J'ai terminé "Mendiants et orgueilleux", recommandé par une amie.
L'auteur est un juif né au Caire en 1913. Son premier roman est traduit en plusieurs langues en 1940, entre autres aux Etats-Unis grâce à Henry Miller. En 1945, il s'installe à Paris où il se lie d'amitié avec Camus, Lawrence Durrell, Genet...etc. En 1990, l'auteur a obtenu le grand prix de la francophonie pour l'ensemble de son oeuvre.
Nous pénétrons dans les rues du Caire, celle du petit peuple, par le biais de personnages hauts en couleur : un ex professeur de philosophie devenu mendiant par choix, un cul-de-jatte en proie à la jalousie de sa femme, un revendeur de hachisch laid et nonchalant, une mère maquerelle, un policier homosexuel écoeuré des bas-fonds...
Une jeune prostitué est assassinée, et l'enquête n'est que prétexte à entrer dans ce monde fait de contradictions et de pureté originelle : celle des pauvres, ceux qui n'ont plus rien à perdre.
La langue est poétique, pleine de saveur, avec des pointes d'humour et un immense humanisme.
J'ai bien aimé.