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 Fêtes, Rites et cultures...

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Alf
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MessageSujet: Fêtes, Rites et cultures...   Jeu 29 Mar 2007 - 8:39

feuilllle a écrit:


Origine du mot "crèche"

Dans l'évangile de Luc, l'endroit où est déposé Jésus à sa naissance est désigné par le mot de mangeoire, qui se dit "cripia" en latin, d'où est issu le mot "crèche". Par extension, la crèche s'apparente à l'étable toute entière. Il semble que la naissance de Jésus ait eu lieu dans une grotte aménagée en étable, comme il en existait beaucoup en Palestine à cette époque.
Dès le IIIe siècle, les chrétiens vénèrent une crèche dans une grotte de Bethléem, supposée être le véritable lieu témoin de la Nativité.

Au Moyen Age, les pièces de théâtres et les représentations scéniques étaient très appréciées en Europe. Elles étaient en général assez crues, animées et équivoques. Les débordements qui les entouraient étaient incontrolables. Leur contenu, symbolique, puisait souvent dans les traditions et les rites païens.

Au lieu d'interdire formellement ces pratiques païennes, l'Eglise tenta de leur opposer des pièces et tableaux vivants qui avaient pour thème principal la naissance du Sauveur selon les données des Evangiles de Matthieu et de Luc.



Ces pièces étaient jouées au cours de la célébration lithurgiques pour la rendre plus présente aux yeux des fidèles et attiser la foi.

Les premières crèches ressemblant à celles que nous connaissons font leur apparition dans les églises au XVIe siècle.

Conscient du pouvoir de ces compositions, les Jésuites réalisent des crèches d'église, notamment à Prague en 1562, qui figurent parmi les plus anciennes connues.

Progressivement les crèches entrent dans le maisons. Elles sont d'abord constituées de petites figurines de verre filé de Nevers, de porcelaine, de cire, de mie de pain ou de bois sculpté.
En France, l'interdiction, faite pendant la Révolution de présenter en public des scènes religieuses, favorise le développement des crèches domestiques et le commerce des petits personnages parmi lesquels des bergères aux joues roses en costume du XVIIIe siècle.

Puis au fur et à mesure, les crèches s'inspirent de la vie locale. Dans un style naïf, les artisans évoquent des personnages typiques de la région ou du village ou des défunts de la famille.

A partir du XIXe siècle, la crèche provencale devient la plus populaire.

Elle finit par repésenter tous les métiers de l'époque en costume local des années 1820 à 1850.

Ces petits santons rappelle la simplicité orginelle de la grotte de Bethléem.Le nom des santons vient du provençal "santoun" qui signifie "petit saint".

Les personnages étaient alors façonnés avec de la mie de pain séchée, puis peints à l'huile et au vernis.

Depuis le début du XIXe siècle, les santonniers se transmettent de père en fils leur art populaire dans le respect des traditions.
De grandes marques se distinguent avec leur propre style et leur palette de couleurs : les ateliers Marcel Carbonel et les santons de Mireille Fouque.
Le matériau utilisé est l'argile locale de Marseille ou d'Aubagne, de couleur rouge.
Le plastique, le plomb ou le plâtre sont proscrits.
Marseille est capitale santonnière depuis 1803.

Acheter des santons Carbonel sur Internet
La tradition des crèches s'est développée dans le monde entier : crèche africaine en bois, asiatiques avec un petit Jésus aux yeux bridés, certaines sont même en argent en Roumanie.

En Amérique Latine, on compte autant de crèche que de village. Elles sont en bois, en terre cuite, en pâte à sel ou même en sucre
Les crèches baroques

Au XVIIe siècle, les crèches quittent les églises pour décorer les fastueuses demeures aristocratiques de style baroque.

Dans ce domaine les crèches produites à Naples restent un modèle du genre.

Elles sont riches, élégantes et sont très demandées dans toute l'Europe au XVIIIe jusqu'au milieu du XIXe siècle.



Les crèches napolitaines

Le raffinement atteint son apogée avec les crèches napolitaines dans lesquels tous les personnages sont richement ornés.

C'est en Italie, entre le XVe et le XVIe siècle, qu'apparaissent les premières crèches au sens moderne du terme. Leurs personnages sont des statues colorées, parfois même atteignant la taille humaine.

C'est la ville de Naples qui se distingue par ses crèches : à plusieurs niveaux avec une grande diversité de personnages.

Les personnages sont faits d'étoupe armé de fil de fer puis revêtus de riches étoffes. Les visages sont en terre cuite peintes, les yeux en verre.
Où, quand, comment installer sa crèche ?

Il est d'usage d'installer sa crèche le 1er dimanche de l'Avent, ou pour la Saint Nicolas
ou pour le dernier dimanche avant Noël.
Il faut lui trouver une place de choix dans la maison, puis aménager un décor qui la mette en valeur.

Adossée au mur, quelques bûches de bois, de grosses pommes de pin, de la mousse, de la paille, des cailloux blancs ramassés à la plage, composent un décor naturel. De la terre de bruyère, une ardoise peuvent composer le toit de la crèche.
On peut aussi réaliser un petit mas provençal ou une grotte en papier rocher avec au sommet un ange et une étoile.

Chacun à sa méthode pour rendre la crèche plus vivante et mettre en place des rituels pour apporter les personnages.

La crèche restera dans nos maisons jusqu'au 2 février, date de la présentation de Jésus au Temple.
Entre temps, les Rois mages sont arrivés le 6 janvier, jour de l'Epiphanie.
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Alf
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MessageSujet: Re: Fêtes, Rites et cultures...   Jeu 29 Mar 2007 - 8:40

feuilllle a écrit:
Origine du mot "crèche"

Dans l'évangile de Luc, l'endroit où est déposé Jésus à sa naissance est désigné par le mot de mangeoire, qui se dit "cripia" en latin, d'où est issu le mot "crèche". Par extension, la crèche s'apparente à l'étable toute entière. Il semble que la naissance de Jésus ait eu lieu dans une grotte aménagée en étable, comme il en existait beaucoup en Palestine à cette époque.
Dès le IIIe siècle, les chrétiens vénèrent une crèche dans une grotte de Bethléem, supposée être le véritable lieu témoin de la Nativité.

Au Moyen Age, les pièces de théâtres et les représentations scéniques étaient très appréciées en Europe. Elles étaient en général assez crues, animées et équivoques. Les débordements qui les entouraient étaient incontrolables. Leur contenu, symbolique, puisait souvent dans les traditions et les rites païens.

Au lieu d'interdire formellement ces pratiques païennes, l'Eglise tenta de leur opposer des pièces et tableaux vivants qui avaient pour thème principal la naissance du Sauveur selon les données des Evangiles de Matthieu et de Luc.



Ces pièces étaient jouées au cours de la célébration lithurgiques pour la rendre plus présente aux yeux des fidèles et attiser la foi.

Les premières crèches ressemblant à celles que nous connaissons font leur apparition dans les églises au XVIe siècle.

Conscient du pouvoir de ces compositions, les Jésuites réalisent des crèches d'église, notamment à Prague en 1562, qui figurent parmi les plus anciennes connues.

Progressivement les crèches entrent dans le maisons. Elles sont d'abord constituées de petites figurines de verre filé de Nevers, de porcelaine, de cire, de mie de pain ou de bois sculpté.
En France, l'interdiction, faite pendant la Révolution de présenter en public des scènes religieuses, favorise le développement des crèches domestiques et le commerce des petits personnages parmi lesquels des bergères aux joues roses en costume du XVIIIe siècle.

Puis au fur et à mesure, les crèches s'inspirent de la vie locale. Dans un style naïf, les artisans évoquent des personnages typiques de la région ou du village ou des défunts de la famille.

A partir du XIXe siècle, la crèche provencale devient la plus populaire.

Elle finit par repésenter tous les métiers de l'époque en costume local des années 1820 à 1850.

Ces petits santons rappelle la simplicité orginelle de la grotte de Bethléem.Le nom des santons vient du provençal "santoun" qui signifie "petit saint".

Les personnages étaient alors façonnés avec de la mie de pain séchée, puis peints à l'huile et au vernis.

Depuis le début du XIXe siècle, les santonniers se transmettent de père en fils leur art populaire dans le respect des traditions.
De grandes marques se distinguent avec leur propre style et leur palette de couleurs : les ateliers Marcel Carbonel et les santons de Mireille Fouque.
Le matériau utilisé est l'argile locale de Marseille ou d'Aubagne, de couleur rouge.
Le plastique, le plomb ou le plâtre sont proscrits.
Marseille est capitale santonnière depuis 1803.

Acheter des santons Carbonel sur Internet
La tradition des crèches s'est développée dans le monde entier : crèche africaine en bois, asiatiques avec un petit Jésus aux yeux bridés, certaines sont même en argent en Roumanie.

En Amérique Latine, on compte autant de crèche que de village. Elles sont en bois, en terre cuite, en pâte à sel ou même en sucre
Les crèches baroques

Au XVIIe siècle, les crèches quittent les églises pour décorer les fastueuses demeures aristocratiques de style baroque.

Dans ce domaine les crèches produites à Naples restent un modèle du genre.

Elles sont riches, élégantes et sont très demandées dans toute l'Europe au XVIIIe jusqu'au milieu du XIXe siècle.



Les crèches napolitaines

Le raffinement atteint son apogée avec les crèches napolitaines dans lesquels tous les personnages sont richement ornés.

C'est en Italie, entre le XVe et le XVIe siècle, qu'apparaissent les premières crèches au sens moderne du terme. Leurs personnages sont des statues colorées, parfois même atteignant la taille humaine.

C'est la ville de Naples qui se distingue par ses crèches : à plusieurs niveaux avec une grande diversité de personnages.

Les personnages sont faits d'étoupe armé de fil de fer puis revêtus de riches étoffes. Les visages sont en terre cuite peintes, les yeux en verre.
Où, quand, comment installer sa crèche ?

