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texte divers- La renaissance de Roméo et Juliette

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Sylphide
Pitchounette du Québec



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MessageSujet: texte divers- La renaissance de Roméo et Juliette   Mer 25 Avr 2007 - 13:15

La renaissance de Roméo et Juliette (ou seconde édition de attirance physique)
Par Sylphide

voici donc un texte tel que je peux en produire... écrit en deux jets majeurs, le premier pour composer, le second pour améliorer, corrigé de mon mieux, voici un texte que j'ai bien aimé écrire...

-********************************************-


Il n’y aurait rien de plus que cette soirée. Un moment, une simple soirée, puis tout redeviendrais comme avant, ils devraient faire comme si de rien n’était. Mais pour une soirée, elle était sa Juliette, il était son Roméo, ils étaient les amants immortels, que la haine allait finir par réunir...

Qui aurait-il de plus que ce moment parfait, cette extase? Il n’y aurait ni veille ni lendemain, ni peine ni joie, il n’y aurait rien de plus qu’un moment d’extase. Il y aurait ses yeux plongés dans les siens, ses mains entre les siennes, leur corps chauds s’unissant...

Rien de plus que ce moment, ils se l’étaient promis, elle l’avait juré, il l’avait décidé. Ils auraient ensuite le droit de se haïr à nouveau, il aurait le droit de la détester, elle aurait le droit de le repousser...

Elle jeta son anneau de fiançailles avec le reste de ce qui lui rappelait son mariage, ainsi que tous les autres bijoux que son futur époux lui avait offert. Il regarda sa jeune épouse qui dormait dans le lit; il l’avait empoisonnée pour ne pas qu’elle eut un doute, elle dormirait toute la nuit.

Elle demanda à sa bonne de lui lacer son corset, songeant avec délice que quelques heures plus tard, il allait lui délacer...

Il contempla le soleil se coucher sur la mer, fantasmant sur ce qu’ils feraient quelques heures plus tard, à cette douce union...

Elle remonta ses cheveux en un chignon, y mettant une rose noire. Elle le faisait pour lui, celui que son esprit était incapable de supporter mais que son corps demandait.

Il se regarda dans le miroir, fier de son allure. Au fond, cela lui importait bien peu, il le faisait pour elle. Elle qu’il détestait, que de tout son âme il haïssait mais dont le corps l’appelait.

Tout avait commencé lorsqu’il était tombé en amour avec elle, vers la fin de leurs études. Elle était belle, enviée, sortait de la foule, les gens se taisaient à son passage. Elle était cruelle avec ceux qu’elle n’aimait pas mais on la disait une amante extraordinaire. Lui, il était n’importe qui, paraissait n’importe qui, aimait les arts et les études, avait uen belle carrière en vue, carrière en médecine, et il l’aimait comme un fou, prêt à tout laisser tomber pour elle. Elle l’aimait, mais par cruauté, elle refusa de se l’avouer. Finalement, il en aima une autre, oubliant la froide jeune fille pour s’occuper d’un avenir qu’il voulait prospère, pour lui faire des bases solides. Elle s’avoua l’aimer, laissant de côté sa cruauté pour faire mine d’être une pauvre victime, et le détesta dès cet instant. Il a épousé sa présente femme, elle lui a dit qu’elle l’aimait, au jour du mariage, usant encore de cruauté pour lui faire regretter d’avoir regardé ailleur, et ils se sont dès lors méprisés.

Pendant 5 ans, il se sont perdus de vus, mais se sont toujours détestés intérieurement, chacun de leur côté. Pourtant, même si ils n’osaient se l’avouer, ils s’aimaient encore physiquement, ils se désiraient encore, il la voulait, elle le voulait, ils se voulaient, mais ne pourraient s’endurer autrement que par le corps. Elle allait épouser le frère de sa femme, consciente qu’elle pourrait avoir plus facilement accès à lui, et lui, sachant que sa femme et son beau-frère étaient trop stupides pour remanrquer quoique ce soir. Ce serait l’occasion parfaite pour enterrer ce besoin physique qui se perpétuait.

Ils allaient se rejoindre à cette étrange soirée, là où peu sont invités, où nul ne sait qui s’y présente, où l’on oublie les visages sous les masques, où la seule façon d’y rencontrer quelqu’un est de laisser à son instinct la chance de nous guider. Un étrange bal masqué, sans époque, où le temps peut prendre ses longueurs afin de nous donner l’impression que la nuit sera éternelle. Une nuit, histoire de goûter à une étrange sensualité, à jouer aux amants érotiques, sans pudeur, devant tous, pour tous, avec tous, pour ne plus penser où l’on se trouve, pour ne plus penser que l’on est soi.

