Forums Liens Utiles


 
AccueilAccueil  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez
 

 LES ORIGINES DU BOUDDHISME

Aller en bas 
AuteurMessage
filo

filo

Nombre de messages : 8596
Age : 106
Localisation : Montpellier
Date d'inscription : 02/04/2007

LES ORIGINES DU BOUDDHISME Empty
MessageSujet: LES ORIGINES DU BOUDDHISME   LES ORIGINES DU BOUDDHISME EmptyMar 17 Avr 2007 - 20:17

LES ORIGINES DU BOUDDHISME
(où vous apprendrez pourquoi le bouddhisme tibétain
est le plus éloigné de celui que voulait le Bouddha)



LES ORIGINES DU BOUDDHISME Medicine_buddha




Le Bouddha (l’Eveillé), né Siddhârtha Gautama, était un Kshatriya du clan des Shâkya, lequel était allié au royaume du Kosala.
Né à Lumbinî, non loin de la capitale de Kapilavastu (à Piprâwâ, à la frontière du Népal), vers -480, il vécut jusqu’à l’âge approximatif de vingt-neuf ans de la même manière que la plupart des kshatriya (caste des guerriers) de son époque, avant de soudain abandonner sa famille, vers l’âge de trente ans, et de renoncer à tout pour se joindre aux cohortes de chercheurs de vérité.
C’est peut-être à partir de ce premier choix que l’histoire du bouddhisme commence réellement, voici près de 2500 ans...





LE CONTEXTE

Au cinquième siècle avant notre ère, la culture védique apportée par les Aryens et la culture autochtone de l’Inde du nord étaient désormais parfaitement mêlées, de telle sorte qu’on peut alors parler d’un début de culture indienne.
La langue védique s’était elle-même transformée en sanskrit et était devenue populaire, et le système des trois castes s’était parfaitement institué au fil des siècles.
Les croyances religieuses elles-mêmes, qui n’avaient jamais été fixées, s’étaient enrichies de quelques autres, appartenant aux peuples autochtones, et de nombreuses divinités des premiers temps védiques, mal définies, avaient été supplantées par d’autres ou étaient tout simplement tombées dans l’oubli.
Par ailleurs, le formalisme intransigeant des brâhmanes, l’incessante complication et la multiplication des rites qu’ils prétendaient faire observer par tous, avaient provoqué des réactions diverses, allant d’un anti-brâhmanisme pur et dur rejetant rites et croyances à des opinions plus nuancés permettant des choix, et à une spiritualité qui se révéla de plus en plus affinée dans les diverses upanishad.
L’homme ordinaire, se trouvant empêtré dans les rites, les devoirs dus aux rois, à la famille comme au travail, aspirait à vieillir, à dépasser le stade de maître de maison (gârhasthya) pour, une fois ses fils élevés, se retirer dans un coin isolé de la forêt (vânâprasthya) pour méditer et trouver la paix des sens comme de l’esprit.
D’où le nombre élevé de chercheurs de vérité, qui vivaient en solitaires, ou recherchaient auprès de maîtres réputés, la solution aux problèmes qu’ils se posaient, parcourant le pays en tous sens en quêtant leur nourriture dans les villages.

C’est donc ce qu’a fait siddhârtha de façon anticipée, après avoir rencontré un vieillard, un mourant, un cadavre et un mendiant..
Les détails de sa vie et de sa recherche nous sont contés dans le Sutta-Nipâta, un ancien ouvrage pâli, et dans quelques autres Sutta tardifs.
Six ans d’errance plus tard, il aurait atteint l’éveil (bodhi) après avoir longuement médité sous un arbre pipal (cf. article l’arbre cosmique), à Bodh-Gâyâ, un site du Bihâr (alors le royaume du Magadha) non loin de la capitale de cet état : Râjagriha, ou régnait le roi Bimbisâra.
Puis il se décida à aller prêcher la doctrine qu’il avait élaborée, tout d’abord à cinq de ses anciens compagnons qu’il était allé retrouver à Sârnâth, près de Vârânasî (Bénarès), ensuite il parcourut sans cesse la région, établissant des monastères et affinant sa doctrine. Il n’arrêtait sa pérégrination que pendant la période des pluies (varsha) où il se reposait dans les monastères qu’il avait fondés grâce à la générosité des souverains du Magadha, des Vrijji et du Kosala (il était tout de même fils de souverain lui-même, ce qui aide...).
Les noms de Bimbisâra et de son fils Ajâtashatru du Magadha, du roi Prasenâjit du Kosala, du roi Pradyota de l’Avanti ou du roi Udayana de Kaushâmbi sont intimement liés à son histoire.
Sans ces derniers, le bouddhisme n’aurait jamais eu de “campagne de lancement” et de “sponsors”! C’est en effet surtout grâce à ces rois que la doctrine qu’il prêchait dut de connaître le succès.
Grâce aussi (et c’est important) au fait que les esprits étaient alors en quête d’un système de pensée capable de les affranchir du ritualisme brâhmanique, et prêts à accepter de nouvelles philosophies.



LES FONDEMENTS

Ce que le Bouddha proposait n’était pas une croyance nouvelle, mais un art de vivre, fondé sur la pureté absolue des mœurs et l’absence de nuisance au prochain, seules capables, selon lui, de briser le cycle infini des incarnations (samsâra), source de toutes les douleurs humaines. Cette pureté absolue de la vie devait produire un karma débarassé de toutes les souillures inhérentes aux actes et aux pensées, afin de libérer totalement l’être, après sa mort, de toute renaissance.
Le Bouddha suivait alors la croyance généralement admise de la rétribution des actes (karma), chaque pensée ou action d’un individu engendrant des effets se répercutant sur son devenir dans une ou des incarnations futures. Il n’était donc pas nécessaire de vénérer une divinité quelconque pour atteindre au salut, mais seulement de vivre correctement, c’est-à-dire en observant strictement les huit points du Noble Octuple Sentier constituant une sorte de charte de bonne conduite (quelque peu analogue aux dix commandements des tables de Moïse) qu’il avait élaborée comme corollaire aux quatre «vérités» qu’il avait découvertes en méditant :
    la vie n’est qu’un enchaînement de douleurs (dukha) ;

    les douleurs ne sont que le résultat du désir de vivre (samudaya) ;

    en supprimant (nirodha) la cause (le désir), on supprime les effets (la douleur) ;

    on ne peut supprimer la cause qu’en menant une vie droite, c’est-à-dire en observant les préceptes du Noble Octuple Sentier (Ashtânga Mârga) : compréhension correcte, pensée correcte, parole correcte, action correcte, moyens d’existence corrects, efforts corrects, attention correcte et, enfin, concentration correcte.


