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 Le cercle rouge

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Romane
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MessageSujet: Le cercle rouge   Lun 2 Avr 2007 - 23:48

Romane a écrit:
Une image, des histoires.

C'est à vous, libre cours à votre imagination.

Tous les genres sont acceptés ; humour, polar, chronique faits divers, romantique, érotique, dialogue-théâtre, absurde, western, mélo, scientifique, poésie, etc.

La longueur du texte est laissée à votre choix. Vous pouvez même envisager... un feuilleton, voire un roman. Dans ce cas, ouvrez carrément un fil avec un titre explicite.

Vous pouvez même envisager une écriture à plusieurs mains !



Allez zou ! A vos plumes !

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: Le cercle rouge   Mar 3 Avr 2007 - 1:17

J'ai usé le tube de rouge en graffitis obscènes. Et l'autre, défoncé à s'enfoncer dans le caniveau, trempé là où il s'est affalé, parce que tout y croupit toujours, même quand l'air déverse sa brûlure. Une boue noirâtre et sans âge. Comme les murs. Comme les bagnoles déglinguées. Abandonnées. A tout vent, à tout va.
Je m'en fous.
Rouge à lèvres ou sang des mains. Crier la haine. Chaos.
Rouge.
Cercle rouge.

Feu. Feu à volonté. Tout balayer.

Chaos.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: Le cercle rouge   Mer 25 Avr 2007 - 12:51

virgule a écrit:
Belle occasion pour commencer... Si ça vous dit !

Quand l'image devient sonore, à maquiller les murs.. Un phonographe de la mer... à la marée des solitudes…


Tu te souviens, La Solitude ?
Tu te souviens, qu'on était toi et moi qu'une seule lueur, une unique passion, d'inséparable cause…

Je n'ai plus la notion de l'heure, ni du mal, ni du bien, maintenant !
Et toi qui me disais "demain", nous serons mieux " d'hiers " !
Oui, toi La Solitude ! Tu te souviens ?
Quand tu m'as laissé seul, sans toi, là ?

Seul avec tous ces gens, qui ne me savent pas !
Il ne me reste rien ! J'agonise d'instant, succombe d'une tombe, à des manques de toi !
Il ne me reste plus, qu'à prier des silences, et espérer en eux, pouvoir entendre encore, m'écouter te parler !

Dis La Solitude ! Ça doit bien faire un siècle à la seconde, que tu m'as laissé là…
Tout un quartier de l'heure, dans les bras de ta nuit, au phonographe de la mer…
Cette clameur aux vagues, à la dernière mode…
Tant de pas qu'elle efface, au matin bétonné, en poème à cracher des humeurs d'écume

Loin des mois de juillet, où viennent se coller, des chagrins secourus.
Cette mort ensablée, maquillée de murmures, où bêle la rumeur, d'une larme sans ombre…

Dis La Solitude ! Ma belle Solitude ! Il faudra bien qu'un jour, ton mal me revienne...
Comme un chant dépassé, diamanté de silence, grisé de tous les ciels… A la marée des solitudes…

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: Le cercle rouge   Mer 25 Avr 2007 - 12:51

valmy a écrit:
Ce rêve vient souvent hanter mes nuits:

Simplement, une femme est là à mes côtés allongée. Mon visage contre sa douce peau, je la caresse, lui parle et l'embrasse en un long baiser. Mes lèvres contre ses lèvres, mes lèvres dans ses lèvres, lèvres toutes de velours habillées et déjà mouillées.
Ma langue doucement l'explore, la fouille, détaillant cette bouche humide...Puis plus profondément insistant, je l'aspire et je te bois. Ô délicieuse liqueur suave, ta bouche est sexe, ton sexe, le temple de tes amours et de mes délices...Doucement, j'ose un doigt, contourne ton petit bourgeon déjà bien érigé...puis glissant sous ma langue toute de ton suc imbibée un autre doigt, j'entre ton intimité plus encore...douce chatte...je t'adore !
Ouhahh, mon corps frissonne, mon cœur cogne, dommage je m'éveille, bandé, bandant à la limite du jouir...la suite vous la supposez, mais cette femme qui est-elle...simplement, elle est ma Boulangère...Ma Boulangère de tous les jours, aussi la Boulangère de mes nuits !
Jeune femme blonde, élancée , beau décolleté...à toi j'ai rêvé...sans que tu ne le saches je t'ai sucée! Oserais je revenir te prendre mon pain et te regarder le jour sans mauvaises pensées, sans bander! J'hésite encore! Je n'ai plus de pain...
Vous toutes et tous avez bien quelques idées croustillantes pour me sortir de ce pétrin...
Vite, ici je viens Ô délires, vous lire!

Bisous amitiés, Valmy.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: Le cercle rouge   Mer 25 Avr 2007 - 12:52

lycorne_d_or a écrit:
Après s'être extasié
Devant tes formes si parfaites,
Dans toutes les positions imaginée,
En pensant " pour moi elle est faite "...

