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Les contes de Zaza (*)

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ZAZA 54
Ouillette D'Inde



Inscrit le : 23 Mar 2005
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MessageSujet: Les contes de Zaza (*)   Mar 8 Aoû 2006 - 17:01

Je regroupe mes contes ici

La petite chatte Emilie,

Je m'en vais vous conter, l'histoire de la petite Emilie, une chatte qui voulait voir du pays, et surtout connaitre les Frenchies.
Elle vivait a New-York, elle avait de gentils maitres, mais assoiffée d'aventures, un matin elle fit le mur.
Elle marcha longtemps, et ne s'en faisait nullement, elle arriva comme par hazard devant les docks, et sur les plancher, ses petites papattes, faisaient toc toc.
Son regard fut attiré par un camion, un homme fermait des cartons, elle sauta dans le dernier, et la voilà enfermée.
Le camion se mit à rouler , entra dans la gueule béante du cargo, qui s'appretait à prendre les flots, fatiguée, Emilie faisait dodo.
Elle se réveilla trés tôt le matin, elle avait soif, elle avait faim, c'est une belle aventure, mais la voilà privée de nourriture.
Elle voyagea longtemps, elle compta les jours, les nuits, pauvre, pauvre Emilie.
Elle songea, je vais mourir ici, ce n'est pas ce que j'avais choisi!
Et puis miracle, elle entendit le camion stopper, ouf se dit-elle, je suis sauvée. Le carton on l'ouvrit, ils virent Emilie la petite chatte était toute amaigrie.
Elle ronronnait faiblement, quand une gentille dame, la pris dans ses bras, et lui offrit son premier repas.
Elle compris qu'elle était en France, le pays dont elle voulait faire connaissance.
Plus exactement à Nancy, hé oui chez les Frenchies!
Elle fut mise en quarantaine, à la SPA de Velaine, se fit de nouveaux amis, sans aucun soucis. Elle resta chez nous plus d'un mois, repris du poids,on lui prodigua soins et caresses, à ce petit animal en detresse.
Son histoire s'achève ici, elle doit repartir dans son pays, ses maitres l'attendent tout attendris de la savoir en vie.
Elle fera cette fois le voyage, dans la soute à bagages, d'un avion qui va prendre le large.
Petite chatte de gouttière, petite aventurière, tu voles déjà dans les airs,
Mais tu n'oubliras jamais les Frenchies qui t'on si bien accueillie.
ZAZA 54 (23mars2006)
_________________
C'est ainsi que je veux écrire. Avec autant d'espace autour de peu de mots. Je hais l'excès de mots. Je voudrais n'écrire que des mots insérés organiquement dans un grand silence, et non des mots qui ne sont là que pour dominer et déchirer le silence. En réalité, les mots doivent accentuer le silence. »

Etty Hillesum


Dernière édition par le Mer 18 Oct 2006 - 9:32, édité 2 fois
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ZAZA 54
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MessageSujet: Re: Les contes de Zaza (*)   Mar 8 Aoû 2006 - 17:03

Emilie et l'arbre parapluie.