La compréhension parfaite de ces Quatre Nobles Vérités (âryasatta) et l’observation parfaite de ce Noble Octuple Sentier doivent alors permettre d’atteindre le nirvâna, -la totale extinction du désir, la totale béatitude-, état dans lequel aucune renaissance n’est plus possible.

Toute la philosophie du Bouddha exprimée dans ces Quatre Vérités, reposait sur la croyance que le monde phénoménal n’a pas d’existence réelle, et que toutes choses ne sont que des apparences, comme les vagues de la mer, quoique différentes, ne sont en réalité pas distinctes de la masse des eaux qui les produisent.
Dans l’énoncé de la Première Vérité, l’être humain comme tout ce qui existe a un commencement, donc une fin ; le Moi n’a aucune réalité, n’étant qu’un simple agrégat temporaire des cinq éléments composant l’être. Seule la conscience est soumise à l’enchaînement des causes et des effets qui détermine les renaissances.
Il suffit donc de se débarasser de l’ignorance (avidya) des Quatre Vérités pour, en abolissant le désir et en menant une vie droite, parvenir à se libérer de l’illusion de la réalité.

Cette loi qui conditionne les êtres et qui montre le chemin de la libération est le dharma (pâli: dhamma) qu’il est impératif de suivre. Mais c’est un chemin difficile pour qui n’a pas abandonné la vie mondaine.
Voilà pourquoi la plupart des gens qui se prétendent bouddhistes de nos jours et dans notre société sont en fait bien loin des préceptes du Bouddha!



LE SAMGHA

Au cinquième siècle avant notre ère, la difficulté était à ce titre déjà importante. Aussi le Bouddha créa-t-il un ordre monastique, le samgha (littéralement «réunion»), devant permettre à ceux ou celles désirant suivre le Noble Octuple Sentier d’atteindre dès cette vie-ci le nirvâna. Les laïcs étaient exhortés à suivre la même voie, mais, demeurant dans le monde et n’étant pas en mesure de se consacrer uniquement à son accomplissement, ils ne pouvaient espérer se libérer dès cette vie-ci. Ils pouvaient cependant «acquérir des mérites» en aidant les membres du samgha (les moines mendiants appelés bhikshu) en leur faisant des offrandes.

Le samgha était organisé en sorte de république dans laquelle seule la séniorité donnait un droit de préséance. Le Bouddha émit des règles devant être observées par tous les aspirant-moines après qu’ils eurent prononcés leurs vœux (ordination, pravrajyâ). Ils devenaient alors novices (shramana) puis, à l’âge de vingt ans, pouvaient devenir moines (bhikshu, pâli : bhikku) à part entière.
Ils devaient alors observer strictement les dix abstentions (pâtimokkha) : s’abstenir de tuer tout être vivant, s’abstenir de voler le bien d’autrui, s’abstenir de forniquer, s’abstenir de mentir, s’abstenir d’absorber des boissons alcooliques, s’abstenir de manger après midi, s’abstenir de participer aux réjouissances laïques, s’abstenir d’utiliser parfums et cosmétiques, s’abstenir de dormir sur des lits moelleux et enfin, s’abstenir d’accepter de l’argent.

Les règlements (vinaya) édictés par le Bouddha concernaient tous les aspects de la vie monastique, emplacements et dimensions des cellules, vêtements (chîvara), retraite de la saison des pluies (varsha), observation de la séniorité, confession publique (uposatha) tous les quinze jours, etc. Enfin, des règles particulières régissaient la vie des nonnes, qui devaient être soumises aux moines.
Petit à petit, les monastères s’agrandirent et devinrent des centres d’enseignement où professaient non seulement des moines, mais des médecins, des astrologues et autres spécialistes venus de tous les horizons, souvent même appartenant à des sectes brâhmaniques.


DIVISIONS ET DECLIN

Mais le Bouddha n’avait désigné aucun moine pour lui succéder (il devait mourir, âgé de 80 ans, à Kushînâgara, l’actuelle Kashiâ, alors qu’il tentait de revenir une fois encore à Kapilavastu, vers -400).

Le Samgha étant une institution démocratique, il fut nécessaire de réunir des conciles afin de fixer les différents textes devant constituerle canon bouddhique et élire les moines aptes à diriger les monastères. Le premier de ces conciles aurait eu lieu peu après la disparition du Maître, à Râjagriha, sous la présidence du roi Ajâtashatru. On y récita les règles monastiques (vinaya) et les enseignements du Bouddha relatifs au dhamma, les Sutta, que les religieux mémorisèrent afin de pouvoir les transmettre intégralement à leurs disciples.

Le deuxième concile aurait eu lieu environ un siècle plus tard à Vaishâlî, du temps du roi Kâlâshoka. Il consacra la première division de la communauté monastique en deux groupes, ceux de l’est (alors appelés Mahâsanghika) et ceux de l’ouest, les Theravâdin (partisans d’une stricte orthodoxie) qui divergeaient sur des points de discipline.
Mais bientôt ces deux factions se divisèrent encore, les Theravâdin en onze sectes, les Mahâsanghika en sept, toujours en raison de divergences sur l’application des règles monastiques.

