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 Le cerveau a-t-il un sexe ? (Stairway)

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monilet
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MessageSujet: Le cerveau a-t-il un sexe ? (Stairway)   Dim 1 Avr 2007 - 22:53

Un petit entrefilet dans la revue de presse du journal 20 minutes de ce matin!(8/02/07)

"LE CERVEAU A T-IL UN SEXE"

Une étude très intéressante en forme de grand coup de pied dans la fourmilière des idées reçues et transmises
de générations en générations...à lire histoire de se remettre le cerveau en place s'il persistait, en dépit
des affirmations de ceux qui affirment reconnaître "l'égalité" parfaite, le moindre petit zeste de doute
planqué derrière un neurone récalcitrant 0) et pour une fois il ne s'agit pas de psychologie à deux balles
mais de constatations scientifiques, les cartésiens les plus irréductibles auront un peu de mal (sauf mauvaise foi)
à réfuter le constat : les hommes et les femmes ont exactement les mêmes capacités, tout est question d'éducation
et de schémas plus ou moins imposés par la société etc...

Oui nous sommes tous différents mais en en tant qu'être humains, voilà tout!
ça va en fiche un coup à certains, nan? Very Happy



à noter
Le 7 février prochain, un livret intitulé Les Femmes,
les sciences, au-delà des idées reçues sera distribué
aux maîtres et aux professeurs de l'Education nationale.
Réalisé par trois associations, Femmes et sciences,
Femmes ingénieurs et Femmes et mathématiques, il a été conçu
pour terrasser les idées reçues sur l'orientation scolaire des filles,
tout aussi capables de briller en sciences que les garçons!!!!!


http://www.telerama.fr/divers/M0702051554500.html
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MessageSujet: Re: Le cerveau a-t-il un sexe ? (Stairway)   Dim 1 Avr 2007 - 22:56

Stairway a écrit:
Fulmi a écrit:
Stairway a écrit:
…et pour une fois il ne s'agit pas de psychologie à deux balles

À deux euros, prix de Télérama, ce qui ne vaut pas mieux.

J'ai fait le pari que j'aurais droit à cette remarque, paf
c'est gagné!
Je ne vois pas bien en quoi ça remet en cause
lA crédibilité de l'article...on en lit bien des conneries dans
des journaux dits "sérieux"...nan?
je crois assez aux "conditionnements" qui finissent par
cantonner chacun dans des rôles plus ou moins établis
même si ça change, j'ai toujours été frappée de la grande
qualité des élèves filles qui sont souvent bien meilleures
dans les études que les garçons, pourquoi y en a t-il si
peu dans des postes à responsabilités, dans certains corps
de métiers si ce n'est à cause de la difficulté d'être aussi
crédible qu'un homme et des efforts considérables qu'elles
doivent fournir pour être admises comme "égales" avec
des salaires qui restent toujours inférieurs?

rizlabo a écrit:
A lire ce résumé, écrit il est vrai d'une plume légère, c'est un bon résumé des écoles en présence.
Il se trouve que j'ai des jumeaux, garçon-fille, et que j'ai donc mon petit labo perso...
Je sais bien que le labo de riz n'est pas étanche aux biais expérimentaux, loin de là.
Mais mon constat est que Dominique sait lire les cartes et que Claude en est totalement incapable.

Stairway a écrit:
rizlabo a écrit:
A lire ce résumé, écrit il est vrai d'une plume légère, c'est un bon résumé des écoles en présence.
Il se trouve que j'ai des jumeaux, garçon-fille, et que j'ai donc mon petit labo perso...
Je sais bien que le labo de riz n'est pas étanche aux biais expérimentaux, loin de là.
Mais mon constat est que Dominique sait lire les cartes et que Claude en est totalement incapable.

Dominique serait donc un garçon? pas évident ce sont
des prénoms mixtes!

Romane a écrit:
A mon avis, pas de sexe pour le cerveau. Les capacités sont les mêmes, les différences sont simplement celles constatées d'un humain à l'autre, sans qu'il soit question de sexe.

P.S : extra l'article, Stair. Wink
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MessageSujet: Re: Le cerveau a-t-il un sexe ? (Stairway)   Dim 1 Avr 2007 - 23:02

Fulmi a écrit:
Stairway a écrit:
je crois assez aux "conditionnements" qui finissent pas
cantonner chacun dans des rôles plus ou moins établis
même si ça change, j'ai toujours été frappée de la grande
qualité des élèves filles qui sont souvent bien meilleures
dans les études que les garçons, pourquoi y en a t-il si
peu dans des postes à responsabilités, dans certains corps
de métiers si ce n'est à cause de la difficulté d'être aussi
crédible qu'un homme et des efforts considérables qu'elles
doivent fournir pour être admises comme "égales" avec
des salaires qui restent toujours inférieurs?

Si les femmes ont un moins bon salaire que les hommes (est-ce à poste égal, ou en moyenne ?) c'est qu'elles ont moins de valeur sur le marché du travail. Pourquoi donc ? Je ne sais pas, mais l'idée - juste ou fausse - qu'elles sont plus impliquées que les hommes dans la maternité compte certainement.

Romane a écrit:
Ce qui est de moins en moins vrai de nos jours. Dans bon nombre de couples, le salaire féminin est plus élevé que celui de l'homme, et il arrive de plus en plus souvent que ce soit le père qui reste à la maison pour s'occuper d'un petit, afin que la maman puisse assurer son job extérieur.
Fulmi a écrit:


En tout cas toute discrimination est interdite, en France.

Stairway a écrit:


En effet, sur le papier...mais de fait elle EST!
c'est vrai que la maternité est encore un frein
surtout je dirais pour les patrons, qui craignent
en effet l'absentéïsme et un investissement personnel
moins performant...c'est une affaire de choix, certaines
femmes gèrent très bien leur carrière et leur vie de mère
et de plus en plus...mais qu'il est long le chemin!

Stairway a écrit:
rizlabo a écrit:
A lire ce résumé, écrit il est vrai d'une plume légère, c'est un bon résumé des écoles en présence.
Il se trouve que j'ai des jumeaux, garçon-fille, et que j'ai donc mon petit labo perso...
Je sais bien que le labo de riz n'est pas étanche aux biais expérimentaux, loin de là.
Mais mon constat est que Dominique sait lire les cartes et que Claude en est totalement incapable.

