Même si ce n'est que pour la personne la plus insignifiante du monde, si cela peut l'aider, je continue.
A la suite de ce que j'appelerais un premier contact, les choses ont sérieusement commencé à remuer dans ma citrouille. Je savais, d'un savoir intime que quelque chose m'était dit. j'en déduisis que j'étais sur la bonne voie, que c'était par là qu'il fallait chercher. Un matin (la chronologie n'est plus très claire pour moi) au terme d'une nuit de fumerie et de beuverie invraisemblable, je me suis réveillé dans un état de désespoir sans fond, atroce, suffocant. Il me semblait que mon "âme" (Mon être intérieur) me vomissait littéralement, n'en pouvait plus de moi. Comme si le bien qui demeurait survivant en moi malgré toutes mes conneries ne pouvait pas en supporter plus. j'étais littéralement dans une agonie intérieure. Je suis sorti de la maison dans laquelle la fête avait eu lieu et me suis dirigé accompagné d'Olric le chien

vers la forêt toute proche (qui abritait un camp de l'armée en son sein) et là j'ai dis ( Chaque mot compte)
Jésus, s'il y a un dieu, c'est toi ! je ne sais pas pourquoi, mais je le sens comme ça ! J'ai lu au hasard des passages de ce que tu dis et je ne comprends pas tout, mais cette sagesse que je perçois n'est pas de ce monde. je
DECIDE par conséquent de me confier à Toi. J'ai plein de talents, mais je ne sais que foutre ma vie en l'air, tout ce que je touche, je l'esquinte, j'ai déjà tellement souffert que c'est invraisemblable que je sois encore vivant aujourd'hui. Alors voilà, puisque je ne sais rien faire de ma vie, que je suis au bout du rouleau, comme enfermé au fond d'une cave glacée pleine de vomi sous un néon: JE TE DONNE CONSACRE ET LIVRE MA VIE PASSEE PRESENTE ET A VENIR TOTALEMENT, ABSOLUMENT. FAIS CE QUE TU VEUX DE MOI. JE NE PUIS PLUS M'AIDER MOI-MÊME. JE M'ABANDONNE ENTRE TES MAINS. PARDON, PARDON !
J'ignorais tout du christianisme à ce moment là. J'appris par la suite que certains Pentecôtistes (protestants évangéliques souvent fort sectaires) appellent ce genre de prière la "prière du salut". j'ai compris plus tard que les rênes de ma vie à cet instant avaient changé de main: il y avait un nouveau pilote dans l'avion Thim...
Devinez alors ce qui s'est passé à ce moment là ? Alors, d'après vous ?
Et bien il ne s'est rien passé du tout, j'ai pris mon train malade comme un chien, minable et hyper-angoissé.
A partir de là, on entre dans la section "dure"; alors je le précise: si j'ai bien sûr très envie d'être cru, et c'est normal, mettez-vous à ma place, je ne veux contraindre personne à croire ce que je vais dire. Mais devant le ciel je le jure, je ne mens pas !
*
Merci farouche.
Il est tard. Je me revoie entrain de lire dans ma chambrette sous les toits au cœur de la nuit. Je "cherche" Où est-il ce Dieu ? m'entends t-il ? depuis l'histoire de cette image pourtant ... Réponds-moi svp.
Soudain une étincelle de chaleur s'allume brusquement au centre de mon plexus solaire, infiniment délicieuse, à tel point que je tombe par terre. je me mets à pleurer, c'est trop fort, c'est trop bon , arrête , arrête seigneur ! c'est insoutenablement délicieux, c'est divin, mirifique, c'est l'étincelle-Dieu dans mon cœur, je meurs de joie ! je pleure, je me roule par terre.
Pendant
trois jours ...
Dieu est bon, il fait des pauses dans ses câlins sublimes durant ces trois jours, aussi je sors en courant dans la rue en voulant hurler ma joie folle. je cours (sur des kilomêtres) pour aller chez R. Là toute une tribu fait tourner les pétards. Je m'assieds et lance à tous: "J'ai rencontré Jésus ! je le sens là dans mon cœur, regarde, touche, juste là ! je suis né une deuxième fois, j'ai une autre vie en moi , j'ai le goût du ciel dans mon cœur !"
Tronche de mes potes...

R me fait passer le joint. Mais couillon tu n'as donc rien compris ? j'ai le bonheur infini en moi que veux-tu que je fasse de ces cendres ? et je repousse le pétard.
R Dit en riant jaune: "Si Thim refuse un pet', c'est qu'il s'est vraiment passé un truc."