Il est d'usage d'installer sa crèche le 1er dimanche de l'Avent, ou pour la Saint Nicolas
ou pour le dernier dimanche avant Noël.
Il faut lui trouver une place de choix dans la maison, puis aménager un décor qui la mette en valeur.

Adossée au mur, quelques bûches de bois, de grosses pommes de pin, de la mousse, de la paille, des cailloux blancs ramassés à la plage, composent un décor naturel. De la terre de bruyère, une ardoise peuvent composer le toit de la crèche.
On peut aussi réaliser un petit mas provençal ou une grotte en papier rocher avec au sommet un ange et une étoile.

Chacun à sa méthode pour rendre la crèche plus vivante et mettre en place des rituels pour apporter les personnages.

La crèche restera dans nos maisons jusqu'au 2 février, date de la présentation de Jésus au Temple.
Entre temps, les Rois mages sont arrivés le 6 janvier, jour de l'Epiphanie.

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Alf
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MessageSujet: Re: Fêtes, Rites et cultures...   Jeu 29 Mar 2007 - 8:41

feuilllle a écrit:
LES ROIS MAGES


Venus d'Orient, trois rois se mirent en route en suivant la lumière de l'étoile qui les guida jusqu'à Bethléem.

Ils y trouvèrent l'enfant Jésus, qui appelèrent le " Nouveau Roi des Juifs ".
Quand ils le découvrirent dans l'étable, près de ses parents, Marie et Joseph, ils s'agenouillèrent devant lui en signe de respect et lui apportèrent de l'or, de la myrrhe et de l'encens.

L'origine des Rois mages est aujourd'hui encore obscure. On les dits savants, riches mais errants. Ces mystérieux personnages alimentèrent l'imaginaire qui enveloppe Noël.

Une chanson populaire raconte comment les Rois mages sont venus d'Afrique.
Pour l'Evangile, ils arrivèrent de l'Orient. Peut être viennent ils tout simplement du mystérieux pays d'où sont originaires les Saintes Maries de la Mer et qui porta longtemps le nom d'Egypte.

Longtemps, le 6 janvier jour de l'Epiphanie fût plus important que le jour de Noël.

La symbolique des cadeaux en portait témoignage : l'or de Melchior célébrait la royauté, l'encens de Balthazar la divinité et la myrrhe de Gaspard annonçait la souffrance rédemptrice de l'homme à venir sous les traits de l'enfant.

Qu'est ce que la myrrhe ?
La myrrhe est une résine odorante fournie par un arbre d'Arabie, le balsamier.

Longtemps ce jour là, on célébra le miracle de Cana : de l'eau changée en vin.
Un rituel de quête terminait jadis la période des 12 jours de fêtes.
Les quêteurs recevaient souvent en guise de présent une part de galette.

Et si le Père Noël était un Roi mage ?
Une légende russe raconte qu'il existe un 4e Roi mage, qui conduit sur la steppe un traineau tiré par des rennes et rempli de cadeaux pour les enfants. Depuis 2000 ans il a renoncé à trouver l'enfant Jésus, alors il comble de cadeaux les enfants qu'il rencontre en cours de route.

http://www.joyeuse-fete.com/joyeux-noel/noelcreches.html
même lien pour les crèches. les creches.
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Alf
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MessageSujet: Re: Fêtes, Rites et cultures...   Jeu 29 Mar 2007 - 8:42

feuilllle a écrit:
Les Celtes considéraient le 24 décembre, comme le jour de la renaissance du Soleil. Ils avaient coutume d'associer un arbre à chaque mois lunaire, ils avaient dédié l'épicéa, qui était l'arbre de l'enfantement, à ce jour-là.

Au XIe siècle, les fidèles avaient coutume de présenter des scènes appelées Mystères, dont celle du Paradis. L'arbre du Paradis était souvent symbolisé par un sapin garni de pommes rouges.

C'est en 1521 que le sapin ou arbre de Noël ou encore arbre du Christ a été mentionné pour la première fois en Alsace. Il existe également des documents attestant d'une fête le 24 décembre
Au XIIe siècle la tradition du sapin apparait en Europe, en Alsace.

On parle alors de décorer les maisons avec des branches coupées 3 jours avant Noël.

Il était répandu en Alsace et dans la région de Bâle. Il représentait à l'origine l'Arbre d'Eden dans les mystères joués la veille de Noël sur les bords du Rhin. Pour le décorer, on attachait des pommes à ses branches.

Il existe également des documents attestant d'une fête le 24 décembre 1510 à Riga en Lettonie où des marchands dansaient outour d'un arbre décoré de roses artificielles avant de le brûler.
En 1546, on parle sérieusement d'arbres de Noël quand la ville de Sélestat en Alsace autorise à couper des arbres verts pour Noël, au cours de la nuit de la Saint Thomas, le 21 décembre.
Symbole de la vierge, les roses faisaient partie de la panoplie de décoration pour parer les sapins en Alsace au XVIe siècle, ainsi que des pommes, des confiseries et des petits gâteaux qui ressemblaient à des hosties.
Les pommes avaient également une valeur symbolique, car sur l'ancien calendrier des saints, le 24 décembre était réservé à Eve et Adam, canonisés par les Eglises orientales.

A l'époque l'église considérait l'arbre de Noël comme une pratique païenne et franc-maçonne.
Et ce fût le cas jusqu'au milieu du XXe siècle.
En fait, avant que la fête de Noel n'existe, il existait déjà un rite paien lors des fêtes du solstice d'hiver : on décorait un arbre, symbole de vie, avec des fruits, des fleurs, du blé.

Plus tard, on accrocha une étoile au sommet de l'arbre, symbole de l'étoile de Bethléem qui guida les Rois Mages. Dès lors il conquit peu à peu les communes protestantes d'Allemagne du nord et les grandes villes et occupa une place de choix dans les églises des deux religions.

Une gravure de 1806, représente un sapin décoré avec des petits personnages, des animaux, des oiseaux et des gâteaux découpés.

En 1560, au moment de la Réforme, les protestants se refusent à représenter la Nativité par une crèche comme les catholiques. Ils préfèrent développer la tradition du sapin de Noël, arbre qui symbolise le paradis d'Adam et Eve et la connaissance du bien et du mal.

La tradition du sapin de Noël se répand dans les pays d'Europe Protestante, en Allemagne et en Scandinavie.
Au XVII et XVIIIe siècle on commence à voir des premiers sapins illuminés.
Comme la cire était couteuse, on plaçait des coquilles de nois remplies d'huile à la surface de laquelle une petite mèche flottait ou des chandelles souples que l'on nouait autour des branches.

C'est au XIXe siècle que le sapin de Noël prend son essor.
Cette coutume de l'arbre de Noël arriva en Grande Bretagne dans les années 1840. La jeune reine Victoria et son époux le roi Albert le firent apprécier dans tout le pays. Les époux mirent l'arbre de Noël allemand avec ses lumières brillantes au centre de la fête familiale de Noël au château de Windsor.

Il fit ensuite son apparition aux Etats Unis à la Maison Blanche.

En France, l'arbre de Noël fut introduit à Versailles par Marie Leszcynska, femme de Louis XV en 1738.

En 1837 Hélène de Mecklembourg, duchesse d'Orléans et d'origine allemande fait décorer un sapin aux Tuileries.
Cette tradition se généralisa après la guerre de 1870 dans tout le pays.

Les Emmigrés d'Alsace-Lorraine font largement connaître la tradition du sapin aux français : "Là où il y a une famille alsacienne, il y a un sapin de Noël". A la fin du XIXe siècle tout le pays l'a adopté.

C'est à partir de 1880 qu'on a pu voir les premières décorations avec des ampoules électriques aux Etats Unis.
Mais c'était tout de même rare car au au début du siècle le prix d'une guirlande d'ampoules représentait un salaire hebdomadaire moyen.

Décorations du sapin

Jusque dans les années 1950 c'est l'Allemagne et les pays d'Europe de l'est qui restent le coeur de production des ornements d'art.

Les artisans travaillaient de nombreaux matériaux comme le verre soufflé, filé, moulé, le métal, la cire et le bois.

On fabriquait aussi des petits personnages en coton, des cheveux d'anges métalliques (origine lyonnaise).

La boule de Noël qui décore les sapins est née à Meisenthal en Moselle.

Traditionnellement, on y accrochait des pommes mais en 1858, l'hiver fut si rigoureux qu'il n'y eu plus de pommes. Un artisan verrier eut l'idée pour donner quand même un peu de joie à la fête de créer des boules représentant une pomme et d'autres fruits.

La boule de Noël était née.

http://www.joyeuse-fete.com/joyeux-noel/noelsapin.html

ici aussi c'est pas mal : http://www.culture.gouv.fr/culture/noel/franc/sapin.htm
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Alf
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MessageSujet: Re: Fêtes, Rites et cultures...   Jeu 29 Mar 2007 - 8:43

feuilllle a écrit:
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MessageSujet: Re: Fêtes, Rites et cultures...   Jeu 29 Mar 2007 - 8:44

feuilllle a écrit:
Saint Nicolas
Saint patron des petits enfants...

6 décembre


Qui est SAINT NICOLAS ?
Saint Nicolas, saint patron et protecteur des petits enfants et de la Lorraine est fêté tous les 6 décembre, surtout dans l'est de la France et dans le nord ainsi que dans de nombreux pays d'Europe.
La légende du Père Noel a été crée à partir du personnage de Saint Nicolas. C'est en quelque sorte l'ancêtre du Père Noel.

L'histoire dit que le personnage de Saint Nicolas est inspiré de Nicolas de Myre appelé également Nicolas de Bari. Il est né à Patara en Asie Mineure entre 250 et 270 après J-C. Il est mort le 6 décembre, en 345 ou en 352 dans la ville portuaire de Myre en Asie Mineure.
C'est l'un des saints les plus populaires en Grêce et dans l'Eglise Latine.
Il fût Evêque de Myre au 4ème siècle. Sa vie et ses actes sont entourés de légendes.

Après sa mort, Saint Nicolas a alimenté une multitude de légendes qui reflètent sa personnalité généreuse.
Chaque épisode de sa vie a donné lieu à lieu à un patronage ou une confrérie d'un métier ou d'une région.

