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 Symbolique : L’ARBRE COSMIQUE

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MessageSujet: Symbolique : L’ARBRE COSMIQUE   Symbolique : L’ARBRE COSMIQUE EmptyMer 18 Avr 2007 - 15:34

Symbolique : L’ARBRE COSMIQUE Edi8arbrebp9
Image de base qui me servit pour la couverture
du ECHOS DE L'INDE n°8 où figurait ce dossier sur l'arbre





L’ARBRE COSMIQUE



L’amour des arbres est si constant en Inde, surtout parmi les femmes, qu’ils sont aussi considérés comme leurs compagnons.
La notion de kalpavriksha, «l’arbre aux faveurs», est profondément enracinée dans les croyances.

Mais un arbre est vénéré plus particulièrement, c’est le PIPAL (ou pippala), ficus religiosa, figuier à latex cité dans les Véda et la Chândogya Upanishad. C’est l’arbre paradisiaque qui fait pleuvoir le Soma et pousse au ciel des dieux.

Shiva, le détenteur des forces énergétiques du cosmos, médite à l’ombre d’un pipal et c’est sous cet arbre que ShâkyaMuni trouve l’illumination et devient Bouddha.




LE GRAND EVEILLEUR


En l’instant crucial où il rompit son jeûne et décida de suivre la voie du milieu, Shakyamuni se souvint d’un épisode de son enfance, le bonheur sans pareil qui le pénétra, alors qu’il se tenait assis à l’ombre fraîche d’un G’ambu (un «pommier-rose»), tandis que son père labourait.
Parcourant le Maghada, il arrive à Uruvela, où, au bord de la rivière Naïranjana, s’élève un bois sacré que domine de sa haute stature Ashvatta, l’Arbre cosmique, le figuier des ascètes, avec à son pied l’autel destiné au culte populaire des divinités de la fertilité (les Yaksas). En ayant fait rituellement sept fois le tour, le tenant à main droite en signe de respect, Shakyamuni répand sur l’autel une brassée d’herbe kousha, dont se servent encore aujourd’hui les brahmanes afin d’y déposer les offrandes du sacrifices, et s’y assied dans la posture des yogi, face au soleil levant, prenant la ferme résolution : «Que sur ce siège, mon corps se dessèche et que ma peau, mes os, ma chair se dissolvent. Tant que je n’aurai pas atteint l’Eveil, si long, si difficile à obtenir, je ne bougerai pas de ce siège.» Autrement dit, par son geste et par ces paroles, le futur Bouddha, sous l’Arbre cosmique, s’offre lui-même en sacrifice. Et, en effet, survient bientôt Mâra, le dieu de la mort, qui est aussi Kâma, le Désir, le Maître de l’univers sensible et sensuel, dont le Bodhisattva prétend s’affranchir et affranchir les autres hommes. Mâra tentera de l’exterminer, après avoir essayé, mais en vain, de le séduire. Mais le sage supportera, sans même frémir, de nombreux assauts infernaux.
On peut dire en réalité qu’il s’agit ici d’une descente aux Enfers par le canal de l’Arbre cosmique.
Après être venu à bout des forces souterraines du Mal, le Bodhisattva est encore aux prises avec les dénégations de Mâra qui refuse de s’avouer vaincu. Mais il lui répond : O Malin, cette Terre, mère impartiale de tous les êtres, est mon garant.» Nul en effet n’a été témoin de sa victoire, nul ne peut l’attester, sinon Elle. Aussi, allongeant sa main, dans le geste maintes fois reproduit dans l’iconographie bouddhique, Shakya-muni touche-t-il la terre du bout de ses doigts. Aussitôt, celle-ci tremble et résonne comme un gong. «Et la Grande Terre, de son nom Sthâvanâ, fendant le sol à proximité du Bodhisattva, se montre à mi-corps, parée de tous ses atours et, s’inclinant pour le saluer, elle proclame : «Il en est bien ainsi, ô grand homme, il en est bien ainsi ; il en est comme tu l’as affirmé, j’en suis témoin oculaire».
L’action qui s’était déroulée jusqu’alors dans les profondeurs de la terre, puis à sa surface, peut désormais se tourner vers le ciel, à la cime de l’Arbre.
Entretemps, le soleil a disparu à l’horizon et monte dans le ciel la pleine lune d’avril (caitra/vaishakha).
Se succèdent ensuite les trois veilles au terme desquelles Shakyamuni atteindra l’Eveil, le Bodhisattva deviendra un Bouddha en atteignant la suprême et parfaite illumination.