Après t'avoir tant désirée ,
Malgré tout ces fantasmes devant ta robe de cuir ....
Toute cette volonté de t'amadouer ,
Malgré tout ces efforts pour te séduire,

L' oeil admiratif,
Ebahi,
Langoureux voire lascif ...
Parfois même attendri

Après t'avoir tant chérie ,
Tendrement aimée aussi,
Malgré tous vos souvenirs ,
Vos moments de doux plaisir...

Après plus de vingt ans de vie commune,
Sans accrochage ni dispute aucune,
Après t'avoir tant de fois caressée
Délicatement d'une main assurée ,

La voix tremblante , il a doucement murmuré
Ces mots que tu redoutais
De l'entendre prononcer :
Nous deux c'est terminé...

Que croyais tu pauvre sotte ?
Qu'il allait s'embarrasser
Pour l'éternité de l' idiote
Que tu es ?

Regarde comme tu es torturée
Pièce par pièce démontée
Jamais plus bichonnée
Pauvre épave abandonnée .......











Ly

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: Le cercle rouge   Mer 25 Avr 2007 - 12:52

virgule a écrit:
Métamorphose




Il fallait bien qu’un jour, je me décide à raconter l’histoire invraisemblable de mon ami Michæl Ray et moi ; Oui, vous l’aurez compris, Ray est le nom de Michæl… Donc Ray et moi, mon ami de toujours, nous connaissions depuis l’enfance et c’est d’ailleurs, dans le même corps d’armée que nous avions ensemble accompli nos devoirs militaires, si bien que nous étions comme deux frères… Deux frères avant que ne commence, ce que je vais vous raconter, et que sans doute personne ne croira. C’est un peut comme ces gens, à qui ils leur arrivent des choses invraisemblables et qui un jour, on ne sait pas pourquoi, décident enfin, à tout vous dire. Ces gens comme vous et moi, à qui on leur demande « Mais pourquoi diable, n’avez-vous pas raconté ça plus tôt ? » et qui répondent « C’est parce que, je craignais d’être pris ou pour mythomane, un fou, un cinglé ! »
Michæl était un personnage joyeux, grand amateur d’histoires plus ou moins drôles et de plaisanteries, il faut le dire, parfois plus que douteuses. Hélas, ce sentiment d’une complicité durable entre Michæl et moi, fût vain... Je n’oublierais jamais ce jour où mon fidèle ami, s’était rendu méconnaissable, il s’était transformé du jour au lendemain, en un personnage attristé, à la fois silencieux et susceptible.
Michæl, sans qu’on sache la vraie raison, semblait absent, ne plus être présent, lors des conversations, il semblait même, plus faire partie du monde, tant ses moments d'absence étaient fréquents, tant son esprit semblait vagabonder dans un imaginaire plus ou moins glauque. Tiens ! Il me revient en mémoire, cette dernière fois… Cette fois où au téléphone, alors que je prenais de ses nouvelles, il prétendit avoir vécu une autre vie, « la vie d’un autre », prétendait-il… Et tout cela, sans me donner d'explications. C’est d’ailleurs après ses ultimes paroles, que Michæl resta totalement silencieux, et pas qu’un peu ! Durant plus de trois semaines. Toute une période, où il demeura muet, et malgré toutes mes tentatives de discussion, impossible pour moi, de déceler la vraie raison d’un tel comportement, tant il était étrange. Rendez-vous compte, moi Jacques, un ami de toujours, totalement ignorer ! Comme peut-on être effacé de la mémoire de son ami, au point de ne plus lui répondre ?… C’est simple ! Il ne me parlait plus, même pas au téléphone ! Il m’était dès lors devenu vain, de le comprendre… Si bien qu’avec tous ces bouleversements, aussi soudains qu’incompréhensibles, je dus me résigner de conclure qu’à défaut de comprendre, un bon matin, mon vieil ami Michæl, s’était réveillé fou.
Ce fut par une après-midi de ce début d’octobre, que tout a commencé, une semaine, jour pour jour après mon dernier coup de téléphone… Dernière tentative, devrais-je dire. Mais passons les détails ! Donc, une semaine plus tard, alors que je me trouvais dans mon atelier de peinture… Oui, un tout petit atelier, d’à peine douze mètres carré pas plus, à moitié enterre en bas de quatre marches qui vous mènent à l’entrée et situé, en fond de cour, en contrebas de la rue de Charonne… Mais revenons à nos moutons… Donc, cette après-midi là, retravaillant une copie de Luciano Rampaso, je vis soudain par la fenêtre, dudit atelier, Michæl, gesticulant et me faisant des signes ; qui entre nous, étaient totalement incompréhensibles… D’ailleurs, à s’agiter ainsi, le temps pour moi sembla s’être arrêter, réalisant soudain, qu’il désirait que je l’invite à entrer. Sans doute pour pouvoir se retrouver, comme par le passé, lorsque nous discutions des heures en tête-à-tête.
