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 Tahar Ben Jelloun

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Pierre Bachy

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MessageSujet: Amitié bafouée   Ven 27 Aoû 2004 - 9:32

Bonjour,

Un livre qui m'a touché...

Le Dernier Ami
de Tahar Ben Jelloun

Il s’agit de l’histoire d’une amitié. Celle qui unit Mamed et Ali de l’adolescence à la maturité durant une trentaine d’années, au lendemain de l’indépendance du Maroc.
On dirait qu’ils ont tout vécu ensemble : les émois, l’éveil à la sensualité, la drague, les films goûtés en commun, puis la découverte de la politique et de l’engagement, le service militaire et les prisons de la monarchie, les études et le mariage. Entre les deux jeunes gens, l'amitié s'apparente à une histoire d'amour qui tourne mal. La jalousie s'en mêle, alimentée de rumeurs et de malentendus.
L’incident intervient à mi-vie: un jour, l’un décide de rompre les ponts. De ne plus voir l’autre. Sans lui fournir la moindre explication. Le genre d’expérience dont les âmes les mieux trempées ne ressortent pas sans des blessures qui mettent une vie au moins à se cicatriser. Du moins est-ce ce que l’on croit.
La première partie est constituée du récit de l’un, la deuxième du récit de l’autre, et la troisième de la synthèse faite par leur ami commun. Quand on écoute la version d’Ali, on se dit que Mamed est un ingrat. Mais quand on découvre ensuite celle de Mamed, on comprend: il se mourrait d’un cancer et ne voulait pas imposer le spectacle dégradant de cette mort lente à son dernier ami.
Jusqu’au coup de théâtre final, on comprendra que cette " trahison " n’en était pas une. Mamed meurt en laissant à son ami une lettre posthume.
Roman cruel et dérangeant sur l'amitié. L'amitié est beaucoup plus tragique que l'amour, car elle dure plus longtemps. L’histoire d'amitié pourrait se résumer à un contrat par lequel on s'engage à rendre de petits services afin qu'on nous en rende de grands.
Les sentences ou observations des deux personnages semblent ponctuer de sagesse leurs élans ou leurs indignations. Tous ces fragments, par l'humour, la colère, le regard aigu, le retour sur soi sans excessive complaisance célèbrent les beaux instants sans jamais les diluer dans un lyrisme consolant, mais surtout concourent tous à une recherche obstinée de la "vraie vie".
L'auteur parle par impressions, souvenirs, rythmant un amour constant de la vie. Une amitié précieuse dans ses affirmations, ses doutes ou ses détours qui se fertilise au fur et à mesure du récit. La langue soutenue, subtile, et même charnelle, nous concerne et nous implique. Dès lors, « Le Dernier Ami » nous fait pénétrer davantage dans la réflexion.
http://users.skynet.be/pierre.bachy/taharbenjelloun-dernierami.html

Cordialement

Pierre Very Happy
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Pierre Bachy

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MessageSujet: Tahar Ben Jelloun   Jeu 22 Juin 2006 - 12:42

"Partir"

Tahar Ben Jelloun situe la trame de son roman à Tanger dans les années 1990. La ville est gangrenée par le chômage, la prostitution, la corruption et les trafics en tout genre. Le lieu est un parfait observatoire des rêves d'une Espagne située à 14 petits kilomètres. Au café Hafa, Azel – Azz El Arab -, diplômé en droit sans emploi, tue le temps, obsédé par l'ailleurs. Quitter le pays. C’est une obsession, une sorte de folie qui le travaille jour et nuit. Comment s’en sortir, comment en finir avec l’humiliation? Partir, quitter cette terre qui ne veut plus de ses enfants, tourner le dos à un pays si beau et revenir un jour, fier et peut-être riche, partir pour sauver sa peau, même en risquant de la perdre... Il y pense et ne comprend pas comment on en est arrivé là; cette obsession devient vite une malédiction. Il se sent persécuté, maudit et voué à sur¬vivre, sortant d’un tunnel pour déboucher dans une impasse.