J'ai moi aussi un échantillon "de chaque" et il est indéniable
que Lulu joue beaucoup mieux au foot que Juju...qui est
parfaitement bilingue quand l'autre ne pipe rien, mais
qui bizarrement retient les paroles des chansons in
english avec une facilité déconcertante, ce qui me fait
dire que la question de l'interêt que l'on porte ou non
à quelque chose est pour beaucoup dans l'énergie que
va investir pour savoir ou ne pas savoir faire et bien
entendu il faut tenir compte du fait que les individus
sans distinction de sexe ne sont pas "égaux", mais juste
différents, c'est ce qui fait à la fois le charme et toute
la difficulté de vivre en harmonie les uns avec les autres
mais ça c'est une autre histoire...
Je ne saurais dire si les lièvres soulevés par cet article
sont exacts, ça demande à être approfondi mais je
crois tout de même à l'égalité de valeur entre un cerveau
d'homme et un cerveau de femme...les différences existent
bel et bien sur d'autres plans, c'est évident, mais je ne vois
pas au fond ce que cette affirmation à de gênant?
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MessageSujet: Re: Le cerveau a-t-il un sexe ? (Stairway)   Dim 1 Avr 2007 - 23:03

Fulmi a écrit:
Stairway a écrit:
En effet, sur le papier...mais de fait elle EST!


Un interdiction est toujours sur le papier (le Journal officiel, précisémment). L'équivalent d'une interdiction, dans la réalité, s'appelle une impossibilité.

Évidemment la loi de l'offre et de la demande est plus forte que la loi française, et c'est heureux (même si c'est, dans ce cas, dommage pour les femmes). En effet, si la loi française était plus forte que la loi de l'offre et de la demande, la France serait le dernier bastion communiste d'Europe (heureusement, c'est la Biélorussie qui tient le rôle : là-bas les femmes sont effectivement les égales des hommes, mais à quel tarif !).



Citation :
...mais qu'il est long le chemin!

Le chemin vers quoi ? Vers le renoncement à la maternité ? comme décrit par Houellebecq dans son dernie
Stairway a écrit:
Non je ne crois pas qu'il faille en arriver a
de telles extrêmités, renoncer à la maternité
est aberrant mais il y a encore du chemin à
parcourir dans le cerveau des employeurs,
d'ailleurs je pense que paradoxalement, les
hommes et les femmes des RH ont les mêmes
réactions face à l'embauche, pour tenir compte
des capacités réelles d'un collaborateur et non pas
de son sexe...
r roman (publié en poche ce mois-ci, plus personne n'a d'excuse désormais)…

Fulmi a écrit:
Stairway a écrit:
Non je ne crois pas qu'il faille en arriver a
de telles extrêmités, renoncer à la maternité
est aberrant

D'un point de vue productiviste, ce n'est pas du tout aberrant.

Citation :
mais il y a encore du chemin à
parcourir dans le cerveau des employeurs,
d'ailleurs je pense que paradoxalement, les
hommes et les femmes des RH ont les mêmes
réactions face à l'embauche, pour tenir compte
des capacités réelles d'un collaborateur et non pas
de son sexe...

Les employeurs, face à la montée en puissance de la Chine, sont très au fait de ce qui pourrait engendrer des surcoûts, comme, justement, les maternités…
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MessageSujet: Re: Le cerveau a-t-il un sexe ? (Stairway)   Dim 1 Avr 2007 - 23:06

Romane a écrit:
Renoncer à la maternité, à grande échelle et dans l'absolu, c'est tuer un pays. Donc oui c'est aberrant.

Fulmi a écrit:
Romane a écrit:
Renoncer à la maternité, à grande échelle et dans l'absolu, c'est tuer un pays. Donc oui c'est aberrant.

Encore faut-il qu'il reste un pays à tuer : la France n'a plus ni frontières ni monnaie. Son gouvernement est à Bruxelles et il règne sur toute l'Europe ou presque. Elle n'intervient plus guère sur la scène internationale, elle laisse les Américains faire à sa place.

De plus, le clonage est à portée de main, la marternité n'est presque plus indispensable.

En fait, les Françaises se soucient peu d'égalité : la France est le seul pays d'Europe dont la population se renouvelle par enfantement, et non par l'immigration ; mais peut-être est-ce parce que l'immigration a été faite avant ; les immigrées assurent l'enfantement.

Stairway a écrit:
Ce qui engendre des surcoût c'est entre autre
de payer un employé en France avec les charges
énormes que ça implique...là on entre dans un autre
sujet qui touche tout le monde, homme et femmes
qui voient leurs entreprises délocalisées en Asie ou
dans un pays de l'Est...ne plus faire d'enfants ne va
pas non plus arranger le pb des retraites et je me
demande jusqu'à quand on va allonger la durée du
travail et quelle productivité on obtiendra avec des
mecs de 70 balais qui en ont ras le bol!
mais au fait, "Ou sont les femmes?"

Fulmi a écrit:
Stairway a écrit:
Ce qui engendre des surcoût c'est entre autre
de payer un employé en France avec les charges
énormes que ça implique...

Et dans ce conbtexte la maternité est une charge facile à éviter : il suffit d'embaucher un homme.

Citation :
travail et quelle productivité on obtiendra avec des
mecs de 70 balais qui en ont ras le bol!
mais au fait, "Ou sont les femmes?"

On ne sait pas, mais, pour l'instant, la France a la meilleure productivité… du monde ! Ce n'est pas si mal.
Stairway a écrit:
Fulmi a écrit:
Stairway a écrit:
Ce qui engendre des surcoût c'est entre autre
de payer un employé en France avec les charges
énormes que ça implique...

Et dans ce conbtexte la maternité est une charge facile à éviter : il suffit d'embaucher un homme.

Effectivement, c'est un cercle vicieux...donc y a bien
"discrimination" mais non pas sur le plan des capacités
on est d'accord.


Citation :
travail et quelle productivité on obtiendra avec des
mecs de 70 balais qui en ont ras le bol!
mais au fait, "Ou sont les femmes?"

On ne sait pas, mais, pour l'instant, la France a la meilleure productivité… du monde ! Ce n'est pas si mal.

Je veux bien te croire "sur parole" mais là franchement
je doute! (en tout cas Marseille relève pas la moyenne
nationale, et ce sans mauvais esprit! peuchère!)

