Pierre Bachy

Inscrit le : 06 Aoû 2004 Messages : 185 Localisation : Belgique
| Sujet: Les enfants de la liberté Lun 3 Sep 2007 - 8:07 | |
| Levy Marc
Raymond a dix-huit ans…quand, le 21 mars 1943, il accepte le pseudonyme de Jeannot pour entrer dans la Résistance, accompagné de son petit frère Claude. Il est monté dans le tramway qui le conduit vers une station qui ne figure sur aucun plan : le maquis. Il est descendu au terminus de la ligne 12. A ce moment, des tas de gens dans son monde ne savent pas ce qui va leur arriver. Son père et sa mère ignorent que bientôt on va leur tatouer un numéro sur le bras et que sur un quai de gare, on va les séparer. Il ne sait pas non plus que dans dix ans, il reconnaîtra, dans un tas de paires de lunettes de près de cinq mètres de haut, au Mémorial d’Auschwitz, la monture que son père avait rangée dans la poche haute de sa veste, la dernière fois qu’il l’avait vu au café des Tourneurs. Il rejoint la 35° brigade basée à Toulouse, avec Marcel Langer, Jan Gerhard, Jacques Insel, Charles Michalak, José Linarez Diaz, Stefan Barsony…Ce sont eux les premiers enfants de la liberté, ceux qui ont fondé la 35e brigade. Pourquoi ? Pour résister ! Qu’importent les noms, a dit un jour son copain Urman, ils étaient peu nombreux et, au fond, ils n’étaient qu’un. Ils vivaient dans la peur, dans la clandestinité, ils ne savaient pas de quoi chaque lendemain serait fait.
Ils connaîtront la déportation et se retrouveront à Dachau, Ravensbrück, Auschwitz et Birkenau. Marc Levy raconte cette année et demie de la vie de tous ces jeunes, ces enfants presque, qui, du jour au lendemain, sont devenus partisans. Et, malgré les craintes qu’on pouvait avoir avant d’ouvrir « Les enfants de la liberté », roman d’un auteur habitué des comédies légères, il faut avouer qu’il s’en sort bien. Si le sujet n’était pas aussi grave, on pourrait même dire que Marc Levy signe un bel ouvrage de vulgarisation sur la Résistance mise en place pendant ces années sombres. Cette tranche de jeunesse au milieu de la guerre, est émouvante et crédible, mais que JE JUGE TROP SIMPLISTE ! ! !. La Résistance présentait d’autres aspects bien plus complexes !
Traqués, misérables, sortis de l’oubli, ils étaient le symbole de la fraternité forgée dans le tourment né de la division, mais aussi symbole de l’engagement des femmes, des enfants et des hommes qui contribuèrent à ce que la France, livré en otage aux nazis, sortît lentement de son silence pour renaître enfin à la vie...
http://users.skynet.be/pierre.bachy/levy_marc_enfants_liberte.html _________________ *** La culture, c'est comme la confiture, moins on en a, plus on l'étale (Ed. Herriot) *** |
|