Il était une fois une petite fille qui s'appelait Emilie, elle vivait dans une grande maison entourées de petits et grands arbres.Il y avait le preféré d'Emilie, c'etait l'arbre parapluie c'est ainsi qu'elle l'avait surnommé.
Son papa l'avait planté il y a quatre ans, donc il n'avait pas encore atteint sa maturité, il était jeune encore et pas trés haut.
Tout l'été Emilie, joua sous son arbre parapluie, car il lui cachait bien le soleil, et meme parfois celle-ci s'endormait au pied de l'arbre, celui faisait bruisser légérement ces feuilles, aux oreilles d'Emilie c'était comme une douce musique, elle était heureuse.
Mais soudain l'automne montra le bout de son nez, et le petit arbre parapluie devint tout triste, vous avez sans doute deviné pourquoi? Le pauvre toutes ses feuilles étaient tombées et il avait si peur du froid, ce froid qui le faisait grelotter , qu'allait-il devenir se disait-il! Lui qui avait perdu son habit de verdure, non, non il ne voulait pas rester ainsi.
Il se mit alors a pleurer, Emilie s'approcha de lui, ne pleure plus dit-elle, je vais trouver une solution.
La maman d'Emilie avait pris soin de l'habiller chaudement en cette saison, soudain dans la petite tete d'Emilie, une idée germa , elle se defit prestemment de sa grande écharpe, qu'elle enroula autour du tronc, ensuite ses deux mouffles qu'elle enfila, a tour de role sur deux branches, et puis ce fut au tour de son bonnet qu'elle mit sur la cime de son petit arbre parapluie, celui-ci la remercia mille fois maintenant il riait trés fort en criant qu'il avait bien chaud et il dit a la petite Emilie, maintenant on ne m'appelera plus un saule pleureur, mais un saule rieur, pour moi tu seras toujours mon petit arbre parapluie, ainsi elle l'avait surnommé tant il ressemblait a celui-ci.
ZAZA 54 (novembre 2005)
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MessageSujet: Récit de vacances   Mar 8 Aoû 2006 - 17:05