SYMBOLIQUE

On comprend dès lors qu’un des biographes occidentaux du Bouddha ait pu écrire : «Quand devant un fond de tableau silloné d’éclairs se ruent sur lui les hordes démoniaques, comment ne pas se rappeler... l’Arbre des nuées des vieux hymnes védiques, frère du frêne Yggdrasill des bardes scandinaves, et le grand drame de l’orage entre les puissances des ténèbres et le Soleil ?»
On conçoit aussi la vénération dont, à travers les siècles, fut entouré par les bouddhistes l’Arbre du combat suprême et de la victoire finale.
Ayant renoncé à son individualité souffrante, impermanente, transitoire et ainsi réunifié avec l’univers entier, le Bouddha ne se distinguait plus de l’Arbre cosmique, il était «caché en lui».

Dans les croyances hindouistes, bien antérieures au Bouddha, le contact avec l’arbre suffisait à réveiller dans la conscience de celui qui en approchait la mémoire endormie de ses existences antérieures. C’est par l’arbre qu’on venait à la vie, par lui que l’on redécouvrait ses origines, par lui aussi que, les ayant retrouvées, on parvenait à l’immortalité.
Le Bouddha est donc «plus véridiquement» représenté par l’image même de l’Arbre cosmique. De plus, l’arbre, avec l’éventail de ses racines souterraines, son tronc étroit et son feuillage largement étalé, est l’image parfaite du processus même de l’illumination, de l’éveil, du rassemblement et de la concentration des énergies latentes nécessaires à la transformation spirituelle.
Voilà pourquoi, dans les premiers textes bouddhiques, c’est l’Arbre de la Bodhi et non le Bouddha lui-même qui est décrit comme le Grand Eveilleur. Les plus anciens monuments du bouddhisme ne représentent jamais Shakyamuni au cours de sa méditation, mais seulement l’arbre Bo, ou le «trône de diamant» élevé devant lui.
On peut le constater à Bodhgaya, dans les sculptures qui ornent la balustrade entourant le figuier sacré et datent des années 184-172 avant J.C.


LE PIPAL

L’arbre Bo est un pipal, ou Ficus religiosa. C’est un arbre majestueux de 30 mètres de haut, à la cime touffue et dont la ramification s’étend beaucoup en tous sens. Comme chez tous les figuiers dits des pagodes, car ces arbres sont souvent plantés au voisinage des sanctuaires, de ses branches pendent de longues racines aériennes qui, atteignant le sol, y donnent naissance à de nouveaux troncs entourant le fût principal. Parvenu à un certain âge, chaque arbre forme à lui-seul un bosquet, un petit bois sacré, très ombreux, auquel ces multiples troncs colonnaires donnent l’aspect d’une sorte de temple naturel. Les feuilles longuement pétiolées, en forme de cœur à la base et terminées par une pointe effilée, s’agitent au moindre souffle. Les jeunes feuilles d’un vert vif ont des nervures roses ; elles deviennent ensuite d’un vert bleuté, tandis que les nervures blanchissent. Les fruits, petits, sont groupés par deux et de couleur pourpre.


