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| | | Du camping et autres éléments de nostalgie. | |
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| Auteur | Message |
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Bianca
Nombre de messages: 296 Date d'inscription: 04/08/2009
 | Sujet: Une horreur de plus au J.T. Jeu 20 Aoû 2009 - 14:20 | |
| Mes meilleurs souvenirs de camping sont quand j’étais môme en Australie (Sydney). Des campings dans la nature avec comme seuls voisins, la flore et la faune locales une merveille pour l’enfant que j’étais la vie nocturne des animaux me fascinait, blottie toute petite dans mon sac de couchage à les écouter vivre jusqu'à ce que le sommeil me gagne. Un intense sentiment de liberté jamais égalé à ce jour. Une période nourricière restée intacte dans mon souvenir, Cette nature sauvage me manque terriblement. Je prends toute la mesure du privilège d’avoir vécu mon enfance et une partie de mon adolescence dans ce magnifique pays qui a bien changé. Un peu de nostalgie hein  |
|  | | Vic Taurugaux

Nombre de messages: 3350 Localisation: 20°16'31.10"S-57°22'5.53"E Date d'inscription: 27/03/2007
 | Sujet: Re: Du camping et autres éléments de nostalgie. Ven 21 Aoû 2009 - 8:17 | |
| Aux lecteurs intrépides qui oseraient s’aventurer à notre suite plus loin dans les méandres de ce mémoire, il est de notre devoir de lui rappeler que les rochers étaient alors pour nous le « lieu de tous les dangers ». D’ailleurs, utilisant avant son heure le principe de précaution, mon grand frère et moi abandonnions dès les premières flaques notre petit frère de quatre ans à la surveillance de notre sœur au motif que : « plus loin : c’est pour les hommes ! » Ce qui, de mon point de vue, n’était pas vraiment un mensonge, mon grand frère Marc ayant déjà dépassé le cap de la communion solennelle. « Aux petits » (ma sœur était mon aînée d’un an mais c’était une fille), nous confiions la noble tâche de décoller pendant des heures à coup de galets les irréductibles berniques pour en récolter un seau plein (pour l’entrée !) et autorisions également le loisir à Marie-Luce (galanterie oblige) de ramasser dans la féérie des flaques les précieuses étoiles de mer, stars de sa toute nouvelle collection. -Tu comprends, m’expliquait Marc du haut de son incroyable expérience, si nous rapportons au camping plus de crabes que la famille peut en manger, il faudra bien les nourrir !J’enviais le savoir halieutique de mon frère et, à sa suite, escaladais la dangereuse falaise de brisants et de goémons glissants qu’il avait prestement sautée. Au-delà, s’étendait à perte de vue, les « roches noires », cette côte déchiquetée que dévoile l’océan seulement à marée basse entre Kerouriec et Kerminihi et qui rappelle à tout bon géologue d’où l’île de Groix a bien pu dériver. A l’époque, cette zone était un désert. Seuls, quelques autochtones à grandes bottes osaient s’aventurer pêcher dans ces cailloux. Nous les contournions car, bien qu’ils fussent les seuls à pouvoir nous sauver, ces gens nous faisaient peur. En effet, nous ne savions pas alors si de pêcher aussi indument tous ces crabes était, pour nous autres bretons des terres, autorisé ou interdit. On imaginait que ces vieux capitaines (à cause de leur casquette et de leur mégot) auraient pu tout aussi bien nous capturer pour nous envoyer à la gendarmerie. Pêcher rimait encore pour nous avec pécher, gavés que nous étions toute l’année scolaire de cours de catéchisme. Aussi, nous nous dépêchions dans ce dédale d’aller jusqu’au bout, aux derniers écueils, sautant tour à tour tous les chausse-trapes à sandales que représentaient les anfractuosités du granit couvert de goémon. Ainsi, naufragés au milieu de nulle part, accroupis dans ce chaos qu’est le fond de la mer, traquions nous de nos épées crochetées le plus terrible de ses habitants, la gigantesque araignée, effrayés tout à la fois de nous faire pincer par l’immonde bête ou happer par la marée montante qui aurait pu tout à coup nous submerger. Ferraillant ainsi en maillots de bain aux portes de l’enfer, où nous risquions bien plus nos corps que nos âmes, nous goutions alors pour les premières fois, de notre mer, le délice de ses fruits défendus… (A suivre…) *"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"* L'aurore s'allume, L'ombre épaisse fuit; Le rêve et la brume Vont où va la nuit.
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|  | | Farouche