Le troisième concile aurait eu lieu (mais son existence a été parfois niée) à l’époque d’Ashoka, à Pâtaliputra. Malgré le vœu émis par l’empereur de ne pas voir se diviser la communauté, il consacra la disparité des sectes qui s’opposaient alors, non plus seulement sur des points de discipline, mais également sur quelques points doctrinaux.

Ashoka, bouddhiste lui-même, favorisa cependant l’expansion du bouddhisme, ayant envoyé des missionnaires dans les pays étrangers, notamment à Ceylan.

Les successeurs d’Ashoka se montrèrent moins favorables au bouddhisme, et Pushyamitra tenta de restaurer la primauté du brâhmanisme, bien que le bouddhisme ait été largement accepté dans diverses régions de l’Inde, surtout dans le Nord-Ouest, où nous voyons un souverain grec, Milinda (Ménandre) discuter de la Doctrine avec des moines (ce qui donna lieu au célèbre texte appelé Milinda-panha, trad. en anglais par T.W. Rhys-Davids, Sacred books of the East, Oxford, 1890-1894).
Les sarvastivâdin, une branche «hérétique» des theravâdin, se retirèrent au Kashmir, adoptant le sanskrit pour transcrire leurs textes.
On assiste alors à un changement dans l’orientation de la pensée bouddhique, peut-être sous l’influence des laïcs.
Le salut, l’atteinte du nirvâna, n’est plus réservé aux seuls moines, mais est accessible à tous, grâce à l’aide d’êtres supra-humains, les bodhisattvas, êtres parfaits ayant refusé d’entrer dans le nirvâna pour aider tous les individus sur la voie de la perfection. On remarque d’ailleurs un début de transformation des idées dès l’époque d’Ashoka, celui-ci étant plus désireux de régner sur un peuple ordinaire que sur des moines.

Le quatrième concile, qui se réunit dans l’Aluvihâra de Matale, à Ceylan, au début du premier siècle avant notre ère, vit l’adoption de la langue pâli (issue de l’ardha-mâgadhî) comme langue religieuse, et la division des textes canoniques en trois «corbeilles» (tipitaka), c’est-à-dire en textes de discipline (vinaya), relatant l’enseignement du Bouddha (sutta) et en textes d’exégèse (abhidhamma), qui furent alors gravé sur des feuilles de latanier avec l’écriture cinghalaise.
Cependant, certains auteurs pensent que ce quatrième concile eut lieu au Kashmir sous la direction des sarvastivâdin.
Vers cette époque, on observe une plus grande emprise des laïcs (upâska et upâsikâ) sur le monde bouddhique, ceux-ci ayant été autorisés à prononcer la triple formule (trisharana, les «Trois Refuges», dans le Bouddha, dans le samgha et dans le dharma) constituant le credo bouddhique.
Déjà, peut-être même dès le second siècle avant notre ère, les laïcs étaient autorisés à accomplir des actes méritoires, ou «vertus» (pâramitâ). Et les légendes concernant le Bouddha et ses vies antérieures (Jâtaka) ou encore les faits miraculeux attribués à ses disciples (Avadâna), s’étant étrangement augmentés au cours du temps, constituent déjà, comme on peut le constater sur les bas-reliefs du stûpa de Bharhut, un élément majeur des croyances populaires bouddhiques.
La secte des mahâsanghika avait déjà presque déifié la personne du Bouddha (alors que ce dernier s’était débarrassé de la dominance divine), dans le but de fournir un exemple de vertu et de satisfaire le besoin qu’avait le peuple de vénérer une entité suprême.




LES ORIGINES DU BOUDDHISME Buddha%2005




.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
L'art est parfois un sale boulot, mais il faut bien que quelqu'un le fasse
Le site Filosphere ** Filographies : photo & design ** Ma musique récente ou inédite ** Musique de la Juste Parole


Dernière édition par le Dim 13 Mai 2007 - 22:54, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://filosphere.com
filo

filo

Nombre de messages : 8596
Age : 106
Localisation : Montpellier
Date d'inscription : 02/04/2007

LES ORIGINES DU BOUDDHISME Empty
MessageSujet: Re: LES ORIGINES DU BOUDDHISME   LES ORIGINES DU BOUDDHISME EmptyMar 17 Avr 2007 - 20:18

LES ORIGINES DU BOUDDHISME Buddha_life
La vie de Siddhartha Gautama Bouddha, vue par le lamaïsme tibétain



RECUPERATIONS THÉISTES

Ainsi graduellement, la philosophie pragmatique du Bouddha se transforma-t-elle en religion théiste, probablement à partir du pays ândhra qui était un grand centre des mahâsanghika, avant de se répandre dans le Nord de l’Inde, malgré l’opposition des tenants de l’orthodoxie, les theravâdin, qui prétendaient que les théories du Mahâyâna (nom que donnaient les théistes à leurs doctrines) n’avaient pas été enseignées par le Bouddha.
Pourtant, le Mahâyâna va connaître un plein épanouissement au début de notre ère, et le concile convoqué par Kanishka montre que le bouddhisme en tant que religion était déjà en plein essor.

Le premier texte faisant état de cette nouvelle doctrine est celui de l’Ashtasahârikâ Prajnâpâramitâ, dont l’original est perdu mais qui fut traduit en chinois par un certain Lokarakshâ, en 148. Ce texte fait état de doctrines typiquement mahâyâniques, comme la non-réalité des phénomènes (dhamashûnyatâ), la non-existence de l’âme (pudgalashûnyatâ), la croyance en l’existence de nombreux Bouddha et Bodhisattva qui se succédèrent au cours des âges, l’acceptation de divinités hindoues comme gardiennes de la Loi bouddhiques et l’utilisation de formules «magique» (mantra) au cours des exercices de méditation.
Ce qui caractérisait également le Mahâyâna était que, selon ses doctrines, tout être pouvait parvenir au nirvâna, ce que les partisans du Theravâda considéraient comme illusoire et impraticable. Les doctrines du Mahâyâna furent développées dans plusieurs autres traités exposant les principes de la prajnâpâramitâ, dont un des plus connus est sans conteste le Panchavimshatisâhasrikâ-prajnâpâramitâ («Traité de la grande vertu de sagesse»), attribué au philosophe Nâgârjuna.
Le Mahâyâna se répandit rapidement dans toutes les couches de la société, bien que continuaient de prospérer, au début de notre ère, de nombreuses sectes bouddhiques appartenant au Hînayâna («Petit Véhicule»), principalement à la secte des Mahâsanghika.