Ca y est, c'est le grand départ, nous embarquons sur le Scandola, grand géant d'acier impressionnant, via le port de Marseille.
Il appareille, et va me conduire vers mon pays. Je suis sur le pont et déjà les visiteurs ne sont plus qu'une miryade de petits points noirs a l'horizon.
La mer est calme, c'est bon signe, je gagne ma cabine, la nuit va etre comme la mer sereine.
Il est 6h30 du matin annonce la voix du commandant de bord, nous accostons a Propiano, des passagers descendent, d'autres remontent. Le vrombissement des moteurs se font de nouveau entendre, nous naviguons en avant toute.......
Je vais prendre mon petit déjeuner au restaurant, la journée s'annonce prometteuse et ensoleillée, la traversée est d'une durée de 11heures, on ne s'ennuie pas, il y a la salle de cinéma, jeux électroniques ou encore salons avec télévisions.
Nous arrivons au port de Porto Torres en Sardaigne, terre qui m'a vue naitre, celle de mes ancetres, un petit frisson me parcoure.....
Il reste encore 150km avant d'arriver chez moi, peu importe, déjà je respire a pleins poumons cet air si tonnifiant, et puis je regarde les paysages, je ne peux m'en lasser, regarder encore regarder.......
Enfin, nous y sommes, voilà l'entrée de mon village, soudain mon rythme cardiaque s'accélere, l'émotion est trop grande, je reviens au pays après 46 années d'absence.
Je suis devant la maison de mes parents, celle ou ma mère m'a donnée la vie, mes mains tremblent et mes yeux sont embués de larmes, quand j'engage la cléf dans la serrure. Quels secrets va t-elle me livrer?
Je visite toutes les pièces et j'arrive dans la cuisine, mon regard se pose sur cette grande cheminée a l'atre, et je ne peux empecher mon esprit de vagabonder, je vois mes parents assis au coin du feu, parlant de tout et de rien, j'entends des rires, une chose est certaine cette maison ne contient que des souvenirs heureux. Je me sens merveilleusement bien, mais mon mari m'appelle, je redescends sur terre.
J'ouvre ensuite la grande porte sur le jardin, je sens de suite une bonne odeur de figues bien mures me chatouiller les narines, le pommier qui s'affaisse tant il est chargé de fruits, l'odeur de peches, Dieu que c'est bon...... En passant, je ne peux m'empecher de cueillir une grappe de raisin, quelle saveur, je la déguste doucement, pour garder tout le parfum dans ma bouche.
Si nous voulons manger, il est temps d'aller faire quelques achats. Les anciens sont assis sur le pas de la porte, je salue, on me repond et on me demande qui je suis, ils ont un regard émerveillé lorsque je leur repond dans leur dialecte, tu n'as pas oublié me disent t-ils, ils sont fiers de moi et me le font comprendre, merci a mes parents c'est vrai je n'avais que 6ans lorsque j'ai quitté mon ile. Je suis invitée a entrer chez l'un et chez l'autre, on m'offre a boire du limoncello ou bien du mirto ou encore du vernaccia, aie aie je ne peux refuser, ce serait un affront pour eux, je commence a avoir l'esprit embrumé.
Petite ballade tranquille en soirée dans le village, que de petites rues, juste le passage pour une voiture, elles sont encore pavées a l'ancienne.
j'admire toutes ces maisons rénovées mais typiquement a la Sarde, elles ont un veritable cachet, d'ailleurs beaucoup d'étrangers achetent celles-ci.
Quelques jours plus tard, nous sommes invités chez des amis qui ont une maison en bord de mer, je suis sur la terrasse, quelle vue magnifique, l'océan a perte de vue, une petite virée sur la plage ou j'ai foulé le sable fin qui ressemble a de l'or tellement il scintille au soleil, c'est pour vous dire des touristes ont été interceptés a l'aeroport, en possession d'un nombre important de bouteilles remplies de ce sable, un véritable trafic.
L'hotesse des lieux nous avait preparé un repas simple, pizzetas fourrées ou non, viande de porc et mouton grillée au feu de bois(animaux de leur proprité) quel gout, rien a voir avec ce que je cuisine en France. salade de tomates et grappes de raisin, le tout bien sur arrosé d'un breuvage divin sorti tout droit du tonneau, mon mari a apprécié, vin blanc ou rouge de leur production familiale.
Demain, il y a trois jours de fete au village, sur la poésie Italienne, j'ai écouté avec attention celles-ci, il y avait des auteurs connus et moins connus, dedicaces de livres etc.....
Plus loin, des enfants sont assis en rond et au centre le conteur raconte une histoire, aucun bruit sur la nuit qui tombe si ce n'est la voix du narrateur et les gestes que repetent les enfants derriere lui avec des yeux lumineux, c'etait un instant magique.
J'ai assisté a un mariage, ou l'on a cassé plusieurs assiettes devant le domicile de la mariée, afin que cela lui porte bonheur.
J'ai vu une femme au visage et aux mains burinées par le soleil, pétrir la pate a pain pour faire "le pain des noces" travaillé en forme de fleur, en courrone, en épis de blé et cuit au four a bois, sans oublier de faire un signe de croix sur chaque pain, une coutume qui existe depuis la nuit des temps.
Dans un autre village, j'ai vu des hommes courant pieds nus sur la sphalte, sous un soleil de plomb, encore une coutume ancestrale qui perdure.
Visite de Cabras, petit village de pecheurs et renommé pour sa botarga(caviar français) et son poisson frais.
Visite des ruines de Tharros, ville antique romaine, avec ses restes de nombreux temples.
La fabrique de tissage de Samughéo, magnifiques tapis, serviettes aux couleurs chatoyantes, j'ai pas pu resister j'ai ramené 2 beaux tapis.
J'ai écouté les ténorès( quatre hommes) qui chante a cappella) leurs chanson raconte la vie du village et des familles, des voix venues d'ailleurs, d'un autre monde, frissons garantis.
Il y a beaucoup de festivités en sardaigne, le sacre du boeuf, du sucre, des amandes et j'en passe......
Mon village a obtenu encore cette année la medaille d'or pour son huile d'olive.
Les vacances tirent a leur fin, il faut songer a refaire le chemin en sens inverse, mon travail m'attend . Les gens nous ont temoignés leur amitié en nous offrant des patisseries artisanales, du vin, de l'huile, des fromages etc.......
Tout doucement, je referme les persiennes, je donne un tour de clef, j'ai le coeur gros, mais je sais qu'au fond de moi un jour je reviendrai definitivement dans mon pays, c'est viscérale, c'est là que sont mes racines et mes origines si modestes soient-elles.
ZAZA 54(24 septembre 2005)
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MessageSujet: Prunette   Mar 8 Aoû 2006 - 17:07