C'est l'un des saints le plus souvent représenté dans l'iconographie religieuse : sur les vitraux des églises, dans les tableaux, en statue, sur les taques de cheminée, les images d'Epinal, etc... Ses légendes offraient aux imagiers une riche matière.

Saint Nicolas, dans son costume d'évêque fait équipe avec un personnage sinistre, le père Fouettard. Celui-ci, tout vêtu de noir n'a pas le beau rôle puisqu'il est chargé de distribuer les coups de trique aux garnements.

La Saint Nicolas est aussi l'occasion pour les enfants de recevoir des cadeaux trois semaines avant que le Père Noël ne passe dans les cheminées.
La veille de la Saint Nicolas, les petits enfants placent leurs souliers devant la cheminée avant d'aller se coucher. Il dépose à côté de leurs chaussures, une carotte et des sucres pour la mule du Saint Nicolas et un verre de vin pour réchauffer le grand Saint.


Depuis le XIIe siècle, on raconte que Saint Nicolas, déguisé, va de maison en maison dans la nuit du 5 au 6 décembre pour demander aux enfants s'ils ont été obéissants. Les enfants sages reçoivent des cadeaux, des friandises et les méchants reçoivent une trique donnée par le compagnon de Saint Nicolas, le Père Fouettard.




La Légende de Saint Nicolas veut que le saint ait ressuscité trois petits enfants qui étaient venus demander l'hospitalité à un boucher. Celui-ci les accueillit et profita de leur sommeil pour les découper en morceaux et les mettre au saloir. Sept ans plus tard, Saint Nicolas passant par là demande au boucher de lui servir ce petit salé vieux de sept ans. Terrorisé le boucher prit la fuite et Saint Nicolas fit revenir les enfants à la vie. Cette légende est à l'origine d'une célèbre chansonnette :
"Ils étaient trois petits enfants qui s'en allaient glaner aux champs..."

De Saint Nicolas à Père Noel
Après la Réforme protestante survenue au XVIe siècle, la fête de Saint Nicolas fut abolie dans certains pays européens.
Les Hollandais conservèrent cependant cette ancienne coutume catholique. Au début du XVIIe siècle, des Hollandais émigrèrent aux États-Unis et fondèrent une colonie appelée "Nieuw Amsterdam" (en néerlandais) qui, en 1664, devint New York. En quelques décennies, cette coutume néerlandaise de fêter la Saint-Nicolas se répandit aux États-Unis. Pour les Américains, Sinter Klaas devint rapidement Santa Claus.

Après plusieurs décennies, la société chrétienne trouva plus approprié que cette "fête des enfants" soit davantage rapprochée de celle de l'enfant Jésus. Ainsi, dans les familles chrétiennes, saint Nicolas fit désormais sa tournée la nuit du 24 décembre.

En 1821, un pasteur américain, Clément Clarke Moore écrivit un conte de NOËL pour ses enfants dans lequel un personnage sympathique apparaît, le Père Noël, dans son traîneau tiré par huit rennes. Il le fit dodu, jovial et souriant, remplaça la mitre du Saint Nicolas par un bonnet, sa crosse par un sucre d'orge et le débarrassa du Père Fouettard. L'âne fut remplacé par 8 rennes fringuants.
C'est à la presse américaine que revient le mérite d'avoir réuni en un seul et même être les diverses personnifications dispensatrices de cadeaux.

En 1860,Thomas Nast, illustrateur et caricaturiste au journal new-yorkais <<Harper's Illustrated Weekly>>, revêt Santa-Claus d'un costume rouge, garni de fourrure blanche et rehaussé d'un large ceinturon de cuir. Pendant près de 30 ans, Nast illustra au moyen de centaines de dessins tous les aspects de la légende de Santa Claus connu chez les francophones comme étant le père Noël.

La légende fit son chemin et c'est en 1931, que le père Noël prit finalement une toute nouvelle allure dans une image publicitaire, diffusée par la compagnie Coca-Cola. Grâce au talent artistique de Haddon Sundblom, le père Noël avait désormais une stature humaine, plus accessible, un ventre rebondissant, une figurine sympathique, un air jovial et une attitude débonnaire. La longue robe rouge a été remplacée par un pantalon et une tunique. Ceci est plus marqué aux Etats Unis, car en France, le père Noël a conservé une longue robe rouge.
Coca Cola souhaitait ainsi inciter les consommateurs à boire du Coca Cola en plein hiver.
Ainsi, pendant près de 35 ans, Coca-Cola diffusa ce portrait du père Noël dans la presse écrite et, ensuite, à la télévision partout dans le monde.

http://www.joyeuse-fete.com/joyeux-noel/saintnicolas.html

et aussi :
http://mcl.club.fr/saint-nicolas/index.php
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MessageSujet: Re: Fêtes, Rites et cultures...   Jeu 29 Mar 2007 - 8:46

feuilllle a écrit:
C'est Saint Nicolas qui a inspiré le Père Noël.

On retrouve dans la représentation du Père Noël tout ce qui faisait la symbolique du personnage de Saint Nicolas :
la longue barbe blanche, la mitre qui est devenu un bonnet de fourrure, le grand manteau rouge. Il voyage dans un traîneau tiré par des rênes, Saint Nicoals voyageait sur le dos d'un âne. Pour cette raison, dans certaines régions de France, les enfants déposent sous le sapin de Noël, un verre de vin pour le Père Noël et une carotte pour son âne.

Chaque région de France lui donna un nom différent :
le Père Noël est appelé " Chalande " en Savoie,
" Père janvier " en Bourgogne et dans le Nivernais,
" Olentzaro " dans le pays basque ou encore
" Barbassionné " en Normandie.

Saint Nicolas a été importé aux Etats-Unis au XVIIe siècle par les immigrés allemands ou hollandais où il aurait pris une l'ampleur commerciale que nous connaissons actuellement, subit des transformations vestimentaires et culturelles pour se transformer en un Père Noël plus convivial et serait ensuite revenu en Europe.

Pour les américains, Saint Nicolas est Sinter Klaas qui devint Santa Claus.

En 1821 : un pasteur américain, Clément Clarke Moore écrivit un conte de NOËL pour ses enfants dans lequel un personnage sympathique apparaît, le Père Noël, dans son traîneau tiré par huit rennes.
Il le fit dodu, jovial et souriant. Il remplaça la mitre du Saint Nicolas par un bonnet, sa crosse par un sucre d'orge et le débarrassa du Père Fouettard. L'âne fut remplacé par 8 rennes fringuants.
Mais c'est à la presse américaine que revient le mérite d'avoir réuni en un seul et même être les diverses personnifications dispensatrices de cadeaux.

1823 : L'événement qui contribua certainement le plus à l'unification de ces personnages fut sans aucun doute la publication du fameux poème de Clement Clarke Moore. Intitulé "A Visit From St. Nicholas", ce poème fut publié pour la première fois dans le journal Sentinel, de New York, le 23 décembre 1823. Repris les années suivantes par plusieurs grands quotidiens américains, ce récit fut ensuite traduit en plusieurs langues et diffusé dans le monde entier.

En 1860, Thomas Nast, illustrateur et caricaturiste au journal new-yorkais Harper's Illustrated Weekly, revêt Santa-Claus d'un costume rouge, garni de fourrure blanche et rehaussé d'un large ceinturon de cuir.
En 1885, Nast établissait la résidence officielle du père Noël au pôle Nord au moyen d'un dessin illustrant deux enfants regardant, sur une carte de monde, le tracé de son parcours depuis le pôle Nord jusqu'aux États-Unis.
L'année suivante, l'écrivain américain George P. Webster reprenait cette idée et précisait que sa manufacture de jouets et "sa demeure, pendant les longs mois d'été, est cachée dans la glace et la neige du pôle Nord".
C'est en 1931, que le père Noël prit finalement une toute nouvelle allure dans une image publicitaire, diffusée par la compagnie Coca-Cola. Grâce au talent artistique de Haddon Sundblom, le père Noël avait désormais une stature humaine (le rendant ainsi plus convaincant et nettement plus accessible), un ventre rebondissant, une figurine sympathique, un air jovial. La longue robe rouge a été remplacée par un pantalon et une tunique. Ceci est plus marqué aux Etats Unis, car en France, le père Noël a conservé une longue robe rouge.
Coca Cola souhaitait ainsi inciter les consommateurs à boire du Coca Cola en plein hiver.
Ainsi, pendant près de 35 ans, Coca-Cola diffusa ce portrait du père Noël dans la presse écrite et, ensuite, à la télévision partout dans le monde.
Et si le Père Noël était un Roi mage ?

Une légende russe raconte qu'il existe un 4e Roi mage, qui conduit sur la steppe un traineau tiré par des rennes et rempli de cadeaux pour les enfants. Depuis 2000 ans il a renoncé à trouver l'enfant Jésus, alors il comble de cadeaux les enfants qu'il rencontre en cours de route.
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MessageSujet: Re: Fêtes, Rites et cultures...   Jeu 29 Mar 2007 - 8:46

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MessageSujet: Re: Fêtes, Rites et cultures...   Jeu 29 Mar 2007 - 8:49

feuilllle a écrit:
LE RENNE AU NEZ ROUGE
On doit la création du renne au nez rouge au poète Robert L. May, en 1939. Son apparition est justifiée par le fait que le Père Noël doit affronter des conditions météorologiques si mauvaises qu'il risque d'être en retard dans ses livraisons nocturnes. Grâce au nez lumineux de ce renne, il peut s'orienter dans la turbulence hivernale et mener à bien sa distribution de cadeaux.

feuilllle a écrit:
bon j'avais de tres belles images de sapins enguirlandés, de pere noel et de saint nicolas, de rennes et de paysages montagnards....
mais ca ne marche plus du tout!alors quelques chants de noel...

avant je termine sur les rennes

Saint Nicolas avait un âne, le Père Noël a 8 rennes qui tirent son traineau.

Ils s'appellent Tornade, Danseur, Furie, Fringuant, Comète, Cupidon, Éclair et Tonnerre.