EXPANSION DU BOUDDHISME - RELIGION

Le bouddhisme du Mahâyâna, grâce au patronage des puissants de l’heure, tels les Shaka, les Indo-Grecs et les Kushâna, se répandit également avec force dans la majeure partie de l’Asie centrale, de même qu’il essaimait dans certaines régions de l’Asie du Sud-Est.
Malgré ce succès, les sectes du Hînayâna continuèrent de prospérer dans toute l’Inde, se répartissant les diverses régions du pays. Les sarvâstivâdin étaient particulièrement nombreux dans le nord de la péninsule et réussirent à exporter leur doctrine en Asie centrale, en Chine et dans toute l’Asie du Sud-Est. Les sthaviravâdin étaient plus particulièrement puissants dans le Centre et le Sud, et «colonisèrent» Ceylan, la Birmanie et le Siam. Les mahâsânghika et les sâmmitîya (qui eurent la faveur de Harshavardhana), quant à eux, n’eurent que peu d’adhérents et se virent plus ou moins absorbés par les sectes du Mahâyâna.

Ces dernières, dont les théories et les formes de vénération étaient plus proches des aspirations du peuple (qui, dirait-on, a plus besoin de divinités à adorer que de philosophie), toujours imprégnées de brâhmanisme, et qui ne refusaient pas systématiquement ses dieux, gagnèrent de plus en plus de terrain aux dépens des sectes mineures du Hînayâna, et finalement conquirent non seulement toute l’Inde non brâhmanique, mais les territoires extérieurs, comme l’Asie centrale, la Chine et l’Insulinde.
Le fait que le Mahâyâna acceptât comme principe que tout être humain pouvait atteindre à la bodhichitta («la nature du Bouddha») sans pour cela être obligé d’abandonner le monde, et qu’il pouvait être aidé et secouru par des bodhisattvas, êtres divins plein de compassion, fit que les doctrines mahâyâniques reçurent un accueil chaleureux.

L’état monastique demeurait cependant un idéal, mais, contrairement aux directives du Bouddha lui-même, il n’était plus nécessaire au salut. Il existait d’immenses monastères (comme ceux de Nâlandâ, de Sanghârâma-Gayâ) comptant chacun plusieurs milliers de moines, qui étaient plus de véritables universités que des lieux consacrés à la méditation. Ces monastères voyaient se côtoyer moines hînayânistes et mahâyânistes, qui observaient à peu près la même règle et vivaient en bonne intelligence, acceptant même parfois des érudits brâhmanes.
Ces religieux appartenaient pour la plupart à quatre écoles philosophiques, réparties entre Hînayâna et Mahâyâna : les vaibhâshika et les sautrântika étaient de tendance hînayâna, alors que les mâdhyamika et les yogâchâra appartenaient au Mahâyâna.


ICONOGRAPHIE

Alors que les sectateurs du Hînayâna ne représentaient désormais la personne du Bouddha que dans ses quatre positions majeures, celles de la méditation, de l’atteinte à la bodhi, de l’enseignement et de la mort (parinirvâna), ceux du Mahâyâna se complurent aux images des bodhisattvas et des divinités brâhmaniques considérées comme des protecteurs de la Loi.
C’est à l’époque de la dynastie des Gupta qu’apparaissent également les sièges en formes de fleur de lotus épanouie, qui deviendront la règle pour toutes les représentations bouddhiques, et que l’iconographie des bodhisattvas, principalement Avalokiteshvara, Maitreya et Manjushrî, se précise, leur coiffure comportant une petite effigie du Bouddha dont ils seraient les émanations. Toutes dorénavant possèdent une auréole (prabha), de tête ou du corps, symbolisant leur immanence.
Plus tard au moyen-âge, le bouddhisme vit fleurir de nombreuses représentations des Jina (hypostases du Bouddha attribuées à chaque horizon) et des bodhisattvas. Les divinités hindoues furent associées au panthéon bouddhique, jouant le rôle de gardiens ou de témoins, comme Indra et Brhmâ.
L’apparition des mandalas décrivant toutes les divinités permit aux artistes de les imaginer sous leurs divers aspects, et l’iconographie bouddhique s’enrichit alors d’innombrables personnages divins ou semi-divins, chacun personnalisé par des attitudes corporelles, des attributs ou des accessoires et des mudrâ.
L’interprétation des textes et l’imagination des artistes permirent alors de développer un panthéon iconographique d’une extrême richesse dont bénéficièrent surtout les temples et les sanctuaires hindous.


LA CHUTE DU BOUDDHISME EN INDE

Les guerres indiennes du moyen-âge, les diverses invasions et surtout l’occupation des musulmans éloignèrent du bouddhisme les hautes sphères, qui avaient plutôt le souci de conserver à l’Inde sa culture, sa pensée, en bref son identité, essentiellement basée sur le brâhmanisme (que nous appelons hindouïsme).
C’est pendant la période 1000-1300 que le mot «hindou» fut utilisé, principalement par les musulmans qui le tirèrent du concept géographique de Sindhu (le fleuve Indus), pour distinguer les Indiens, de quelque confession ou ethnie qu’ils fussent, de leur «nation religieuse», l’Islam. Pour les musulmans, en effet, tous les Indiens sans distinction qui ne s’étaient pas convertis à l’Islam, étaient des «hindous», terme qu’ils rapprochaient de celui d’infidèles.
Et bien que l’Islam se répandit de plus en plus en Inde et conquit par la force des armes de nombreux bastions indiens, le brâhmanisme, ou hindouïsme donc (que les indiens préfèrent appeler sanâtana-dharma, la «perfection éternelle»), se renforçait en de nombreuses régions, d’une part, en manière de défense contre les empiètements culturels des musulmans et, d’autre part, en organisant leur société religieuse d’une façon plus rigide, la séparant totalement de celle des musulmans.