LE DESTIN DE L’ARBRE BO

Environ deux cents ans après le Parinirvânâ (la mort) du Bouddha, l’empereur Ashoka, converti au bouddhisme et qui fut probablement le seul souverain de l’histoire à en appliquer les principes pacifiques au gouvernement de l’état, se rendit en pélerinage à Uruvela, devenu Bodhgaya. Il fit entourer le figuier d’un temple à ciel ouvert et marqua l’emplacement de la méditation par un trône de pierre dont la dalle supérieure, ornée d’un décor sculpté, s’est conservée jusqu’à nos jours.
On l’appelle Vadjrâsana, mot que l’on rend habituellement par «Trône de diamant», mais que l’on pourrait également traduire par «Trône de foudre», expression plus évocatrice de ce qui s’est passé sous l’arbre et en lui.
Une légende raconte que l’empereur Ashoka avait conçu pour l’Arbre des sentiments très vifs, car la nymphe qui l’habitait lui était apparue. Son épouse favorite en conçut de la jalousie. Elle fit envoûter par une sorcière l’arbre qui dépérit aussitôt, et Ashoka avec lui. Aussi la reine dut-elle faire rompre le charme.
Le figuier survécut et prospéra, et avec lui le bouddhisme. Ashoka envoya des missionnaires propager la doctrine dans tout le pays et jusqu’à Sri Lanka, où débarqua son propre fils, le prince Mahinda, accompagné de quarante moines. La princesse Sanghamitta, fille d’Ashoka, avait apporté avec elle une branche du figuier sacré, qui fut plantée par le roi cinghalais converti, Devanampita Tissa, au centre de sa capitale, Anurâdhapura. Aussitôt, la branche devint miraculeusement un arbre adulte et Tissa prophétisa qu’il fleurirait éternellement et serait toujours vert. Le figuier sacré d’Anurâdhapura, qui vit encore, aurait donc 2300 ans.
Quant à celui de Bodhgaya, il fut détruit à la fin du VIe siècle par Cashanka, roi du Bengale, qui persécutait le bouddhisme. Mais, malgré les précautions prises par son ennemi qui le brûla et fit arroser ses racines avec du jus de canne à sucre, l’arbre sacré repoussa de plus belle. Cinquante ans plus tard, le pèlerin chinois Hiuan-tsang put vénérer un fût déjà haut de quarante à cinquante pieds. En 1811, le voyageur botaniste anglais Buchanan-Hamilton le trouva en pleine vigueur. Mais, en 1867, le général Cunningham constatait sa décrépitude et, en 1876, le figuier fut abattu par un orage. Cependant, de nouvelles pousses se pressaient déjà pour le remplacer et, le sol s’étant exhaussé de plusieurs mètres, l’une d’elles fut replantée auprès du «Trône de diamant». On peut les voir aujourd’hui, ayant acquis en un siècle une taille déjà majestueuse.

Jamais véritablement détruit, le pipal de Bodhgaya a donc été vénéré depuis 2500 ans. La survie de l’arbre Bo a pour les dévots bouddhistes une importance extrême, car ils croient que le destin de la Doctrine lui est lié. La mort de l’arbre serait pour eux un sinistre présage, conviction qui était partagée par leurs adversaires, ainsi qu’en témoignent les tentatives du roi Cashanka pour le détruire.


IMPORTANCE DE L’ARBRE SACRÉ

L’équivalence Arbre cosmique-illumination explique rétrospectivement que tous les grands moments de la vie de Shakyamuni, tous ceux qui annoncent, dès avant sa naissance, que par son karma il est destiné à parvenir à la libération finale, ont lieu à l’ombre d’un arbre et, en outre, d’un arbre d’une espèce déterminée, ce qui ne peut être le fait du hasard.
Or, ses biographes occidentaux ont toujours négligé cette particularité, tenant pour «mythiques» de telles rencontres, les imaginant nées de la trop féconde imagination de leurs lointains devanciers orientaux, alors qu’il eût suffi de se reporter à ce que les textes sacrés nous apprennent des différents arbres sacrés de l’Inde, en utilisant les données que nous fournit par ailleurs la botanique, pour en comprendre la signification, en effet mythique.