PRUNETTE,
Prunette est une petitie fille insouciante, rieuse, pleine d'entrain. voici la petite mésaventure qui lui est arrivée.
Prunette vis dans une jolie maison, avec son papa, sa maman et son petit chien Flairetout. Sa maison est située en lisière d'une foret. Tous les jours ses parents lui repetent de ne jamais sortir du jardin et d'entrer dans le bois car cela peut-etre dangereux pour elle, mais Prunette n'en fait qu'a sa tete, par un bel apres midi ensoleillé, elle s'est amusée a suivre un magnifique papillon aux couleurs chatoyantes, malgrés les aboiements intempestifs de Flairetout, qui lui faisait comprendre que ce n'etait pas bien, Prunette n'en tient pas compte, elle à dejà pénétré dans le bois. En chemin elle rencontre Jeannot le lièvre qui lui dit: Petite fille tu ne devrais pas etre ici, prend garde a toi ! mais Prunette continua sa route, c'est au tour de Titounette la biche de lui dire: petite depeche toi de rentrer, la nuit va rapidement tomber, mais Prunette continua a rire, a chanter, sans jamais pouvoir attraper ce si joli papillon. Et puis la tout d'un coup le soleil s'est couché et la nuit est arrivée et soudain Prunette commença a avoir trés peur, mais que faire? elle n'aurait pas due désobeir, mais c'est trop tard, la voilà perdue et tremblant de froid, fort heureusement tous ces amis les animaux etaient là pour veiller sur elle, et ils sont venus lui porter secours, ils lui ont fait un bon lit avec des branchages, elle s'est allongée tellement elle avait sommeil, ses amis Pounette la chouette, Jeannot le lièvre, Titounette la biche, Noisette l'ecureuil et bien d'autres encore, formèrent un cercle autour d'elle afin de lui tenir chaud. Prunette finit par s'endormir tout en songeant a ces parents du soucis qu'elle leur causait, de petites larmes coulèrent sur ces joues.L'aube pointa le bout de son nez, Prunette se reveilla, bailla, et s'étira, elle dit a ses amis, allez depechez vous il est temps de me ramenez chez moi, mes parents doivent etre morts d'inquietude.......Ils se mirent en route, et Prunette entendit les jappements de Flairetout, ainsi que son prenom que criait son papa, elle repondit je suis la papa, j'arrive , elle se jetta dans ses bras en pleurant et en lui demandant pardon, Flairetout lui faisait de grosses léchouilles tant il était heureux de retrouver la petite fille. Tu es saine et sauve et c'est ce qui compte lui dit son papa, allez nous rentrons a la maison annoncer la bonne nouvelle a maman , celle ci versa des larmes de joie son enfant était là, c'etait l'essentiel, Prunette promit de ne plus jamais recommencer, elle tint sa promesse. Ce sont ces amis les animaux qui viennent lui faire un petit coucou. Tout est bien qui finit bien.
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MessageSujet: Prunette et son fidèle compagnon à 4 pattes   Mar 8 Aoû 2006 - 18:05

Depuis quelques temps, Prunette est triste, elle qui passait le plus clair de son temps a jouer avec Flairetout, son petit chien, Hors voilà que celui-ci s'octroie quelques escapades inexpliquées pour Prunette, en plus elle se fait du souci, car cela se passe quelques fois la nuit.
Prunette a bien essayer de le suivre, mais Flairetout est trés malin, il arrive toujours a la semer le coquin. Alors Prunette rentre chez elle avec de petites larmes au fond de ces yeux, ces parents ont beau la rassurer, elle est quand meme inquiete, car elle se demande ou va vagabonder Flairetout, qui de plus est, il emporte chaque fois avec lui, un os dans sa gueule.Elle se posait des questions qui hélas restaient sans reponse. Pauvre petite Prunette........ Pourtant a chaque reveil Flairetout est là tout prés d'elle, il lui prodigue de grosses léchouilles, pour lui montrer son affection. Mais ou passes-tu la nuit vilain garnement, lui disait Prunette, celui-ci jappait a tue-tete reveillant toute la maisonnée, et Prunette riait de bonheur, Flairetout revenait toujours malgrés ses infidelités......Un apres-midi, aprés son escapade Prunette, jouait toute seule dans son jardin, elle entendit les aboiements de son chien, elle se retourna et qu'elle ne fut pas sa surprise, Flairetout le petit malin, n'etait pas seul, ho non!!!! papa, maman, criait Prunette venez voir, Flairetout nous a amené toute sa petite famille, et oui il était accompagné de maman Flairetout, et ses deux chiots, la queue des petits chiens fretillait dans tous les sens, ils sont mignons disait Prunette, qui les avaient déja sur ses genoux et leur faisait de gros calins, on les garde hein papa? Papa et maman se regarderent en souriant et dire oui, et voila notre Prunette qui chantait et dansait tant elle etait heureuse, car Flairetout avait finit ses escapades et elle avait finalement une reponse a ses questions. Maman Flairetout fut surnomée Princesse, l'un des chiots elle l'appella Neige tellement son poil etait blanc, et l'autre Coquin tellement il faisait de betises. Prunette est folle de joie entourée par toute cette petite famille
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Anna Galore
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MessageSujet: Re: Les contes de Zaza (*)   Mer 9 Aoû 2006 - 9:46

C'est vraiment très joli tout ce que tu écris. Je viens à peine de tomber dessus et je suis très sensible à la tendresse que tu mets dans toutes tes phrases.

Bisous

Anna
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ZAZA 54
Ouillette D'Inde



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MessageSujet: Re: Les contes de Zaza (*)   Mer 9 Aoû 2006 - 15:51

merci beaucoup Anna, peut-être parceque je travaille dans le monde des enfants, et puis il y a aussi mon côté fleur bleue et toute la sensibilité qui va avec. bisou bisou
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maniak'




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MessageSujet: Re: Les contes de Zaza (*)   Mer 9 Aoû 2006 - 18:01

J'aime bien ce que tu écris, c'est frais et ça sent bon. Continue.
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claire6




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MessageSujet: Re: Les contes de Zaza (*)   Lun 25 Sep 2006 - 11:01

zaza , tes textes sont ravissants à de multiples égards , pour ma part, j'ai été très sensible au rythme et à la densité de ces mots tout simples, gonflés de leur sens et de leur valeur intrinsèque .
Voici donc de bien beaux textes, simples mais efficaces, qui arment touchent et marquent .
Merci !
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MessageSujet: Tranche de vie   Mer 4 Oct 2006 - 14:03