Les quelques rares bouddhistes qui demeuraient en Inde, au Kashmir et au Bengale surtout adoptaient de plus en plus les idées du tantrisme, beaucoup d’entre elles étant également absorbées par des sectes brâhmaniques.

Le bouddhisme, s’il déclinait en Inde, prospérait en revanche en Birmanie, à Ceylan, dans les régions de l’actuelle Thaïlande, en Chine et surtout au Tibet.
Il changeait parfois d’aspect selon les théories et les textes importés (comme l’étrange culte Shiva-Bouddha qui se développa à Java).

Le Tibet reçut assez tôt le bouddhisme, qui s’opposa très vite aux croyances locales de bön. Mais le roi Khri-srong Lde-Btan (750-797) ayant invité le chef de l’université de Nâlandâ, Shântarakshita, à venir diriger l’église bouddhique du Tibet, en même temps qu’un autre religieux célèbre Padmasambhava, le bouddhisme fit de rapides progrès et devint la religion officielle du pays. Nombreux furent alors les missionnaires bouddhistes qui se rendirent au Tibet, passant par le Kashmir ou le Sikkim, et qui y prêchèrent.
C’est de la confrontation du bouddhisme du Mahâyâna (donc déjà éloigné du bouddhisme originel) avec les doctrines du tantrisme et celle de la religion populaire tibétaine, le bön, que naquit le lamaïsme, ou «religion des lamas» (moines).

Le bouddhisme du «Grand Véhicule» prit de multiples aspects dans les régions où il subsista, plus ou moins influencé par le tantrisme donc, comme le Vajrayâna, le Kâlachakrayâna, le Sahajayâna et autres qui fleurirent dans le Kashmir ou les grands monastères du Bengale à l’époque des rois pâla.

A l’arrivée des Turcs, les rares monastères encore en activité, comme ceux de Nâlandâ, d’Odantapurî, de Somapurî (à Pâhârpur) qui n’avaient pas été détruits au cours des guerres indiennes, furent complètement rasés et leurs occupant passés au fil du sabre.

Le bouddhisme tantrique essaima au Nepal et au Tibet, ou encore dans certaines régions de haute Birmanie, comme Pagan.
Au Kashmir, «terre sainte» du bouddhisme du Mahâyâna, beaucoup de monastères connurent le même sort, mais un certain nombre d’érudits purent néanmoins y produire de remarquables textes d’exégèse.
Dans d’autres régions, s’il subsistait de petites communautés bouddhiques encore bien tolérées par les sectes brâhmaniques, elle ne survécurent pas après le XIIe siècle, leurs religieux ayant été plus ou moins convertis aux vues des vishnouïtes ou des shivaïtes.


Bref, bien que le bouddhisme ait vu le jour en Inde, il ne s’y est pas développé en une religion structurée et y déclina pour être absorbé par l’hindouisme, qui, du coup, connut un renouveau aux Xe-XIIe siècles.

Les sites liés à la vie du Bouddha sont visités par des milliers de pélerins, venus surtout de l’Asie du Sud-Est. Ce sont Lumbini, son village natal au pied de l’Himalaya népalais ; BodhGaya, où il reçut l’illumination ; Sarnath, où il prêcha son premier sermon ; et Kushinagara, lieu de sa mort.

Du moyen-âge à nos jours, c’est le bouddhisme chinois, puis japonais (zen), celui du Cambodge, de Birmanie, Thaïlande, Ceylan, etc, et surtout le bouddhisme tibétain qui ont entretenu la flamme de cette doctrine de vie qui est devenu une religion idolâtre.
Le Bouddha rejetait le concept de divinité, mais ses disciples ont fait de lui un être divin.

On compte aujourd’hui dans le monde environ 340 millions de bouddhistes.

Filo


Echos de l'Inde n°9 - juin 2000



LES ORIGINES DU BOUDDHISME 1411577046_m





.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
L'art est parfois un sale boulot, mais il faut bien que quelqu'un le fasse
Le site Filosphere ** Filographies : photo & design ** Ma musique récente ou inédite ** Musique de la Juste Parole


Dernière édition par le Dim 13 Mai 2007 - 22:57, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://filosphere.com
Anna Galore



Nombre de messages : 8339
Age : 57
Date d'inscription : 24/06/2006

LES ORIGINES DU BOUDDHISME Empty
MessageSujet: Re: LES ORIGINES DU BOUDDHISME   LES ORIGINES DU BOUDDHISME EmptyMer 18 Avr 2007 - 11:23

GrandGuru a écrit:
et surtout le bouddhisme tibétain qui ont entretenu la flamme de cette doctrine de vie qui est devenu une religion idolâtre.
Le Bouddha rejetait le concept de divinité, mais ses disciples ont fait de lui un être divin.