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MessageSujet: Re: Symbolique : L’ARBRE COSMIQUE   Symbolique : L’ARBRE COSMIQUE EmptyMer 18 Avr 2007 - 15:36

LES AUTRES ARBRES SACRÉS

Dès l’apparition des douleurs qui annoncent à Mâyâ que le moment de la naissance est proche, se manifeste cette rassurante et symbolique présence végétale. La reine se rend alors dans le jardin de Lumbini, à quelque distance de la capitale, Kapilavastu, car c’est dans un bois sacré qu’elle doit mettre au monde le futur Bouddha. Et là, debout, se tenant d’une main à une branche de l’arbre Asoka, elle accouche.

Jonesia asoka ou Saraca indica, arbre aux feuilles pendantes, d’un vert foncé, dont la cime très large, en forme de dôme, ne dépasse pas 10 m de haut, porte des fleurs qui sont parmi les plus belles de l’Inde. Très grandes, d’un rouge orangé vif, elles répandent un parfum suave, mais intense, en mars et avril, surtout pendant la nuit.
Qualifié d’anganâpriya, cher aux femmes, l’asoka n’est pas, de son côté, insensible à leurs charmes, puisqu’il suffit du contact du pied d’une jolie femme pour le faire fleurir. Il représente en effet Kâma, le dieu du désir, cause et mobile de toute incarnation, mais son nom signifie aussi, du moins selon son étymologie populaire, le sans douleur et même le destructeur de la douleur, ce qui évidemment s’applique aussi au Bouddha, dont l’arbre présida à l’apparition sur terre.
Selon le Lalita Vistara, lorsque le Bouddha vit le jour, fleurit aussi l’Udumbara. Or cet arbre, qui est, comme Ashvatta, un ficus (ficus glomerata), porte en sanskrit les qualificatifs de pavitraka, purificateur et de yagniya, sacrificiel.

Quant à l’arbre de l’illumination, il serait apparu sur terre en même temps que le petit Siddharta. A l’heure où il naquit, auraient surgi, autour de Kapilavastu, des bois magnifiques et, au milieu d’eux, une tige miraculeuse de l’Ashvatta, marquant le centre de l’univers. Selon le Majjhimanikâya, aussitôt né, le Bodhisattva pose ses pieds à plat sur le sol et ...fait sept enjambées. Il considère toutes les régions alentour et dit de sa voix de taureau : «Je suis le plus haut du monde... Ceci est ma dernière naissance ; il n’y aura plus désormais pour moi de nouvelle existence.» Comme le remarque Mircea Eliade, les sept pas qui «portent le futur Bouddha au sommet du monde» correspondent aux sept, ou neuf encoches du bouleau cérémoniel grâce auxquelles le chaman gagne le ciel. Partant du centre de l’univers, où pousse Ashvatta, le Bodhisattva en atteint la cime, il devient alors «contemporain du commencement du monde».

Le «Pommier-rose», est ainsi dénommé parce que son fruit, une petite pomme jaunâtre, qui paraît d’abord insipide, répand ensuite dans la bouche une saveur exquise de rose. C’est à son ombre que Siddharta enfant goûta les délices d’une première et précoce illumination. Cet arbre, le G’ambu indien (Eugenia jambolana Lamk), est un des principaux arbres cosmogoniques des Hindous.
Dans la forêt légendaire de l’Himalaya, il atteindrait une taille gigantesque ; quatre grands fleuves, ceux qui irriguent l’Asie sub-hymalayenne, prendraient naissance à son pied. C’est donc l’arbre du Paradis et son fruit confère l’immortalité. «Il porte durant tout le kalpa (ère) de la rénovation un fruit immortel, semblable à l’or...; ce fruit tombe dans les rivières et ses pépins produisent des grains d’or qui sont entraînés dans la mer, et que l’on retrouve parfois sur ses rivages. Cet or a une incalculable valeur ; il n’a point dans le monde son pareil».
Lorsqu’il eut quitté le trône de diamant, après l’illumination sous l’arbre de la Bodhi, le Bouddha vit s’ouvrir devant lui une allée superbe tracée par les dieux et vint s’asseoir sous l’arbre Vata, afin de recevoir l’hommage qu’ils voulaient lui rendre à celui qui était parvenu à se libérer soi-même. Brahmâ, le Créateur, père des dieux et des hommes, descendu du ciel, supplia à trois reprises le nouveau Bouddha de ne pas garder pour lui sa découverte, mais de la révéler à l’humanité souffrante. Le Vata ou Nyagrodha est le fameux figuier des banyans, qui doit son nom (banyan signifie marchand) au fait que les petits marchés locaux se tiennent à l’ombre de son feuillage.