De ce jour, je n'ai jamais retouché aucun pétard et n'en n'ai pas la moindre envie.
Je veux expliquer ce qui m'arrive , mais les mots n'existent pas ! c'est au-dessus de la vie, de la mort et du temps. Ce sont des retrouvailles ! car avant la fondation du monde déjà et je le sais et je l'éprouve, cette rencontre avait été "prévue". j'étais venu au monde et avais enduré pour ce seul moment. Dès avant la fondation de l'univers des univers, Il m'avait appelé, je le savais, je LE
reconnaissais. c'est TOI, c'est TOI ma vie infinie, mon amour et mon sang. Je t'aime de toute la force de mon âme, je t'aime, je t'aime, je t'aime à la folie MON CHERI (c'est comme ça que j'appelais Dieu: mon chéri !) L'étincelle dans mon cœur m'enseignait qu'iL est Lui la lumière de vie, la Vie même...
Comment feriez-vous, vous, si vous deviez expliquer à un aveugle de naissance la différence entre le orange et le rouge ? le voilà mon dilemme. c'est le Tout-autre inéffable, indicible, infigurable, supernel , préternel, éternel et le Vivant...
Dès ce jour, je priais toute la journée, accompagné de cris, de chants et de compliments puérils, mais si sincères ! Mais il s'est passé autre chose: Quand j'ai ouvert la Bible de la grand-mère de mon épouse qui trainait là intouchée, je me suis aperçu que les mots me sautaient au visage: je comprenais le sens qui est dans le sens du sens du sens, ça faisait une sorte de compréhension en cascade et au bout il y avait une étendue bleue. Je vais copier ici les textes que j'ai composé maladroitement pour décrire cela:
je colle:
Qualité infinie La paix est une personne et non un état.
Ainsi de la joie et de l’amour.
Trois qualités aux termes galvaudées.
Trois béatitudes aussi qui sont entre elles ce que la goutte est à la mer.
Je regarde.
Mes yeux sont éclairés par du sourire. Mon ouïe ravie par des clartés.
Plus blanches que la foudre, mais plus douces que la lune. Plus colorées que la blancheur, plus profondes pourtant que la nuit.
Je regarde; je me reçois de ce que je contemple. Ce que je contemple m’octroie la vie grâce à laquelle je contemple la vie qui m’est octroyée en partage.
Nuances en abimes d’une beauté pacifique qui se meut en grande gloire de douceur vivifique.
Mais l’eau de mes nouilles déborde. J’ai un rire qui vient du ciel.
Je m’allonge de coeur dans l’étendue limpide et azurée qui respire, et scintille, mais ne réfléchit rien car rien n’est, qu’elle.
Je n’existe que pour voir et par la vision.
L’océan béat n’a point contour forme ou comparaison, car il est Beau.
Le beau est son corps.
Il n’y est point question d’ombre. Il n’y est question que d’une harmonie à l’infini toujours neuve, identique et jamais répétée, en cela parfaite qu’elle captive sans étourdir et varie sans s’altérer.
L’infini qualité épouse les infinies qualités en un jeu de rapports où les infinies qualités ne sont que la qualité infinie de l’infini.
Qualité transfinie, nombre hypersimple, harmonie d’un abime toujours à l’aurore de lui-même qui engendre ses harmonies sans les redire jamais au cours de l’éternité où il repose en toute quiétude.
En toute béatitude.
Il n’y a plus à espérer rien parce que chaque instant apporte la surprise d’un tout infiniment parfait sans aucune redite, éternellement désennuyant et continuellement rassasiant.
Avoir ou non un corps ? Qu’importe.
Continuellement l’aurore de Dieu se lève dans le regard qui enfante la clarté. L’océan qui est une image, respirant d’une pulsation qui met la vie en vibration, dont la buée des lèvres exhale les galaxies
est là, scintillant des couleurs unies de la paix, de la joie, et de l’amour.
Et ma passoire est trop petite.
Le miroitement supernel comparable à celui de l’océan ne doit rien à la projection d’une lumière sur une surface animée. Chaque perle
de ce rutilement qui se continue à l’infini que ce soit à l’horizontale à la verticale ainsi qu’en profondeur dans les abimes de son propre sein est constituée d’une manifestation d’allégresse.
Chaque gouttelette de cette lumière qu’aucune distance n’arrête et qu’aucune vitesse ne limite est une qualité d’être, un trait de caractère.
Ajoutons à cela que chacune de ces qualités contient la totalité de chacune des autres et on aura une image de ce que contempler veut dire pour moi au point où j’en suis de ma vie.
Qui suis-je ? Ce qui m’identifie pleinement totalement et jusqu’à ma mort est: ” je suis celui qui a vécu cette expérience“. Le reste, y compris mon nom, mon aspect, mes goûts, n’est un cadavre qui git au fond d’un cloaque.
Êtres siamois: volonté, allacrité, beauté, intelligence… infinités de qualités (qui qualifient) infiniment distinctes et parfaitement unies ne formant qu’un qui forme ces toutes qui forment cet un…
A perte de vue l’infini spectacle…
Une seconde de cet inéffable console de toutes les douleurs subies au cours de toute l’histoire du monde.
La Beauté de Dieu est tout Dieu. la Joie de Dieu est tout Dieu. La Paix de dieu est tout Dieu. Chacune des trois contenant et engendrant la plénitude des autres. Chacune des mille, chacune des mille milliards de milliards d’infinis comme des poupées gigognes dont la plus petite contiendrait la plus grande autant que la plus grande contient la plus petite-contient le tout des autres, le tout de Dieu.
Nous avons crée des mots: “Amour, paix, joie”. Nous avons crée des divisions. Mais pour nous qui sommes distincts de Dieu seulement ces nuances ont sens.
Ces nuances en Dieu sont seulement le jeu de sa Beauté dans sa Beauté.
Il est sa Beauté.
Il n’y a qu’un nom pour tout dire. Tout tient dans un nom.
Indicible, inéffable, infigurable.
L’infiniment simple ne nous est pas nomable.
Qualité infinie.
On lie spontanément l’infini à la notion de quantité.
Je le lie à la qualité. Un sourire de qualité infinie.
Il y a l’un de tous ces infinis qui échappe aux noms puisqu’il échappe au comparaisons.
Il y a les nombres hypercomplexes, irréèls, surréèls ou sédénions.
J’ai à faire à la qualité hyper-simple. (ce par quoi elle nous échappe…)
Un état d’infini, océaniquement scintillant d’une scintillation de jubilation.
Là où les yeux se ferment et où les mots se dissolvent.
Leur incapacité est telle qu’ils semblent tous n’être que des blasphèmes infects et vains de la toute plus pitoyable vanité.
L’étendue est vivante. Sa respiration produit la vie. Elle contient les cieux et un coeur de foetus la contient.
Sa couleur est de toute(s) les couleur(s) sans montrer de couleur, pas même blanche. Scintillation qui crée des couleurs invisibles formées non du mélange mais des “pensées” devenues une(s) de chaque couleur. Les nuances de l’amour en soi. Les nuances qualitatives de l’amour de l’aimant et de l’aimé qui s’aiment.
Chaque couleur est un état d’âme. Il n’y a là qu’Être. Il n’y a pas là
contingence. C’est pur en-soi. Cela n’émane plus de rien que de soi. Le Sourire. Je ne vois pas des yeux mais je suis engendré d’un regard.
L’univers est là. C’est un frisson éloigné du centre.
Le Silence d’où toute musique sourd, le Silence plus mélodieux que le son, plus audible que la mer.
Toujours ces qualités distinctes mais inséparées.
La durée de ma contemplation à moi enfant du temps, fait que moi je passe de l’une à l’autre, mais il n’y a pas d’une et d’autre. Il n’y a qu’épousailles indénouables de qualités parfaites uniment distinctes et parfaitement unies.
Il y a procession des unes en les autres à la vitesse de l’éternité qui les indistingue et pourtant variabiles infiniment en un jeu de rapports sublimement riches de nuances dont aucune n’assombrit aucune autre mais toutes s’entréclairent, et cet Être est aussi la Beauté.
Beauté qui n’a point d’apparence.
Dont la beauté est volition de beauté…
" Dieu est Lumière, en Lui point de ténèbres"
première épitre de Jean.
Voilà. c'était il y a... 30 ans !
Et les choses à raconter sur le soutien parfois matériel que Nous avons reçu de ce Dieu là ( car mon épouse a vécu sa petite expérience quelques mois après moi, je l'ai tellement serinée...) seraient si nombreuses que ce serait du spam de le raconter ici.
Vous m'aimez encore siouplait ?

Ps en tout cas moi je vous remercie de m'avoir permis de livrer avec mes petits mots impuissants ce témoignage qui est pour moi le cœur de ma raison d'être.
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Je préfère les chevaux aux tracteurs.