Fulmi a écrit:
Stairway a écrit:
Effectivement, c'est un cercle vicieux...donc y a bien
"discrimination" mais non pas sur le plan des capacités
on est d'accord.

Effectivement, il y a discrimination effective : tant que les femmes enfanteront, elles seront discriminées.

Citation :
Je veux bien te croire "sur parole" mais là franchement
je doute! (en tout cas Marseille relève pas la moyenne
nationale, et ce sans mauvais esprit! peuchère!)

En effet, le Midi de la France n'a joué aucun rôle dans le développement économique du pays. La Méditerranée est, de mani!ère générale, une honte, à notre époque.

Stairway a écrit:
La Méditerranée c'est pas pour bosser...c'est pour buller
et pouvoir repartir remonter la moyenne nationale
de la productivité!
Wink
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MessageSujet: Re: Le cerveau a-t-il un sexe ? (Stairway)   Dim 1 Avr 2007 - 23:10

Anna Galore a écrit:
Pour revenir au sujet du fil, quand Betty Friedan a créé le Women's Lib, sa revendication n'était pas que les femmes deviennent les supérieures des hommes ou se débrouillent sans les hommes, contrairement à ce que bien des anti-féministes primaires ont essayé de faire croire.

Elle a simplement dit: les femmes sont les égales des hommes, ce qui n'empêche pas que les hommes et les femmes puissent être différents. Le vrai féminisme est tout simplement un humanisme.
Stairway a écrit:
Absolument!
Rien à rajouter tu as fais la synthèse parfaite!

:biz
Fulmi a écrit:
Finalement, après lecture attentite de l'article de Télérama ce soir (à midi je ne l'avais que rapidement parcouru), il m'appert que si les femmes sont effectivement égales en cerveau aux hommes (ce que je veux bien croire), et si elles ont du mal à raisonner convenablement, c'est, simplement parce qu'elles ne développent pas la raison (exemple du chauffeur de taxi, en bas de la colonne centrale de la page 21), et, donc que le centre de la raison de leur cerveau ne se développe pas.

Donc, en fait, si les dames du forum font montre de négligence intellectuelle, c'est simplement parce qu'elles sont négligentes intellectuellement depuis longtemps. C'est en tout cas ce que je comprends à la lecture de l'article et cela correspond assez bien à ce que je croyais jusqu'à ce soir.

Comme je n'ai personnellement aucun problème pour ranger ma voiture ni pour trouver le beurre dans le frigo, je suis convaincu que Télérama est dans le vrai et que si les femmes rament plus que les hommes, c'est de leur faute : elles n'ont qu'à se donner la peine d'appprendre à conduire et à raisonner. Anti y parvient d'ailleurs fort bien.
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MessageSujet: Re: Le cerveau a-t-il un sexe ? (Stairway)   Dim 1 Avr 2007 - 23:12

Romane a écrit:
Anna Galore a écrit:
les femmes sont les égales des hommes, ce qui n'empêche pas que les hommes et les femmes puissent être différents. Le vrai féminisme est tout simplement un humanisme.

En réalité, les femmes sont légèrement plus intelligentes que les hommes, ils le savent et c'est par peur qu'ils se sont arrangés pour leur maintenir le plus longtemps possible la tête sous l'eau et qu'ils récitent qu'elles leur sont inférieures.
rizlabo a écrit:
Un extrait de Telerama a écrit:
Malgré tout, les hommes et les femmes ont bien un cerveau différent. Le sexe génétique de l’embryon (XX pour les femmes et XY pour les hommes) induit la formation des organes sexuels. Des hormones sexuelles différentes vont ainsi imprégner le cerveau et influencer la formation des neurones. Mais essentiellement au niveau de la reproduction. « Pour le reste, toutes les différences de comportement entre les hommes et les femmes sont essentiellement dues à la société, à la culture et à l’éducation. Pas aux hormones, ni aux gènes », explique Catherine Vidal.
C'est ce que j'ai cru longtemps.
Mais à mon sens, c'est une hypothèse qui ne tient pas, et qui ne tient que par un légitime désir et droit de réhabiliter la femme et de lui donner un nouveau statut.
Constatons d'abord que les occupations traditionnelles de la femme sont identiques dans presque toutes les sociétés et ceci je dirais depuis toujours.
Constatons ensuite que meme avec l'énorme pression sociale et familiale exercée dans les milieux que je dirais égalitaire, les choses n'ont pas beaucoup bougé, j'en suis témoin puisque j'appartiens à ce milieu.

En cas de problème, les hommes continuent généralement à se mettre en colère et les femmes à pleurer.
Ce qui est nouveau, c'est que certains comportements sont admis sans trop de problèmes culturels : une femme qui se met en colère, ce n'est pas mal vu.
Bref, l'égalité est à chercher dans la différence, car je ne suis plus certain du tout qu'une pression sociale équivalente sur les petits garçons et les petites filles les conduisent à adopter plus tard des choix professionnels identiques par exemple.
Il y a très peu de femmes ingénieurs ou informaticiens (pourquoi ?) (je met exprès ces deux mots au masculin) et je n'ai pas espoir que les choses changent dans dix générations.

Bref, c'est une thèse séduisante, toute prête à être adoptée par celles et ceux qui admettent l'égalité en droit entre les sexes, mais je ne pense pas que ce soit bénéfique, à long terme de s'appuyer sur une thèse erronée.
Mais bien sûr, si cette théorie, à défaut d'une autre plus correcte, plus approchante, peut servir de bannière, de drapeau pour que ma fille garde un droit de vote que sa grand-mère n'a pas toujours eu, un droit à l'avortement que sa mère n'a pas toujours eu, je suis prêt à faire semblant d'y croire en public...
rizlabo a écrit:
Fulmi a écrit:
Comme je n'ai personnellement aucun problème pour ranger ma voiture ni pour trouver le beurre dans le frigo, je suis convaincu que Télérama est dans le vrai et que si les femmes rament plus que les hommes, c'est de leur faute : elles n'ont qu'à se donner la peine d'appprendre à conduire et à raisonner
C'est bien effectivement l'envers de la médaille de la théorie du cerveau égalitaire : aidez-vous et on vous aidera.
Voila pourquoi je suis partisan du pied au cul au lieu de la main aux fesses.
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MessageSujet: Re: Le cerveau a-t-il un sexe ? (Stairway)   Dim 1 Avr 2007 - 23:15

Anna Galore a écrit:
Je suppose que ce sujet étant dans la section "Société", la discussion se place ici sur le terrain de l'opinion et non de la biologie. Cependant, pour nuancer certains commentaires imprécis vus plus hauts, voire certaines généralisations forcément carricaturales, je voudrais préciser quelques points purement factuels.
Chez l'être humain, les émotions et les "humeurs" sont sous le contrôle direct de molécules bien particulières appelées les hormones. Les hommes et les femmes ont un certain nombre d'hormones en commun et d'autres qui dépendent du sexe. Par exemple, la testostérone est en concentration en général plus élevée chez les hommes que chez les femmes. A forte concentration, elle favorise la pilosité, l'acné, l'accroissement de la masse musculaire et l'agressivité. C'est ce qui fait que la plupart du temps, face à une contrariété, comme il a été dit plus haut, un homme va plutôt avoir tendance à se mettre en colère et une femme à pleurer.