Ficus benghlensis est le géant du genre, non par sa hauteur (il ne dépasse guère 30 m) mais en raison de la circonférence (jusqu’à 600 mètres) qu’il peut couvrir, car plus encore que chez le figuier sacré, à partir du tronc d’origine naissent, grâce aux racines aériennes poussant sur les branches à partir de graines apportées par les oiseaux, une multitudes de troncs secondaires, tous reliés au premier, qu’ils entourent en tous sens.
Un banyan de 500 ans domine un bois sacré près Avantpur dans l’Abdhra Pradesh. Avec ses centaines de racines, il couvre une superficie de 2,1 hectares. Il est maintenant reconnu comme le plus grand spécimen de l’espèce.

Dans la légende du Bouddha, Ficus religiosa et Ficus benghalensis, qui sont l’un et l’autre des arbres cosmiques, jouent chacun un rôle différent. Avec le premier, Shakyamuni s’identifie, c’est l’arbre du Destin, du karma (mais on peut aussi par lui les maîtriser, s’en affranchir définitivement), tandis que le figuier des banyans, modèle de luxuriance, de la prolifération infinie de la vie, est la résidence terrestre des dieux créateurs. Libéré de lui-même par lui-même, le Bouddha échappe à leur puissance et ceux-ci lui doivent désormais hommage.
Il est dit qu’ensuite, pendant la période de réflexion que le Bouddha s’accorda avant d’entreprendre la mission que les dieux l’avaient supplié d’accepter (période qui dura 49 jours, c’est à dire 7x7, le nombre de l’Ashvattha), le Bouddha médita au pied de l’arbre Târâyana, la voie du salut qui dans les textes, est donné pour l’»arbre du passage». Autrement dit, il symbolise l’enseignement que le Bouddha se prépare à répandre, sa vocation qui consiste à aider les hommes à traverser le courant et à gagner l’autre rive. Il se définira lui-même comme «le passeur» ou même comme le radeau qui permet de poser le pied sur la terre ferme.
Enfin, quand il sent ses forces l’abandonner et qu’approche la mort, pour lui l’absolue Délivrance, le Parinirvâna, qu’il n’a retardé que pour accomplir sa mission terrestre, Shakyamuni fait un ultime effort et dit au fidèle disciple qui l’accompagne «Allons, Ananda, sur l’autre rive de la rivière Hiranyavati, à Kushinagara, dans le bois d’arbre Sâla». C’est dans un bois sacré que le Bouddha s’est incarné, c’est dans un bois sacré qu’il doit quitter son corps. Parvenu là, le Bouddha est de nouveau terrassé par la fatigue et il enjoint à son disciple : «Dispose-moi une couche, la tête au nord, entre ce couple de sâlas», et il lui annonce : «Aujourd’hui, au milieu de la nuit, je m’éteindrai complètement.» C’est sous ces arbres jumeaux, «leur double feuillage ombrageant à la fois sa tête et ses pieds», que le Bouddha quittera ce monde.
De même que, malgré les protestations d’Ananda, le Bouddha a choisi cette humble bourgade pour y mourir, veillé par un seul de ses nombreux disciples, de même les arbres qui l’abritèrent alors appartiennent à une espèce, shorea ou Vatica robusta, qui ne joue aucun «rôle rituel ou légendaire dans la religion de l’Inde antique». «Ainsi, remarque A. Bareau, le Bouddha se serait éteint dans une ville de peu d’importance, entre deux arbres d’une espèce quelconque. L’insignifiance de ces détails... ne fait que renforcer l’impression de vraisemblance qu’ils nous donnent.» Mais cette insignifiance même n’est pas, pour les bouddhistes, justement dépourvue de sens.
Au moment où le Bouddha, entré en méditation profonde, atteignait le stade ultime, le Parinirvâna, les deux arbres Sâla se mirent soudain à fleurir hors saison et laissèrent tomber sur le corps inanimé leurs fleurs qui se mêlèrent à la pluie de celles que les dieux faisaient tomber du ciel.

ASHVATTA, L’ARBRE À L’ENVERS

A travers l’itinéraire terrestre du Bouddha, nous avons pu saluer au passage les plus importants des arbres auxquels les Indiens rendent encore aujourd’hui un culte.
Le premier d’entre eux est toujours le pipal, Ficus religiosa, associé suivant les lieux à différentes divinités, Krishna, avatar de Vishnu, Ganesha ou Ganapati, fils de Shiva, dieu à tête d’éléphant de la prospérité, mais aussi de la sagesse et des lettrés, ou même Hanuman, le dieu singe, ami et serviteur de Râma.
Au pied de ces arbres est dressé un petit autel portant la statue du dieu, on dépose à sa base les offrandes de fleurs et de fruits apportées soit par les prêtres, soit, le plus souvent, par des villageoises venues honorer kalpavriksha, «l’arbre aux faveurs».
En certains sites, par exemple à Prabhapatta, au Gujarât, là où Krishna aurait quitté son corps pour regagner les cieux, le Pipal est entouré, comme l’arbre de la Bodhi, d’une balustrade sculptée. Tout lieu saint comporte en Inde un arbre cosmique, une pierre, réduction de la montagne sacrée, centre de l’univers, et un point d’eau, si possible une source.
Le ficus religiosa semble prédestiné par la nature au rôle qu’il joue grâce à son étrange et spectaculaire faculté de renouvellement perpétuel, révélant de manière manifeste l’ininterrompue régénération de l’univers.


Ashvatta, l’Arbre cosmique de la mythologie indienne, était bien avant la venue du Bouddha, l’arbre ascensionnel par excellence. Il l’était peut-être déjà à l’époque de la civilisation pré-aryenne de l’Indus, la première civilisation connue de l’Inde, redécouverte au début du XXe siècle par les archéologues. On a en effet retrouvé sur ses sites, outre des représentations de l’arbre sacré, la figure d’une divinité cornue qui pourrait être un prototype de Shiva, assis dans la posture de la méditation qui fut celle du Bouddha historique, mais lui est antérieure de près de deux mille ans au moins.

Dans l’Inde brâhmanique, on considérait que le sacrifice «n’a qu’un point d’appui solide, qu’un seul séjour, le monde céleste». En conséquence, le rite comportait l’utilisation d’un poteau sacrificiel, fait d’un arbre assimilé à Ashvatta, soigneusement choisi par le prêtre dans la forêt et consacré par la formule : «De ton sommet tu supportes le ciel, ta partie médiane emplit l’atmosphère, de ton pied tu affermis la terre.» Le sacrificateur, souvent accompagné de son épouse, montait au poteau grâce à une échelle et, parvenu au sommet, proclamait, comme le shaman, comme le Bouddha à sa naissance : «J’ai atteint le Ciel, les dieux ; je suis devenu immortel !» Grimper à un arbre est devenu dans les textes brahmaniques une image assez fréquente de l’ascension spirituelle.

Pourtant c’est à l’envers, plongeant ses racines dans l’empyrée et couvrant de ses branches la terre entière, qu’est représenté le plus souvent Ashvatta. Déjà, dans le Rig-Veda, il est dit de lui : «C’est vers le bas que se dirigent ses branches, c’est en haut que se trouve sa racine, d’en haut que ses rayons descendent sur nous.»
Le Katha Upanishad déclare : «Racines vers le haut, feuillage vers le bas, voilà le figuier éternel. C’est lui le Pur, le Brahman. Lui qu’on appelle la Non-Mort. Tous les mondes prennent appui sur lui.» Et la Maitri Upanishad précise : «Ses branches sont l’éther, l’air, le feu, l’eau, la terre...», c’est à dire les cinq éléments, lesquels manifestent ce «Brahman dont le nom est Ashvatta».
Rappelons que le mot Brahman représentait à l’origine la prière sacrificielle, puis, «comme elle était toute puissante et assurait le maintien de l’ordre universel», Brahman en vint à désigner l’énergie cosmique elle-même, «la Totalité, la Potentialité d’où tout découle, qui contient tout ce que tout reflète».

Par voie de conséquence, c’est à Ashvatta que doit s’attaquer l’ascète, le renonçant, s’il veut transcender sa condition d’homme incarné, se retirer définitivement du cycle des naissances et des morts dont il se considère comme le prisonnier. Aussi est-il déclaré dans la Bhagavad-Gitâ : «Il faut, avec l’arme solide du renoncement, trancher d’abord cet Ashvatta aux puissantes racines, puis rechercher le lieu d’où l’on ne revient pas.» Un commentaire ajoute : «Ayant sa source dans le non-manifesté, émergeant de lui comme un support unique, son tronc est buddhi (l’intelligence discriminative), ses cavités intérieures (sont) des canaux pour les sens, les éléments ses branches, ses feuilles et ses fleurs le bien et le mal, ses fruits le plaisir et la souffrance. Cet éternel Arbre-Brahman est source de vie pour tous les êtres... S’il coupe et brise l’Arbre au moyen de l’arme de la connaissance métaphysique et s’il jouit ainsi dans l’Esprit, (le renonçant) ne retournera plus (en ce monde).» Autrement dit, par l’arbre et en lui, le méditant remonte jusqu’à ses propres racines célestes et c’est seulement ainsi qu’il peut échapper.
«L’arbre Ashvatta représente ici dans toute sa clarté la manifestation du Brahman» et sa réalisation «dans le Cosmos, c’est à dire la création comme mouvement descendant», le flux qui, dirigé de haut en bas, fait se métamorphoser la pure Energie en matière, courant que remonte en sens inverse le renonçant qui, matérialisé en naissant, entend retourner à sa source, l’Energie non manifestée. L’arbre renversé est donc le symbole de la réciprocité cyclique, qui fait de la création une descente et de la rédemption une remontée.

Dans le christianisme, à la chute d’Adam au sein de la matière correspond l’élévation du Christ sur la croix, prélude dramatique de son ascension.

L’arbre figuré les racines en haut et la cime tournée vers le bas fait partie du symbolisme universel. On le retrouve aussi bien chez les Lapons ou les aborigènes d’Australie que dans la tradition islamique, chez Dante comme chez Platon, mais surtout dans le schéma de la création telle que la conçoit l’ésotérisme judaïque.


L’ARBRE A-T-IL UN AVENIR ?

L’arbre a revêtu maints et maints symboles depuis que l’humanité existe pour lui en attribuer. Il n’est pas une culture qui ne l’associe pas aux puissances divines, chtoniennes, ou tout simplement magiques.
La majesté et la longévité de ces grands frères végétaux y sont sûrement pour beaucoup. La science nous a même appris qu’ils étaient absolument nécessaires à la régénération de l’oxygène et donc de la vie sur terre.

Pourtant, nous savons tous qu’il faut s’inquiéter de la déforestation.
L’Inde n’est pas épargnée par ce problème : une étude gouvernementale de 1991 a estimé à 64 millions d’hectares (soit environ 19% de la surface totale) la couverture forestière de l’Inde, alors qu’elle était de plus de 40% il y a un siècle.

