bertrand-mogendre Bienveneur bucolique

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| Sujet: Philippe Claudel Mar 18 Mar - 11:14 | |
| La petite fille de monsieur Linh de Philippe Claudel
Broché: 159 pages Editeur : Stock (1 août 2005) ISBN-10: 2234057744
Présentation de l’éditeur Monsieur Linh est un vieil homme. Il a quitté son village dévasté par la guerre, n’emportant avec lui qu’une petite valise contenant quelques vêtements usagés, une photo jaunie, une poignée de terre de son pays. Dans ses bras, repose un nouveau-né. Les parents de l’enfant sont morts et Monsieur Linh a décidé de partir avec Sang Diû, sa petite fille. Après un long voyage en bateau, ils débarquent dans une ville froide et grise, avec des centaines de réfugiés. Monsieur Linh a tout perdu. Il partage désormais un dortoir avec d’autres exilés qui se moquent de sa maladresse. Dans cette ville inconnue où les gens s’ignorent, il va pourtant se faire un ami, Monsieur Bark, un gros homme solitaire. Ils ne parlent pas la même langue, mais ils comprennent la musique des mots et la pudeur des gestes. Monsieur Linh est un cœur simple, brisé par les guerres et les deuils, qui ne vit plus que pour sa petite fille. Philippe Claudel accompagne ses personnages avec respect et délicatesse. Il célèbre les thèmes universels de l’amitié et de la compassion. Ce roman possède la grâce et la limpidité des grands classiques.
Mon commentaire : S'il est difficile d'écrire simple, il en est tout autant d'écrire profond. Car de cette maîtrise de la simplicité soulignée dans ce récit de Claudel, n'en ressort qu'un vague travail superficiel. Relater des faits, notifier des descriptions anodines, décrire la vie de personnages convenus, pincer la corde vibrante du sentimentalisme bon enfant, sans autre surprise que l'arrivée d'un vague rebondissement, nuisent au roman dès lors que le support littéraire ne suit pas.
Une impression d'écriture précipitée transpire entre les lignes. Faux jugement ? Erreur d'appréciation ? C'est une impression qui n'a pas plus de valeur critique qu'elle n'apporte aucune proposition en retour (qui, de surcroît, ne servirait à rien, puisque le livre est imprimé depuis longtemps).
« et puis là, les deux hommes se disent longuement au revoir en se disant bonjour. ». Une phrase à retenir de ce livre, avant que l'ennui conforte sa présence au fil des pages. _________________ là où le vent se pose, je m'installe un moment (bertrand-môgendre) |
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