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 Justice pour Louis XVII !*

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pilayrou

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MessageSujet: Justice pour Louis XVII !*   Jeu 5 Oct 2006 - 19:00

Mes 26 ans de recherches sur Louis XVII.

jean-claude.pilayrou@wanadoo.fr Guilers (Brest Métropole Océane)
Encouragé par Philippe Erlanger (historien , fondateur du festival de cannes) – Maurice Etienne (historien de Louis XVII) – Ex-membre du cercle de recherches Louis XVII (50 membres )

NON ; LOUIS XVII N’EST PAS MORT LE 8 JUIN 1795.
MES DECOUVERTES NOUS LE PROUVENT.

1/ Résumé du mystère Louis XVII.
2/ « Le roi perdu – Mémoires de Vaisons » d’Octave Aubry.

1/ RESUME DU MYSTERE LOUIS XVII.

Louis XVII est né à Versailles le 27/3/1785. Il fut enfermé aux tours du Temple avec ses parents, sa soeur et sa tante paternelle le 13/8/1792, après la chute de Louis XVI.
Roi de France pour les pays d'Europe et les insurgés français le 21/1/1793, il est enlevé à sa mère début juillet 1793 et confié au ménage Simon. Sa résidence est toujours au Temple. En octobre 1793, il dépose contre sa mère (qui va être jugée). Sa soeur, qui ne le voit plus, est confrontée à lui et dit : "Il a grossi sans prendre de croissance". Un chercheur pense que l'enfant n'est pas Louis XVII mais un substitué. L'évasion aurait eu lieu en juillet précédent. Dans ce cas, Mme Royale, soeur de Louis XVII, aurait menti.

En janvier 1794, le Dauphin est cloîtré dans une chambre du Temple. Le gardien Simon a du choisir entre sa place au Temple et son mandat de municipal à la Commune de Paris (non-cumul). Pas de remplaçant pour Louis XVII. L'enfant reçoit sa nourriture par un petit guichet. Il vit dans la pénombre. Les commissaires qui se succèdent chaque jour pour le garder ne peuvent le voir. Pas de visite de médecin.

Robespierre, tout-puissant maître du Comité de Salut Public, fut plus tard soupçonné d'avoir profité de cette situation pour enlever l'enfant et le remplacer par un petit malade. Un papier, retrouvé chez un de ses agents politiques après sa mort, indique laconiquement des mesures à prendre. L'une d'elle est intéressante : "Nommer un cuisiner, arrêter l'ancien".
L'ancien est Gagnié, déjà en service à Versailles. Il se targuera d'avoir pénétré dans la chambre de Louis XVII, qui lui déclara : "Que veux-tu mon ami ? je veux mourir". Il attestera à la Restauration que l'enfant était bien le fils de Louis XVI.

Enlèvement ou pas, Robespierre meurt, on sait comment, le 28/7/1794. Il a pris une balle dans la bouche auparavant durant la prise de l'Hôtel de Ville par les sections révolutionnaires favorables à la Convention en rébellion. Il n'a donc pas pu parler devant un tribunal s'il a enlevé le Dauphin.

Barras lui succède aux affaires. Il se précipite au Temple et trouve un garçon affaibli dans la chambre murée. Il sera soupçonné par les historiens d'avoir kidnappé Louis XVII. Il aurait déclaré, en 1803, lors d’un repas arrosé, qu’il verrait pendu le scélérat corse (Bonaparte, qui l’avait renversé) et savait Louis XVII vivant. A sa chute pourtant, et plus tard, il ne fait pas usage de sa botte secrète. Il décédera en 1828.

Barras a mis à la disposition du Dauphin le créole Christophe Laurent, un protégé à lui.
Les conditions de vie de l'enfant s'améliorent un peu. Gomin vient bientôt assister Laurent, qui, en mars 1795, quitte le Temple : sa mère est mourante; il faut qu'il regagne les Antilles. En fait, sa mère est morte depuis vingt ans !

Lasne rejoint Gomin. En mai 1795, des médecins sont demandés pour visiter Louis XVII. L'état du pauvre enfant se dégrade, et il meurt le 8/6/1795. Le docteur Pelletan prélève son cœur et le garde chez lui.

A partir de 1798 commence la saga des faux dauphins.
Un dénommé Hervagault, en fugue pour la X ième fois, annonce qu'il est Louis XVII (des rumeurs circulaient dés 1795 sur la survie de Louis XVII). Il sera jugé et finira ses jours en prison en 1812. Notons que lors d'une fugue précédente, son père n'a pas voulu le reconnaître !!!

