhension du monde Sam 12 Sep 2009 - 23:44 | |
| | filo a écrit: | | Vic Taurugaux a écrit: | | le but de la vie est quand même de surmonter son angoisse. C’est d'ailleurs aussi le but de la pensée. |
À mon avis pas seulement. Je dirais "un des buts", peut-être. Et c'est vrai que le rôle de l'éducation (les acquis) reçue lors des premières années de la vie peut être déterminant quant à l'appréhension du monde à l'avenir, en terme d'angoisse, entre autre. |
Surmonter son angoisse, c'est accéder à des bonheurs dans un tas de domaines. L'angoisse latente est un parasite énorme qui empêche de savourer pleinement ce qui nous tombe sous la main, non ?
@ Ys : j'ai une petite idée qui pourrait faire office de réponse à ton questionnement, et d'ailleurs je t'en ai déjà parlé, mais cette réponse te remue trop pour que tu l'acceptes facilement. Forcément, c'est le genre de truc qui fait séisme en soi. |
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