En anglais :
Dasher, Dancer, Prancer, Vixen, Comet, Cupid, Dunder et Blixen.

Le petit dernier Rodolphe, le célèbre renne au nez rouge, naquit un peu plus tard.



Les symboles de Noël :
http://www.joyeuse-fete.com/joyeux-noel/noelsymboles.html


D'après l'Evangile, les premiers chants de Noël furent ceux des anges.

Très tôt le monde s'est mis à chanter pour célébrer Noël.

Les cantiques emplissaient les églises pour clamer la Bonne Nouvelle.

Dans les villages, les châteaux, les chaumières, la habitants, qu'ils soient riches ou pauvres chantaient pour chasser les peurs des nuits d'hiver.


A l'origine, les chants de Noël étaient rythmés par des rondes joyeuses évoquant la Nativité, mais aussi la nature et la vie quotidienne.

Aujourd'hui encore le chant reste le plus bel instrument pour transmettre l'esprit de Noël.

Les chants de Noël, s'appellent "des Noël".

Les premiers chants de Noël sont des chants liturgiques ou des cantiques composés en latin.
Repris par la foule au fil des siècles, ils s'émaillent de mots de patois. Le bouche à oreille transforment les paroles de génération en génération. Les auteurs sont souvent anonymes.

Les premiers dont on garde la trace remontent au XVIe siècle.
Aujourd'hui encore on chante "Entre le boeuf et l'âne gris" sans savoir qu'il s'agit d'un chant composé dans la première moitié du XVIe siècle.

La plus belle époque des cantiques de Noël, qui voient l'apparition des Pastorales, est le XVIIIe et le XIXe siècle.
Les célèbres chants "Il est né le divin enfant" et "Les anges dans nos campagnes" datent de cette époque.

Bach a composé de nombreuses cantates pour le temps de Noël.

Tous ces chants quelle que soit leur origine ont le pouvoir d'inviter au recueillement et à la joie. A travers eux un peu de mystère et d'espérance se dévoile.

En Angleterre on chante depuis le Moyen Age des Christmas Carols. le mot Carol désigne une danse médiévale : la ronde.
Religieux ou profanes, ils sont chantés et dansés lors des processions.


"Les Anges dans le ciel", est un chant lyrique anonyme, composé au XIXe siècle. IL serait apparu en 1874 dans une Bible de Noël en Lorraine. IL est attribué à Wilfrid Moreau de Poitiers. Les uns disent que c'est un Noël languedocien, les autres un Noël macaroniques, c'est à dire à la fois en latin et en langue populaire.

http://www.joyeuse-fete.com/joyeux-noel/chansons.html

feuilllle a écrit:
Les Cantiques

Douce nuit

Venez divin Messie

Entre le boeuf et l'âne gris

Il est né le divin enfant

Les anges dans nos campagnes

Peuple fidèle


Les chants traditionnels

Mon beau sapin

Vive le vent

Petit papa Noël

feuilllle a écrit:
"Douce nuit" ou Stille Nacht fut composé en décembre 1818 quelques heures avant la messe de minuit. Les paroles sont de Josef Mohr, prêtre de l'église Saint Nicolas d'Obendorf près de Salzbourg.
La légende raconte que l'orgue était tombé en panne cette année là, des souris avaient mangé le soufflet. En toute hâte on fit appel à l'instituteur et organiste d'un village voisin, Franz Gruber, qui inventa un air et le joua à la guitare. Au Noël suivant le cantique fut interprété en chorale et de là il se répandit à l'etranger.


Que chantent nos voisins ?

En Espagne on chante les Villancicos, en Russie les Koliadki aux portes de maisons, en Roumanie des Kolinde, en Pologne et en Bulgarie des Koleda, en Italie des Canti Natalizi, en Allemagne des Weihnachtslieder.

Certains chants dépassent les frontières comme Stille Nacht, Jingle Bells ou Petit Papa Noël.

Le célèbre Noël allemand "O Tannenbaum" (Mon beau sapin) réalisé en 1824 est du au professeur Anschütz de Leipzig. Il serait calqué sur l'air d'une chanson populaire allemande du XVIe siècle.
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MessageSujet: Re: Fêtes, Rites et cultures...   Jeu 29 Mar 2007 - 14:11

pour finir , non pas avec le fil, mais sur les infos de Noêl, enfin de ce que j'ai, et puisque c'est la fête des enfants, un lien de cartes virtuelles Jeux pour eux...

essayez c'ets pas mal!

Razz

http://www.linternaute.com/femmes/cartes/categorie/403/enfants.shtml
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MessageSujet: Re: Fêtes, Rites et cultures...   Jeu 29 Mar 2007 - 14:12

feuilllle a écrit:
Historique pour les chrétiens


Cette fête était le Noël des Orientaux, particulièrement de l’Eglise d’Alexandrie où elle semble avoir supplanté la fête païenne du soleil ainsi que celle de la crue du Nil à l’occasion de laquelle on puisait, en cérémonie, de l’eau du fleuve - rite que l’on christianisa par la commémoration du baptême de Jésus et par la fête de l’eau changée en vin aux noces de Cana. Ce jour devint tout naturellement un jour de baptême. Quand, peu après, les Eglises romaine et orientale "échangèrent" leur fête de Noël, la liturgie latine intégra aussi le Baptême du Christ et les Noces de Cana. Il en reste des traces dans l’Office des Heures, dans la fête du Baptême du Christ qui termine le temps de l’Epiphanie, et jusque dans le deuxième dimanche du Temps ordinaire dont les évangiles gravitent autour des événements baptismaux du Jourdain (années A et B) ou des Noces de Cana (année C).

Peu à peu, dans l’Eglise latine, l’adoration des mages devint l’objet principal de la fête. La tendance populaire à se fixer sur un aspect second aux dépens de la réalité centrale a fait dévier l’attention sur les mages, d’où le nom de Fête des Rois. Mieux vaudrait dire Fête du Roi. Car ces mages (dont aucun texte d’Ecriture ne dit qu’ils furent des rois) sont venus adorer le "Roi d’Israël", un Roi-Prêtre auquel ils offrent des présents significatifs : l’or royal et l’encens sacerdotal.

Cette fête est, à proprement parler, plus grande que Noël. Disons qu’elle est Noël dans sa plénitude. Le peuple catholique de l’Occident, surtout depuis saint François d’Assise, l’inventeur de nos crèches, préfère Noël, et fête l’événement historique, la naissance de l’Enfant Jésus. Les Orientaux et, dans une bonne mesure, notre liturgie, fêtent un événement plus profond : l’Epiphanie de Dieu, la manifestation glorieuse du Verbe de Dieu au milieu de nous.

Epiphanie - manifestation - se disait d’un roi quand il venait visiter une ville, événement qui donnait lieu à des illuminations, fêtes et privilèges. La fête de l’Epiphanie célèbre, de même, Celui qui "vient visiter son peuple" Celui qui se manifeste en gloire. Ce n’est plus l’enfant caché dans la crèche, c’est le Roi-Prêtre auquel l’Eglise, comme les mages, apporte les présents de son action de grâce et de son coeur entièrement donné.

La fête prend encore une couleur missionnaire, universaliste : ces mages, venus de loin, représentent tous les peuples du monde. Nous fêtons aujourd’hui les jeunes Eglises d’outre-mer venues tard à la foi, mais avec toute l’ardeur et tout le dynamisme de leur jeunesse. Nous fêtons encore - eh oui ! - ces hommes et ces femmes qui cherchent sincèrement, parfois en méprisant l’Eglise. De bonne foi, tel Saül dans son ardeur "pure" de pharisien. Ah ! qu’ils aient, comme Saül sur le chemin de Damas quand la gloire de Dieu l’aveugla bien heureusement, une épiphanie ! Que Dieu les illumine de cette lumière dont l’étoile des mages est annonciatrice !

Tel un éventail que l’on ouvre lentement pour en détailler la richesse, la liturgie déploie aujourd’hui Noël en Epiphanie, avant de déployer cette Epiphanie première en Epiphanie pascale, puis en Epiphanie finale. Ainsi cette venue glorieuse du Christ en notre monde et ces mages représentant "les nations", les peuples encore loin de Dieu, annoncent-ils, dès le début de l’année liturgique, ce que celle-ci fêtera à son terme : le Christ Roi rassembleur des nations. Si Noël peut être dite la fête familiale, l’Epiphanie est la fête universelle. Si, à Noël, une joie douce s’empare de nous, à l’Epiphanie, un frisson glorieux nous parcourt, émeut notre âme, dilate mystérieusement le coeur et porte le regard au loin.

http://www.portstnicolas.org/spip.php?article2022
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MessageSujet: Re: Fêtes, Rites et cultures...   Jeu 29 Mar 2007 - 14:14

feuilllle a écrit:
L'Épiphanie est une fête chrétienne qui célèbre la présentation de jésus au trois rois mages. elle a lieu le 6 janvier. Épiphanie est un mot d'origine grecque, Ἐπιφάνεια Epiphaneia qui signifie « manifestation » ou « apparition » (du verbe φάινω phainô, « se manifester, apparaître, être évident » ). La fête a des sens différent selon les confessions.

Durant les quatre premiers siècles de l'histoire chrétienne, l'Église avait l'habitude de fêter le 6 janvier toutes les manifestations de Dieu sur la terre : la Nativité (Noël), l'Adoration des mages, le baptême du Christ et les noces de Cana. Le changement de l'eau en vin et la multiplication des pains (ou Phagiphanie) étaient ainsi commémorés par une même fête avec la Nativité.

Les fêtes ont ensuite été dissociées : pour le 6 janvier, les Latins ont retenu l'Adoration des mages et les Grecs le Baptême du Christ. Les Arméniens sont les seuls chrétiens à avoir conservé une fête unique le 6 janvier : c'est le Noël arménien.

feuilllle a écrit:
Dans l'Église catholique romaine

Dans certains pays, la célébration liturgique de la fête est reportée à un dimanche, en vertu d'un indult papal destiné à permettre aux gens de se rendre à la messe (alors qu'ils devraient travailler le 6 janvier si ce jour n'est pas férié dans leur pays). Ainsi, en France, cette fête est célébrée le deuxième dimanche après Noël.