Sortant d’un pub, Azel se fait tabasser par deux hommes à la solde de l’homme le plus puissant de Tanger. Le voyant en mauvais état, Miguel le ramasse et l’emmène dans sa voiture. Miguel est un mondain dans l’âme. Il adore les soirées où l’on fréquente des célébrités. Cela l’amuse et il en tire une certaine fierté. Il comprend qu’une aventure ou même une histoire sérieuse est pos¬sible. Il l’emmène chez lui à Barcelone avec un visa en bonne et due forme. Il aime la peau mate des Marocains, leur maladresse, mot qu’il utilise pour parler de leur ambiguïté sexuelle. Il aime leur disponibilité, qui marque l’inégalité dans laquelle les liens se tissent. Ainsi, tantôt domestique le jour, tantôt amant la nuit. Habillé d’une façon quelconque pour faire le marché la journée, vêtu avec des habits de choix le soir pour le désir et l’acte sexuel. Nanti parmi les Moros sans papiers qui peuplent les bas quartiers de la cité catalane, voilà Azel, de jour comme de nuit, au service de Miguel. Bientôt, sa sœur Kenza vient le rejoindre. Miguel conclura avec elle un mariage blanc pour qu’elle reçoive également son visa. Pour ce faire, il se convertira à l’islam, ce qui facilitera également l’adoption de ses deux fils Halim et Halima. Mais, si cette dernière croque sa nouvelle vie avec voracité, le protégé de Miguel s'enfonce dans la désespérance. Il vole des objets de valeur à Miguel qui le chasse de chez lui. Azel prend conscience de sa condition de Moros et se tire.

Il devient alors indicateur de la police terroriste et meurt égorgé par les Frères musulmans comme un mouton à l’Aïd-el-Kébir.

Au cours du réc it pointent les grandes interrogations de ce siècle sur l'identité des peuples, les affres de l'exil, les relations entre le Nord et le Sud, les hommes et les femmes, l’islam. Finalement, les exilés sont emportés par le vent du retour. Ils vont sans se poser de question, sans se demander ce qu’il leur arrive. Ils croient que le destin est là, les tirant vers la terre des origines, les ramenant vers le pays des racines, le destin qui s’est présenté à eux comme une sorte d’impératif, une parole non discutable, un temps hors du temps, une ascen¬sion vers le sommet d’une montagne, une belle promesse, un rêve scintillant, brûlant les étapes et dépassant l’horizon. Ils prennent la route et ont déjà oublié pourquoi ils ont émigré. Ils se dirigent vers le port. Là, une voix intérieure, une voix familière leur demande de monter dans un bateau baptisé Toutia, un bateau modeste où le capitaine a planté un arbre, en fleur et qui sent bon, un oranger ou un citronnier…

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voilier67

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MessageSujet: Re: Tahar Ben Jelloun   Dim 27 Aoû 2006 - 20:39

Zut, flute ! Je n'aurais pas du lire ce post... Rage
Il raconte carrément de A à Z le roman dont je viens de recevoir un exemplaire dédicacé de l'auteur en personne....
C'est un peu idiot de mettre des posts qui racontent l'entiereté de la trame d'un roman. Je pense qu'il est préférable de donner l'envie de lire sans dévoiler certaines surprises qui n'en sont plus sinon.
Pas grave... j'le lirai quand même ! Gaga
Arghhh... c'est comme dire d'aller voir un film dont on raconte la fin ! grrrr09
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Fulminou
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MessageSujet: Re: Tahar Ben Jelloun   Dim 27 Aoû 2006 - 21:25

voilier67 a écrit:
Zut, flute ! Je n'aurais pas du lire ce post... Rage
Il raconte carrément de A à Z le roman dont je viens de recevoir un exemplaire dédicacé de l'auteur en personne....

C'est pas grave. Vu le peu de talent de Ben Jelloun, tu peux ranger le livre le temps de l'oublier (le livre, ou le résumé ? à toi de voir).
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