Nombre de messages: 3123 Localisation: Sud où il fait beau Date d'inscription: 29/04/2008
 | Sujet: Re: Du camping et autres éléments de nostalgie. Ven 21 Aoû 2009 - 8:23 | |
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|  | | domenica

Nombre de messages: 206 Date d'inscription: 02/07/2009
 | Sujet: Re: Du camping et autres éléments de nostalgie. Ven 21 Aoû 2009 - 9:56 | |
| superbe, ça se déguste *"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"* "Le poète est celui qui rajoute le soir une virgule qu'il a enlevée le matin" (Oscar Wilde)
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|  | | Rosacée
Nombre de messages: 829 Date d'inscription: 05/06/2009
 | Sujet: Re: Du camping et autres éléments de nostalgie. Ven 21 Aoû 2009 - 15:27 | |
| C'est un vrai délice que de te lire |
|  | | LylaTsB

Nombre de messages: 4378 Age: 50 Localisation: Entre pétales et sépales Date d'inscription: 21/05/2006
 | Sujet: Re: Du camping et autres éléments de nostalgie. Ven 21 Aoû 2009 - 16:10 | |
| J'ai pratiqué le camping en colo sous marabout collectif, puis en rando chacun son barda, puis en famille avec paquets de couches, petits pots et biberons, puis en rando et en famille on se partage le poids, bon nombres d'années. Mais j'avoue que "ouf", faire un break m'a fait du bien au dos. C'est pas dit qu'on n'y repique pas, parce que les campings que l'on choisit sont spacieux malgré des prestations minimalistes (pas d'animations, pas de piscine, pas de restaurant, etc). Certains sont des "aires naturelles" ombragées, avec simplement des sanitaires corrects (oui, ça existe encore en bord d'océan ou en montagne), et donc peu peuplées, les enfants ont largement la place d'y jouer sans gêner les voisins. Et le prix est vraiment minime aussi. Après, chacun est libre d'aller faire du bruit ailleurs, mais là, le calme est de mise, surtout à l'heure de la sieste. L'avantage est que l'on en sort, du camping, pour aller en balade découvrir les richesses régionales. Parce que le piège des grosses chaînes de camping de luxe, c'est qu'en ayant tout sur site, on s'y enferme encore plus que chez soi. C'est peut-être pour ça que l'on y retrouve les mêmes comportements (snobisme, élitisme, etc). C'est peut-être pour ça qu'il s'ouvre des campings sélectifs... Finalement, c'est pas plus mal, ça évite peut-être des conflits aussi... Quoi qu'il en soit, il en faut pour tous les goûts, heinG ? LesFlotsBleuSourire *"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"* Avec ou sans corole... SourirEnBouquet
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|  | | Vic Taurugaux