Cette fête célèbre la visite de l'enfant Jésus par les mages, couramment appelés les Rois mages.

Dans l'Église orthodoxe

La fête commémore le baptême du Christ dans le Jourdain, la descente du Fils de Dieu au milieu de sa création, la stupeur de cette création qui reconnaît son créateur (le Jourdain retourne en arrière) et la manifestation de la Divine Trinité (la voix du Père et la colombe rendent témoignage au Fils).

Dans certains pays orthodoxe, une croix est lancée dans un fleuve ou dans la mer et les jeunes gens rivalisent, en cette saison froide, pour plonger et la rapporter. La fête s'appelle plutôt Théophanie et elle est préparée par un jeûne strict le 5 janvier.

Dans l'Église apostolique arménienne

La fête est une des plus grandes fêtes de l'année car Noël n'est pas fêté le 25 décembre mais, selon l'usage chrétien ancien, le 6 janvier.
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MessageSujet: Re: Fêtes, Rites et cultures...   Jeu 29 Mar 2007 - 14:14

feuilllle a écrit:
On appelle traditionnellement rois mages (en fait les mages dans l'évangile selon saint Matthieu) les visiteurs qui vinrent adorer Jésus et lui apporter des cadeaux peu après sa naissance.

Gaspard, au teint clair, apporte l'or, Melchior, à peau brune , l'encens, et Balthazar, à peau noire ; la myrrhe .


En France, la tradition veut que l'Épiphanie soit l'occasion de « tirer les rois » : une figurine est cachée dans une pâtisserie et la personne qui obtient cette fève devient le roi de la journée. Cette pratique trouverait son origine dans les Saturnales de la Rome antique.

La tradition de tirer les Rois existe aussi dans le sud des États-Unis, sous le nom de king cake. Ceux-ci sont mangés pendant toute la période qui va de l'Épiphanie jusqu'au carnaval de mardi gras.

lieux et coutumes

Dans la moitié nord de la France, c'est depuis le XIVe siècle, on mange la galette des rois à l'occasion de cette fête. La tradition veut que l'on partage la galette en autant de parts que de convives, plus une. Cette dernière, appelée « part du Bon Dieu », « part de la Vierge » ou « part du pauvre », était destinée au premier pauvre qui se présenterait au logis.

Un usage moderne veut aussi que la traditionnelle fève soit remplacée ou voisine avec un petit sujet caché à l'intérieur de la pâte de la galette des rois, la personne ayant dans sa part la fève sera symboliquement couronnée roi ou reine et devra offrir la prochaine galette, quant à celui qui a le sujet il devra offrir la boisson (mousseux, muscat, ou champagne selon la bourse... ).

Lorsqu'il y a un enfant, celui-ci doit se placer sous la table, et tandis que la personne qui fait le service choisit un morceau, l'enfant désigne le destinataire de cette portion.

Dans le sud de la France, traditionnellement, on ne prépare pas une galette, mais une brioche en forme de couronne, garnie et couverte de fruits confits et de sucre granulé. Un santon (généralement santon-puce) tend à remplacer la fève. Cette couronne des Rois est toujours très présente mais se fait souvent concurrencer par la galette, moins chère (les fruits confits sont coûteux) mais aussi de fabrication et conservation (voire de manipulation !) plus facile. Les non-Provençaux, nombreux à s'installer dans le Midi, restent souvent fidèles à la frangipane.

On trouve des coutumes similaires en Espagne, au Portugal et dans les pays d'Amérique latine. Le Día de los Tres Magos y est souvent un jour férié et les enfants y reçoivent leurs cadeaux plutôt qu'à Noël.

En Belgique et aux Pays Bas : On mange également une galette à la pâte d’amande. Le plus jeune se cache sous la table pour désigner les parts et le roi du jour choisit sa reine. Pendant la journée les enfants parcourent les rues en chantant la chanson de l’étoile et font du porte à porte pour recevoir des mandarines et des bonbons. Coutume qui tend à disparaître en Belgique. Dans les campagnes flamandes cela se fait encore. Notons au passage qu’en Wallonie, c’est à ce moment qu’on commence la préparation du Carnaval !

Il y a le tortell en Catalogne.

Bien qu'elle soit aujourd'hui de plus en plus difficile à trouver, la galette de Besançon était autrefois utilisée pour tirer les rois. C'est une galette sèche à base de pâte feuilletée recouverte de sucre et de beurre.

le quatrième Roi Mage

Le poète Henry van Dyke, dans un de ses contes de Noël les plus connus, The Story of the Other Wise Man, a raconté l'histoire d'un quatrième roi mage, Artaban de Médée, qui voulut apporter à l'enfant Jésus trois pierres précieuses. Il vendit tous ses biens, et prit la route. En chemin, il rencontra des nécessiteux, pour qui il sacrifia ses cadeaux. Il n'atteignit jamais la crèche, mais Jésus lui apparut plus tard : en ayant aidé des inconnus en détresse, il avait trouvé et aidé Jésus aussi bien que s'il était arrivé jusqu'a Bethléem.

Une légende russe raconte que le quatrieme roi mage serait le père Noël.
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MessageSujet: Re: Fêtes, Rites et cultures...   Jeu 29 Mar 2007 - 14:17

feuilllle a écrit:
C'est le jour de l'Épiphanie que l'on fête les Tiphaine (en français), Tifenn (en breton), Tiffany (en anglais) ou Théophano, Théano (en grec). Ce prénom correspond en effet au mot Théophanie, ou manifestation de Dieu, autre nom de la fête. On fête les Jordan et les Jordane. On fête aussi les Noël ... s'ils sont Arméniens.
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89piphanie#Dans_l.27.C3.89glise_catholique_romaine

feuilllle a écrit:
les premières fèves...



La première fève - à thème - en porcelaine peinte à la main est crée pour remplacer les fèves blanches en plastique.
S'inspirant du bicentenaire de la révolution, cette série connaît un vif succès auprès des artisans boulangers pâtissiers.

feuilllle a écrit:
La galette des rois est un gâteau fourré à la frangipane similaire au pithiviers en Belgique et dans le nord de la France. En Occitanie, la galette des rois (appelée gâteau des rois) est une sorte de brioche aromatisée à la fleur d'oranger et contenant des fruits confits et appellée parfois royaume.
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MessageSujet: Re: Fêtes, Rites et cultures...   Jeu 29 Mar 2007 - 14:18

feuilllle a écrit:
Pour la brioche :

* 500g de farine,
* 5 œufs,
* 150 g de beurre,
* 75 g de sucre en poudre,
* 200 g de fruits confits,
* 20 g de levure de boulanger,
* une pincée de sel.

Préparation

1. Sorter le beurre pour qu'il ramollisse.
2. Emietter la levure et délayez la dans un verre d'eau tiède.
3. Laisser 5 minutes à température ambiante.
4. Couper les fruits confits en petits morceaux.
5. Verser la farine dans le saladier. Ajoutez 4 jaunes d'œufs, 50 g de sucre et une pincée de sel.
6. Ajouter le beurre coupé en petits morceaux. Mélangez bien avec le bout des doigts.
7. Ajouter la levure et pétrissez longuement. Incorporez la moitié des fruits confits.
8. Rouler la pâte en boule. Laissez reposer 8 heures pour que la pâte lève.
9. Rouler la boule de pâte en forme de baguette, puis de couronne en attachant les deux bouts.
10. Décorer avec le restant de fruits confits. Ajouter la fève.
11. Délayer le cinquième jaune d'œuf dans le verre et dorez la couronne à l'aide du pinceau.
12. Saupoudrer de sucre.
13. Préchauffer le four (th 6/7 ).
14. Poser la couronne sur une feuille de papier sulfurisé.
15. Enfourner pour 25 à 30 minutes.

Pour la frangipane

* 100g de poudre d'amande (jusqu'à 150g selon les goûts),
* 100g de sucre blanc (ou sucre de canne selon les goûts),
* 50g de beurre (peut être réduit jusqu'à 25g - ou augmenté d'ailleurs),
* 1 Œuf,
* 1 cuillerée à soupe d'extrait de vanille ou d'eau de fleur d'oranger,
* 1 cuillerée à soupe de rhum.

Pour la pâte

* 2 disques de pâte feuilletée,
* 1 jaune d'œuf pour la dorure.

Préparation

1. Mettre le beurre un peu mou dans un saladier, et écraser avec un fouet (ou couper en petits dés) ;
2. Ajouter le sucre et travailler à la main pour mélanger le beurre et le sucre et obtenir une consistance sableuse ;
3. Ajouter l'œuf, la vanille et le rhum, puis mélanger vigoureusement au fouet ;
4. Lorsque le mélange est homogène, ajouter la poudre d'amande et bien mélanger ;
5. À ce stade, le mélange doit déjà avoir la consistance et le goût de la frangipane ;
6. Mettre un disque de pâte feuilletée sur la plaque de cuisson et placer la frangipane dessus en formant une petite pyramide et en s'arrêtant à 2cm du rebord ;
7. C'est le dernier moment pour mettre une fève ;
8. Dorer le rebord avec le jaune d'œuf très légèrement dilué avec de l'eau et sans déborder de la galette, sinon cela fera une fuite, et la galette ne gonflera pas ;
9. Placer le deuxième disque de pâte feuilletée sur le tout et souder fortement les bords avec les doigts ;
10. Avec un couteau pointu, rayer le dessus de la galette avec le dessin de votre choix (un quadrillage par exemple) ;
11. Dorer le dessus de la galette et faire un trou (ou deux), au centre de la galette, pour laisser s'échapper la vapeur.
12. Cuire 30 minutes à 200°C.

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89piphanie
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MessageSujet: Re: Fêtes, Rites et cultures...   Jeu 29 Mar 2007 - 14:20

feuilllle a écrit:
Calendrier chrétien
(celui qui nous offre quelques jours fériés!)