Cela dit, attention, en biologie, rien n'est soit blanc soit noir. Bien sûr qu'un homme peut aussi pleurer et une femme se mettre en colère. Il ne s'agit que d'une tendance et c'est normal: la testostérone n'est pas la seule hormone présente, des dizaines d'autres interviennent à tout moment et le comportement de l'un ou de l'autre dépendra d'un équilibre hormonal sans arrêt changeant en fonction du stress, de l'heure de la journée, du cycle hormonal pour la femme (et qui fait que l'humeur d'une femme est souvent - mais pas toujours - morose ou agressive au moment des règles) et de tout un tas d'autres neurotransmetteurs, sans même parler du conditionnement culturel qui est différent chez chacun d'entre nous (on peut se forcer à rester calme si on est un homme, on peut se forcer à ne pas pleurer si on est une femme, et vice-versa).

La différence évidente d'un point de vue biologique entre un homme et une femme est le fait que l'homme a un équilibre hormonal qui varie peu tout au long de sa vie alors que la femme a des cycles menstruels qui font que toute la partie de sa vie allant de la puberté à la ménopause est rythmée par une horlogerie complexe aux effets sur le quotidien nombreux.

Par exemple, la sensibilité à la douleur est régulée par certaines hormones qui varient pendant le cycle chez la femme alors qu'elles sont à concentration quasi constante chez l'homme. De ce fait, une femme a un niveau de "douilleterie" qui varie tout au long du cycle.

Un autre effet primordial des hormones est qu'elles régulent également le désir sexuel. Chez l'homme, il est constant (à stimuli comparables). Chez la femme, il varie énormément tout au long du cycle, avec un pic en milieu de cycle (puisqu'il favorise la reproduction et donc la survie de l'espèce), ce qui ne veut pas dire que le désir retombe à zéro pendant les règles (un certain nombre de femmes préfèrent même avoir des rapports à ce moment-là de leur cycle parce que le stress de tomber enceinte de façon involontaire est alors à son minimum - une fois encore, rien n'est blanc ou noir quand une multiplicité de facteurs jouent un rôle).

D'un point de vue strictement biologique, les cycles hormonaux font qu'une femme est infiniment plus complexe qu'un homme. Si la complexité d'un organisme vivant définit sa position sur l'échelle de la sophistication, alors la femme est objectivement le sommet de la création.

Il ne s'agit que d'une réalité biologique, bien sûr. Cela n'empêchera personne ici ou ailleurs d'avoir des opinions subjectives. Mais j'ai pensé utile de rappeler ces quelques éléments factuels.

Dr Anna
antillaise a écrit:
Romane a écrit:
A mon avis, pas de sexe pour le cerveau.

A ton avis certes, mais pas à celui des biologistes du monde entier qui travaillent depuis des décénies sur la chose.

Ci-dessous, une copie d'un article glané sur le net (il y en a des milliers)

Cerveau gauche et cerveau droit

Tous les chercheurs en neurosciences sont d’accord aujourd’hui pour considérer que :
• le cerveau gauche est plus développé chez les femmes
• et le cerveau droit, chez les hommes — contrairement à ce que pense encore le grand public (voire même certains thérapeutes !)(Cool et cela sous l’influence directe des hormones sexuelles (testostérone, œstrogènes, etc.).

Ainsi, la femme est plus portée sur le partage verbal et la communication, tandis que l’homme est centré sur l’action et la compétition.

Par ex., dès l’école maternelle, sur 50 minutes de classe, les filles parlent 15 min et les garçons, 4 min — soit 4 fois moins.(9) Tandis que les garçons sont turbulents 10 fois plus (5 min au lieu de 30 sec).
À l’âge de 9 ans, les filles présentent, en moyenne, 18 mois d’avance verbale sur les garçons. À l’âge adulte, les femmes téléphonent en moyenne, 20 min par appel… contre 6 min pour les hommes. La femme a besoin de partager ses idées, ses sentiments, ses émotions, tandis que l’homme contrôle et retient les siens : il transmet des informations et cherche des solutions… et la femme ne se sent pas « écoutée » !

En résumé, la femme est moins émotive mais elle s’exprime davantage alors que l’homme est, en réalité plus émotif, mais il n’exprime pas ses émotions — ce qu’il importe de ne jamais perdre de vue, tant dans la vie conjugale qu’en psychothérapie.

L’orientation

• La femme est orientée dans le temps (cerveau gauche) ;
• L’homme est orienté dans l’espace (cerveau droit) : l’avantage des hommes dans les tests de rotation spatiale à trois dimensions est spectaculaire, dès l’enfance (10) .
• La femme « se repère » d’après des objets et des signes concrets : l’avantage des femmes dans les tests de remémoration et dénomination d’objets est très net.
• L’homme s’oriente dans une direction abstraite : il peut « couper par un raccourci », pour retrouver sa voiture ou son hôtel.

Les organes des sens

Globalement, la femme est beaucoup plus sensible :(11)
• Son ouïe est plus développée (d’où l’importance des mots doux, du timbre de la voix, de la musique)
• Son sens du toucher : les femmes possèdent jusqu’à 10 fois plus de récepteurs cutanés pour le contact ; l’ocytocine et la prolactine (hormones de l’attachement et des câlins) multiplient leur besoin de toucher et d’être touchées ;
• Son olfaction est plus fine : jusqu’à 100 fois, à certaines périodes du cycle.
• Son OVN (organe voméro-nasal, véritable sixième sens chimique et relationnel) perçoit les phéromones — qui traduisent plusieurs formes d’émotions : désir sexuel, colère, crainte, tristesse…Il serait aussi plus sensible chez les femmes (serait-ce là ce qu’on appelle « l’intuition »).
• Quant à la vue, elle est davantage développée — et érotisée — chez l’homme (d’où son intérêt et son excitation par les vêtements, le maquillage, les bijoux, l’érotisation du nu, son attirance pour les revues pornos…). Cependant, la femme dispose d’une meilleure mémoire visuelle (reconnaissance des visages et rangement des objets).