Nombre de messages: 3350 Localisation: 20°16'31.10"S-57°22'5.53"E Date d'inscription: 27/03/2007
 | Sujet: Re: Du camping et autres éléments de nostalgie. Ven 21 Aoû 2009 - 16:34 | |
| Si à l’époque nous pêchions des crabes en Bretagne, c’est parce qu’elle avait encore des crabes et non sa richesse actuelle et son revers: la pollution. Nos premiers vrais touristes, ceux du bas du camping, au plus près des sanitaires, et dont les voitures étaient immatriculées autrement que 56 (donc pour vous dire déjà avides d’attractions locales), voyaient d’un œil béatement ethnologique remonter notre curieuse expédition. Marc d’abord avec les précieuses poches Leclerc gonflées par nos trésors, moi ensuite avec le matériel (les fers et les épuisettes) Marie-Luce enfin qui trainait lourdement le seau et Laurent débordant tout autant de pleurs. Ce pauvre enfant avait passé plus de six heures en plein soleil, mourrait de faim et de soif mais, maintenu parmi les vivants par l’ingurgitation plus ou moins forcée de quelques berniques affreusement salées, possédait encore la vaillance de nous suivre sur les deux kilomètres dans le sable brûlant du retour mu par l’espoir incertain de dénoncer aux parents nos méfaits. Marie-Luce répétait également in petto ses jérémiades, le scandale de l’abandon, les chardons par lesquels on les faisait passer « pour couper » etc. afin de trouver dans son tréfonds l’énergie d’encore marcher. Partis à huit heures du matin, nous rentrions fourbus mais fiers comme des goélands guère plus tard que dans les trois heures de l’après-midi. Les crabes, nos crabes, aussitôt déballés des poches faisaient taire toutes lamentations fraternelles et donc toutes réprimandes parentales simplement en faisant des bulles sur la table de formica et en laissant admirer, qui pour les araignées leurs monstrueuses carapaces, qui pour les dormeurs le gigantisme de leurs pinces. L’orgueil que nous prodiguions ainsi à notre père et partant à toute la famille, éteignait aussitôt la cruelle angoisse de Maman qui se croyait chaque jour devenir encore un peu plus folle dès onze heures et demie pour avoir définitivement perdu ses quatre enfants. De cette folie, elle n’en parlait jamais à personne, c’était son lot, mais bien plus tard, une fois devenus adultes, nous la devinâmes au souvenir de l’empressement qu’elle mettait à doucher dans la bassine son tout petit et à lui réchauffer son biberon sur le camping gaz. Nous goûtions enfin un repos mérité, celui du devoir accompli, et de grandes tartines beurrées trempées dans des bols de Ricoré. Notre toile de tente était de modèle familial. Un grand rectangle bleu de marque Trigano pour nous qui ignorions encore tout du Club Méditerranée. Sous ce rectangle, deux chambres en tissu-moustiquaire jaune suspendues à une armature complexe de tubes et de mâts ; la chambre des parents et celle des enfants séparées par un étroit espace-dressing mais que Maman avait colonisé pour y installer le lit pliant de Laurent. En avant des chambres, à même le sable, la cuisine. Son mobilier, des cageots astucieusement imbriqués, recelait tout ce dont Maman avait besoin pour nous nourrir. Bien sûr, le grand sac en jute des pommes de terre que Papa avait récoltées au jardin avant notre grand départ, le seau avec les poireaux et les concombres mais aussi tout un tas de boites de conserves aussi bien rangées sur ces « étagères » que celles que je convoitais dans le camion-épicerie qui nous visitait tous les trois jours. Trônait enfin sous la « fenêtre » notre électroménager: le camping-gaz coiffé de notre unique casserole et fin du fin, car seul mobilier achetée pour ces vacances, (tout le reste avait été troqué à des familles amies contre des pommes de terre) une splendide glacière orange et marron, coffre-fort dont dépendait la survie de l’élément indispensable à toute maison bretonne qui transhume mais se respecte: le beurre. D’ailleurs, à part la consistance de ce dernier, nous n’imaginions pas un instant d’autres difficultés pouvant nuire à notre confort. Car, enfin et surtout, luxe suprême, vous accédiez au sortir de la cuisine à l’auvent. Pour ceux d’entre vous qui n’ont jamais fait de camping sous une toile de tente familiale, je me dois d’arrêter un instant le cours de cette rapide visite pour vous décrire plus précisément cet élément architectural qui rajoutait au minimum trois étoiles à un tel campement. Je rappelle au passage le B.A. ba du camping pour ses possibles novices qui nous lisent encore. Le nec plus ultra de ce vacancier, c’est de pouvoir vivre dehors. Pour être libre ! Avoir enfin de l’espace ! Ne plus vivre enfermé ! Alors, me diront les plus chagrins d’entre vous, quel plaisir pouviez-vous prendre à vous entassez à six dans un abri de toile de moins de neuf mètres carrés au sol et où, des adultes tiennent difficilement debout? Et bien, je répondrais à ces profanes que c’est là où l’auvent prend tout son sens. L’auvent, c’est ce qui fait que vous êtes à la fois dehors et dedans. Dedans s’il