Aristarque

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| Sujet: La Justice cruelle dans la Chine Impériale Lun 20 Sep 2004 - 22:13 | |
| Exécutions capitales à l'époque du Juge Ti, dans Chine Impériale du 7ème siècle
Le bourreau planta son épée dans le sol et ôta son surtout. Ses muscles épais saillaient sur son torse nu. Ses aides firent descendre les condamnés de la charrette. Ils débarrassèrent Yu Tsi de ses liens et de sa pancarte, puis le traînèrent jusqu'à un poteau muni d'une traverse. Un des aides lia le cou du criminel au poteau tandis que l'autre attachait ses bras et ses jambes aux branches de la croix en bois. Le bourreau choisit alors un long couteau très mince, puis vint se placer devant Yu Tsi...le juge inclina la tête, et l'arme s'enfonça dans le coeur du condamné Le corps fut ensuite découpé en morceaux. Madame Li s'évanouit à la vue de cet horrible spectacle, et plusieurs spectateurs se cachèrent le visage dans leurs manches.....Puis le bourreau apporta la tête sanglante au juge qui en marqua le front de son pinceau vermillon, et elle fut jetée dans un panier avec les autres morceaux du corps.... Les aides amenèrent Madame Li devant l'estrade et la firent mettre à genoux. A la vue du bourreau et du knout, elle se mit à pousser des glapissements sauvages. Sans se laisser émouvoir par ses plaintes, l'un des aides attrapa la suppliciée par ses longues nattes et lui tira la tête en avant, tandis que l'autre déchirait son surtout et lui attachait les mains derrière le dos....Le bourreau soupesa le knout dans sa main. Ce fouet à lanières terminées par des crochets de métal n'était utilisé que lors des exécutions capitales. Au signe du juge, le bourreau leva ses lanières. Elles s'abattirent sur le dos de Madame Li avec un bruit à faire lever le coeur, déchirant la chair du cou à la taille. La suppliciée serait tombée face contre terre si un des aides ne la retenait fermement par les cheveux....Quand elle eut retrouvé ses esprits, Madame Li se mit à hurler. Mais le bourreau la frappa et la frappa encore. Au sixième coup, ses os étaient à nu. L sang ruisselait de sa chair en lambeaux. Elle perdit connaissance.. Le juge leva la main......Il fallut un bon moment pour lui faire reprendre conscience......Puis le bourreau leva son épée tandis que ses aides agenouillaient la suppliciée.....A un signe du magistrat, la lourde lame s'abattit sur le cou de la condamnée et sépara la tête du tronc. Le juge marqua le front de son pinceau vermillon et la tête fut jetée dans un panier, en attendant d'être accrochée pendant trois jours à une porte de la ville. Extrait du "Mystère du Labyrinte" de R.Van Gukik. _________________ J'aime à faire vagabonder les mots en toute liberté J.Prevert |
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