Pourquoi ces différences ?

Les chercheurs expliquent ces nombreuses différences biologiques fondamentales entre hommes et femmes par la sélection naturelle tout au long de plus d’un million d’années de l’évolution de l’espèce humaine.(12) Cette évolution adaptative aurait modelé nos cerveaux et nos organes des sens, à travers l’action conjuguée des hormones et des neurotransmetteurs :

• L’homme s’est adapté à la chasse sur de grands espaces (ainsi qu’à la guerre entre clans et tribus) impliquant une poursuite muette du gibier pendant plusieurs jours, puis le retour vers la grotte (sens de l’orientation). Peu d’échanges verbaux : on a calculé, qu’au cours de toute sa vie, un homme préhistorique n’avait rencontré que 150 personnes environ.
• Le cerveau de la femme, pendant ce temps, s’est adapté à l’élevage de sa progéniture et au partage verbal, dans le cadre restreint de la grotte ;
Ainsi, sur le plan biologique, les hommes sont programmés pour la compétition, les femmes pour la coopération.

On voit que l’accompagnement psychothérapeutique de personnes en difficulté est une tâche biologiquement féminine! (13)

Ces orientations seraient donc liées à la biologie (hormones et neurotransmetteurs). Elles se constituent dès les premières semaines de la vie intra-utérine et sont relativement peu conditionnées par l’éducation ou la culture.

Hérédité et acquis

En chiffres arrondis, les chercheurs considèrent aujourd’hui que notre caractère est :

• pour 1/3 héréditaire : chromosomes du noyau de la cellule + hérédité mitochondriale provenant de la mère ;

• pour 1/3 congénital, acquis notamment pendant les toutes premières semaines de la vie intra-utérine ; l’embryon est féminin pendant les premiers jours,(14) et la masculinité est une lente conquête, hormonale et éducative. Ainsi, la fille n’est pas un garçon qui a perdu son pénis (comme le supposait Freud), mais le garçon est une fille qui a gagné un pénis. (L’envie de pénis est une hypothèse non vérifiée par l’expérience : ainsi, chez les transsexuels, on trouve cinq fois plus d’hommes désirant devenir une femme, que de femmes voulant devenir un homme…).
Pendant la guerre, il naît deux fois plus d’homosexuels mâles (stress de la mère perturbant son équilibre hormonal intra-utérin).(15)
Les parts héréditaire et congénitale semblent importantes : ainsi, chez les vrais jumeaux garçons, si l’un est homosexuel, l’autre l’est aussi dans 50 à 65 % des cas ;
chez les faux jumeaux, on ne le constate que dans 25 à 30 % des cas, soit deux fois moins souvent — mais cependant 5 fois plus que dans la population générale.
Ainsi, on pourrait prédire l’homosexualité dès l’âge de 1 à 2 ans dans de nombreux cas (Le Vay, 1993).

• pour 1/3 acquis : bain culturel, éducation, exercice ou entraînement, circonstances fortuites… ou psychothérapie!

D’une manière plus générale, la corrélation globale des traits de caractère serait :
• d’environ : 50 % pour les vrais jumeaux (hérédité);(16)
• 25 % chez les faux jumeaux (bain hormonal in utero) ;
• 10 % chez des frères et sœurs (éducation) ;
• et proche de 0 % chez des personnes étrangères.(17)
Pour de nombreuses aptitudes ou prédispositions — telles que l’intelligence, le don pour la musique, le sport, et même l’optimisme (18) — on retrouverait ces trois tiers (héréditaire, acquis in utero, acquis pendant la vie), dans des proportions d’ailleurs légèrement variables.
Selon que l’on ait hérité de gênes pessimistes ou optimistes, on pourrait formuler les résultats de ces recherches de diverses manières :
• « notre caractère est prédéterminé dès la naissance aux 2/3 environ »
• ou bien : « notre caractère se construit aux 2/3 pendant la vie, à partir de la conception »…

Les hormones

Lorsqu’on pose un ballon par terre, les garçons shootent ; les filles le ramassent et le serrent contre leur cœur. Cela semble indépendant de l’éducation et de la culture, et donc directement lié à nos hormones.

La testostérone (hormone du désir, de la sexualité et de l’agressivité, autrement dit hormone de la « conquête » — militaire ou sexuelle) développe:(19)
• La force musculaire (40 % de muscles chez l’homme, contre 23 % chez la femme)
• La vitesse de réaction et même l’impatience (92 % des conducteurs qui klaxonnent à un feu rouge sont des hommes !) ;
• L’agressivité, la compétition, l’instinct de domination (le mâle dominant engendre et maintient la qua-lité de l’espèce)
• L’endurance et la ténacité ;
• La cicatrisation des blessures ; la barbe et la calvitie ;
• Le côté droit du corps (membres, doigts, stries digitales — au 4e mois du fœtus)
• La vision de loin (« téléobjectif », pour repérer les animaux) ;
• Le lancer de précision ;
• L’orientation dans l’espace (pour ramener le produit de la chasse jusqu’à la grotte)
• Le goût pour l’aventure, les expériences nouvelles et le risque (les génies, tout comme les fous, sont le plus souvent des mâles) ;
• L’attrait pour une femelle jeune à protéger (et surtout, susceptible d’engendrer).

Les œstrogènes développent :
• Les mouvements de précision : la femme peut plier facilement chaque doigt séparément (Kimura, 1999) ; elle est très supérieure à divers tests de dextérité ;
• Le côté gauche du corps… et les stries digitales du pouce gauche (Kimura, 1999)
• La graisse (protection et réserve pour le bébé) : 25 % de graisse chez la femme, contre 15 % chez l’homme ;
• La mémoire verbale (les noms) et la mémoire de localisation des objets ainsi que la vision de près (« grand angle » pour repérer sa progéniture et toute intrusion étrangère)
• L’ouïe : l’éventail des sons perçus est beaucoup plus large et les femmes chantent juste, six fois plus souvent que les hommes (Durdeen, 1983) ; leur reconnaissance des sons est bien meilleure (entendre et reconnaître son bébé) ;
• Elle reconnaît et nomme les couleurs avec plus de précision (c’est le chromosome X qui est porteur des cônes, nécessaires à la vision des couleurs) ;
• Son odorat est développé jusqu’à 100 fois plus, à certaines périodes du cycle ;
• L’attrait pour un mâle dominant, fort et expérimenté, socialement reconnu (donc moins jeune, mais susceptible de la protéger).