pleut, (rappelez-vous que nous sommes toujours dans le Morbihan) dehors dès que les cumulus de vos sarcasmes se seront évanouis. Cette ubiquité était rendue possible grâce à une astuce brevetée Trigano qui faisait qu’au moyen de deux fermetures éclairs et l’addition de deux mâts supplémentaires vous transformiez en deux temps trois mouvements la façade avant de votre logis en une confortable pergola. Du coup, vous multipliez pratiquement votre espace à vivre par deux. Imaginez un instant le balcon, la terrasse, la véranda que vous rêvez tant d’adjoindre un jour (mais quand ?) à votre résidence principale ! Avec l’auvent, vous faisiez du camping au camping, vous rajoutiez une résidence tertiaire à votre résidence secondaire ! De plus, c’était alors d’un très grand chic et dans un camping municipal, vous risquiez même de faire des envieux ! Tout ça pour vous rappeler l’intérêt qu’il y avait pour nous à prendre notre quatre-heures sur nos tabourets pliants autour de la table en formica disposée sous notre auvent ! Jules César lui-même lors de sa conquête des Gaules ne pouvait bénéficier d’un tel luxe ! Vers six heures, enfin restauré, je repartais encore avec Marc dans la lande avoisinante pour chercher le bois. Notre père nous avait creusé dans le sable, puis, ( à l’aide de dalles soutirées aux murets de pierres sèches qui mosaïquaient les dunes), confectionné un rudimentaire foyer. Il s’agissait alors de faire suffisamment de braises pour y carboniser nos pommes de terre et aussi bouillir toute l’eau contenue dans le grand récipient de fer rouillé qui nous servait de marmite. Bien sûr, allumer un si grand brasier au milieu de tout un tas de toiles de tente et de buissons d’ajoncs, vous n’imagineriez pas cela possible de nos jours ! A l’époque cela l’était et bien des voisins couvrant pudiquement d’un simple K-way leur prudence maladive se mettaient à nous imiter. Vu le temps, nous ne risquions absolument rien, il n’y avait là aucun danger, pour preuve je ne souviens pas avoir aperçu un seul extincteur dans tout le camping ! C’est à ce moment seulement de la soirée que notre père officiait. Bien plus courageux que nous tous réunis, il extrayait nos dangereux crabes du seau où nous les avions mis à rafraîchir pour les plonger vivants dans l’eau bouillante ! Les affreuses bêtes se tordaient dans ce purgatoire sans la moindre plainte, ce que ne manquait jamais de faire observer Marc à Marie-Luce et à Laurent. Ce sacrifice animal hautement pédagogique, pour terrible qu’il puisse aujourd’hui paraître, soudait notre tribu ! Car, la communion atteignait son apogée durant l’interminable dîner passé à décortiquer et à sucer les monstres et durant lequel mon frère et moi pouvions relater à tous les exploits notre pêche hauturière ! Le soleil lui-même vacillait sur son horizon rougeoyant quand je racontais avec quels efforts et quelle abnégation j’avais extrait ce dormeur que Papa dégustait en plongeant ma main dans l’obscurité d’une cavité sous-marine. Alors, imaginez après cela que s’endormir tous les six serrés comme sardines à l’abri du crachin dans notre toile Trigano n’équivaut pas la qualité du sommeil des familles princières sous les ors de leurs palais méditerranéens, serait faire injure à nos compétences de campeurs ! Car, le budget d’une famille nombreuse ouvrière ne permet pas de visiter Monaco. Or, le camping était devenu tout à coup cet été là notre seule et unique raison d’exister désormais en ce bas et triste monde. Pouvoir vivre au paradis tout en prenant soin de garder les pieds sur terre… Pas suffisamment! Car, et c’est sans doute pour cela, qu’en nous présentant l’addition, le gérant des lieux fit profondément déchanter notre père ! Papa, bien que depuis longtemps ouvrier mais encore ataviquement paysan n’avait jamais imaginé que de coucher dans la lande à la dure puisse occasionner autant de frais ! Son honneur lui commandât pourtant de régler sans sourciller la rançon que ce loueur de vespasiennes nous escroquait. Il paya dans un silence froid censé exprimer tout son mépris, revint au volant de l’Aronde dans laquelle était éparpillés pêle-mêle tout son matériel de camping, sa famille et la collection de coquillages de sa fille et démarra sans dire un seul mot à Maman. La frivolité des mères se paie parfois lourdement. Suivre la mode, vouloir faire comme les bourgeois sont des lubies de femmes capables de mettre à bas des chantiers familiaux de plusieurs années. Mon père savait pertinemment qu’on ne pouvait s’extraire de sa condition sociale indûment ! Seulement, il s’était laissé charmer ! Et ce fut pour cela qu’au lieu de rejoindre comme prévu nos pénates et la rentrée, il dirigea notre vaisseau Simca et notre destinée droit vers les fermes du hameau de Kerouriec…. Il se remit à pleuvoir et Marie-Luce à chialer. (A suivre.) *"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"* L'aurore s'allume, L'ombre épaisse fuit; Le rêve et la brume Vont où va la nuit.
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|  | | filo

Nombre de messages: 5073 Localisation: Montpellier Date d'inscription: 02/04/2007
 | Sujet: Re: Du camping et autres éléments de nostalgie. Ven 21 Aoû 2009 - 16:44 | |
| Vic, c'est trop bien pour continuer sans créer un fil dédié à ton récit. Je te propose de regrouper tous tes posts ailleurs, qu'en penses-tu ? |
|  | | LylaTsB

Nombre de messages: 4378 Age: 50 Localisation: Entre pétales et sépales Date d'inscription: 21/05/2006
 | Sujet: Re: Du camping et autres éléments de nostalgie. Ven 21 Aoû 2009 - 16:49 | |
| OUIIiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii, belle idée Uuh..., euh, Vic, t'es d'accord ?  *"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"* Avec ou sans corole... SourirEnBouquet
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|  | | Vic Taurugaux

Nombre de messages: 3350 Localisation: 20°16'31.10"S-57°22'5.53"E Date d'inscription: 27/03/2007
 | Sujet: Re: Du camping et autres éléments de nostalgie. Ven 21 Aoû 2009 - 16:52 | |
| Si tu veux, Filo, car ça va continuer. Mais, qu'ici, les gens se balladent et interviennent dans le camping, j'aime bien aussi. Attendons un peu que ça devienne une oeuvre pour la classer... Ce texte est libre de commentaires et de corrections bien entendu... *"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"* L'aurore s'allume, L'ombre épaisse fuit; Le rêve et la brume Vont où va la nuit.
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|  | | filo

Nombre de messages: 5073 Localisation: Montpellier Date d'inscription: 02/04/2007
 | Sujet: Re: Du camping et autres éléments de nostalgie. Ven 21 Aoû 2009 - 16:57 | |
| Ok Vic, comme tu veux, on va attendre ; peut-être Romane saura-t-elle te proposer mieux que moi, en plus. Mais tu peux déjà changer le titre du fil en quelque chose de plus correspondant, genre "Du camping". |
|  | | Vic Taurugaux

Nombre de messages: 3350 Localisation: 20°16'31.10"S-57°22'5.53"E Date d'inscription: 27/03/2007
 | Sujet: Re: Du camping et autres éléments de nostalgie. Ven 21 Aoû 2009 - 17:02 | |
| AAArghh! Mais comment puis-je modifier le titre? Je trouve pas... *"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"* L'aurore s'allume, L'ombre épaisse fuit; Le rêve et la brume Vont où va la nuit.
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|  | | Rosacée
Nombre de messages: 829 Date d'inscription: 05/06/2009
 | Sujet: Re: Du camping et autres éléments de nostalgie. Ven 21 Aoû 2009 - 17:50 | |
| Je me glisse entre les commentaires pour dire que le passage avec la tente Trigano me rappelle bien des souvenirs. De beaux souvenirs... |
|  | | LylaTsB

Nombre de messages: 4378 Age: 50 Localisation: Entre pétales et sépales Date d'inscription: 21/05/2006
 | Sujet: Re: Du camping et autres éléments de nostalgie. Ven 21 Aoû 2009 - 18:10 | |
|  et l'odeur, les odeurs de la toile, du auvent en passant par le double-toit et des chambres compartimentées, celles des matelas pneumatiques surchauffés au soleil, celles des fringues humides jetées au fond des sacs dégueulants de tissus douteux... et la couleur, les couleurs qui se superposent et se fondent, un moustique écrasé avant succion, un autre après succion, les traînées d'herbes vertes barbouillées de terre, les miettes de coquilles et de sable amalgamées avec celles des biscuits englués de chocolat ou de banane, les tâches d'huile étoilées, au-dessus du réchaud, luisantes comme une voie lactée sur un ciel laiteux des traces de savon de marseille frotté à la brosse à chiendent dans l'espoir de dégraisser un peu... Raaaah, quelle poésie, le camping ! ! ! MDRRR ! *"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"* Avec ou sans corole... SourirEnBouquet
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|  | | Romane Administrateur

Nombre de messages: 64237 Localisation: Kilomètre zéro Date d'inscription: 01/09/2004
 | Sujet: Re: Du camping et autres éléments de nostalgie. Sam 22 Aoû 2009 - 10:22 | |
| Encore un peu de patience. Je saute du train en marche et attrape mon matériel de camping d'ici quelques heures. J'ai bien hâte de lire ce fil ! |
|  | | Vic Taurugaux

Nombre de messages: 3350 Localisation: 20°16'31.10"S-57°22'5.53"E Date d'inscription: 27/03/2007
 | Sujet: Re: Du camping et autres éléments de nostalgie. Sam 22 Aoû 2009 - 10:48 | |
| | LylaTsB a écrit: | et l'odeur, les odeurs de la toile, du auvent en passant par le double-toit et des chambres compartimentées, celles des matelas pneumatiques surchauffés au soleil, celles des fringues humides jetées au fond des sacs dégueulants de tissus douteux... et la couleur, les couleurs qui se superposent et se fondent, un moustique écrasé avant succion, un autre après succion, les traînées d'herbes vertes barbouillées de terre, les miettes de coquilles et de sable amalgamées avec celles des biscuits englués de chocolat ou de banane, les tâches d'huile étoilées, au-dessus du réchaud, luisantes comme une voie lactée sur un ciel laiteux des traces de savon de marseille frotté à la brosse à chiendent dans l'espoir de dégraisser un peu... Raaaah, quelle poésie, le camping ! ! ! MDRRR ! |
Tiens! Une autre ancienne combattante! 
Merci Filo pour le titre. Mais ça m'oblige à continuer! Je ne sais pas si je vais beaucoup avancer ce week-end, j'ai Marc et toute sa famille qui débarque... *"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"* L'aurore s'allume, L'ombre épaisse fuit; Le rêve et la brume Vont où va la nuit.
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