Ils avaient loué une chambre dans un riche hôtel, ils pourraient régler leur compte et s’abandonner, pour faire la paix au moins physiquement. Il avait des ententes, elle avait des envies. Ils se voulaient physiquement, mais elle voulait aussi parler, et il voulait aussi l’admirer. Et nos amants immortels craignaient la fin de cette nuit, sahcant qu’ensuite, il ne devrait plsu rien avoir entre eux. Mais si l’amour revenait? Et si, ensuite, le désir se faisait trop fort pour continuer à s’ignorer? Peu importe, ils verraient sur le moment ce qui arriverait et décideraient de la suite.

Elle portait une robe de style ancien, un corset mettant en valeur son corps de déesse et une jupe de soie, agrémentée de dentelle. Tout de noir vêtue, on aurait dit une ombre dans le paysage. Son masque, de plumes et de paillettes, était noir aussi, décorés de fils d’or.

Son complet était dans le style ancien aussi, ils seraient comme les amants des temps anciens, de funèbres amants. Ainsi, il avait l’air de la mort venur sur terre pour collecter les âmes. Son masque était simple, ses yeux étaient mis en valeur.

Elle était vierge, il avait déjà 3 maîtresses à son actif. Elle avait la réputation d’une dévergondée, il avait celle d’un mari fidel. Ils n’en pouvaient plus de taire leur désir commun.

Il la reconnaîtrait par la rose noire, elle n’aurait qu’à surveiller son regard de glace sous le masque. Ils agiraient ensuite selon les impulsions et si ils devaient se haïr à mort, ils se haïraient à mort. Mais si leurs corps devraient s’unir, alors ils n’auraient d’autre choix que d’oublier leur rancune commune.

Elle se présenta à la soirée seule. Lui avait une de ses maîtresses. Cette dernière l’abandonna sitôt entré dans la riche salle, partant à la recherche d’un homme qui pourrait l’attirer.

Elle pouvait sentir le parfum puissant de l’amour, voir le jeu de la séduction qui se produisait un peu partout, sentir les corps moites contre le sien.... elle en perdait la tête, elle s’y perdait...

Il était dégoûté de ce parfum de désir, las de ce pathétique jeu de séduction, extenué de sentir les corps moites frôlant le sien.... il en avait marre de ces chattes en chaleurs qui le courtisaient, le demandaient, le voulaient...

Il vit une rose noire, dans les cheveux d’une jeune femme. Ses cheveux ne portaient pas à confusion, de leur couleur presque ambrée. Il se souvenait encore lorsqu’il la suivait, tout jeune, pour tenter de lui faire la cour, il se souvenait de ses cheveux qui descendait jusqu’à ses reins, ondulant dans son dos comme des milliers de serpents...

Elle sentit ses mains sur ses hanches, ses lèvres sur ses épaules dénudées...

« Tu es venue... murmura-t-il à son oreille.

-Je n’en pouvais plus... »

Il glissa sa main sous la jupe, caressant sa hanche. Elle tourna la tête et croisa son regard de glace; elle sut pourquoi elle l’avait aimé dès le début. Elle se rappela ce regard qu’elle avait tant cherché après l’avoir repoussé, ce regard dur pour ceux qui lui sont ostiles, mais doux pour l’amante...

Il la plaqua contre un mur, l’embrassant dans le cou, descendant lentement vers son corset. La salle sembla se resserrer contre eux, la chaleur devint suffocante, le sol céda sous ses pieds, plus rien n’existait pour lui sinon le corps de ce premier amour.

Ils trouvèrent une chambre, dans cet étrange endroit, une chambre isolée, une chambre pour les amants... une chambre sombre, éclairée de milles bougies, un grand lit, un petite fenêtre pour laisser la lumière de la lune entrer et un rideau faisant office de porte. Il se dévêtit, elle tremblait un peu sous lui, malgré son assurance. Elle le voulait, il la voulait, ils se voulaient. Elle n’en pouvait plus d’attendre, il avait du mal à contenir son désir, ils se voulaient. Elle ne savait plus qui elle était, il ne se souvenait même plus de son nom, ils se voulaient, ils se désiraient, ils convoitaient cet instant où plsu rien n’existerait sinon leur corps qui libéreraient la rage accumulée au cour de toutes ces années.

Dans un amour peu commun, avec une rage que seule la haine crée, il la déviergea, possédant son corps avec violence, jouissant de ses cris, de leur corps unis... Elle ne connut rien de mieux que cette nuit... il ne connut meilleur plaisir que celui-ci... ils connurent, en une nuit, le sens de la luxure, le besoin de l’autre, le désir d’un corps.... avec une rage psychologique, ils eurent un amour physique...

***

On retrouva les deux corps le lendemain, deux amants funèbres, Roméo et Juliette avaient pris vie cette nuit, dans ces corps et ces esprits, pour connaître à nouveau le terrible drame.
_________________
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”J'ai tendu des cordes de clocher à clocher, Des guirlandes, de fenêtre à fenêtre, Des chaînes d'or d'étoile à étoile, Et je danse”
-Rimbaud
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