Michæl ne s’était plus aventuré, du moins, me semble-t-il, ne serait-ce qu’à passer devant mon atelier et encore moins à y entrer, en tous les cas, pas depuis ce moment où il m’apparue avec comme une mutation de personnalité… Soudain, il cessa de bouger, il resta là, planté, immobile, les yeux hagards, dans une éternité profonde, en haut des quatre marches. Il demeurait comme figé, sans pouvoir bouger, dans des habits d’une autre époque aux bottillons crasseux, me fixant du regard. Puis, tout d’un coup, se décida à avançant jusqu’à l’entrer… Il humait l’air un long moment, comme pour se délecter des odeurs d’acétones, mélangées aux peintures.
En ce début d’automne et depuis sa dernière visite, outre quelques tableaux, rien d’autre dans mon atelier n’avait été changé, ni remplacé ou même déplacé. Il sembla cependant que chaque objet présent, lui parure comme nouveau.
Un instant, il me prit même d’imaginer, que l’atelier ne pouvait être que le seul lieu, où mon ami pourrait non seulement se défaire de son mutisme, mais sans doute de se confier…Me faire savoir enfin, tous les secrets de sa tourmente. Parc’que c’était l'endroit hors de chez lui qu’il connaissait le mieux, où il aimait se rendre, l’un des seuls en tout cas, à pouvoir lui donner encore, comme pour chacune de ses autres visites, cette même sensation de bien-être. Ce sentiment me vint, lorsque je me souvins d’une de ses confidences. Celle du jour où il s’était hasardé à révéler, que non seulement la lumière, mais aussi les odeurs, le rassuraient. Il jubilait, devant la singularité de chaque peinture et prétendait que chacune d’entre elles, semblait ressusciter d’un autre monde.
Bref, je m’égare ! Toujours est-il, que je dus lui tendre la main, en l’appelant par son nom, afin de l’inciter à descendre et pour qu’enfin il réagisse. Le café chaud fumait des ombres son arôme sur le vieux poêle à bois…
Alors, que j'étais en train de l'observer, cherchant encore, la vraie raison de ce nouveau comportement, Michæl s’approcha…Il m’apparut de plus en plus mystérieux, tant son visage s’était flétri, et que son corps tout entier, me sembla comme tassé, comme épuisé. Le plus étrange encore, me parut son regard… « Ses yeux », je me suis dit ! « Ce ne sont plus ses yeux ! » Ce regard-là, n’était pas son regard, j’en étais même certain, ça n’était pas le sien, il ne lui appartenait pas. Il était devenu, comme le regard d’un autre, les yeux d’un autre. Puis, je lui demandai…
- « Alors Michæl ! Comment vas-tu depuis tout ce temps, tu m’avais oublié ? »
Tandis qu’il restait sans réponse, je l’invitai à s’asseoir, à la seule table et située près de l’entrée, lui proposant du café chaud, puis, me servant à mon tour, je m’assis à la place opposée. Continuant de l’observer, et alors qu’aucun mot n’était encore sorti de sa bouche, Michæl prit sa tasse brûlante dans le creux de ses mains, la porta à ses lèvres, et c’est alors que Michæl se mit à frissonner, comme s’il grelottait.
- Que t’arrive t-il Michæl ? Que t’arrive t-il ?
Les soubresauts s’accentuèrent, je ne savais plus quoi faire. Je dus reposer ma question, et pour qu’enfin ses tremblements cessent.
- " Dis-moi, Michæl que t’arrive-il, tu es malade ? "
Michæl, tête baissée, marmonnait des mots inaudibles, tenant toujours sa tasse de café entre les mains. Quasi muet, Michæl se redressa d’un coup, tout en me regardant, un peu comme s’il venait de prendre une décision importante. Il ne cessa de me fixer de son nouveau regard… Puis commença à me parler d’une voix chevrotante.
- De tout ce que je vais te raconter, il te sera impossible d’en croire un traître mot, mais il faut absolument que je t’en parle… Et peu m’importe d’être pris pour un fou.. Ça me délivrera, d'une énigme, que je ne peux ni résoudre, ni supporter seul.

Pendant, que je restais silencieux, sans cesser un instant de l’observer, il poursuivit.


A suivre....

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MessageSujet: Re: Le cercle rouge   Mer 25 Avr 2007 - 12:54

virgule a écrit:
- De tout ce que je vais te raconter, il te sera impossible d’en croire un traître mot, mais il faut absolument que je t’en parle… Et peu m’importe d’être pris pour un fou.. Ça me délivrera, d'une énigme, que je ne peux ni résoudre, ni supporter seul.

Pendant, que je restais silencieux, sans cesser un instant de l’observer, il poursuivit.


La suite

- Il y a moins de quatre semaines maintenant, je me suis rendu à l’hôpital Saint-Claude, suite à un mal de tête incompréhensible… Une douleur atroce et soudaine, survenue dans la nuit, et qui m’avait réveillé en sursaut.

