Sbrec a raison Ro, l'histoire des mentalités est plus qu'interessante, c'est en l'étudiant qu'on se rend compte que lesdites "mentalités" n'ont pas si tant évolué que ça.
Ca venait de sortir quand je suis entrée en fac, et c'est ce sur quoi beaucoup d'historiens travaillent actuellement. pour n'en citer qu'un Jacques Le Goff, qui fait appel à d'autres discipline jusqu'à la psychologie ce qui aurait été impensable avant, chaque discipline restant figée sur son pré carré.
Mais il n'y a qu'en les croisant qu'on peut comprendre.
Je vais inverser ta question initiale, le fil conducteur de l'histoire d'un pays n'est pas à l'origine des mentalités des gens qui l'habitent, c'est le contraire.
Un exemple la France et l'Angleterre ont connu une histoire parralléle pendant bien longtemps, dans leur construction par conquête, alliances etc... jusqu'à leurs empires coloniaux, c'est d'ailleurs pour ça que les guerres entre elles ont été si nombreuses, elles voulaient la même chose au point de vue territorial et expansion, donc l'une gênait l'autre!
Mais les anglais ne pensent pas comme les français. Une des multiples causes de la Guerre de 100 ans, c'est le refus des français d'avoir un roi anglais alors que la succession par primogéniture mâle donnait la priorité à Edouard III qui était le petit fils de Philippe le Bel.
La France a connu des révolutions, la première parce que la noblesse française n'a pas su évoluer et s'est figée dans son arrogance, devenue une classe parasite qui concentait le pouvoir politique alors qu'elle ne remplissait plus son rôle social.
En Angleterre, si l'on excepte l'épisode de Cromwell, pas de révolution. la noblesse, en imposant dés le début du XIIIème siècle la grande Charte à Jean Sans Terre, a défendu ses droits et évité la "Monarchie Absolue" qui s'est imposée en France, avec les résultats qu'on sait et a atteintson sommet sous Louis XIV.
Hors, on nous présentait cette marche vers l'absolutisme comme inéluctable et un grand progrés par rapport à "L'anarchie Féodale". Comme on nous a présenté le "Progrés technique" comme une amélioration toujours croissante de la condition des hommes, avec la aussi les résultats qu'on peut palper aujourd'hui.
Il est extremement difficile de savoir ce que pensaient les gens de la base, l'Histoire ayant toujours été écrite par et pour les dirigeants, ce qu'ils faisaient étant forcément bien.
Mais on arrive à saisir des courants de pensée à travers notament LEs histoires, dont on s'aperçoit qu'elles sont issues de sources communes à bien des peuples, et que, serait ce en France, on retrouve un peu dans toutes les régions les mêmes contes, mythes, légendes, sous des formes variées, mais le substrat est le même, c'est ça qui est important.
Ces "histoires", ce qu'on a longtemps appelé "Folklore", racine "Folk" peuple en anglais, sont bien représentatives, elles ont longtemps été méprisées comme non sérieuses, mais elles font aujourd'hui l'objet d'études trés sérieuses de la part d'historiens.
Je suis justement en train de lire un bouquin (une grosse et solide étude d'historien) sur les légendes arthuriennes, pas les récits en eux mêmes, mais la façon dont ils ont été écrits, pourquoi, par qui, et reçus dans la société. Qu'est ce qui a fait leur succés à l'époque, succés qui sauf entre le XVI et le XIXéme siècle "classiques" ne s'est jamais démenti et dont on retrouve beaucoup de théme aujourd'hui dans la Fantasy?
La série de "La Vie Quotidienne" est excellente parce qu'elle nous montre que les gens d'avant n'étaient pas si différents de nous! Il existe un volume sur "La vie quotidienne des femmes au grand siècle" pas triste!
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Me' zalc'h ennon ur fulenn Aour.