Pour conclure

Les nombreuses recherchent contemporaines en neurosciences confirment ainsi et précisent certaines données traditionnelles bien connues.
Elles orientent en outre le travail quotidien en psychothérapie (ou en counseling) ainsi, bien entendu, que le travail d’accompagnement de couples :

Anti
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MessageSujet: Re: Le cerveau a-t-il un sexe ? (Stairway)   Dim 1 Avr 2007 - 23:18

antillaise a écrit:


Voici maintenant, pour terminer ce bref exposé, quelques exemples concrets de l’impact des neurosciences.
Elles encouragent ainsi les psychothérapeutes à :

• Écouter patiemment une femme qui se plaint, plutôt que tenter de l’aider à résoudre ses problèmes (at-titude du mâle, trop orientée vers l’action : au lieu de la « materner », il devient son « père » !) ;
• Souligner à la femme l’importance érotique du regard chez l’homme ;
• Souligner à l’homme l’importance de l’ambiance sonore et olfactive pour sa compagne, l’effet éroti-que de la musique et de la voix, la richesse du partage par la parole ;
• Stimuler les malades : ils guérissent plus vite lorsqu’ils sont près d’une fenêtre, (ouverte sur le monde) et , stimuler les personnes âgées (une retraite passive induit un vieillissement rapide) ;
• Exploiter en psychothérapie les liens intimes et réciproques entre les deux pulsions fondamentales : sexualité et agressivité (gérés notamment par l’hypothalamus et par la testostérone) ;
• Traiter avec prudence les souvenirs d’abus sexuels de la première enfance : en effet, le souvenir d’une scène, qu’elle soit réelle ou imaginaire, présente la même localisation cérébrale et génère les mêmes processus mentaux (40 % de faux souvenirs — inconsciemment reconstruits, à partir de craintes ou de désirs).
• Mobiliser les lobes frontaux, siège de la responsabilité et de l’autonomie (dire « non ») — d’où la richesse de la thérapie paradoxale.

Enfin, quelques remarques et rappels :
• Faire l’amour accélère la cicatrisation des plaies (testostérone) ;
• Les thérapies psychocorporelles permettent de mobiliser les circuits neurologiques : mouvement > cerveau droit > zones limbiques > émotion > inscription (encodage durable) > thérapies verbales ;
• Une émotion est nécessaire pour mémoriser ; une verbalisation après coup permettra le rap-pel ultérieur du souvenir ;
• La mémorisation à long terme s’effectue, en grande partie, pendant le rêve : d’où, en cas de traumatisme psychique (attentat, viol, catastrophe), l’intérêt d’un debriefing en urgence, avant le premier rêve (« SAMU-Gestalt » : Ginger, 1987) ;
• On déplore 10 fois plus de tentatives de suicide chez les femmes (elles expriment leur émotion) mais un taux élevé de suicides réussis chez les hommes (mise en action) ;
• Les femmes parlent sans réfléchir ! Les hommes agissent sans réfléchir !
• Une femme qui n’est pas heureuse dans ses relations, a du mal à se concentrer sur son travail ; un homme qui n’est pas heureux dans son travail, a du mal à se concentrer sur ses relations.
• La femme a besoin d’intimité pour apprécier la sexualité ; l’homme a besoin de sexualité pour apprécier l’intimité.

Finalement, il est indispensable de se tenir au courant des recherches en neurosciences et en génétique(20) — qui sont loin d’avoir dit leur dernier mot.
Quoi qu’on en dise parfois, (21) il n’est pas indifférent en thérapie, qu’un homme reçoive une femme — ou qu’une femme reçoive un homme (Krause-Girth, 2001). Notre perception du monde est, en effet, fort différente… mais agréablement complémentaire !

http://www.psycho-ressources.com/bibli/femmes-et-hommes.html
A consulter pour avoir en fin de page un excellent tableau récapitulatif.

Anti
Selmer a écrit:
antillaise a écrit:
Par ex., dès l’école maternelle, sur 50 minutes de classe, les filles parlent 15 min et les garçons, 4 min — soit 4 fois moins.
C'est un peu comme sur les forums...

Identique, différent ? On ne sait plus quoi croire.
Décidément, la science est aussi floue que le "ressenti".
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MessageSujet: Re: Le cerveau a-t-il un sexe ? (Stairway)   Dim 1 Avr 2007 - 23:19

rizlabo a écrit:
Pas tout à fait. A partir de ce que le lis des intervention du Dr Anna et du Dr Anti, (je résume)
Citation :
Les chercheurs expliquent ces nombreuses différences biologiques fondamentales entre hommes et femmes par la sélection naturelle tout au long de plus d’un million d’années de l’évolution de l’espèce humaine.(12) Cette évolution adaptative aurait modelé nos cerveaux et nos organes des sens, à travers l’action conjuguée des hormones et des neurotransmetteurs

Citation :
Cerveau gauche et cerveau droit

Tous les chercheurs en neurosciences sont d’accord aujourd’hui pour considérer que :
• le cerveau gauche est plus développé chez les femmes
• et le cerveau droit, chez les hommes — contrairement à ce que pense encore le grand public (voire même certains thérapeutes !)(Cool et cela sous l’influence directe des hormones sexuelles (testostérone, œstrogènes, etc.).

Je résume encore grossièrement :

1) une différence biologique, mais elle est adaptative, ce qui veut dire qu'elle peut changer dans le million d'années qui suivra.
2) une différence de comportement, mais elle est surtout due aux hormones et aux neurotransmetteurs.

J'ajouterai donc ceci, et c'est ce qui est me parait difficile à déterminer :
Quels sont les comportements et approches liés à nos appartenances sexuelles (y compris l'homosexualité) qui sont purement culturels et dont on peut s'affranchir si l'on en sent la nécessité.

Ca me plairait bien d'être multi-tâches et ça me plairait bien de retenir des détails lointains ...
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MessageSujet: Re: Le cerveau a-t-il un sexe ? (Stairway)   Dim 1 Avr 2007 - 23:19

Laetyben a écrit:
Un "memo" pour faire le point

Au terme de ce parcours, il nous a paru utile de dégager un certain nombre d'idées forces importantes à considérer dans le débat sur les différences biologiques entre les hommes et les femmes. Le cerveau en est l'élément clef puisqu'il préside à nos comportements. Voici donc un “ mémo ” de quelques arguments parmi les plus pertinents pour éclairer cette question.

Le cerveau a-t-il un sexe ?

La réponse scientifique à cette question est oui et non. Oui, puisque le cerveau contrôle les fonctions de reproduction qui sont à l'évidence différentes entre les hommes et les femmes. Non, parce que le cerveau n'est pas un organe comme les autres, car c'est le siège de la pensée. Or, pour que cette pensée émerge, le cerveau a besoin dans son développement d'être stimulé par l'environnement. Ainsi, au cours de sa construction, le cerveau intègre les influences du milieu extérieur, issues de la famille, de la société, de la culture, il en résulte qu'hommes et femmes ont des cerveaux différents, mais au même titre qu'on peut trouver des différences entre le cerveau d'un violoniste et celui d'un rugbyman.

Différences entre les sexes et plasticité cérébrale

Le fait de voir des différences de fonctionnement cérébral entre les sexes ne signifie pas qu'elles sont inscrites dans le cerveau dès la naissance et qu'elles y resteront. Car le cerveau, grâce à ses formidables propriétés de “plasticité”, est en permanente évolution sous l'effet de l'apprentissage et de l'expérience vécue. C'est précisément ce que montrent les techniques d'imagerie cérébrale qui permettent d'étudier le cerveau vivant en train de fonctionner. Par exemple, chez une personne qui apprend à jongler avec trois balles, on observe une augmentation de surface des zones cérébrales qui contrôlent la vision et la coordination des mouvements. Et si l'entraînement cesse, on voit que les zones précédemment mobilisées régressent. Cette expérience et bien d'autres montrent que rien n'est jamais figé dans le cerveau.

Sexe et volume cérébral

Le cerveau des femmes est en moyenne plus petit que celui des hommes, mais cette différence disparaît quand on rapporte le volume cérébral à la taille du corps. De toute façon, la question de la taille du cerveau n'est pas pertinente, sachant qu'il n'existe aucun rapport entre le poids du cerveau et les aptitudes intellectuelles.


Cerveau gauche, cerveau droit

La théorie des deux cerveaux, datant des années 70, décrit le fonctionnement cérébral de façon beaucoup trop simpliste au regard des nouvelles données de l'imagerie cérébrale. Celle-ci révèle que les deux hémisphères sont en communication permanente et qu'aucun ne fonctionne isolément.
De plus, une fonction n'est jamais assurée par une seule région, mais par un ensemble de zones reliées entre elles en réseaux. Ainsi, le langage mobilise non seulement l'aire de Broca de l'hémisphère gauche, mais aussi une dizaine d'autres aires cérébrales qui se répartissent à la fois à gauche et à droite. Déclarer que les femmes sont douées pour le langage à cause de leur hémisphère gauche plus performant, tandis que les aptitudes des hommes pour se repérer dans l'espace s'expliqueraient par un hémisphère droit dominant, est une simplification abusive.

Langage et orientation dans l'espace

Les tests neuropsychologiques montrent que les femmes réussissent souvent mieux les exercices de langage, alors que les hommes sont meilleurs dans l'orientation dans l'espace. Mais cela ne signifie pas que ces différences d'aptitude sont présentes dès la naissance et qu'elles sont immuables. On a montré qu'avec l'apprentissage, les différences de scores disparaissent. De plus, ces différences sont beaucoup moins marquées chez les Américains noirs et asiatiques que chez les blancs. La culture et l'éducation semblent donc y être pour quelque chose. Enfin, si l'on fait le bilan des tests publiés depuis vingt ans, on constate une réduction progressive des écarts de performance, ce qui va de pair avec l'intégration accrue des femmes dans la vie sociale et professionnelle.

Éducation et tests d'aptitude

Dans nos sociétés occidentales, les petits garçons sont initiés très tôt à la pratique des jeux collectifs de plein air (comme le football), particulièrement favorables pour apprendre à se repérer dans l'espace et à s'y déplacer. Ce type d'apprentissage précoce peut faciliter la formation de circuits de neurones spécialisés dans l'orientation spatiale. En revanche, cette capacité est sans doute moins sollicitée chez les petites filles qui restent davantage à la maison, situation plus propice à utiliser le langage pour communiquer. Vu les propriétés de plasticité du cerveau, il n'est guère étonnant de voir des différences cérébrales entre les hommes et les femmes qui ne vivent pas les mêmes expériences dans l'environnement social et culturel.

Hormones et cerveau

Les hormones jouent un rôle très important dans les fonctions de reproduction. Chez l'animal, elles contrôlent les comportements de rut et d'accouplement associés aux périodes d'ovulation de la femelle. Mais chez l'être humain, tout se complique ! Déjà le choix du partenaire n'a rien à voir avec les hormones. Les homosexuels n'ont aucun problème hormonal. Les délinquants sexuels n'ont pas un taux supérieur de testostérone. Quant au rôle des hormones sexuelles sur les humeurs, la nervosité, la dépression, il faut distinguer deux types de situations. Dans des cas de bouleversement physiologiques majeurs comme la grossesse ou la ménopause, on peut constater des fluctuations d'humeur. Mais dans des conditions physiologiques normales, il est impossible de démêler le rôle éventuel des hormones par rapport à mille autres facteurs de l'environnement susceptibles d'affecter nos “ états d'âme ”.

Préhistoire et cerveau

Pour les sociobiologistes, les différences d'aptitudes entre les sexes seraient inscrites dans le cerveau depuis des temps préhistoriques. L'homme chasseur aurait développé le sens de l'orientation, contrairement à la femme qui restait dans la caverne et s'occupait de sa progéniture. Cette vision est spéculative car aucun document - restes fossiles, peintures rupestres, sépultures... - ne permet de dire comment étaient l'organisation sociale et la répartition des tâches de nos ancêtres. Les anthropologues qui étudient les sociétés traditionnelles montrent que la distribution les rôles entre hommes et femmes est très variable selon les ethnies. Souvent, dans les petits groupes de populations, les conditions de vie précaires font que la mobilisation de tous est indispensable pour survivre.

Quel Bilan ?

Même si gènes et hormones orientent le développement du cerveau, les circuits neuronaux sont essentiellement construits au gré de notre histoire personnelle. Si d'ailleurs les contraintes biologiques jouaient un rôle majeur dans les comportements des hommes et des femmes, on devrait s'attendre à observer des invariants. Ce n'est manifestement pas le cas. Qu'on se place à l'échelle individuelle ou de la société, il n'apparaît pas de loi universelle qui guide nos conduites. La règle générale est celle de la diversité, rendue possible par les formidables propriétés de plasticité du cerveau humain.


Pour conclure :

Le débat sur le “sexe du cerveau” agite le monde scientifique et philosophique depuis plus d'un siècle. L'objectif de cet exposé a été d'aborder cette question sur un terrain scientifique le plus rigoureux possible, à la lumière des connaissances les plus récentes. Nous avons vu que nombre de vieux préjugés et d'idées reçues ne sont plus défendables. Mais paradoxalement, les visions déterministes perdurent. La tentation est toujours présente de mettre en avant la biologie pour expliquer les différences de comportement et de positions sociales entre les sexes.
Ce sujet n'est jamais neutre.
Il concerne le fondement même de notre humanité : qu'est-ce qui nous fait hommes ou femmes ? Quelle est la part de la nature et celle de la culture ? La vogue actuelle est d'aller chercher dans le cerveau les réponses à nos interrogations sur la conscience, la vie affective, les émotions, les valeurs morales. Fallait-il attendre les sciences du cerveau pour comprendre la pensée humaine ? Pourtant, où trouver les analyses les plus fines du cheminement des idées, des sentiments, des états d'âme, si ce n'est dans la littérature, la poésie, la philosophie ? Mais l'argument de la preuve scientifique fait autorité. La science est présentée au grand public comme source de certitudes et de vérités. Or, la réalité de l'activité scientifique est au contraire, le doute, la remise en question, les débats, qui font avancer les idées. Cette démarche est aussi celle des sciences humaines qui considèrent l'homme dans son histoire et son rapport au monde. Depuis l'Antiquité, les hommes et les femmes ont bâti des civilisations, produit des écrits, des œuvres d'art, qui tous témoignent de la richesse de la pensée humaine. N'est-ce pas la plus belle démonstration que l'être humain n'est pas enfermé dans un déterminisme biologique ?

Dire que les valeurs qui fondent nos sociétés sont situées dans la nature, c'est mettre l'accent sur les servitudes de la pensée et pas sur sa liberté. Or c'est précisément cette liberté de création, d'imagination qui distingue radicalement l'homme des autres espèces. Grâce à son cerveau, l'être humain est le seul à pouvoir échapper aux lois dictées par les gènes et les hormones. Comme l'a si bien dit le grand biologiste François Jacob,
“ Comme tout organisme vivant, l'être humain est génétiquement programmé, mais programmé pour apprendre. Chez les organismes plus complexes, le programme génétique devient moins contraignant, en ce sens qu'il ne prescrit pas en détail les différents aspects du comportement, mais laisse à l'organisme la possibilité de choix. L'ouverture du programme génétique augmente au cours de l'évolution pour culminer avec l'humanité. ” (François Jacob, Le jeux des possibles, éditions Fayard, 1981)

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MessageSujet: Re: Le cerveau a-t-il un sexe ? (Stairway)   Dim 1 Avr 2007 - 23:22

Selmer a écrit:
C'est pas un mémo, c'est une conférence. Very Happy
rizlabo a écrit:
Ouais, Selmer n'aime pas ça...
C'est vrai qu'un résumé, avec un lien, c'est pas plus mal. Un digest est plus digeste, c'est le format forum qui veut ça. On rate plein de choses intéressantes, c'est dommage.
rizlabo a écrit:
j'ai du apprendre à rédiger des posts, et que je constate de trop nombreux zaps sur de textes trop longs.
Le format forum n'est pas heureux pour ces textes et c'est dommage.
Mais cette contrainte peut se transformer en contrainte positive aussi.
Suffit de savoir, de travailler.
Je n'ai pas de recettes, je l'avoue.
Laetyben a écrit:
rizlabo a écrit:

Je n'ai pas de recettes, je l'avoue.


Avec quelques remarques justes et appropriées, un soupçon d'intelligence, un peu de courage, une grande envie de communiquer et une énorme envie de faciliter la lecture du forum, on devrait y arriver!
Laughing

Merci à vous de m'en avoir fait part!
rizlabo a écrit:
Oui, je me réjouis de ton objectif.
J'avais initié un fil la-bas.
http://www.aglab.be/forum/viewtopic.php?t=2622
Je constate aussi que Stairway tente un format original, dans ses posts. A suivre donc.
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MessageSujet: Re: Le cerveau a-t-il un sexe ? (Stairway)   Lun 2 Avr 2007 - 0:46

C'est drôle que l'on se pose encore la question. Peut-être est-ce la faute de certain ersatz plus ou moins androgynes que la politique et le capitaliste mondialisant sortent en série (heureusement limitée). Le modèle "Laurence Parisot" est un bon exemple. Mais attention aux prototypes plus modernes et furtifs du genre "Nathalie Kosciusko-Morizet" (députée UMP de l'Essonne, 34 ans). Le fait est que pour camoufler le règne de la testostérone, qui a du mal à justifier son utilité depuis l'invention de l'agriculture, la Société tente de promouvoir cette théorie bien pensante de l'égalité physiologique des cerveaux des deux sexes.
Et rappelez-vous les filles que vous êtes l'avenir de l'Homme (comme quoi, même les staliniens peuvent parfois avoir raison)
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MessageSujet: Re: Le cerveau a-t-il un sexe ? (Stairway)   Lun 2 Avr 2007 - 0:53

Je me sens un cerveau de moi, ce qui est déjà pas mal. Rempli de contradictions Yin et Yang forcément, surtout quand on est en face de responsabilités d'un côté, et de douceurs de l'autre.

En fait, je pense que j'ai un cerveau et un sexe. Lui n'a que lui-même (mon cerveau). Ça lui suffit, il est déjà bien plein comme ça. Gaga

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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