Une fois dans l’hôpital, je suis entré comme par erreur dans une salle vide de monde, interdite au public. Une fenêtre donnait sur le jardin, sur le bureau, il y avait un téléphone, avec des paperasses, beaucoup de paperasses… Les murs blanchis de cette pièce semblaient avoir été repeins très récemment, et sur l’un de ces murs, se trouvait suspendu un tableau large, tout aussi large que long, aux dimensions qu’une porte et qu’on aurait accroché là, horizontalement… Mille et une photographies d’identités, y étaient épinglées, avec juste en dessous de chacune d’elle, ce qui semblait être des annotations. Rien n’en entrant ! Pas même ce tableau me parut inquiétant. Jusqu’au moment où, revenant sur mes pas, je suis tombé nez à nez avec moi-même. C’était bien moi que je voyais, épinglée là, tout en haut du tableau avec tous ces autres inconnus … Parmi ces anonymes photographiés, il y avait ma propre image.
Tentant de l’interrompre, lui suggérant qu’il ne pouvait s’agir, que d’un sosie, il continua :

- C’est ce que j’ai tout de suite pensé, tout comme toi, évidemment… Mais c’est en lisant la fiche accolée à l’image, que je fus pris d’une sensation effrayante. Il y avait inscrit, noir sur blanc, mon nom, mon prénom et ma date de naissance, ainsi que des détails de mon anatomie. Il y avait ma taille, mon poids, la couleur de mes cheveux, ma date de naissance et le plus terrifiant, la date de ma mort…
Curieux de connaître la suite et n’osant plus l’interrompre une fois encore, je l’incitai à poursuivre.

- Je suis resté comme pétrifié, devant ce grand tableau. Puis un type en blouse blanche, aussi blanche que les murs est enfin arrivé. Il est entré me priant avec véhémence, de sortir de la pièce. Comme, je ne disais rien et ne répondais pas, il resta là, lui aussi sans bouger, nous étions là, lui et moi, sans réaction, deux couillons, pareils. Je fis l’effort de désigner du doigt, la fiche, avec la photo qui me représentait. Le type, s’est approché de moi, m’a observé un temps interminable, puis voyant la photo, fit mine de comparer. Pour me forcer moi-même à réagir, j’ai dû bafouiller quelque chose, dont je n’ai plus le souvenir. Le type s’est alors contenté de supposer qu’il s’agissait d’un frère jumeau, puis de me préciser que toutes ces photographies, appartenaient à des gens disparues ou prétendues décédées, et dont le corps n’avait pas été retrouvé… Comme je ne parlais toujours pas, il continua…Me précisant qu’il avait lui-même ajouté celle de mon frère (ou du moins, celle que ce type pensait être celle de mon frère jumeau) pas plus tard qu’ hier, après avoir enregistré sa fiche …

Michæl marqua un temps d’arrêt et reprit une gorgée de café. J’étais suspendu à son histoire et si impatient d’en connaître la suite, que je lui demandai « Et alors Michæl ! Qu’as-tu fait ensuite ? »

- Rien ou presque, me dit-il ! le type a dû remarquer que je n’étais pas dans un état normal. Il m’a demandé de ne pas bouger, de rester calme, et qu’il allait chercher un médecin…

- « Ensuite ? »

- Je n’ai pas attendu, j’ai pris furtivement la fuite sans rien dire. Je voulais résoudre cette énigme moi-même…

« Puis, je me suis souvenu de ce rêve » .

Comme je commençais à trouver son histoire de plus en plus absurde, pour ne pas dire invraisemblable, je crus bon d’ajouter qu’il ne pouvait s’agir que d’une erreur ; que ça devait arriver de temps à autre. Ajoutant, qu’il n’y avait pas de quoi se mettre dans des états pareils…
Michæl se leva brutalement, dans une rage imprévisible… Boum ! patatras !!! la chaise, les quatre fers en l’air, il vociférait, balançant de colère à l’autre bout de l’atelier, la tasse de café, qui se brisa en mille éclats contre le sol… - « Non ! Tu ne peux pas comprendre… ! Tu ne sais rien Jacques ! Il haranguait toujours…

- « Si tu ne souhaites pas connaître la suite, je préfère m’en aller Maint’nant ! »

- Du calme Michæl, du calme ! Il faut que tu te calmes, ça n’est pas si grave ! Je l’invitai à se rasseoir.

C’était moi désormais, qui demeurais figé, sans pouvoir ajouter un moindre mot, m’empressant de remplacer sa tasse, du reste de café, et lui offrant une cigarette…

Michæl ne fumait plus ! Lui qui, il y a moins d’un mois, fumait jusqu’à trente cigarettes par jour, ne fumait plus … Il était incontestable que mon ami, avait changé, du tout au tout, tant par son regard, que la façon de s’habiller, que par cette soudaine abstinence à la cigarette. Le résultat est que tout ça cumulé, confirmait bien que Michæl ne représentait plus que l’apparence, d’un personnage devenu plus qu’étrange …Je crus même un instant, me trouver face à un de ces comédiens, jouant le rôle de sa vie…

« Alors ce fameux rêve…? Raconte-moi Michæl, je t’écoute ! »
Je repris moi aussi du café et ma place, tandis qu'il poursuivit.

