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 Editions la Lauze

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Barnabée
La Bielle de Cadix
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MessageSujet: Editions la Lauze   Lun 26 Mar 2007 - 14:58

antillaise a écrit:
On va donner le coup d'envoi pour Gérard hein ?

Allez zou ! Moi, ça m'intéresserait de connaître l'histoire : Comment l'idée germe ? Comment on s'y prend concrètement pour monter une maison d'édition ? Est-ce qu'on peut en vivre ? Comment on démarche pour vendre les publications, le choix des auteurs etc. etc.

Anti, c'est parti mon kiki !

Les éditions de La Lauze, l’identité en partage ou du terroir à l’universel. En 1992, Roger Bourrinet, pas encore éditeur, s’offre le plaisir de réaliser un bel album consacré à Aragon en Périgord ; en 1998, il publie Terres de Périgord de José Correa et Joan Pau Verdier, puis en 2000 Léo Ferré, une mémoire graphique de Jacques Layani et Alain Fournier. Chaque fois, le succès est au rendez-vous.
Roger Bourrinet aime les artistes et les écrivains. tous le lui rendent bien.
C’est ainsi que naquit cette maison d’édition baptisée La Lauze, nom de ces pierres plates qui font le charme et la longévité des vieilles toitures du pays.
Très spontanément, écrivains, historiens, illustrateurs, photographes s’y sont retrouvés pour vivre ensemble une belle aventure. Et si publier des livres n’est pas toujours facile, si la fragilité est le lot des petites sociétés d’édition, à La Lauze les amitiés et les fidélités sont d’une étonnante solidité.
Avec une ligne éditoriale exigeante face aux régionalismes nostalgiques à la mode, pris face à une mondialisation niveleuse. Creuser, fouiller, bêcher le terreau culturel d’un pays singulier pour en illustrer, défendre et partager l’identité ; et enfin, une ambition à l’orée du troisième millénaire : perpétuer le bel artisanat des faiseurs de livres pour que passe la parole.
Aujourd’hui, La Lauze propose plus de 100 titres, des nouveautés mais aussi « ses classiques » et des projets pour que vive une certaine idée de l’édition patrimoniale.


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Barnabée
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MessageSujet: Re: Editions la Lauze   Lun 26 Mar 2007 - 15:00

Romane a écrit:
Il va être content, le bougre. Laughing

Gérard FEYFANT a écrit:
Et bé, zé pu rien na dire moi ?

Souet ! Anti elle a fait tout le boulot !

:biz

antillaise a écrit:
Gérard FEYFANT a écrit:
Et bé, zé pu rien na dire moi ?

Souet ! Anti elle a fait tout le boulot !

Et çà alors :

antillaise a écrit:
Moi, ça m'intéresserait de connaître l'histoire : Comment l'idée germe ? Comment on s'y prend concrètement pour monter une maison d'édition ? Est-ce qu'on peut en vivre ? Comment on démarche pour vendre les publications, le choix des auteurs etc. etc.

???

Merci !

Gérard FEYFANT a écrit:
Le texte que tu as pêché raconte la naissance de LA LAUZE ; avant, il y a eu la gestation.
Enfin, il existe au départ une imprimerie, l'IMPRIMERIE MODERNE qui, comme son nom de l'indique pas, existe depuis 1917 (pas certain de la date, mais c'est dans ces eaux-là, à une époque où émergent bon nombre de coopératives ouvrières.) L'Imprimerie Moderne s'appellera au départ LA PROLETARIENNE. Le ton est donné.

Petite imprimerie de ville qui depuis quelques années, subit de plein fouet la mutation qui s'opère dans ce métier.
Le développement de la microinformatique, des imprimeries intégrées dans les entreprises, de la PAO, etc. enlève aux petits imprimeurs les travaux tels que têtes de lettres, enveloppes, dépliants, petites brochures et journaux, etc.
Les gros imprimeurs industriels eux, perdant des marchés au profit de structures plus importantes qu'eux (Espagne, Italie), se rabattent sur d'autres marchés, petits pour eux, mais importants pours nous.

L'imprimerie de ville est donc bouffée par les deux bouts.
Il en disparaît tous les jours un nombre effrayant.

Nous avons fait en 2000 le pari de ne pas disparaître en devenant éditeur et donc imprimeur de nos propres livres. C'était un moyen de faire tourner les machines en maintenant l'emploi.

Le pari n'est pas gagné en 2007, loin de là !
Mais demain est une autre jour.

Gérard FEYFANT a écrit:
Nous avons eu la chance qu'un noyau dur d'écrivains et illustrateurs locaux (peintres, photographes) se plaise à LA LAUZE.
Ainsi le catalogue s'est gentiment étoffé, de 4 à 10 titres par an.

Faire des livres, c'est bien. Les vendre c'est mieux, sinon on mange vite la grenouille.

Nous nous sommes tournés vers quelques diffuseurs : un sur la Dordogne, et trois autres pour le reste de l'exagone. Avec des résultats médiocres.
Aujourd'hui nous n'avons plus qu'un diffuseur-distributeur national, et un départemental.
Pour certains livres, nous lançons des souscriptions, ce qui soulage financièrement le coût de fabrication.
Il faut savoir qu'un diffuseur-distributeur n'achète pas au départ les ouvrages. Il les a en dépôt, ils restent notre propriété. On ne lui facture que ce qu'il a lui-même facturé à ses clients libraires, au fur et à mesure.
Ensuite, il paie à échéance de 90 jours (remise 55 %).
Puis, au bout d'un délai qui tend à se raccourcir (parfois 2 à 3 mois), les libraires retournent leurs invendus. La rotation de stocks chez les libraires devient effrayante. Un livre n'est souvent en rayon qu'un mois. Ensuite, zou on retourne. A ce moment là, on fait un avoir au diffuseur. C'est ainsi que 2 ou 3 mois après parution d'un ouvrage, on peut avoir des ventes négatives sur ce titre.
Gros problèmes de trésorerie.

Problème aussi pour apprécier à priori le succès d'un livre. Comment fixer le tirage initial. Question de feeling. On se plante souvent. Un tirage à 500 et on retire 1000 deux mois plus tard (mauvaise affaire).
Un tirage à 2000 et on a 1600 livres sur les bras (très mauvaise affaire)

Souvent les retours des libraires ne peuvent pas être remis en vente car ils sont abîmés. Beaucoup de pertes.

QUEL BEAU METIER !

sinbadboy a écrit:
Il y a une question que je me pose.
Est-il possible de ne pas perdre d'argent en étant un petit éditeur ?

Romane a écrit:
Ton témoignage est hyper intéressant. Je me demandais comment vous pouviez fonctionner.
Alors question : j'imagine que la boîte prend des risques pour certains genres et pas pour d'autres ?
Comment se fait la sélection ?

rizlabo a écrit:
Citation :
Les vendre c'est mieux, sinon on mange vite la grenouille.
Il me semble que c'est un gros problème, la distribution, et c'est un sujet qui n'est que trop peu abordé. Comment et pourquoi as-tu fixé ton choix ?
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