Je suis très loin d'avoir ta culture et ton érudition sur le sujet que tu viens de décrire ici mais j'ai été un peu surprise par cette dernière affirmation, ayant côtoyé des lamas tibétains Kagyu-pa à une certaine époque de ma vie. A aucun moment dans l'enseignement qu'ils nous donnaient, ils ne nous ont présenté leur doctrine comme autre chose qu'une philosophie, justement, et non une religion au sens strict. Je n'ai, pour ma part, jamais perçu le moindre début d'idolâtrie dans tout ce qu'ils ont pu nous dire. Les diverses déités nous ont été clairement décrites comme étant des symboles (non des créatures surnaturelles à adorer) et des appuis pour la méditation.
Maintenant, il ne s'agit que de mon expérience personnelle, bien sûr.
Revenir en haut Aller en bas
filo

filo

Nombre de messages : 8596
Age : 106
Localisation : Montpellier
Date d'inscription : 02/04/2007

LES ORIGINES DU BOUDDHISME Empty
MessageSujet: Re: LES ORIGINES DU BOUDDHISME   LES ORIGINES DU BOUDDHISME EmptyMer 18 Avr 2007 - 13:54

Ton avis sur cette expérience est justement hautement intéressant! et je t'en remercie.
Comme chez les chrétiens, ou encore les musulmans, il y a des orthodoxes et des modérés ; ceux qui parlent de déités sont déjà en dehors des préceptes du Bouddha, mais s'ils ne prient pas et ne les adorent pas, effectivement ils voient les choses d'une autre manière. En revanche n'est-ce pas un peu contradictoire de leur part, lorsqu'on voit comment le bouddhisme tibétain revendique sa religiosité?

Quant à la méditation, il faudra un jour que je vous parle de Krishnamurti.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
L'art est parfois un sale boulot, mais il faut bien que quelqu'un le fasse
Le site Filosphere ** Filographies : photo & design ** Ma musique récente ou inédite ** Musique de la Juste Parole
Revenir en haut Aller en bas
http://filosphere.com
didier meral

didier meral

Nombre de messages : 606
Age : 58
Localisation : La Chapelle Thouarault
Date d'inscription : 23/11/2006

LES ORIGINES DU BOUDDHISME Empty
MessageSujet: Re: LES ORIGINES DU BOUDDHISME   LES ORIGINES DU BOUDDHISME EmptyMer 18 Avr 2007 - 14:26

Merci, Grandguru, d'éclairer ainsi nos lanternes.

J'ai pris grand plaisir à lire tous tes écrits (sur LU) concernant l'Inde et le bouddhisme.

"Il n'y a pas de hasards, il n'y a que des rendez-vous." disait Paul Eluard, j'y songeais récemment en préparant mon déménagement: j'ai retrouvé des livres qui ont beaucoup compté pour moi, autrefois; parmi ceux-ci j'ai pris plaisir à retrouver les couvertures jaunies de ceux de Krishnamurti, Govinda, Yogananda...je me suis même pris à m'asseoir pour relire son Autobiographie d'un yogi, ses mots simples, tout empreints d'humanité et d'émotion, pour décrire ce qui n'est rien moins qu'une aventure hors du commun...
Il me tarde donc que tu écrives sur Krishnamurti.
Je ne croyais pas autrefois au karma, jusqu'au jour où je suis "tombé" (un autre rendez-vous!) sur une astrologue Karmique; j'ai beaucoup ri...plus tard j'ai beaucoup pleuré: TOUT ce qu'elle m'a dit est arrivé, sans exception, des problèmes pour la venue au monde des enfants jusqu'à ceux que je devrais affronter une fois qu'ils seraient là...etc...

Je pense souvent à ces vers de Verlaine (Art poétique) :

De la musique encore et toujours !
Que ton vers soit la chose envolée
Qu'on sent qui fuit d'une âme en allée
Vers d'autres cieux à d'autres amours.

Que ton vers soit la bonne aventure
Eparse au vent crispé du matin
Qui va fleurant la menthe et le thym...
Et tout le reste est littérature.

Oui, vers d'autres cieux et à d'autres amours...

Au plaisir de te lire.

Didier
Revenir en haut Aller en bas
http://golfes-dombre.nuxit.net/
Anna Galore



Nombre de messages : 8339
Age : 57
Date d'inscription : 24/06/2006

LES ORIGINES DU BOUDDHISME Empty
MessageSujet: Re: LES ORIGINES DU BOUDDHISME   LES ORIGINES DU BOUDDHISME EmptyMer 18 Avr 2007 - 14:45

GrandGuru a écrit:
ceux qui parlent de déités sont déjà en dehors des préceptes du Bouddha

J'ai employé le mot "déité" pour faire simple. Je ne me souviens plus du terme qu'ils employaient, eux. De toute façon, ils ne parlaient que tibétain et nous n'écoutions leur enseignement qu'au travers d'un traducteur, la plupart du temps anglophone (mais bouddhiste tibétain lui-même, bien entendu).

Les Kagyu-Pa ("bonnets rouges" dont le chef spirituel est le Karmapa) sont la branche la plus "ésotérique", en ce sens qu'ils sont ancrés sur la philosophie et les symboles, alors que les Ningma-Pa ("bonnets jaunes", très majoritaires, dont le chef spirituel est le Dalaï Lama) sont plus proches de la coloration religieuse, il me semble.
Revenir en haut Aller en bas
didier meral

didier meral

Nombre de messages : 606
Age : 58
Localisation : La Chapelle Thouarault
Date d'inscription : 23/11/2006

LES ORIGINES DU BOUDDHISME Empty
MessageSujet: Re: LES ORIGINES DU BOUDDHISME   LES ORIGINES DU BOUDDHISME EmptyMer 18 Avr 2007 - 15:16

Quel était cet auteur, déjà, qui a fait connaître à l'occident Lhassa, le Potala, le Pargo Kaling (parc aux joyaux ?) et le Kyi Chu (de mémoire, la rivière heureuse) ?
Il décrivait le Tibet d'avant 1950, libre, pas encore transformé en rampe de tir de missiles chinois, sans aéroport, sans bruits de bottes...
Je crois me souvenir du mot tsampa, repas pris dans un bol, à base d'orge grillée.
Le lamaïsme qu'il décrivait était un art de vivre, pas une religion.
Mais peut-il y avoir foi sans "église", appareil religieux ?
Revenir en haut Aller en bas
http://golfes-dombre.nuxit.net/
Romane
Administrateur
Romane

Nombre de messages : 90106
Age : 64
Localisation : Kilomètre zéro
Date d'inscription : 01/09/2004

LES ORIGINES DU BOUDDHISME Empty
MessageSujet: Re: LES ORIGINES DU BOUDDHISME   LES ORIGINES DU BOUDDHISME EmptyJeu 17 Mai 2007 - 19:40

Tout cela me semble sagesse organisée, efforts pour atteindre la sagesse. Quand je dis "efforts", je veux dire de gros efforts. Presque passer par se renier pour être ce qu'il faut être.