- C’était juste deux nuits avant de me rendre à cet hôpital : J’ai fait un rêve comme hallucinatoire, tellement étrange qu’il me parut que tout était réel, un peu comme un cauchemar, mais un cauchemar, qui ne voudrait jamais finir. Le plus étrange Jacques, c’est maintenant, là, en ce moment, à l’instant même où je te parle.

-En ce moment ? Comment ça Michæl ?

- Oui, là, en ce moment où je te parle, il me semble ne pas m’être encore réveillé. Bien que je sois en face de toi, avec cette tasse de café, qui me brûle les doigts. Une sensation bizarre subsiste, et je ne peux m’en détacher… Cette sensation d’être à la fois présent ici avec toi, bien en chair et en os ; Et celle d’appartenir encore à ce rêve.

Michæl continua.

- Ce soir là, je m’étais couché comme à mon habitude, vers les 23 heures. Je me souviens, m’être endormi page 128 d’un roman de Jean-François Coatmeur…C’est dans la nuit… J’ai entendu des pas, comme un bruit de chaussures, un frottement de cuir. J’ai dû allumer la lumière, afin de me rendre compte de ce qui se passait…Et c’est là, c’est là que tout a commencé… Tout au bout de mon lit, il y avait un homme, assis…Je me souviens, je me suis dit « je rêve ? ». Je me suis même frotté les yeux, pour être sûr de ce que je voyais, tellement ce qui apparaissait devant moi, me semblait tant absurde que réel… Et c’est alors que je rouvris les yeux… L’homme était toujours là, et il me regardait, assis, me fixant sans bouger … Un homme d’une cinquantaine d’année, une réplique de moi, en plus âgé… D’un signe de l’index, posé comme en croix sur ses lèvres, il m’invita à ne rien dire, ne pas crier. Osant lui demander

- « Qui êtes-vous ? » -« que voulez-vous »- « Que faîtes-vous là ? » il répondit :

- Tu me reconnais pas ? Mais je suis toi Michæl ! Je suis toi, bien que tu ne puisses t’en souvenir … je viens d’un autre temps, d’une autre époque, Michæl ! Je viens d’une autre vie et que tu as sans le savoir, déjà vécu…
- J’étais tellement choqué par cette apparition, tant elle semblait réelle, que j’eus du mal à déglutir. Mon sang montait, affluait à mes tempes, jusque dedans ma tête et je me mis à bafouiller

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MessageSujet: Re: Le cercle rouge   Mer 25 Avr 2007 - 12:54

Virgule a écrit:
-« Mais, mais ! Mais, pourquoi ? Mais quelle vie ? »

-N’est pas peur Michæl , tu ne crains rien ! Je viens te voir, parce que c’est cette nuit que tu vas mourir.

- Mourir ! Moi ? Je dois mourir ?

- Oui Michæl ! Tu dois partir cette nuit à 4 heures 26 très précisément, suite à un arrêt cardiaque…Et je viens pour te prendre en moi pour te sauver de cette mort, ceci afin que tu continues à vivre à travers moi…
- Mais ! Mais, comment savez-vous que je vais mourir ? Que je vais mourir cette nuit ? Et, Et, Et pourquoi, voulez-vous que je continue à vivre en vous, dans votre corps ? Réveillez-moi, je vous en prie ! C’est absurde cette histoire !

- Tu ne rêve pas Michæl ! Pas cette fois ! Tiens, prends cette enveloppe et garde là précieusement… Tu l’ouvriras plus tard, dans une semaine ou deux, lorsque tu auras repris tous tes esprits…

J’ai pris l’enveloppe que l’homme me tendait, aussitôt mise dans la poche de ma veste de pyjama.

Et Et Et, pouvez-vous me dire, de quelle façon, vous allez procéder ?Comment vous allez faire, pour que Moi, je sois Vous, puisque je serai mort et bien mort ?

- Souviens-toi Michæl, des paroles divines ! Ce sont celles d’un Dieu, d’un seul Dieu, qui ne connaît qu’un monde, qu’il a lui-même créé !
Et de cette phrase Michæl,! - « Tout ce que j’ai fait, tout ce que j’ai créé, vous aussi, à votre tour, vous pourrez le faire, en mémoire de moi »
La Mémoire est La foi en Dieu Michæl, propre à la création, qui engendre l’éternité.

