bertrand-mogendre Bienveneur bucolique

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| Sujet: Vincent Delecroix Mer 16 Avr - 7:01 | |
| La chaussure sur le toit de Vincent Delecroix
Broché: 217 pages Editeur : Editions Gallimard (30 août 2007) ISBN-10: 2070781550
Présentation de l'éditeur
Au centre du roman, une chaussure abandonnée sur un toit parisien. Tous les personnages du livre fréquentent le même immeuble, à proximité des rails de la gare du Nord. On rencontrera un enfant rêveur, un cambrioleur amoureux, trois malfrats déjantés, un unijambiste, un présentateur vedette de la télévision soudain foudroyé par l'évidence de sa propre médiocrité, un chien mélancolique, un immigré sans papiers, une vieille excentrique, un artiste (très) contemporain, un narrateur au bord du suicide... et une chaussure pleine de ressources romanesques. L'imbrication des histoires les unes dans les autres à l'intérieur du roman permet à Vincent Delecroix d'aborder des registres très différents, du délire philosophique à la complainte élégiaque en passant par la satire de mœurs et par la peinture drolatique de la solitude – thème de prédilection de l'auteur.
Biographie de l'auteur
Vincent Delecroix, né en 1969, vit et enseigne la philosophie à Paris. Son précédent roman, Ce qui est perdu, a paru en 2006. A la porte, publié en 2004, a été adapté pour le théâtre et interprété par Michel Aumont.
Mon commentaire :
Fil conducteur d'histoires variées ayant toutes la même constance : la vie des cages. Car que sont-ils d'autres ces appartements de ville, sinon des cages aménagées empilées les unes sur les autres, organisées, peuplées. Lorsque la porte est fermée (à clef, bien sur) seule possibilité d'évasion : la fenêtre. Un bout de ciel, une lumière sur le dehors, un nuage au dessus des tuiles.
Ici, l'objet insolite une chaussure sur un toit. La chaussure de monsieur tout le monde, la chaussure à personne. Des lacets ? Talon, cuir ou tissu ? C'est selon l'angle de vue de ceux qui l'aperçoivent. Fut-elle portée par un cambrioleur pressé, un ange moderne, un amant, un désespéré ? Chacun voit son désir de vie s'échapper, ses rêves se concrétiser, ses espoirs s'envoler. La chaussure reste, l'esprit emprunte les chemins d'évasion. Dans le quartier près de la rue de la gare, la chaussure immobile insolite, accorde un peu de poésie dans cette grisaille monotonie de la ville bien rangée.
Vincent Delecroix produit un roman agréable à lire. Une succession de scènes reliées par une vision de chaussure. Il aborde des sujets profonds sans pour autant faire étalage de sa science. Il utilise ses connaissances pour élaborer des personnages aussi différents que peuvent l'être les habitants d'un même immeuble. Je soupçonne Delecroix d'avoir fenêtre sur cours en film de références.
Pourtant, me reste un sentiment de longueur, d'une histoire en manque de réalité. Ne serait-ce pas ce prologue qui tua mon rêve de découvrir la vraie vérité, celle par lesquels, les faits sont crus, définitifs, inéluctables, intangibles.
J'aime bien cette forme de roman très moderne, genre zapping de vies courtes. Dans ce livre, l'exercice est parfois un peu lourd. _________________ là où le vent se pose, je m'installe un moment (bertrand-môgendre) |
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