Classement chronologique en partant du 1er janvier [modifier]
Notes :
• C = fête seulement catholique ;
• O = fête seulement orthodoxe ;
• P = fête seulement protestante.
Fêtes fixes [modifier]
Certaines fêtes ont une date fixe par rapport au calendrier civil, qui est solaire :
• 6 janvier : l’Épiphanie ;
• 2 février : la Chandeleur C ;
• 25 mars : l’Annonciation C ;
• 6 août : la Transfiguration C O ;
• 15 août : l’Assomption de Marie C, la Dormition de Marie O ;
• 31 octobre : la Fête de la Réformation P ;
• 1er novembre : la Toussaint C ;
• 8 décembre : l’Immaculée Conception C, entre le 5e et le 11e jour de l’année liturgique C ;
• 25 décembre : Noël C P, entre le 22e et le 28e jour de l’année liturgique C.
Fêtes mobiles [modifier]
D’autres fètes sont mobiles mais liées à une date fixe du calendrier civil :
• le cinquième dimanche avant Noël : la Fête du Christ Roi C., dernier dimanche de l’année liturgique C ;
• le quatrième dimanche avant Noël : premier dimanche de l’Avent C P, 1er jour de l’année liturgique C ;
• le troisième dimanche avant Noël : second dimanche de l’Avent C P, 8e jour de l’année liturgique C (peut coïncider avec l’Immaculée Conception) ;
• le deuxième dimanche avant Noël : troisième dimanche de l’Avent C P, 15e jour de l’année liturgique C ;
• le dernier dimanche avant Noël : quatrième dimanche de l’Avent C P, 21e jour de l’année liturgique C.
Toutes celles qui sont liées à Pâques sont fixées selon un calendrier lunaire et sont donc mobiles par rapport au calendrier civil.
• le neuvième dimanche, 63 jours avant Pâques : le Septuagésime
• le sixième mardi, veille des Cendres, 40 jours avant Pâques : le Mardi gras C
• le sixième mercredi, 39 jours avant Pâques : le Mercredi des Cendres C
• le dernier dimanche avant Pâques : le Dimanche des Rameaux
• la dernière semaine avant Pâques : la Semaine sainte
• le jeudi précédent Pâques : le Jeudi saint, célébration de l’Eucharistie pour commémorer la Cène ;
• le vendredi précédent Pâques : le Vendredi saint, commémoration de La Passion et de la Crucifixion du Christ ;
• le premier dimanche qui suit (ou qui coincide avec) la première pleine lune suivant l'équinoxe du printemps : Pâques, célébration de la Résurrection (cf. Comput) ;
• le Jeudi saint, le Vendredi saint, Pâques : le Triduum pascal ;
• le lendemain de Pâques : Lundi de Pâques ;
• les 3 jours précédant l’Ascension, 36 à 38 jours après Pâques : les Jours des Rogations C
• le sixième jeudi, 39 Jours après Pâques : l’Ascension, Jeudi de l’Ascension
• le septième dimanche, 49 jours après Pâques : la Pentecôte
• le dimanche après Pentecôte, 56 jours après Pâques : la Fête de la Sainte Trinité
• jeudi suivant la Trinité, 60 jours après Pâques : la Fête-Dieu

ça peut servir!
Smile
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MessageSujet: Re: Fêtes, Rites et cultures...   Jeu 29 Mar 2007 - 14:21

feuilllle a écrit:
1 et 2 fevrier : fête de la truffe en limousin
La fête du citron, du 17 février au 7 mars 2007.


Mardi gras, similaire au Jeudi gras (ayant lieu le dernier jeudi avant le Carême) pour les Polonais (Tłusty czwartek ) qui se réunissent en famille ou dans des cafés pour déguster des sucreries interdites lors du carême.(pączki)
cette fête est très répandue en europe et en Amérique du Sud.

Mardi Gras, ou Carnaval :
dates : 28 février en 2006, 20 février en 2007 et 5 février en 2008.
fête d'origine catholique.
Comme il se fête 40 jours avant Pâques, qui est une fête mobile selon le calendrier, mardi-gras l'est aussi. Originellement il dure trois jours : le dimanche, le lundi et surtout le Mardi.

le lendemain s'appelle pour les chrétiens le Mercredi des cendres...
à partir de ce jour, il faudra faire" Carême"...
c'est-à-dire ne plus manger durant 40 jours ("faire maigre") ni viande, ni oeufs...(pour les oeufs, attendre ceux de pâques! ils sont souvent en chocolat, mais c'est une autre histoire Smile )
Il faut noter que auparavant, 7 "jours gras" (dits aussi Jours Charnels) sont là pour se préparer à l'abstinence ! Le mardi clôture cette goinffrerie.


éthymologies :
Carnaval vient de l'italien carnelevare, qui signifie ôter la viande.
Carnaval dérive du latin médiéval: "carnelevare" signifiant: "enlever, retirer la chair".
carn (pour caro, chair), caro vale, adieu la chair.
carn levare, supprimer la viande.

Mardi gras, populairement, est aussi le jour où l'on mange les fameux "beignets de carnaval". Les festivités associées au carnaval précèdent, dans la tradition chrétienne, l'entrée dans le Carême pendant lequel le chrétien mange "maigre", en s'abstenant notamment de viande; d'où l'étymologie du mot "carnaval" qui dérive du latin médiéval: "carnelevare" signifiant: "enlever, retirer la chair".


Mardi Gras est un jour de festin, (recette des bugnes de carnaval, et des crêpes sur post suivant) mais aussi de fête collective : le carnaval.
Il consiste" en une période où les habitants de la ville sortent déguisés, masqués ou bien maquillés) et se retrouvent pour chanter et danser dans les rues, éventuellement autour d’une parade."
L' usage du carnaval semble être un reste des fêtes populaires ncestrales, telles que les Bacchanales, les Lupercales, les Saturnales, la fête des Fous, de l'Ane, etc.
(wikipédia)


le Carnaval est finalement une fête paienne, qui sert de défouloir et de prétexte à fête. Au moyen âge ( periode sans vacances) carnaval est surtout une "soupape de sécurité à la cocotte-minute sociale", un moment de liberté de parole et d'action, la rue devient théatre, grimaces masques et rires, les cortèges se font, les gens se marrent, renversement des
valeurs établies et grivoiserie sont au gout du jour, ainsi que l'irrespect envers les autorité religieuses.

je cite :
"Cette entrée en Carême, qui voit l'ordre de la société se renverser, tire probablement son origine des fêtes grecques en l'honneur de Dionysos et
des saturnales romaines."
http://www.citadelle.org/magazine.cfm?mag_num=1&art_id=12
(excellent!)

Very Happy
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MessageSujet: Re: Fêtes, Rites et cultures...   Jeu 29 Mar 2007 - 14:22

feuilllle a écrit:
Un carnaval, des carnes à veau?
Laughing
Annexe : wikipédia:(j'ai simplement recopié)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Carnaval


Quelques carnavals célèbres Allemagne

* Carnaval de Cologne, Cologne (Allemagne)
* Carnaval de Mayence, Mayence (Allemagne)

Belgique

* Carnaval de Binche, Binche (Belgique)
* Carnaval de Malmedy, Belgique

Brésil

* Carnaval de Olinda, Olinda (Brésil)
* Carnaval de Rio, Rio de Janeiro (Brésil)
* Carnaval de Vigia de Nazareh do Para, Vigia de Nazareh do Para (Brésil)

Canada

* Carnaval de Québec, Québec, Canada (Plus important carnaval d'hiver)

Colombie

* Carnaval de Barranquilla, Barranquilla (Colombie)
* Carnaval de Bogotá, Bogotá (Colombie)
* Carnaval des Noirs et des Blancs, Pasto (Colombie)

France

* Carnaval de Bailleul, Bailleul (France)
* Carnaval des deux rives de Bordeaux
* Carnaval de Dunkerque, Dunkerque (France)
* Carnaval de Leuc, Leuc (France)
* Carnaval de Limoux, Limoux (France)
* Carnaval de Nantes, Nantes (France)
* Carnaval de Nice, Nice (France)
* Carnaval biarnes de Pau [1]
* Carnaval de Pézenas, France (Pézenas)
* Carnaval de Sergines, Yonne (France)
* Carnaval de Tours, Tours (France)
* Carnaval de Vitré, Vitré (France)

France (DOM TOM)

* Carnaval de Martinique, Martinique, (France)
* Carnaval de Guyane, Guyane, (France)

Italie

* Carnaval de Massafra, Massafra (Italie)
* Carnaval de Venise, Venise (Italie)
* Carnaval de Viareggio, Toscane Italie

Espagne

* Carnaval de Cadix, Cadix (Espagne)
* Carnaval de Las Palmas de Gran Canaria [2], Îles Canaries (Espagne)
* Carnaval de Santa Cruz de Tenerife, Ténérife (Espagne)

États-Unis

* Carnaval de La Nouvelle-Orléans, La Nouvelle-Orléans, États-Unis

Royaume-Uni

* Carnaval de Bridgwater, Royaume-Uni
* Carnaval de Notting Hill, Londres (Royaume-Uni)

Suisse

* Carnaval de Bâle, Bâle (Suisse)
* Carnaval des Bolzes, Fribourg Suisse
* Carnaval de Lucerne, Lucerne (Suisse)
* Carnaval de Monthey, Monthey (Suisse)


A voir!(enfin à lire!)
Carnaval imaginaire

* Carnaval des Reliques, Reliques, Mer d'Entre Deux-Morts (Unique carnaval perpétuel)http://archipeldesreliques.blogspot.com/

mdr
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Alf
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MessageSujet: Re: Fêtes, Rites et cultures...   Jeu 29 Mar 2007 - 14:22

feuilllle a écrit:
"Tout est prétexte à rire à gorge déployée et à se moquer des institutions. "

Un chroniqueur rapporte par exemple qu'à Metz, en 1498, un géant d'osier à l'allure effrayante, armé d'un long bâton, fut promené dans les rues de la ville, accompagné par une foule de seigneurs et dames, bourgeois et gens d'Eglise, tous brillamment déguisés. Le jour de Mardi Gras, une géante le rejoignit pour un nouveau défilé. Le géant et la géante furent ensuite conduits à l'église, où un prêtre, un «fol» déguisé, les maria après un discours truffé de facéties. Puis le cortège nuptial les mena tous deux dans une chambre pour qu'ils y «fassent des jeunes»...