L’astral est en nous Michæl, et c’est ainsi depuis des millénaires… L’astrale a pris naissance, depuis plus de dix-huit milliards d’années, invisible et présent à la fois, et bien avant que vos savants modernes, appellent le bigbang, la naissance de l’univers, bien avant que le monde soit monde. Ce monde que tu vois, cache la plus immense et la plus belle des réalités Michæl … Je ne viens de nulle part, je suis ici et là, je suis d’un autre lieu, où le temps n’y est plus, où le temps ne compte pas. Je suis d’hier et d’aujourd’hui, je vis l’année zéro où Ailleurs c’est Demain, d’une autre solitude, d’un pays du dedans, loin, de très très loin, là où les âmes et les cœurs se confondent, où aucun mal ne vient où personne ne meurt…. Michæl, il faut que tu saches que chaque Être est unique, qu’il reste qu’un seul Être, vie après vie, c’est seulement, au point de vue intellectuelle ou morale que l’humain change, qu’il évolue, grâce à son expérience…Ses cumuls de vies.

Michæl ? Michæl ! S’il te plait, entends-moi, Michæl ! Je dois te prendre maintenant… Tu sais Michæl ! Il n’y’a pas d’autre alternative.

- Mais, mais, une fois que je serai mort, Mon, Mons… Monsieur ??

- Gilles… Gilles de Ray ! De Ray, est mon nom ! Tu peux m’appeler Gilles, Michæl…. C’est mieux… Appelle-moi Gilles, je t’en prie !

- De Ray ? Mais c’est presque mon nom, mon nom est Ray, Michæl Ray ! Qui donc était Gilles de Ray ? Etait-ce vous Gilles de Ray, compagnon de Jeanne d’Arc, coupable de tant de ces horreurs et de ces crimes qu’on raconte ?

- Chuuut ! Tu apprendras tout ça plus tard, Michæl ! Garde cette enveloppe que je t’ai confier…
- Bi, Bien Monsieur Gilles ! Alors ma, ma… Ma question était… ! Une fois que je serai mort, que deviendra mon corps ? Qu’allez-vous en faire ? Ou plutôt, Non ! Que vais-je en faire ?
- Tu iras l’enterrer, là où tu voudras, où bon te semblera, ça n’a aucune importance...

Michæl !.... Michæl !…Tu m’entends Michæl ?

- Oui Monsieur Gilles, je vous entends !

- Michæl ! Il ne te reste à peine que deux minutes à vivre maintenant, deux fois soixante secondes, dans ton corps actuel ! Concentre-toi Michæl… Prépare-toi à ressentir une vive douleur dans ta tête, avant de me rejoindre.

Je n’avais pas lâché des yeux Michæl, de tout ce temps, me racontant son rêve. Et n’osant plus rien dire, afin de ne pas le brusquer une seconde fois: Je me forçais tant bien que mal, à écouter la suite de son récit.

- Lorsque je me suis réveillé, j’étais moi-même assis, tout au bout de mon lit, au même endroit où se trouvait cet l’homme et qui me ressemblait. J’étais habillé comme lui, mais avec en plus, le sentiment d’une immense solitude. Je me sentais épuisé, lessivé, comme si je venais d’effectuer un travail de force. Puis je me suis levé, me suis allé jusqu’à la salle de bains, afin de voir mon visage, pouvoir me regarder dans le miroir… Il était là… Cet homme était là, devant moi, et je le regardais me regarder, cet homme en face dans le miroir et qui me regardait, était devenu moi et il se regardait ; Il était devenu moi, tandis que moi j’étais lui, sa réplique exacte, fidèle à son image ; j'étais tel qui m’était apparut dans cette nuit, mais avec une seule différence.

J’interrogeai - « Une différence ! Mais quelle différence ? »

- Celle dont je me suis souvenue, ainsi que cette dernière partie de mon rêve, et qui m’avait totalement échappé, jusqu’à ce matin. C’est ce détail qui m’a poussé jusqu’à ta porte, et afin que tu m’aides…La différence venait de mes chaussures et des vêtements, ils étaient tout couverts de terre fraîche et encore humide. Puis, je me suis souvenu, de la fin de mon rêve, lorsque j’avais porté mon ancien corps, pour l’enterrer, au petit bois de Eboulures…

- Bien ! Mais qu’attends-tu de moi maintenant ? Il se fait tard, et la nuit est tombée, je ne vois pas comment je pourrais t’aider ! Explique-moi Michæl !

- Justement, c’est parce qu’il est tard… Jacques ! Faut que tu m’accompagnes…Faut que tu viennes avec moi, au bois des Eboulures, au même endroit où dans mon rêve, j’ai enterré mon propre corps…

- Bon ! Ça suffit maintenant, elle a assez durée ton histoire ! Ça n’a ni queue, ni tête, tu délires mon pauvre ! Comment pourrais-je croire à de telles sottises ! On n’est en plein roman, débrouille-toi tout seul avec ton histoire à dormir debout et va consulter un Psy dès demain matin ! J’ai autre chose à faire que d’écouter de telles stupidités.

