bertrand-mogendre Bienveneur bucolique

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| Sujet: Kehlmann Daniel Sam 29 Mar - 13:26 | |
| Les arpenteurs du monde de Daniel Kehlmann broché : 298 pages Editeur : Actes Sud (3 janvier 2007) ISBN : 274276545X
Présentation de l'éditeur L'un est le grand explorateur Alexander von Humboldt (1769-1859). Il quitte la vie bourgeoise, se fraye un chemin à travers la forêt vierge, rencontre des monstres marins et des cannibales, navigue sur l'Orénoque, goûte des poisons, compte les poux sur la tête des indigènes, rampe dans des cavités souterraines, gravit des volcans, et il n'aime pas les femmes. L'autre est Carl Friedrich Gauss (1777-1855), "Prince des Mathématiques" et astronome. Il saute de son lit de noces pour noter une formule, étudie la probabilité, découvre la fameuse courbe de répartition en cloche qui porte son nom, calcule l'orbite de la planète Cérès avec une exactitude effrayante, et il déteste voyager. Un jour, cependant, Humboldt réussit à faire venir Gauss à Berlin. Que se passe-t-il lorsque les orbites de deux grands esprits se rejoignent ? Deux fous de science - leur vie et leurs délires, leur génie et leurs faiblesses, leur exercice d'équilibre entre solitude et amour, ridicule et grandeur, échec et réussite - rendus tangibles grâce à l'humour et l'intelligence d'un jeune prodige de la littérature allemande.
Biographie de l'auteur Né en 1975 à Munich, Daniel Kehlmann vit à Vienne (Autriche). Après avoir passé son adolescence à lire Nabokov et Borges, il publie son premier roman à vingt-deux ans. Depuis, il a étudié la philosophie et la littérature puis écrit sept livres, dont le roman Moi et Karninski (Actes Sud, 2004). Lauréat d'une dizaine de récompenses, dont le prix Candide (2005), il a reçu, en 2006, le prestigieux prix Kleist. Les Arpenteurs du monde, le plus grand succès littéraire allemand depuis des décennies, sont en cours de traduction dans une trentaine de pays.
Mon commentaire :
Écriture claire, assaisonnée de dialogues brefs fondus dans le courant limpide de ce récit bien documenté. Kehlmann distille son sens de la formule au gré des anecdotes quelque peu ironiques. Il raconte l'histoire d'hommes particulièrement originaux pour susciter l'intérêt du lecteur ouvert aux extravagances.
« Dès lors que l'on a peur d'une chose, il est judicieux de la mesurer ». Voilà posé le thème du roman, car « la crainte devant l'inconnu limite notre courage ou le transcende ». Le sujet principal demande à l'auteur, une recherche conséquente abordant des sujets pointus comme les mathématiques, l'astronomie, l'histoire, la géographie. Il s'est plongé dans les archives volumineuses, diverses et multiples. Tout l'art du chercheur est de synthétiser ses trouvailles au point de ne pas laisser paraître son travail de fond, et surtout de les mixer à la sauce pédagogue pour séduire son lectorat.
Défaut de jeunesse ? Manquement à l'humilité des âmes simples, Kehlmann commence son livre en étalant outrageusement sa culture par l'entremise de multiples références ennuyeuses à souhait. (J’ai bien précisé : dans le premier chapitre) L'apprentissage des hommes passe par l'effacement de soi-même, se rendant ainsi, disponible, à l'écoute des autres. Le nombre de livres cité est relativement important. Son écriture ressemble à une nécessité de joncher le récit, à intervalles réguliers, de références livresques. Je ne vais pas ici vous affliger l'énumération. Ou alors, c'est une manière sournoise (genre clin d'oeil) d'arpenter son écriture.
Dès lors que Kehlmann nous entraine dans son aventure, libéré de toute contrainte, il exulte. Agréable à suivre, le récit est source de découvertes.
Que faut-il entendre par la réflexion de Humbold page 219 qui critique ouvertement les artistes ? : « ...des romans qui se perdaient en fabulations mensongères parce que leur auteur associait les idées saugrenues aux noms des personnages historiques... » propos renforcé par l'acquiescement de son interlocuteur « Répugnant dit Gauss ! ». Kehlmann serait-il assez subtil, pour réaliser sa propre auto-critique ? Je le pense. Ce qui conforte mon impression d'avoir lu le roman d'un grand écrivain.
Un joli mot pour finir : « quelques encouragements aide plus que tous les reproches du monde. Il ne faut pas trop être sévère parfois ».
Décidément le réalisme de Kehlmann me plait. _________________ là où le vent se pose, je m'installe un moment (bertrand-môgendre) |
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Romane Administrateur

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| Sujet: Re: Kehlmann Daniel Sam 29 Mar - 14:21 | |
| Bertrand, tu as l'art et la manière de me guider et tu ne m'as jamais trompée. Toi et quelques autres, je vous suis les yeux fermés. 
Je vais me laisser faire, ton commentaire m'y incite. _________________ "Bonjour je suis Romane alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane." (Romane)http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html |
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