Le Géant, ou l'homme sauvage (les hommes se travestissaient en bêtes sauvages et on se souvient des célèbres fêtes de Fous et de l'Ane), a une place centrale dans les fêtes de Carnaval qui mettent en scène la Démesure et l'apologie des fonctions corporelles. Ce n'est pas pour rien que Rabelais a fait naître Gargantua un 3 février, jour de la saint Blaise, en Carnaval...

Autre exemple de bouleversement social à Amiens, où les royaumes et principautés de «Sottie» frappaient leur propre monnaie pour parodier le pouvoir et distribuer à pleines poignées cette monnaie de singe à la foule des pauvres qui, pour l'occasion, se mettaient à parler millions !

On se rappellera sans doute du vivant tableau que brosse Victor Hugo à l'occasion de l'élection du Pape des Fous, au chapitre V «Quasimodo», du premier Livre de Notre-Dame de Paris, dont l'action se situe en 1482. Le bon peuple choisira pour un jour la figure la plus laide qui apparaîtra à la vitre brisée d'une petite chapelle :

«Les grimaces commencèrent [...] qu'on se figure une série de visages présentant successivement toutes les formes géométriques ; [...] toutes les expressions humaines, depuis la colère jusqu'à la luxure ; tous les âges, depuis les rides du nouveau-né jusqu'aux rides de la vieille moribonde ; toutes les fantasmagories religieuses, depuis Faune jusqu'à Belzébuth, [...] en un mot, un kaléidoscope humain. [...] Il n'y avait plus ni écoliers, ni ambassadeurs, ni bourgeois, ni homme, ni femme ; plus de Clopin Trouillefou, de Gilles Lecornu, de Marie Quatrelivres, de Robin Poussepain. Tout s'effaçait dans la licence commune.
[...] - Guillemette Maugerepuis, regarde dons ce mufle de taureau, il ne lui manque que les cornes. Ce n'est pas ton mari ?
- Une autre !
- Ventre du pape ! qu'est-ce que cette grimace là ?
- Holàhée ! c'est tricher. On ne doit montrer que son visage.»

Cette évocation du Carnaval est aussi amusante que représentative du phénomène : l'irrespect envers l'autorité religieuse, le renversement des valeurs et la grivoiserie.

Dans sa vie quotidienne, entre la mortalité galopante et l'omniprésence de l'Eglise, l'homme médiéval a les pieds sur terre et la tête déjà au ciel : il faut tenir pour viles les choses terrestres et être prêt à tout moment à rejoindre le Créateur. Durant le Carnaval, au contraire, le corps est à la fête, comme peut en témoigner le jeu du pétengueule (cf. illustration).

Illustration Shimrod


Ce divertissement, qui peut nous sembler aujourd'hui grossier et répugnant, n'est pas aussi vain qu'il n'y paraît si on se penche sur l'étymologie du mot folie, venant de fol, « enflure, bosse, grosseur », puis de folis, « soufflet, sac, outre rempli de vide ». Ainsi, faire le fou en temps de Carnaval, c'est montrer à tous le vide que l'on a dans la tête, c'est-à-dire la déraison, mais aussi exhaler par tous les orifices l'air qui nous emplit !

De plus, une croyance populaire donnait un sens sacré aux flatulences :



« Car le diable croyait sans faille que l'âme par le cul s'en aille. »
(Rutebeuf)


Les confréries des fous proposaient avec le pétengueule une image de la circulation purificatrice et ininterrompue du souffle...

Les clochers des églises Rhénanes, comme à Bâle, ornés d'un roi Lécheur, témoignent aussi de l'existence de confréries carnavalesques de Lèche-Culs...

Pour l'homme médiéval, tout est donc prétexte à la fête. La permissivité est totale aussi bien dans l'attitude (postures burlesques, violences diverses, déguisements) que dans le langage (calembours, jargons, accumulations d'injures, fantaisie verbale...). Devant un tel spectacle l'Eglise s'est-elle tue, on est en droit de le penser.

Mais rien d'étonnant à cela puisqu'il s'agissait de se préparer à la longue période d'abstinence, de temps maigre et de diète sévère comprise entre le mercredi des Cendres et le dimanche de Pâques."

Shimrod

http://www.citadelle.org/magazine.cfm?mag_num=1&art_id=12
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Alf
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MessageSujet: Re: Fêtes, Rites et cultures...   Jeu 29 Mar 2007 - 14:23

Romane a écrit:
Bugnes, Beignets ou Merveilles :

- 280 g de farine
- 1 bonne pincée de sel
- ½ sachet de levure chimique en poudre
- 50 g de sucre en poudre
- 3 œufs
- 10 cl de crème fraîche épaisse
- 50 g de beurre mou

amagalmer tous les ingrédients

ajutez 50 g de noix de coco râpée
mélez.
laisser reposer la pate 2 heures sous un torchon.



Puis retravailler la pâte quelques minutes à la main.
Au rouleau l'abaisser sur 1,5 millimètre d'épaisseur. Y découper des bandes de 2 centimètres de large sur 6 à 8 centimètres de long.

Faire chauffer le bain de friture, jusqu'à ce qu'il soit bouillant mais non fumant (175°C). Y plonger les rubans de pâte par fournées de 6 à 8.
Laisser gonfler et blondir de tous côtés, mais sans exagération car la noix de coco brunit vite.
Retirer les merveilles au fur et à mesure à l'aide d'une écumoire et les égoutter sur du papier absorbant.


Autre:
Ingrédients pour 4 personnes :

* 250 g de farine
* 3 oeufs
* le zeste d’un citron non traité
* 50 g de sucre
* 2 sachets de sucre vanillé pour le saupoudrage
* 50 g de beurre ramolli
* 2 cuil. à soupe de rhum
* huile de friture
* 1 pincée de sel,

ou:(pour 15 bugnes)

400 g de farine avec une pincée de sel
2 cuillères à soupe d'huile d'olive
20 g de sucre en poudre
1 sachet de sucre vanillé
3 gros oeufs
1 bouchon de cognac
10 cl de crème fraîche liquide
huile de friture
sucre glace

la base est la même, ici vous saupoudrez de sucre vanilléou de sucre glace.


ou encore :(pour 24 ganses)

400 g de farine avec une pincée de sel et 1/2 sachet de levure chimique
120 g de sucre
3 gros oeufs
6 bouchons d'eau de fleur d'oranger délayés dans 1/2 verre d'eau tempérée
huile de friture
sucre glace

Cette recette est une spécialité niçoise préparée à l'occasion du carnaval. Vous pouvez, si vous le souhaitez, faire frire les ganses dans de l'huile d'olive.


et encore une! pour 20 oreillettes

Ingrédients

500 g de farine avec une pincée de sel
100 g de beurre fondu
1 citron non traité
1 orange non traitée
1 sachet de sucre vanillé
3 gros oeufs
15 cl de rhum
sucre glace
huile de friture

etc etc etc...



--------------------------------------------------------------------------------

Les bons conseils...

Gagnez en légèreté !

- Utilisez moins de matière grasse à la cuisson en ajoutant à la pâte de base une cuillérée à soupe d’huile ou de beurre.

- Incorporez délicatement les blancs en neige battus à la pâte à gaufres. Elles en seront plus légères.

- Pour la pâte à crêpes, remplacez la moitié du lait par de l’eau ou encore 1dl de lait par 1dl de bière.

- Préparez du papier absorbant sur une assiette sur lequel vous déposerez immédiatement les beignets. Posez dessus une nouvelle feuille pour absorber le plus de graisse possible.



Réussite assurée:
- La bonne farine : préférez de la farine du type 45 ou 55. C’est celle en général qui est tout en bas des rayons des supermarchés et qui ne porte pas d’étiquette de marque connue.

- Les crêpes n’attachent pas : optez pour une poêle (deux pour gagner du temps durant la cuisson) à revêtement antiadhésif. Elle doit être parfaitement nette. Chauffez-la modérément. Entre chaque crêpe, passez sur le fond de la poêle un tampon imbibé d’huile.

- La pâte s’étale bien : la pâte à crêpe ne doit pas être trop épaisse, ni la poêle trop chaude. Remuez régulièrement la pâte.

- Pâte à beignets sans grumeaux : mélangez doucement les ingrédients. Si des grumeaux se forment, passez la pâte au chinois. Laissez-la reposer 1 heure au minimum.

- Une friture à bonne température : l’huile de friture doit atteindre les 180°C. Pour vérifier qu’elle est à bonne température, plongez un petit croûton de pain. Comptez 15 secondes. S’il dore et que vous entendez un grésillement, c’est bon, vous pouvez plongez les beignets.

- Des beignets aux fruits bien dorés : travaillez très peu la pâte. Laissez-la bien reposer. Enrobez complètement les fruits de pâte. Ne faites pas cuire trop de beignets à la fois.




Pâtes :
Crêpes du goûter, de carnaval ou de chandeleur, galettes bretonnes, crêpes parfumées, soufflées, moelleuses ou croquantes, fourrées ou flambées, suzettes ou "bambino", sucrées ou salées...