A la Restauration, voici l'ignare Bruneau et le dandy "Baron de Richemont". Puis arrive Naundorff, apparu en Prusse. On trouve des traces du lui en 1809. En 1819-1820, il aurait contacté le duc de Berry, fils du futur Charles X. Il se rendra en France dans les années 1830, vivant de l'hospitalité de ses partisans. Certaines personnes ayant connu Louis XVII reconnaîtront en lui le fils de Marie-Antoinette. Mais que peuvent valoir ces témoignages 40 ans après les faits ? Naundorff donnera des renseignements sur la vie du Dauphin. A-t-il soutiré ces informations des gens qui le reconnaissaient ?

Naundorff sera expulsé de France. Il vivra à Londres, fondera une religion, partira pour les Pays-Bas où il mettra une bombe connue sous le nom de " bombe Bourbon ". Le roi l'autorisera à porter le nom de
Bourbon. Naundorff meurt le 10/8/1845 à Delf. Ses partisans se battront pendant des décennies pour sa reconnaissance.

Sa famille existe toujours. Une branche vit en France, l'autre au Canada. Elle a été déboutée lors d'un procès en 1954.

En 1999-2000, l'historien et journaliste Philippe Delorme a contacté la noblesse française afin que le coeur du petit décédé le 8/6/1795 soit analysé avec la méthode ADN. Le résultat fut que le coeur examiné était celui d'un parent de Marie-Antoinette, donc en principe de Louis XVII.

Monsieur Delorme a officiellement mis un terme à cette énigme; mais certains avancent que le coeur est celui du frère de Louis XVII, décédé en 1789. Le coeur de cet enfant a disparu sous la Restauration. Une bataille acharnée se déroule depuis entre Mr Delorme et les partisans de l'autre thèse.

2/ « LE ROI PERDU – MEMOIRES DE VAISONS », D’OCTAVE AUBRY.

Bref rappel : l’historien et futur académicien Octave Aubry reçoit en 1923 le manuscrit des mémoires du comte de Vaisons, collaborateur du comte Decazes, président du conseil de Louis XVIII.
Dans ce manuscrit, Vaisons est chargé par le roi d'enquêter sur l'affaire Louis XVII. Il visite des témoins de l'époque (le docteur Pelletan, qui a prélevé le fameux coeur des analyses de 1999-2000 - la veuve Simon, femme du 1er gardien du Dauphin – la duchesse d'Arbrantés - le gardien Gomin). Puis il va voir Barras, "tueur" de Robespierre.

Barras lui dit qu'il a fait sortir le fils de Louis XVI du Temple le 25/8/1794. Ses complices étaient le tout nouveau gardien de l'enfant, Christophe Laurent (un protégé créole du secrétaire de Barras) et la soeur de celui-ci, qui introduisit le substitué déguisé en fille. Joséphine de Beauharnais est mise au courant de l’affaire. Fouché, chef de la police secrète de Barras, le sera bientôt.

Louis XVII sera envoyé à St Domingue l'année suivante. Barras n'en sait pas plus. Fouché aura entre temps pris l'affaire en mains. Bonaparte arriva (1799); Barras sera éloigné et Fouché ne lui donnera que de vagues nouvelles du jeune homme.

Vaisons rapporta à Louis XVIII les faits. Le roi envoya aussitôt (1er mars 1820) Vaisons chez Fouché, exilé à Trieste (Italie).

Fouché ne dira mot à Vaisons. Il veut son retour en France contre la vérité sur l'énigme du Temple. Et Louis XVIII ne veut pas de Fouché ! Le comte de Vaisons termina ainsi son enquête.

Début février 1821, la veuve de Fouché, décédé en décembre 1820, se présenta devant Vaisons. Elle lui remit un paquet de lettres : des courriers de Laurent à Fouché, et un courrier expliquant la fin de
Louis XVII, tué lors d'une émeute à Port-au-Prince (Haïti) le 16/9/1803. Le Dauphin vivait jusqu'ici chez une dame Rolland de La Toste. Vaisons en informa Louis XVIII.

Aubry fut acclamé lors de la sortie des « Mémoires » de Vaisons (Le roi perdu). Mais il déclara bien vite que c'était un roman sorti de son imagination ! Dans un courrier adressé à un abbé, sa fille, avocate, déclara que son père fut convoqué par le pape Pie XI au Vatican. Il revint de Rome et ne parla plus jamais de cette affaire. Il détruisit sans un mot ses papiers peu de temps avant sa mort en 1946.
J'ai photocopie de ce courrier de 1957.

Le comte de Vaisons n'aurait donc jamais existé, pas plus que la dame de la Toste.
DONC ROMAN !!!!!

Et bien sans doute que non !