Or je suis convaincue qu'on porte en soi ou pas cette sagesse, à tel ou tel degré suivant son propre parcours de vie, au fur et à mesure des étapes que l'on franchit.

Rien n'est simple ni facile, surtout si on tente de sauvegarder l'authenticité de soi, en soi. Se détourner "en vue de" (d'atteindre un but, de faire croire, de se faire croire à soi-même, etc.) va à l'encontre de la spontanéité.

Suis-je dans l'erreur ?

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
"Bonjour, je suis Romane, alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane."
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
http://lessouffleursdereve.jimdo.com/
Revenir en haut Aller en bas
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
Vilain
Nain de Jourdain
Vilain

Nombre de messages : 9126
Date d'inscription : 20/02/2004

LES ORIGINES DU BOUDDHISME Empty
MessageSujet: Re: LES ORIGINES DU BOUDDHISME   LES ORIGINES DU BOUDDHISME EmptyJeu 17 Mai 2007 - 23:36

Romane a écrit:
Rien n'est simple ni facile, surtout si on tente de sauvegarder l'authenticité de soi, en soi. Se détourner "en vue de" (d'atteindre un but, de faire croire, de se faire croire à soi-même, etc.) va à l'encontre de la spontanéité.e]


"en vue de " = désir....c'est déjà foutu..
Revenir en haut Aller en bas
Romane
Administrateur
Romane

Nombre de messages : 90106
Age : 64
Localisation : Kilomètre zéro
Date d'inscription : 01/09/2004

LES ORIGINES DU BOUDDHISME Empty
MessageSujet: Re: LES ORIGINES DU BOUDDHISME   LES ORIGINES DU BOUDDHISME EmptyJeu 17 Mai 2007 - 23:39

Donc un but. Il faut ne pas avoir de but. En fait, faut rien.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
"Bonjour, je suis Romane, alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane."
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
http://lessouffleursdereve.jimdo.com/
Revenir en haut Aller en bas
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
Vilain
Nain de Jourdain
Vilain

Nombre de messages : 9126
Date d'inscription : 20/02/2004

LES ORIGINES DU BOUDDHISME Empty
MessageSujet: Re: LES ORIGINES DU BOUDDHISME   LES ORIGINES DU BOUDDHISME EmptyJeu 17 Mai 2007 - 23:47

Romane a écrit:
Donc un but. Il faut ne pas avoir de but. En fait, faut rien.


oui..juste vivre...
Revenir en haut Aller en bas
Romane
Administrateur
Romane

Nombre de messages : 90106
Age : 64
Localisation : Kilomètre zéro
Date d'inscription : 01/09/2004

LES ORIGINES DU BOUDDHISME Empty
MessageSujet: Re: LES ORIGINES DU BOUDDHISME   LES ORIGINES DU BOUDDHISME EmptyJeu 17 Mai 2007 - 23:51

Oui. Mais vois-tu, là où j'ai du mal, c'est concevoir vivre sans être pétri de sensations, émotions. Vibrer, en somme.

J'ai l'impression ici qu'on parle d'une sagesse tuant toute forme de spontanéité, cette fraîcheur de l'être, la pétillance.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
"Bonjour, je suis Romane, alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane."
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
http://lessouffleursdereve.jimdo.com/
Revenir en haut Aller en bas
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
Vilain
Nain de Jourdain
Vilain

Nombre de messages : 9126
Date d'inscription : 20/02/2004

LES ORIGINES DU BOUDDHISME Empty
MessageSujet: Re: LES ORIGINES DU BOUDDHISME   LES ORIGINES DU BOUDDHISME EmptyJeu 17 Mai 2007 - 23:54

Romane a écrit:
Oui. Mais vois-tu, là où j'ai du mal, c'est concevoir vivre sans être pétri de sensations, émotions. Vibrer, en somme.

J'ai l'impression ici qu'on parle d'une sagesse tuant toute forme de spontanéité, cette fraîcheur de l'être, la pétillance.

Bien sûr qu'il faut des émotions , des sensations...Mais pas en être esclave...
Revenir en haut Aller en bas
Romane
Administrateur
Romane

Nombre de messages : 90106
Age : 64
Localisation : Kilomètre zéro
Date d'inscription : 01/09/2004

LES ORIGINES DU BOUDDHISME Empty
MessageSujet: Re: LES ORIGINES DU BOUDDHISME   LES ORIGINES DU BOUDDHISME EmptyVen 18 Mai 2007 - 0:01

Ce n'est pas en être esclave que de les savourer.
J'ai l'impression que toutes les religions ont tendance à vouloir décapiter les choses belles.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
"Bonjour, je suis Romane, alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane."
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
http://lessouffleursdereve.jimdo.com/
Revenir en haut Aller en bas
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
Vilain
Nain de Jourdain
Vilain

Nombre de messages : 9126
Date d'inscription : 20/02/2004

LES ORIGINES DU BOUDDHISME Empty
MessageSujet: Re: LES ORIGINES DU BOUDDHISME   LES ORIGINES DU BOUDDHISME EmptyVen 18 Mai 2007 - 0:06

Romane a écrit:
Ce n'est pas en être esclave que de les savourer.
J'ai l'impression que toutes les religions ont tendance à vouloir décapiter les choses belles.