J'ai quitté mon pays, ma terre natale, un petit coin d'italie, ou ma mére m'a donné la vie. je suis partie de cette ile de beauté, à l'age de 6ans pour arriver dans un petit coin perdu de France, un petit village nommé Anderny.Je suis arrivée avec mes bagages dans ce pays bizarre et inconnu, perdue, écoutant ce drole de langage que je ne comprenais guére. Je suis tombée là comme un pauvre oiseau blessé avec toute ma pauvreté et autour de moi tous ces regards etrangers me regardaient avec pitié. J'aurais bien voulu dire bonjour la France, tu es gentille de m'accueillir toi que je ne connais pas, mais comment m'exprimer, je ne parlais que patois. Le temps à passé, plusieurs années s'ecoulèrent, j'ai pu suivre des études et je grandis vite au milieu de tous ces gens que je ne connaissais point, he bien croyez moi si vous voulez, je ne me sens plus une etrangère dans ce pays qu'est la France, leur langage, je le comprends, et je sais le parler couramment.Je puis vous le dire j'ai eu beaucoup de mal à m'habituer à cette nouvelle atmposphére, si vous voulez à cette terre qui n'etait pas la mienne, car j'etais une exilée, et une déracinée.Au début cela a ete trés difficile pour nous, on n'a rencontré pas mal de difficultés, on n'a subit des colibets, "sale macaroni retourne dans ton pays, tu viens manger le pain des français," bien souvent j'ai pleuré, mais mes deux grands fréres etaient là pour me consoler en me disant tant fait pas avec le temps ça passera. Mon pére etait arrivé 2ans avant nous, il nous avait trouvé une miserable maison ou nous vivions tous les 5. Maison dépourvue de tout confort, ou nous étions livrés à notre triste sort. Mais petit à petit l'oiseau construit son nid, c'est ce qu' a fait papa pour nous, il a sué sang et eau pour nous apporter quelque chose de plus beau.Nous avons énormément soufferts sans en avoir l'air car nous avions notre fierté et on ne voulait pas le montrer.Mon dieu que de temps écoulé, je me suis attachée à cette France, qui n'est pas le pays de mon enfance, mais quelque fois j'ai la nostalgie de mon petit coin d'Italie, celui qui m'a vu naitre ,celui de mes ancêtres.Depuis ma tendre enfance, j'ai connu pas mal de souffrances, mais j'ai toujours vécu avec le mot espèrance.Papa nous a quitté , pour un voyage sans retour ,mon grand frere Tony, lui aussi est parti le rejoindre au paradis, en pensant a eux , qui sont partis trop tôt, je me dis que notre destin est déja tracé depuis longtemps, je me dis souvent n'oublie jamais les bons moments. Je ne verse plus de larmes, ce n'est plus un drame, je vis dans le bonheur, avec tous mes petits bouts même s'ils ne sont pas à nous.
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Anna Galore
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MessageSujet: Re: Les contes de Zaza (*)   Mer 4 Oct 2006 - 14:41

Rêve Rêve Rêve
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claire6




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MessageSujet: Re: Les contes de Zaza (*)   Mer 4 Oct 2006 - 14:55

en trois smiley, ZAZA, pas mieux !!!
MA terre lorraine est bien belle, ma foi et tu as finalement bien de la chance d'y être tombée, comme un oiseau presque plus blessé !!
Et si je te dis que le grand père de mon mari s'appelait Marconi , ça éloignera les macaronis ?

Alors, hauts les coeurs et les couleurs, moi, je suis une vraie fille de l'est et nos enfants, à mon rital-loin d'époux et à moi, sont bruns et blonds, et ils otn les yeux foncés et les yeux bleus et ils chantent et ils pleurent et c'est ça, la vraie vie .
Merci ZAZA de ces mots chauds et de ces moments tendres .
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MessageSujet: Re: Les contes de Zaza (*)   Mar 27 Mar 2007 - 13:50

Sujet: CORRESPONDANCE RETROUVEE Lun 25 Avr - 13:20



Voici un témoignage que j'ai trouvé parmis une cinquantaine de lettres (correspondance de guerre de mon beau-père déporté STO)

Avec quelques camarades anciens déportés, actuellement en occupation en Allemagne, nous visitons un an après la libération par les alliés les restes du "camp de la mort".

Buchemvald!...... Aucun bruit, aucun son. Le silence . Devant nous estompé par les frimas d'avril.
On aperçoit pointant de ce brouillard intense, quelques baraquements d'ou pendent quelques fils. La plaine morne et nue ou l'on marche avec peine, que nos pas repétés font rytmer d'un bruit sourd, transpire seulement comme une froide haleine, qui nous prend a la gorge, et rend nos doigts plus gourds.
Buchemvald!...... De ce camp, qui fit parler le monde, il ne reste plus rien:parois électrifiées, grillages, barbelés, fours, miradors de ronde, tout a été détruit, enfoui ou bien brulé.
Entrons. A notre vue, quelques corbeaux s'enfuient et volent lourdement pour se poser la-bas, la place est bien deserte, seuls les souvenirs crient, pour ceux qui comme nous, ont connu ce camp là! Ou sont donc maintenant ces forces innombrables que remplissaient des morts et des morts par milliers?...... Qu'on-ils fait de ces corps au nombre incalculable qui jonchaient le sol quand le camp fut libéré?......
Les Français, les Roumains, les juifs et les tartares,
Les polonais, les Belges, les Russes massacrés?......
Et qu'ont-ils fait aussi de leurs gardiens barbares, qui les assassinaient à force de frapper?...... Et je m'imaginnais voir défiler ces loques, ces corps martyrisés avec leurs yeux ouverts, et je voyais passer le cortege baroque, de ces morts mutilés et roidis par l'hiver. Ces milliers de débris, ces dépouilles vivantes, mouillées de par leur sang et meurtries par les coups, ils passaient lentement, ah! l'affreuse épouvante, et tendaient leurs deux bras squelettiques vers nous!.......
Leurs dents s'entrechoquaient en un rictus sinistre, leurs costumes rayés flottaient tels des linceuls, leurs cranes dépouillés avaient les teintes bistres qu'ont le soir sur la cote, les perfides écueils.
Un enfin s'arreta a quelques pas a peine de la place ou j'etais, il eut pu me toucher. L'horreur me possedait et le sang dans mes veines s'arretait comme une eau que le froid fait geler. Ce squelette vivant, et sa vue infernale, le deuil , la mort, l'aspect de ce sinistre lieu , avec pour horizon, cette plaine hivernale, fixait mon attention, écarquillait mes yeux.
Enfin, se décidant cette dépouille affreuse, les yeux rivés aux miens, et élevant ses bras, me dit, l'air douloureux de sa voix caverneuse:
"Au moins vous les anciens, ne nous oubliez pas"!?.........
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MessageSujet: Re: Les contes de Zaza (*)   Mar 27 Mar 2007 - 13:50

Sujet: AMOUR TRAHI Mer 30 Mar - 14:08



Amour béton, amour bidon, confiance trahie, meurtrie, par cette putain de vie. Vie alléatoire, avec trés peu d'espoir. l'amour est entré dans celle-ci, sans faire trop de bruit.
Il a su murmurer les mots qu'il faut, pour chasser tous mes maux.
Des mots d'amour, de tentresse. Il a su jouer de ma faiblesse, profiter de ma jeunesse.......
Il y a eu des instants magiques, féeriques, partis en fumés, évaporés! Avec cette soudaine envie, cette folle frénésie, d'aller bruler ses ailes, auprès d'une autre plus rebelle.
Cassure, blessure, dechirure, une belle imposture.
Tous nos jeux subtiles ne tenaient qu'a un fil.
Coupé, cassé, oubliée, celle que tu disais aimé.
Amour foutu, amour perdu, comme un ange déchu.
Amour trop sage, amour pas en cage.
Tes ébats, dans d'autres bras, tu rejoues inlassablement le meme scenario, avec tes mots sublimes, finalement tu n'es pas celui qu'on imagine, comme le dit si bien la chanson des mots rien que des mots ......
une autre va souffrir de nouveau.
Avec toi j'ai appris qu'amour ne rimait pas avec toujours.

ZAZA 54
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C'est ainsi que je veux écrire. Avec autant d'espace autour de peu de mots. Je hais l'excès de mots. Je voudrais n'écrire que des mots insérés organiquement dans un grand silence, et non des mots qui ne sont là que pour dominer et déchirer le silence. En réalité, les mots doivent accentuer le silence. »

Etty Hillesum
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Ouillette D'Inde



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MessageSujet: Souvenirs   Ven 4 Mai 2007 - 16:06