Michæl se leva, avec un calme imperturbable, se dirigea vers la sortie, marqua un temps d’arrêt, se retournant vers moi, déclara impassible -« Ca n’a plus d’importance que tu viennes ou pas, je peux m’y rendre seul » … Michæl disparut dans la nuit…

Je ne sais toujours pas pourquoi, il n’était pas parti depuis plus de dix minutes que je fus pris de remords. Non seulement du fait de l’avoir d’abord considéré comme le dernier des demeurés, mais d’avoir du même coup, refusé de l’accompagner… Tout d’un coup, je m’en voulais, de n’avoir pas fait semblant de le croire…

Angoissé et inquiet pour mon ami, je pris ma veste et mon écharpe au portemanteau, sorti au pas de course, récupérant ma voiture, afin de le rejoindre coûte que coûte… A mon arrivée devant petit bois de Eboulures, je dus marquer un temps d’arrêt avec les phares allumés. J’était comme pétrifier, rien qu’à l’idée de connaître la suite de cette histoire de fou.. La nuit était si noire et les arbres encore si feuillus, qu’il m’était impossible de voir plus loin que de dix à quinze mètres devant moi. Puis me trouvant dans la seule allée menant à l’extrémité du fameux bois, et m’avançant au pas, convaincu que mon ami, était déjà rendu sur les lieux. Je vis soudain sous la lumière des phares, une ombre qui bougeait . Me hasardant en avancant plus en avant, je pus enfin discerner une silouette… C’était Michæl ! Il était là…

Je dus sortir de le voiture, en prenant soin de laisser le moteur tourner, continuant à éclairer les alentours…Il était là, devant moi, figé telle une statue, avec dans sa main droite, une petite lampe de poche qui éclairait à peine, et dans l’autre une pelle.

Michæl, visiblement n’ayant pas commencé à creuser, je lui demandai.
« Qu’est ce que tu attends pour te mettre au travail ? »… Lui, de me répondre qu’il craignait le pire ; Celui de se retrouver nez à nez devant la seule preuve inéluctable de vérité…

N’y tenant plus ; exténué par cette longue journée et impatient d’en finir une bonne fois pour toutes, je lui saisis la pelle qu’il tenait dans sa main et me mis à creuser…C’est alors que Michæl m’attrapa par les épaules, en s’agrippant violemment, puis me secouant encore, il me cria dans les oreilles…

-Jacques jacques ! Réveille-toi ! Réveille-toi vite ! C’est l’heure ! La bagnole tourne et je suis garé en double file ! Tu vas encore nous mettre en retard au travail…..

A ces putains d'rêves hein !

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: Le cercle rouge   Mer 25 Avr 2007 - 12:55

virgule a écrit:
Entends

Entends comme un bruit d’ailes.
L’inspiration me quitte à force d’impatience d’attente et de tiédeur.
La transparence de ma solitude est ma seule compagne.
Attends que je me signe avec un corps d’enfant
Que viennent tous les mots, creusés d’une voix blanche.
Et que s’effacent les désirs à chevelure longue, dans mon berceau d’arcanes

Attends qu’ailleurs, vienne de l’ombre, une odeur de vivre.
Attends... Que se rallume au flambeau de l’ennui, mon encre d’Eternel
Et que s’entende encore le transparent des muses, qui rode sous mon masque
Celui désigné à ma cause, qui m’abreuve d’un souffle, l’esprit baigné d’une lueur…
Comme le scintillant du verbe, entends ma résonance…
Celle du solitaire à celles des pléiades
L’inexplicable alliance, comme un écho muet aux écrits migrateurs.

Entends la lettre
Entends le mot qui vole dans la phrase…
Comme un loup va bêlant moutonné d'écriture
Entends ma solitude
« Ma solitude bêle… »

Ecoute un chant, écoute un vers, écoute un silence qui dort…
Ecoute un silence qui passe…
Ecoute tous les mots…
« Entends l’Ô prendre l’air… »

Qu’enfin nos lèvres se délient de nos reflets changeants
A ton eau répandue… Toi seulement de l’aurore
Qu’enfin viennent encore s’assoire à notre table
Les statues de nos âmes
A perdre la raison

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: Le cercle rouge   Mer 25 Avr 2007 - 13:16

Elle se tenait là, devant cette vision insolite : deux bagnoles cramées
dans un quartier sordide, une rue vide aux façades tagguées,
peinturlurées. Ca dégageait une atmosphère presque irréelle.

La laideur, elle pensait.

Oui , la laideur des hommes. Cet aspect particulier mais incontournable de leur être.

Ici, c'était comme si la laideur était objectivée car les "sujets" n'étaient pas là. La rue était déserte.

Elle avait oublié le quartier de banlieue qu'elle venait de traverser,
le contexte de ces vies confinées, condamnées au ghetto, l'incapacité
des hommes à mieux se partager les richesses de la terre.

Non, elle ne voyait plus que le produit de ce système, là devant elle : la noirceur du mur et les bagnoles rouillées.

Et elle, ne voyait plus que les hommes tels qu'ils sont et resteront de toute éternité : moches.

Elle n'oublierait plus cette voiture qu'elle apercevait du trottoir
opposé dans le cercle déglingué, rouge vif, d'un débris de cabine
téléphonique au premier plan de son champ de vision : celle-ci
était à jamais dans sa mémoire ; les tigres n'avaient plus qu'à sauter
dans le cercle de feu.....avant la tuerie.


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MessageSujet: Re: Le cercle rouge   Mer 25 Avr 2007 - 14:53

Il me faut le relire. D'emblée ; il me plaît par la force qu'il contient.
Je dois y revenir. Je n'ai pas fini de le déchiffrer.

Je voudrais savoir (question technique), si les retours à la ligne sont de ta volonté.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: Le cercle rouge   Mer 25 Avr 2007 - 15:00

Oui. Je ne sais pourquoi. Il y a des coupures de lignes étranges que je
n'ai pas vues en tapant ; tout n'est pas de mon fait, les paragraphes
seulement.



Merci, Ro, de m'avoir "défié". Sans ça , et même comme ici pour
quelques minutes d'écriture, jamais je n'aurais osé m'attaquer à ce
thème.Je crois toujours que je ne peux pas écrire d'imagination ;
terrible cette idée ancrée en moi, probalement un manque de confiance.
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MessageSujet: Re: Le cercle rouge   Mer 25 Avr 2007 - 20:30

Plus je te lis "imaginaire", plus je me dis que tu as un énorme potentiel à défricher, inépuisable et qui pourrait te surprendre. A mon avis, il ne faut plus que tu négliges cela. Cesse de ne plus avoir confiance ; Tu maîtrises la grammaire, la conjugaison, le choix des mots, il ne reste qu'à faire marcher l'imagination. Y'a aucune raison pour que ça ne fonctionne pas. Les seuls clivages sont ceux qu'on rencontre adulte, et bien sûr les complexes. Ici, tu n'as pas lieu à te trouver complexé. On côtoie des écritures bien plus malhabiles, avoue !

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MessageSujet: Re: Le cercle rouge   Jeu 26 Avr 2007 - 1:16

Me plait, dans ce contexte le vocabulaire que tu emploies pour décrire ce qu'Elle voit.
Me plaît aussi qu'elle ne soit pas nommée, qu'on ne sache rien d'autre d'elle, que ce soit juste un zoom sur un bout de temps, dans un lieu, sans qu'on aie besoin de connaître pourquoi elle interprète ça comme ça, et ce qu'elle va faire après.

Voilà à mon sens toute la réussite de ce texte.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: Le cercle rouge   Jeu 26 Avr 2007 - 15:36

Un matin, ne sachant pas trop comment tuer son temps, elle prit son objectif en bandoulière, erra dans les rue desertes à la recherche de photos inédites.
Elle s'engagea dans une ruelle étroite et mal famée, qu'elle en avait des frissons sur tout le corps. Elle se trouvait maintenant au fond d'une impasse et au bout de celle-ci son regard fut attiré par une grille en fer forgée rouge qui avait due être magnifique à une certaine époque tant le fer étant bien travaillé, hélas la rouille avait déjà commencé son oeuvre. Elle avança lentement au milieu d'un tas de détritus.Des planches de bois recouvraient l'immense portail. Une chance pour elle au centre un grand cercle rouge qui ressemblait à un serpent enroulé sur lui-même, lui laissait une grande ouverture qui allait lui permettre de faire ses photos.
A l'interieur se profilait une grande bâtisse en piteuse état, vitres brisées, carcasses de voitures cramées, murs tagués et noirçis par la fumée.
Elle se dépecha de faire plusieurs photos, ne sachant pas trop si cette maison était squattée.
Tout à coup son attention se porta sur la dernière voiture, et là elle fit crépiter son flach, elle venait de reconnaitre le véhicule de son voisin l'emmerdeur de première, bien fait pour sa tronche se dit-elle, il ne l'a pas volé. Elle fit demi-tour un sourire jouissif sur ses lèvres, finalement elle était heureuse de cette matinée.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
C'est ainsi que je veux écrire. Avec autant d'espace autour de peu de mots. Je hais l'excès de mots. Je voudrais n'écrire que des mots insérés organiquement dans un grand silence, et non des mots qui ne sont là que pour dominer et déchirer le silence. En réalité, les mots doivent accentuer le silence. »

Etty Hillesum


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MessageSujet: Re: Le cercle rouge   Jeu 26 Avr 2007 - 15:43

waooh, Zaz, je ne savais pas que tu écrivais aussi en prose. Continue.

bisou
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MessageSujet: Re: Le cercle rouge   Jeu 26 Avr 2007 - 16:19

Ce n'est pourtant pas la première fois. Wink
Sympa, ta contribution, Zaza.

Si je peux me permettre, je pense que tu aurais pu couper quelques phrases en deux et éviter quelques "mais". Je ne sais pas pourquoi, depuis quelques jours je me rends compte que j'en colle très facilement un peu partout, aussi je l'ai dans le colimateur, le mais. Laughing

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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