Intrigué, j'ai tapé sur Internet les dates de naissance et de mort de "Vaisons" : 1786-1873.

El la merveilleuse machine me donna ceci :

"Mémoires du marquis-général de Bonneval - 1786-1873" éditées chez Plon - 1900

Curieux, j'ai lancé ma petite enquête sur Bonneval.

Au début de l'Empire, il entre dans l'armée, côtoie l’Empereur et ses proches épisodiquement, accède à des postes comme aide de camp des maréchaux Duroc et Soult. En 1814, il se rallie à Louis XVIII, reste fidèle au roi aux Cent-Jours. Il sert ensuite aux Tuileries aux gardes du corps de 1814 à 1830. Il refuse de servir Louis-Philippe et se retire. La famille Bonneval est sur la liste des descendants d’Hugues Capet.

Voici les points communs entre "Vaisons" et Bonneval.

Les années de naissance et de décès : 1786-1873

Aubry reçoit le manuscrit de "Vaisons" des mains d'un petit-neveu de ce dernier,
LE MARQUIS DE B....... (Bonneval ?)

Vaisons parle de Charles X, "son vieux maître". Bonneval accompagne ce roi jusqu'à Cherbourg lors de l'exil de 1830.

Vaisons refuse de servir Louis-Philippe, comme Bonneval.

Vaisons est doué pour l'écriture; Bonneval écrit ses "Mémoires anecdotiques".

Vaisons dit qu’il a un ancêtre prénommé Melchior, tout comme Bonneval.

Dans « Le roi perdu – Mémoires du comte de Vaisons », Vaisons dit page 201 :

« Le duc Decazes ne me le pardonna jamais, je crois, tout à fait ».
(il s’agit d’une histoire de jalousie entre le premier ministre du roi et Vaisons).

Dans ses « Mémoires anecdotiques », Bonneval dit page 271 :
« Monsieur Decazes fit bonne mine à ce coup droit, mais il ne me le pardonna jamais, je le crois ».
(Bonneval a reproché à Decazes d’avoir rallié Louis-Philippe).

Pratiquement la même phrase !!! Un acteur commun : Decazes ! et un noble au service des Bourbons.

Vaisons était Bonneval ! C’est certain.
Nous pouvons résumer les choses en trois solutions possibles:

1- L’ouvrage publié par Aubry est la vérité; donc le cœur analysé en 2000 n’est pas celui de
Louis XVII ;
Bonneval a brouillé les pistes dans son manuscrit afin que l’on ne sache pas qui l’a écrit, ainsi qu’Aubry.

2 -Bonneval a perdu la tête et a écrit cette fantaisie. Curieux pour un personnage qui est sur la liste des descendants d’Hugues Capet, et qui est général ! D’autre part, il devait être très documenté ! Hypothèse douteuse.
3 - Aubry a écrit cette fantaisie en prenant comme exemple la vie de Bonneval. Mais pourquoi un écrivain sérieux aurait-il pondu ce roman ? Il implique un grand nombre de familles nobles (Vaisons a un ancêtre qui a épousé une ancêtre de la famille de Castellane-Majastres ; la famille Decazes est au courant,
les Arbrantés ont leur ancêtre Laure Junot qui est visitée par Vaisons – en 1923, toutes ces familles existent !). D’autre part, pourquoi avoir fait naître Vaisons au château de Saillans (dans la Drôme – où il n’y a pas de château - mais château à Saillans, dans la Gironde, non loin du lieu de naissance de Decazes !)

Sur la couverture du « Roi perdu » est imprimé « publié par Octave Aubry ». Publié : synonyme d’édité, pas d’écrit ! On n’imprime pas cela comme on va faire ses courses ! Octave Aubry déclara après la publication être l’auteur de cet ouvrage. D’autre part, le titre de la collection est « Le roman dans l’Histoire ». Cela voudrait dire qu’Aubry ne savait pas ce qu’il publiait, du vrai ou du faux. Donc, « Le roi perdu » est l’œuvre du marquis de Bonneval !

Vaisons dit qu’il a un ancêtre qui a pour prénom Melchior. Cela n’est pas dans l’ouvrage de Bonneval. Il a donc fallu qu’Aubry le sache !!! Et pourquoi Aubry n’a t-il pas recopié à l’identique la phrase de Bonneval sur Decazes, tant qu’à faire ? Pourquoi le récit qu’aurait écrit Aubry est-il si précis ?

Vaisons dit que Simon quitta le Temple suite à un désaccord avec Chaumette, procureur de la Commune de Paris. Ceci est faux ; Simon quitta le Temple car la Commune vota un texte interdisant le cumul des fonctions. Simon était gardien de Louis XVII et membre du conseil. Il décida d’abandonner la garde de l’enfant. Aubry, qui ne rectifie pas les dires de Vaisons, le savait, mais Bonneval pouvait l’ignorer !