Le Bouddhisme n'est pas une religion....
Revenir en haut Aller en bas
Romane
Administrateur
Romane

Nombre de messages : 90106
Age : 64
Localisation : Kilomètre zéro
Date d'inscription : 01/09/2004

LES ORIGINES DU BOUDDHISME Empty
MessageSujet: Re: LES ORIGINES DU BOUDDHISME   LES ORIGINES DU BOUDDHISME EmptyVen 18 Mai 2007 - 0:44

La politique non plus. L'école non plus. L'entreprise non plus. Et je trouve pourtant des similitudes. Quelque chose me dérange. La rébellion me guette.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
"Bonjour, je suis Romane, alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane."
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
http://lessouffleursdereve.jimdo.com/
Revenir en haut Aller en bas
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
filo

filo

Nombre de messages : 8596
Age : 106
Localisation : Montpellier
Date d'inscription : 02/04/2007

LES ORIGINES DU BOUDDHISME Empty
MessageSujet: Re: LES ORIGINES DU BOUDDHISME   LES ORIGINES DU BOUDDHISME EmptyVen 18 Mai 2007 - 1:42

Romane a écrit:
Ce n'est pas en être esclave que de les savourer.
J'ai l'impression que toutes les religions ont tendance à vouloir décapiter les choses belles.

Je la partage. En tout cas les organiser, les limiter à un cadre, des lois, donc un dogme.
Je crois effectivement que parler de religion est différent de parler de foi. L'un est possible sans l'autre.


Vilain a écrit:
Le Bouddhisme n'est pas une religion....
Ne devrait pas, oui. Justement.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
L'art est parfois un sale boulot, mais il faut bien que quelqu'un le fasse
Le site Filosphere ** Filographies : photo & design ** Ma musique récente ou inédite ** Musique de la Juste Parole
Revenir en haut Aller en bas
http://filosphere.com
Romane
Administrateur
Romane

Nombre de messages : 90106
Age : 64
Localisation : Kilomètre zéro
Date d'inscription : 01/09/2004

LES ORIGINES DU BOUDDHISME Empty
MessageSujet: Re: LES ORIGINES DU BOUDDHISME   LES ORIGINES DU BOUDDHISME EmptyVen 18 Mai 2007 - 1:56

La foi est à mon sens quelque chose de tout à fait respectable et personnel.
Ce qu'en font les hommes dès lors qu'ils se rassemblent pour s'approprier un quelconque pouvoir au nom de n'importe quelle religion, me fait fuir à toutes jambes.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
"Bonjour, je suis Romane, alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane."
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
http://lessouffleursdereve.jimdo.com/
Revenir en haut Aller en bas
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
le Veilleur

le Veilleur

Nombre de messages : 260
Date d'inscription : 07/09/2006

LES ORIGINES DU BOUDDHISME Empty
MessageSujet: Re: LES ORIGINES DU BOUDDHISME   LES ORIGINES DU BOUDDHISME EmptySam 19 Mai 2007 - 21:14

Il est probable que la pensée de Bouddha, comme celle de jésus Christ, a été corrompue par des interprétations et des extrapolations de la part de disciples qui n'ont jamais pu dépasser le stade intellectuel de ce que leur révélait cette pensée. C'est l'éternel problème de l'humanité : elle est tellement avide de trouver une solution à son mal-être, à sa souffrance, qu'elle délaisse la flamme de la question pour se saisir de la fumée d'une solution illusoire.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.leongard.com
Anna Galore



Nombre de messages : 8339
Age : 57
Date d'inscription : 24/06/2006

LES ORIGINES DU BOUDDHISME Empty
MessageSujet: Re: LES ORIGINES DU BOUDDHISME   LES ORIGINES DU BOUDDHISME EmptySam 19 Mai 2007 - 21:53

C'est très bien vu.
Revenir en haut Aller en bas
Couettouilloute

Couettouilloute

Nombre de messages : 64
Date d'inscription : 15/05/2007

LES ORIGINES DU BOUDDHISME Empty
MessageSujet: Re: LES ORIGINES DU BOUDDHISME   LES ORIGINES DU BOUDDHISME EmptyLun 21 Mai 2007 - 18:52

A propos, j'ai très envie de revoir ce très beau film de Bernardo Bertolucci, Little Bouddha que j'ai vraient beaucoup aimé lorsque je l'ai vu pour la première fois il y a presque dix ans maintenant...

LES ORIGINES DU BOUDDHISME Buddha

Certains d'entre vous l'on peut-être déjà vu ? Qu'en avez-vous pensé ?
Revenir en haut Aller en bas
Anna Galore



Nombre de messages : 8339
Age : 57
Date d'inscription : 24/06/2006

LES ORIGINES DU BOUDDHISME Empty
MessageSujet: Re: LES ORIGINES DU BOUDDHISME   LES ORIGINES DU BOUDDHISME EmptyLun 21 Mai 2007 - 19:36

Je l'ai vu (il y a longtemps aussi...) et je l'ai trouvé très beau et plutôt bien documenté. Un réel plaisir
Revenir en haut Aller en bas
Marylen
Electrocuteuse Innée
Marylen

Nombre de messages : 1728
Age : 66
Localisation : Chez Cro-Magnon
Date d'inscription : 10/07/2004

LES ORIGINES DU BOUDDHISME Empty
MessageSujet: Re: LES ORIGINES DU BOUDDHISME   LES ORIGINES DU BOUDDHISME EmptyLun 21 Mai 2007 - 21:24

Vilain a écrit:



oui..juste vivre...
Se...laisser vivre...



vivre ou préparer la fin?
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




LES ORIGINES DU BOUDDHISME Empty
MessageSujet: Re: LES ORIGINES DU BOUDDHISME   LES ORIGINES DU BOUDDHISME Empty

Revenir en haut Aller en bas
 
LES ORIGINES DU BOUDDHISME
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Les origines de la sarbacane
» LES ORIGINES DE SPIDERMAN
» Les origines du métier de cow-boy
» Adèle the muse, retour aux Origines
» Les origines de la photographie. Un lien audio.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forums Liens Utiles :: Connaissance du Monde :: Géographie - Peuples du Monde - Voyages, culture, art :: Inde :: Religion, rites & symbolisme-
Sauter vers: