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Atrania
Inscrit le : 25 Fév 2004 Messages : 31 Localisation : France
| Sujet: Si j'étais Mer 25 Fév 2004 - 19:55 | |
| Sujet : que ressentiriez-vous si vous étiez une balle de tennis ? ( ou alternative avec un stylo-plume si vous n’êtes pas sportif) ( sjt colporté sur un forum de philosophie.. oui oui, de drôles de questions secouent l'esprit parfois ! )
Une balle de tennis... bondissante et alerte. Qui ne choisit rien, qui subit. Comme chaque être subit la pensée de chacun et les actes potentiels, la sphère jaune accuse les coups, les aléas de chaque joueur. Que ferais-je si j'étais une balle de tennis ? Hum, je ne penses pas que j'aurai une once de neurones qui me permettrait de traiter une telle demande, si j'en devenais effectivement une ! Evitons le caractère impossible de la chose qui est la métamorphose en balle pensante libre de ses mouvements. Bon. Imaginons-nous une balle. Maltraitée, rudoyée dans tous les sens, subissant les coups violents des raquettes dures de joueurs déterminés. La balle peut alors avoir envie de se reposer. Mais non ! Il faut encore aller valdinguer dans les airs et se cogner un côté sur la terre goudronnée. Ouille ! La balle en a assez. Elle veut en finir. Elle veut diriger sa vie ! Est-ce tant demandé à ces stupides bipèdes qui la lancent sans précautions ?
Suspension. ( à la Matrix, si possible… vous savez, avec la balle habillée en Keannu Reeves, long manteau et lunettes noires, qui s’arrête dans les airs en effectuant un triple saut périlleux et s’arrête juste à temps devant le méchant – en l’occurrence le tennisman - Attention, il faut savoir que chaque balle est différente. Une autre balle au coeur plus tendre que moi aurait certainement acceptée de se laisser manipuler par des mains noueuses ! Peut-être qu'une autre, sensible au charme homo sapiens aurait tout mis en oeuvre pour faire gagner son joueur favori qui lui faisait faire des sauts merveilleux au paradis des balles de tennis tombant en pâmoison devant les appâts galbés d'un homme en short ! Rien n'est moins sûr. En tout cas, je n'aimerais pas être une balle de tennis. Qui subit, jour après jour des compétitions sportives... Qui rebondit sans cesse, jouet des forces manuelles...
Si j'étais une balle, j'aimerais devenir stylo plume...
* aparté * je ne peux me résoudre à laisser de coté l'autre proposition de débat, qui est bien plus connu par moi qu'une balle de tennis... ( je n'ai rien contre cette malheureuse, croyez-le bien !)
En étant un stylo plume...
Etre un stylo plume peut vous paraître asservissant, pourtant, moi j'aime ça. Il n'y pas plus tactile, de plus complice et de plus accompli comme objet. Les doigts doux de l'homme m'enlaçant, me pressant langoureusement contre l'épiderme de sa peau tiède, me procure des joies indicibles. Quel bonheur d'étaler mon flux d'encre brillante sur le papier blanc ! Obéissant, je trace les courbes que me dicte mon maître. Il sait tout, il me guide de sa main habile qui me serre d'un geste expert. Mon extrémité pointue coule sur les fibres papetières. Merveille des merveilles ! Des mots se forment, apparaissent à la magie de mon tracé net. Maître est content, je le suis aussi. Oh, une phrase ! Magnifique, reposant noblement sur son écrin satiné. Elle gît, esseulée, attendant qu'une autre de ses compagnes vienne la compléter. Je m'empresse, je cours, plein de sollicitude envers celle que j'ai créée. Mais la main maîtresse me retient ! Pourquoi ? Maître, oh pourquoi ? Je m'abandonne, le laisse aller. Après tout, il sait ce qu'il fait ! Mais... ! Horreur ! Mon âme de stylo se pourfend, anéantie. Je contemple le désastre, mon désastre : la phrase si belle, si pure, vient d'être enlaidie, massacrée que dis-je par ma pointe désolée. Une immense rature a perturbé sa beauté si intense, la souillant de marques noires, vilaines ratures que J'AI tracé ! Je suffoque, je grince, ma plume émet des couinements désespérés. Je refuse d'être encore le témoin et le fomentateur de ces ignobles adonnements ! Je m'efforce de retenir mon sang noir emprisonné dans la cartouche retenue en mon ventre. Non, non et non ! Fini ! Je veux écrire ce que j'ai envie, je veux décider de ce qu'il faut raturer ou pas, ne pas tuer encore sans en être d'accord ! Maître, mon choix est fait !
Je ne veux plus être stylo-plume, je veux être stylo-écrivain ! Comment, vous refusez ? Mais voyez donc la vérité: sans moi, vous n'êtes rien ! Qui détient en son sein la fameuse encre pour lisser de ses idées le papier ? Vous ne pouvez rien n'y faire ! (ECRIVAIN : eh mon vieux, y a les ordinateurs aujourd’hui, tu sais… STYLO : Comment ? Ce n’est pas un vulgaire tas de ferraille qui me fait peur, c’est trop asservi, ces trucs-là, as-tu déjà entendu parler d’un texte écrit par un ordinateur ? Eh non ! Alors que là, c’est mon histoire, racontée par MOI ! Bon, ça te dérange si je finis ? ECRIVAIN : non bien sûr, vas-y, les lecteurs ont hâte de savoir la suite, si tu veux mon avis ! STYLO : Bon, où en étais-je… ECRIVAIN : le divorce définitif entre toi et ton ex-maître… STYLO : ah oui, merci !)
…La main me saisit entre deux doigts, les pores de la peau exaltant des parfums enragés.
Tête à l'envers, derrière à l'endroit, mon ancien maître me secoue comme un forcené.
- Mais vas-tu écrire, bordel !
Non non et non !
Une silhouette grave s'approche de moi, à une vitesse effrayante. Ca a un couvercle, ça sent mauvais. Non !!!
Mon cri muet est tu par le silence étouffé et puant de la poubelle.
Jamais je n'écrirai ce dont j'ai envie, jamais je ne vengerai le meurtre de cette phrase endormie sous des traînées de ratures. Fini.
Lignes rapides sorties des profondeurs de mon délire.
@+ Atrania |
|  | | Marie-Ange

Age : 33 Inscrit le : 08 Mar 2004 Messages : 3645 Localisation : LESTREM-PDC
| Sujet: Essais Mar 20 Avr 2004 - 14:02 | |
| Si vous étiez... Aller, j'arrête de regarder les autres et je me lance, un peu tard pour le sujet mais vaut mieux tard que jamais para^t-il !
Alors, si j'étais... une feuille de papier à lettre... ... au toucher granuleux, de couleur pêche, délicatement parfumée, sur laquelle, d'une main délicate, fine et habile, viendrait écrire, en secret, à l'abri des regards sous ses draps de soie, éclairée par la seule flamme d'une bougie [Oh, bien dangereux tout ça !], à l'aide d'une plume d'argent trempée dans le bleu de l'encrier, d'une jolie caligraphie, de tendres et doux mots d'amour, une adolescente en fleur. Les premiers mots d'amour srtis tout droit d'un jeune coeur à l'aube des premiers émois.
Bon, j'essaie autre chose parce que là c trop fleur bleu (ou rose... ou... Roméo et Juliette... enfin ce que vous voulez) Alors, donc, si j'étais... une graine... ... la graine d'une plante rare, très rare. Une graine à l'apparence fragile, mais si forte finalement, bien à l'abri de sa coquille, capable, grace à un peu d'humidité, une fois plantée dans un sol riche, de s'ouvrir pour que puisse en sortir un germe qui fiérement se lancera à l'assaut du monde, se dressera triomphalemet vers le ciel, vers le soleil... ! Mais pour l'heure, cette graine repose, tranquillement, dans une petite boîte, rangée parmis de nombreuses autres boîtes, dans un coffre, au fond de la calle d'un navire. Un grand et fier navire parti à la conquête de l'inconnu, avec à son bord 250 colos, qui ont tout quitté, leur maison, leurs amis, leur famille, leur planète... pour aller s'installer sur un autre monde... pour y commencer une nouvelle vie, y créer une nouvelle civilisation qui tirera, avec sagesse, les leçons du passé, pour que jamais les erreurs sanglantes de leurs ancêtres ne soient à noueau comises [Allo Voltaire ! andide est demandé au poste d'équipage !]
Bon faut que j'aille me faire soigner le cerveau parce que là je tombe vraiment dans le mélo... le boff !!! c facile et déjà vu !!!!!!!!............. _________________ La connerie humaine est la seule chose qui donne une idée de l infini. |
|  | | Marie-Ange

Age : 33 Inscrit le : 08 Mar 2004 Messages : 3645 Localisation : LESTREM-PDC
| Sujet: En + bonjour les fautes Mar 20 Avr 2004 - 14:05 | |
| Bon j'corrige un peu : nouveau commise et Candide ! _________________ La connerie humaine est la seule chose qui donne une idée de l infini. |
|  | | Cécile prozac
Inscrit le : 01 Fév 2004 Messages : 270
| Sujet: Re: Si vous étiez ... Lun 14 Juin 2004 - 23:14 | |
| Si j’étais oiseau, je serais l’automne près du banc public de ta vie. De mon air malheureux, mon vieux complet marron, je te regarderais manger ton maigre sandwich. De loin, puis de près. Sautillant d’avant en arrière sur mes pattes frêles. T’accordant ma confiance en picorant les miettes au bout de tes doigts.
Si j'étais un oiseau, je serais l’hiver dans le jardin de ton cœur. Je viendrais, mon écharpe rouge autour du cou, te regarder à travers les vitres. Je te fascinerais et tu voudrais t'approcher. Mais peureux, chétif, je m'éloignerais. Curieux par nature, je te surveillerais à l'abri d'un buisson. Alors tu me ferais une offrande. J'attendrais que doucement tu me tournes le dos et d'un tire-d'aile je me poserais furtivement près de ces délicieux présents.
Si j’étais oiseau, je serais le printemps de tes yeux. Je dessinerais pour toi des fleurs dans le ciel. J’allumerais ainsi la lumière de tes prunelles, tapisserais ton cœur de soleil en t’annonçant la saison des amoureux. Puis je t’honorerais en garantissant la paix dans ta maison, te confiant la garde de mes petites têtes d’amour blanches et noires.
Si j’étais oiseau, je serais l’été des tropiques de ta peau. J’aurais mille couleurs pour éblouir tes yeux. Je chanterais d’amour pour conquérir ton cœur. Alors tu voudrais m’apprivoiser. Je te croirais, je te suivrais. Tu me mettrais dans une cage dorée. Ma liberté prise en otage. L’amour en héritage.
Mais quels sont donc tous ces oiseaux ??? Vous avez deviné ? |
|  | | Cécile prozac
Inscrit le : 01 Fév 2004 Messages : 270
| Sujet: Re: Si vous étiez ... Mar 22 Juin 2004 - 19:54 | |
| Ca me fait penser à une histoire sur les loups que j'avais écris il y a quelques temps déjà !!!
Cécile |
|  | | Marie-Ange

Age : 33 Inscrit le : 08 Mar 2004 Messages : 3645 Localisation : LESTREM-PDC
| Sujet: Re: Si vous étiez ... Mar 22 Juin 2004 - 19:59 | |
| | Citation: | | Non bien que j'aie apprécié cette prose, ma chère Cécile. |
J'avais à peu près trouvé ! Mes réponses sont sur un autre fil, mais je sais plus lequel. Cécile sait peut-être. Je les retrouverais quand j'aurais le temps de chercher.
| Citation: | Ca me fait penser à une histoire sur les loups que j'avais écris il y a quelques temps déjà !!!
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Si tu l'as retrouve ça m'intéresse, j'aime les loups
Marie-Ange _________________ La connerie humaine est la seule chose qui donne une idée de l infini. |
|  | | Cécile prozac
Inscrit le : 01 Fév 2004 Messages : 270
| Sujet: Re: Si vous étiez ... Mar 22 Juin 2004 - 20:49 | |
| Bon alors la voici. Mais il y a peut être des fautes ou des erreurs, je l'ai écrite il y a longtemps. N'hésitez pas à me les faire remarquer.
Lulu vivait, il y a très longtemps, dans un petit village entouré de forêts et de montagnes. C’était un petit garçon très vif et heureux . Il aimait à courir et jouer dans les jambes de sa grand-mère qui l’élevait depuis la dite mort de ses parents. Un jour de pluie, sa grand-mère le prit sur les genoux et lui dit : - " Je vais te raconter une histoire mon enfant. - Oh oui grand-mère, raconte moi l’histoire du petit Poucet ! (l’enfant avait les yeux qui brillaient) - Aujourd’hui tu as dix ans, et il est temps pour toi de connaître la véritable histoire de tes parents. - Ils sont morts il y a si longtemps… - C’est pour cela qu’il faut que tu saches. - Alors je t’écoute ! " La grand-mère se racla la gorge et commença sur un ton monotone : -" Quand tes parents se sont mariés ils habitaient ce village et cette maison. A l’époque, la psychose régnait dans le village. Les loups venaient chaque jour. - Les loups ? - Oui, j’ai bien dit les loups. - Et ils mangeaient les enfants ? - Oui, les loups descendaient chaque nuit de la montagne et dévoraient les enfants mais aussi les adultes qui traînaient trop tardivement dans les rues. C’était vraiment terrible. Les gens ne pouvaient fermer l’œil de la nuit sans entendre des cris déchirer les airs. Un jour, sur l’initiative de ton papa, les habitants du village se sont tous réunis et ont décidé qu’il fallait faire quelque chose si on voulait rétablir l’ordre. C’est ainsi qu’un beau matin, ils sont tous partis avec leurs vêtements de chasse et leur fusil ; ils sont partis à la chasse aux loups… - Et toi aussi ? - Non, moi je suis restée pour m’occuper de toi. Tu n’étais qu’un bébé. Mais, mis à part les enfants en bas âge et les quelques mères et grand-mères, tout le monde est parti. C’était réellement une mission collective. Puis le soir est venu. On avait mis les couverts pour le souper. Ils n’ont jamais été salis. Le lendemain on a attendu encore, puis encore. Personne n’est jamais revenu. - Mais où sont-ils ? Ils sont tous morts ? - En fait, nul ne sait la vérité dans cette affaire. Il y a tout de même une personne qui est revenu le corps griffé de partout, les vêtements en lambeaux. Le pauvre vieux balbutiait et semblait être tombé fou. Il nous a dit que si personne n’était revenu c’était parce qu’ils étaient tous devenus des loups. - Mais pourquoi grand-mère ? - Nous avons compris que les hommes auraient rencontré les loups là haut dans la montagne, et que leur chef aurait pris une apparence humaine. Ils ont alors été tous immobilisés de terreur. Il leur aurait parlé du mal que les hommes ont toujours fait aux loups en tuant leurs petits pour en faire des fourrures et qu’à ce titre les loups étaient missionnés pour se venger. Les loups descendaient donc manger les petits des hommes et en régaler les louveteaux. - Mais que s’est-il passé ensuite ? - Le loup leur aurait dit que maintenant qu’ils avaient trouvé leur refuge, ils devaient accepter de devenir loups pour continuer à venger la race. Le loup aurait ajouté qu’ils partiraient tous dans un autre pays pour ne jamais revoir leurs enfants qui attendaient tranquillement au village. - Donc si je partais maintenant à leur recherche peut-être que je retrouverais mes parents ? Ils me reconnaîtront et me feront loup aussi ? Tu pourrais mon enfant… Mais tes parents maintenant sont loups… N’oublie pas que les loups mangent les enfants. " |
|  | | Marie-Ange

Age : 33 Inscrit le : 08 Mar 2004 Messages : 3645 Localisation : LESTREM-PDC
| Sujet: Re: Si vous étiez ... Mar 22 Juin 2004 - 21:29 | |
| L'histoire de loups me rappelle un téléfilm, style comte de fées dans laquelle une famille de sorciers était sous le coup d'une malédiction : ils avaient été transformés en loups, sauf leur petite fille qui devait se faire aimer (sans utiliser la magie) par un homme et ainsi la malédiction serait levée, biensur ça loupe, mais le bon côté c'est qu'elle devient à son tour louve et qu'elle rejoint ainsi sa famille, et le beau jeune prince lui épouse sa belle princesse. Bon y'a aussi le très connu films : LadyHawke. En tout cas, j'aime bien ton histoire, ça ferait un beau comte pour enfant. Tu devrais écrire la fin, une fin qui finie bien. Avec moi ce serait une fin qui fini mal... mais pour les petits en général c'est pas conseillé. Marie-Ange _________________ La connerie humaine est la seule chose qui donne une idée de l infini. |
|  | | espoire
Inscrit le : 10 Juil 2004 Messages : 20 Localisation : france
| Sujet: si j'étais un parfum Dim 29 Aoû 2004 - 20:30 | |
| Si j'étais un parfum,
Je voudrais être volupteux et subtilisé, Gracieusement porté par une femme aux dessous raffinés. Je me ferai discret dans le mouvement de la foule, Et imposant lorsque le corps de son amant la frôle. Le lien qui nous unirait moi et elle serait fidélité, Et jamais au détour de quelqu'autres senteurs elle ne me trahirait. Mon brevage aux essences recherchées lui donnerait aisance et légéreté, Et c'est à l'insu de son sommeil, qu'elle me déposerait sur son oreiller.
Espoire. |
|  | | Romane Invité
| Sujet: Re: Si vous étiez ... Lun 30 Aoû 2004 - 13:56 | |
| Si j'étais un homme... Je fermerais les yeux pour rêver son parfum... J'écouterais son murmure féminin... J'emporterais ses courbes au fond de ma mémoire... Je ferais de sa peau la soie de mes fantasmes... Je trouverais ma terre dans la sienne, fertile... Et mon baiser pour elle aurait le goût de l'aube.
J'ai beaucoup aimé ton écriture, espoire. Elle m'a inspiré ces bribes d'images que je pourrais creuser... peut-être. |
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