Pierre Bachy

Inscrit le : 06 Aoû 2004 Messages : 183 Localisation : Belgique
| Sujet: Education nulle des ados(*) Lun 5 Fév - 8:32 | |
| Nos gamins sont mal éduqués. Ils ont le nez qui coule, ne disent pas bonjour à la dame et boivent du coca-cola américain à longueur de journées. Face à ce constat désolant, point de demi-mesure, il faut rétablir l’ordre Républicain.
"Travail, Famille, Patrie". Un remède simple qui cloue le bec à toutes les préconisations psychologisantes de ce début de siècle. Le mal ne peut plus proliférer ainsi, il est urgent de l’éradiquer. Le port de la blouse, le retour à la non mixité, le bonnet d’âne et la règle qui cingle les doigts des malotrus, sont les premières mesures qu’il faut prestement rétablir dans les écoles de nos petites têtes brûlées. Pour leurs aînés, le retour au service militaire pour apprendre l’allégeance à leur patrie nourricière.
Il crie volontiers, tape des pieds, exige, est impatient, intransigeant, égoïste, boudeur, moqueur et souvent, au fil du temps, manipulateur. "L’enfant roi" est un petit d’homme intelligent qui ne manque pas d’apprendre la vie à ses parents.
Si l’on estime que son comportement est un problème dont le protagoniste et son environnement souffrent. Si l’on constate, en y réfléchissant bien, que l’on en croise de plus en plus souvent, en faisant ses courses, peinard, dans son petit supermarché de quartier. Si l’on prend conscience de cela, alors, ne serait-il pas temps de reconnaître que nous sommes face à un vrai problème de société ? Le phénomène semble particulièrement toucher les familles monoparentales, mais pas seulement. Le lien entre toutes les familles qui vivent ces situations reste l’absence, l’incohérence ou la non suffisance d’un cadre éducatif, de repères, d’interdits, soit de frustration. Un rôle, qui de manière symbolique et concrète est dévolu au père, ou au beau-père, sans toutefois exclure la mère de ce positionnement. Un rôle dévolu à "l’autre" qui vient faire tiers dans la relation entre la mère et l’enfant. Un "autre" qui saura, quand cela est nécessaire, jouer le mauvais rôle de la frustration. En effet, dire non, poser des limites, c’est prendre le risque durant quelques temps, de ne pas être aimé, voire d’être détesté par l’enfant. Il est préférable de ne pas avoir subi soi-même trop de carences affectives pour pouvoir accepter et supporter l’attitude réactive de l’enfant. Une situation dans laquelle se retrouvent souvent les éducateurs. Rien de valorisant ! Or, si le parent (tout comme l’éducateur), vit de manière difficile cette colère reçue de l’enfant, ce dernier le ressentira et mettra alors en doute la légitimité de cette frustration. En termes plus clairs, le parent, père, mère ou l’éducateur qui pose un interdit doit être convaincu de l’aspect bénéfique et constructif du message qu’il adresse à cet instant à l’enfant. Un gamin n’accepte et n’intègre que ce qui est juste et perçu comme tel par l’adulte qui pose l’acte.
Un enfant, adolescent, puis adulte qui, si l’on n’y prend garde, sera le prototype de l’individualiste intégriste de demain. |
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Charles SABATIER

Inscrit le : 28 Aoû 2004 Messages : 153
| Sujet: Wouaffffff! Lun 7 Mai - 20:38 | |
| J'avais pas lu!
Pardonnes moi de n'avoir pas stigmatisé plus tôt, cet art inconmensurable que tu as d'enfoncer des portes OUVERTES.
Charles SABATIER _________________ branleur mondain |
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