A moins que, concernant le départ de Simon : on peut se demander aussi si ce n'est pas Chaumette qui l'a mis proprement à la porte. Courant décembre, l'ancien savetier déclare que l'enfant lui a dit que Mme Elisabeth et Mme Royale fabriquaient de la fausse monnaie ! (bruit du tric-trac).
Hilarité générale ! Sauf peut-être chez Chaumette. Et voici Simon prié de faire ses valises sous le prétexte du cumul des fonctions. Par contre, dans "Le roi perdu", Aubry-Vaisons nous dit que Simon quitta le Temple suite à un litige avec Chaumette. Cela pourrait coller.


Vaisons interroge Gomin, l’adjoint de Laurent, gardien du prisonnier de juillet 1794 à mars 1795.
Il demande à Gomin pour quelle raison Laurent quitta le Temple. « Il voulait retrouver sa liberté, son jardin. Il se sentait comme enfermé dans la Tour » répondit Gomin. Nous sommes loin du prétexte de la mère de Laurent bien malade ! (mère décédée depuis 20 ans au demeurant). Aubry aurait-il décidé une fois de plus de berner ses lecteurs ? Un futur académicien !

Pourquoi Vaisons parle-t-il de Louis XVIII assis sur un fauteuil parsemé d’abeilles impériales ? La duchesse d’Angoulême avait fait disparaître toute trace du passage de Napoléon aux Tuileries !
Louis XVIII aurait-il gardé un « souvenir » de l’Empereur ? Où Aubry a-t-il pu trouver cette anecdote ?

Vaisons arrête son enquête en mars 1820, après avoir fait son rapport à Louis XVIII sur le refus de Fouché de livrer des informations sur Louis XVII. Pourtant les mémoires de Vaisons sont datées d'avril 1819 à juin 1820. D'avril à juin 1820, qu'a fait Vaisons ? Cette date de juin 1820 est celle de la mort du régicide Louvel (autre partie de mes travaux).

J'ai parcouru quelques pages du "Roi perdu". Il manque bien une partie du récit de "Vaisons", comme si Octave Aubry n'avait pas voulu faire éditer les avant-dernières pages. Ces pages qui concernent la période fin mars-juin 1820. Que pouvez donc raconter ces pages ?

Petit rappel : il est imprimé "Relation fidèle des recherches qui me furent prescrites et des événements auxquels j'ai été mêlé d'avril 1819 à juin 1820". Et le récit de "Vaisons" s'arrête en mars, à son retour de Trieste, ou il a visité Fouché ! Et la suite ? LA SUITE QUI EST LA PERIODE DE L'ENQUETE CONCERNANT LOUVEL !

Page 254, "Vaisons" raconte que les dossiers qui lui avaient été confiés furent donnés à la duchesse d'Angoulême et que cela explique leur disparition (dont on accusa Decazes). Et Aubry note que ces dossiers devraient se trouver dans les mains des héritiers d'Henri V (1924).
Invente-t-on cela en parlant de vivants ? Il devait être fou, ce futur académicien !

J’ai reçu les parutions antillaises d’un prêtre, l’abbé Paul Delisle, décédé en 1947. Il a fouillé dans les registres d’état-civil de plusieurs communes des antilles. La sœur de Laurent, qui enleva le prisonnier du Temple, fut marraine en 1797 aux Antilles avec un dénommé La Taste. La dame qui abrita l’enfant était Mme de la Toste (nom imaginé, comme beaucoup dans le livre d’Aubry-Bonneval). De la Toste – La Taste !

Aubry n'a pu inventer cela; si il avait voulu écrire un roman, il ne se serait pas donné tout ce mal !!!.
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LuluBerlue



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MessageSujet: Re: Justice pour Louis XVII !*   Jeu 5 Oct 2006 - 19:51

J'ai beau relire votre sujet. Je n'y trouve pas de preuves mais des suppositions.

Ce qui n'enlève rien à la somme de votre travail. Ceci relève donc plus d'une intime conviction.



A lire aussi sur le sujet, le très bel écrit de Françoise Chandernagor : la chambre.

Une proposition romancée du récit de l'emprisonnement du petit Louis XVII.
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Xian

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MessageSujet: Re: Justice pour Louis XVII !*   Ven 6 Oct 2006 - 12:53

tiens tiens, un sujet pour mon prochain feuilleton, ce dix-sept, non ?

mais il faut que je me dépêche avant le passage de Selmer la tornade blanche ...
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MessageSujet: Re: Justice pour Louis XVII !*   

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