Dessert - Préparation : 10 min - Cuisson : environ 30 min (3 min par crêpe) -
Ingrédients pour une dizaine de crêpes :
• 250 g de farine tamisée
• 1/2 litre de lait
• 3 oeufs
• 1 cuillerée à soupe d'huile + environ 5 cl d'huile pour la cuisson des crêpes

• 1 cuillerée à soupe de rhum ou de Grand Marnier (facultatif)
• 2 cuillerées à soupe de sucre en poudre (facultatif)
• une pincée de sel

Garnissez vos crêpes de cassonade, de confiture (myrtilles, groseilles, cassis), de chocolat fondu et de rondelles de bananes, sucre d'érable ou mélasse, d'une boule de glace à la vanille, de miel, de crème de marrons, de noix de coco râpée, de beurre salé at de sucre, de citron...

crèpes salées, fourrez les avec des tomates, des lardons, des oeufs, du jambon, des oignons frits, etc...

tchin

BON APPÉTIT ! (j'arrête, j'ai une indigestion!)
mdr




errato : elleS se dégustent.... je n'ai plus l'image. je m'absouds moi-même.
preche

--------------------------------------------------------------------------------

Ma variante personnelle.
je choisis toujours une "victime", ayant de l'humour, de la naiveté, ou gourmande, ce qui n'st franchement pas difficile avec ce genre de repas, et ne connaissant pas bien evidemment le truc!

je pose environ deux mètres de fil à couture jaune-pâle durant la cuisson, bien déposé dans la pate, et c'est tres drole de la voir se faire manger!
euh, bien sur la consolation est d'avoir une autre crepe a la place ensuite!
... ou deux...
Rires garantis !
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MessageSujet: Re: Fêtes, Rites et cultures...   Jeu 29 Mar 2007 - 14:24

rizlabo a écrit:
Un peu moins catholiquement correct, le carnaval...

http://tecfa.unige.ch/tecfa/teaching/UVLibre/0001/bin59/scarna.htm

Citation :
Au Moyen-Age, l'Eglise christianisa le calendrier. On récupéra les fêtes païennes et on les rebaptisa. "Carne Levare Levamen", c'était, en février, la période où l'on mangeait pour la dernière fois de la cuisine grasse (jusqu'au Mardi Gras), avant d'entrer en quarantaine, la "quadragesima", le mot qui a donné "quaresimo" puis "carême", les quarante jours où l'on mangeait maigre jusqu'à Pâques.

Citation :
Pour les Anciens, l'année débutait non en janvier, mais en mars. Le mois de mars était donc le premier mois de l'année, celui du renouveau de la nature et du réveil de la terre

Citation :
A l'origine, le Carnaval n’était pas une fête, mais un rituel. La date de sa célébration, qui change d’année en année, dérive de l’antique tradition qui découpe le temps en tranches de 40 jours

Citation :
Le Carnaval est une survivance des Bacchanales, Lupercales, Saturnales romaines, des fêtes grecques en l’honneur de Dionysos, des fêtes d’Isis en Égypte ou des Sorts chez les Hébreux. Ces fêtes se rattachaient aux traditions religieuses de la plus haute Antiquité. Elles célébraient le commencement de l’an nouveau et le réveil de la nature. Pendant quelques jours, les esclaves devenaient les maîtres, les maîtres prenaient la place des esclaves, les servant à table par exemple : devenait permis ce qui était habituellement interdit.

Je ne trouve pas la vraie raison de manger "maigre". Je suis sûr qu'il s'agit d'une mesure détiétique héritée d'un lointain passé.
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MessageSujet: 14 fevrier: la saint Valentin!   Dim 20 Mai 2007 - 11:13

arrivons donc, après ces réjouissances gustatives directement à l'un des symboles du cérébral, l'amour...
baiserbouche
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MessageSujet: Re: Fêtes, Rites et cultures...   Dim 20 Mai 2007 - 11:23

Une petite histoire de la Saint Valentin

L'origine de la fête de la Saint-Valentin est assez mal connue. Il semblerait cependant qu'elle remonte à l'Antiquité.

Saint-Valentin, avant d'être saint, était un prêtre romain du nom de Valentin vivant sous le règne de l'Empereur Claude II (IIIème S.apr-JC). A cette époque, Rome était engagée dans des campagnes militaires sanglantes et impopulaires. Claude II, également surnommé Claude le Cruel, ayant des difficultés à recruter des soldats pour rejoindre ses légions, décida d'interdire le mariage pensant que la raison pour laquelle les romains refusaient de combattre était leur attachement à leurs femmes et foyers respectifs. Malgré les ordres de l'Empereur, Saint-Valentin continua pourtant de célébrer des mariages. Lorsque Claude II apprit l'existence de ces mariages secrets, il fit emprisonner Valentin. C'est pendant son séjour en prison que Valentin fit la connaissance de la fille de son geôlier, une jeune fille aveugle à qui, dit-on, il redonna la vue et adressa une lettre, avant d'être décapité, signé " Ton Valentin ".

Ce n'est que plusieurs siècles après, une fois l'Empire romain déchu, qu'il fut canonisé en l'honneur de son sacrifice pour l'amour. Cette époque est en effet celle où une vaste entreprise de transformation des fêtes païennes en fêtes chrétiennes est menée par l'Eglise Catholique.


La Saint-Valentin fut ainsi instituée pour contrer une fête païenne (Lupercalia) à l'occasion du Jour de la fertilité, dédiée à Lupercus, dieu des troupeaux et des bergers, et Junon, protectrice des femmes et du mariage romain.
En effet, cette fête était l'occasion de célébrer des rites de fécondité, dont le plus marquant était la course des Luperques, au cours de laquelle des hommes à moitié nus poursuivaient les femmes et les frappaient avec des lanières de peau de bouc. Les coups de lanière reçus devaient assurer aux femmes d'être fécondes et d'avoir une grossesse heureuse.
On dit aussi qu'à cette occasion, une sorte de loterie de l'amour était organisée qui consistait à tirer au hasard le nom des filles et des garçons inscrits de façon à former des couples pour le reste de l'année.

Voilà qui n'était pas pour plaire aux Saints Pères de l'Eglise primitive qui instaurèrent donc une fête particulière en l'honneur de Saint-Valentin, mort le 14 février 268, ou 270, selon les versions.

Une autre origine de la Saint-Valentin, enfin, remonte au Moyen-Age. On dit en effet qu'à cette époque une croyance se répandit en France et en Angleterre selon laquelle la saison des amours chez les oiseaux débutait le 14 février et que, prenant exemple sur eux, les hommes trouvèrent ce jour propice à la déclaration amoureuse. C'est ainsi que depuis, à la Saint Valentin, chaque Valentin cherche sa Valentine pour mieux roucouler au printemps

(source: archives arte tv)
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MessageSujet: Re: Fêtes, Rites et cultures...   Dim 20 Mai 2007 - 11:30

je sais je sais....
la saint Valentin est le 14février...
j'ai dû être trop gourmande et préférer (oh très certainement temporairement!) déguster plus facilement les crèpes que le baiser... sourire...
C’est la fête des amoureux. Les cœurs rouges et roses envahissent les vitrines.
Parfois,des panneaux lumineux affichent les plus beaux de nos messages d’amour.

Autrefois, on appelait cette fête aussi "le jour des célibataires".


Historique :
La première mention du jour de la Saint-Valentin avec une connotation amoureuse remonte au XIVe siècle en Angleterre et en France, où l'on croyait que le 14 février était le jour où les oiseaux migraient.( Cette croyance est mentionnée dans les écrits de Geoffrey Chaucer au XIVe siècle.)
Il était courant durant cette période que les amoureux échangent des billets et qu'ils s'appellent chacun leur Valentin. Un de ces billets du XIVe siècle se trouverait à la British Library.

L'association du milieu du mois de février avec l'amour et la fertilité date de l'antiquité. Dans le calendrier de l'Athènes antique, la période de mi-janvier à mi-février était le mois de Gamélion, consacré au mariage sacré de Zeus et de Héra.

Dans la Rome antique, le jour du 15 février était nommé les lupercales ou festival de Lupercus, le dieu de la fertilité, que l'on représente à moitié nu et vêtu de peaux de chèvre. Les prêtres de Lupercus sacrifiaient des chèvres au dieu et, après avoir bu du vin, ils couraient dans les rues de Rome et touchaient les passants en tenant des morceaux de peau de chèvre à la main. Les jeunes femmes s'approchaient volontiers, car être touchée ainsi était censé rendre fertile et faciliter l'accouchement. Cette solennité païenne honorait Junon, déesse romaine des femmes et du mariage, ainsi que Pan, le dieu de la nature.
Le rapprochement entre la Saint Valentin et l'amour courtois n'est mentionné dans aucune histoire ancienne et est considéré par des historiens comme une légende. Il existe une légende selon laquelle la fête de la Saint-Valentin a été créée pour contrecarrer la pratique des lupercales par les jeunes amoureux qui dessinaient leurs noms sur une urne. Mais cette pratique n'est citée dans aucune source écrite de l'époque.

Wikipedia

le saint le plus probable rallié à cette fête serait Valentin de Terni, un évêque d'Interamma qui a souffert le martyre dans la deuxième moitié du IIIe siècle.
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MessageSujet: saint Valentin, dans les autres pays   Dim 20 Mai 2007 - 11:32

Dans les autres pays :

En Chine et à Taiwan, depuis les années 1980, la Saint-Valentin connait une popularité importante, notamment chez les jeunes, qui génère diverses activités commerciales. À part la Saint-Valentin, il existe une fête traditionnelle, le Qi Qiao Jie, pour les amoureux provenant d'une légende ancienne, dont la date est le 7 du septième mois du calendrier lunaire.

Au Japon, cette pratique a été a une époque une obligation pour beaucoup de femmes, notamment les employées de bureau, qui devaient offrir des chocolats à tous leurs collègues masculins, parfois à un coût très élevé (ces chocolats etaient d'ailleurs appelés "Giri Choco", c’est-à-dire "chocolats d'obligation"). Le 14 mars est appelé jour blanc , c'est un phénomène commercial créé au Japon et repris par la Coree du Sud, Taiwan et Hong Kong. A cette date les hommes sont censés offrir un linge (ou autre present) blanc à celles qui leur ont offert des chocolats. La jeune fille peut exiger à cette occasion un présent dont la valeur est trois fois supérieur à la valeur des chocolats offerts un mois plus tôt.

La Saint-Valentin s'est popularisée également en Inde, au Pakistan et jusqu'en Arabie saoudite, provoquant l'hostilité de certains groupes opposés à cette influence « occidentale ».
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