Maman, je te revois dans ta cuisine préparant le plat du dimanche une bonne pastachutta. Une casserole mijotait sur le feu de bon matin et une merveilleuse odeur venait chatouiller mes narines, ça sentait le pain grillé dans l'huile d'olive, persil et oignons et surtout le basilic, c'était le secret de ta sauce tomate maison. Dedans tu y mettais de tous petits bouts de boeuf hum quel régal, j'attendais que tu ais le dos tourné et je me dépèchais de prendre une tranche de pain et de le tremper dans la sauce, je filais sur le palier dehors pour la déguster. Ta recette ne m'as plus jamais quittée maman.
Et les écorces d'oranges que tu faisais sécher au dessus de la cheminée, tout en tortillons, qu'ensuite tu moulinais tout fin et tu incorporais cet ingrédient dans tes petits gâteaux sardes que tu confectionnais et dont toi seule avait le secret, mais tu as fini par nous le faire partager, à notre tour de les faire et de ne pas les rater surtout.
Je t'ai vu aussi faire cuire ton pain, dans ton vieux four et c'était une belle réussite, que de merveilleux souvenirs maman.
Les veillées en été avec les voisins, on partageait tout, c'était extra, je n'ai jamais plus vécu cela, les gens vivent pour eux et ne savent plus partager. La qualité de vie n'est plus pareille, on se contentait de peu et on vivait bien, un vrai bonheur.
Du jardin, j'entends encore la voix de papa qui résonne sur le terrain de jeu en contre-bas de notre maison, il fait une partie de pétanque, son seul loisir le week-end. Car figurez-vous qu'un dimanche il sciait un peu de bois, et le curé du village est venu lui faire un petit sermon en lui expliquant que c'était la "journée du seigneur" qu'il ne devait pas travailler, hé oui c'était comme ça dans les années 65 à la campagne.
Eté comme hiver, je voyais mon père partir en mobylette et faire 30km pour se rendre à son usine, je le regardais plier des journaux qu'ils mettaient sur sa poitrine pour se protéger du froid.
Si par malheur, il rentrait en retard, maman faisait les cents pas devant la fenêtre tout en faisant son signe de croix.
Nous y avons vécus heureux dans notre maison, des chagrins sont venus aussi nous frapper, papa tu es parti beaucoup trop tôt, et ensuite quelques années plus tard Toni, notre frère ainé s'en est allé lui aussi.
Tous les trois nous avons continué la route.
Quand mon frère et moi avons quitté le village par manque de travail, maman tu es restée seule et tu as suivi ton petit bonhomme de chemin.
Malgrés ton grand âge, tu travaillais ton petit jardin, tout y poussait: tomates, fèves, courgettes etc..... tu avais la main verte, maman et tu as été autonome jusqu'au bout.
Je t'appellais tous les jours et tu attendais mes coups de fils, car 100km nous séparaient et je me faisais tellement de soucis pour toi.
En ce mois de janvier 2007, tu nous a quittée brusquement et ce fut un choc pour moi. La maison est bien vide sans ta présence et pour la dernière fois je suis venue lui rendre visite, car ton fils et moi allons définitivement refermer les volets et donner un dernier tour de cléf.
Toute mon adolescence est ici, et ça fait mal de m'en séparer, le trop pleins de souvenirs remontent à la surface.
De nouveaux occupant vont en prendre possession maman, sois tranquille,ta maison va résonner de cris joyeux d'enfants, elle va avoir une seconde vie.
Tout est mélangé au fond de mon coeur: peine, chagrin, joie, j'emporte tout ça avec moi, ce sont mes souvenirs, ils seront toujours en moi.
En hommage à mes parents que j'ai tant aimés ainsi qu'a mon frère.
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C'est ainsi que je veux écrire. Avec autant d'espace autour de peu de mots. Je hais l'excès de mots. Je voudrais n'écrire que des mots insérés organiquement dans un grand silence, et non des mots qui ne sont là que pour dominer et déchirer le silence. En réalité, les mots doivent accentuer le silence. »

Etty Hillesum
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Les contes de Zaza (*)

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