L’arbre cosmique fait grise mine devant ces considérations très concrètes...

Le monde du troisième millénaire sera-t-il vert, ou ne sera-t-il plus ?

Filo






Echos de l'Inde n°8 - Mars 2000




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MessageSujet: Re: Symbolique : L’ARBRE COSMIQUE   Symbolique : L’ARBRE COSMIQUE EmptyMer 18 Avr 2007 - 15:36

ANNEXES:





On trouve fréquemment des statues au pied des arbres pipal
Ganesh, surtout, y prend refuge, on vient l’honorer de fleurs, de fruits et de douceurs, sa gourmandise étant bien proverbiale. Ainsi que pour Hanuman, ou Krishna.

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Le kadamba donne de très jolies fleurs, cueillies par les paysans.
Un jour, Krishna s’était amusé à voler les sârî de ses compagnes pendant qu’elles se baignaient dans la rivière, et les avaient suspendus aux branches d’un kadamba.

_________________________________________________________

La tulsî (Ocimum sanctum) est l’une des soixante espèces de basilic des régions chaudes.
Il est fréquent d’en trouver un pot dans les foyers.
Elle fait l’objet d’un culte particulier chez les sectateurs de Vishnu.
La légende raconte qu’une femme, Tulsî, s’était engagée dans des austérités pour obtenir de devenir l’épouse de Vishnu, ce qui déplut à Lakshmi, qui, jalouse, transforma l’imprudente prétendante en cette plante.
Au Bengale, elle est aussi consacrée à Krishna.

La tulsî est citée dans les Purâna comme l’un des ingrédients entrant dans la composition de la liqueur d’immortalité : l’Amrita.

__________________________________________________________

Une légende indienne veut que ce soit sous un kapokier de type bombax ceiba, arbre aux fleurs proprement extraordinaires, que Pitamaha, le créateur du monde, se soit reposé après son dur labeur.
Il fournit l’un des meilleurs ombrages, et produit de grandes fleurs rouge vif dont on mange le calice en guise de friandise. La matière cotoneuse qui tombe de ses cosses, et couvre tout le voisinage, sert à garnir les matelas. Sa sève est utilisée paour ses propriétés médicinales.

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Le palmier areca catehou donne les noix de bétel.
Le jus rouge des noix de bétel tâche le sol de tous les villages indiens et les médecins locaux estiment qu’il est responsable de la majorité des cas de cancers de la bouche du pays. En effet, les indiens mâchent des morceaux de noix de bétel comme d’autres par chez nous fument des cigarettes.

Le neem, arbre également méconnu en occident, sert notamment à l’hygiène dentaire des indiens (en frottant l’écorce contre les dents).

__________________________________________________________

La Bhagavad Gitâ affirme :
«Une personne qui connaît l’Arbre sacré, avec ses racines dans l’Etre primordial, son tronc étant le corps de Brahmâ et ses feuilles les Enseignements Sacrés, connaît vraiment la réalité».
Lorsqu’elle pratique la chandelle yogique (shirsasâna), une personne devrait visualiser tout l’être comme étant un arbre inversé, en canalisant l’énergie des pieds (racines) à la couronne (branches supétieures).

___________________________________________________________

ARBRE MYSTIQUE DE LA CABBALE
avec ses racines en Dieu et ses branches atteignant le microcosme de l’homme.
Les dix divisions majeures, appelées Sephiroth, réfèrent aux parties du corps et aux qualités supérieures de l’esprit.






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Romane
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MessageSujet: Re: Symbolique : L’ARBRE COSMIQUE   Symbolique : L’ARBRE COSMIQUE EmptyJeu 19 Avr 2007 - 2:42

chinois Quelle minutie dans le travail d'élaboration de cet article ! Comment as-tu réuni toutes ces infos ?

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filo

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MessageSujet: Re: Symbolique : L’ARBRE COSMIQUE   Symbolique : L’ARBRE COSMIQUE EmptyJeu 19 Avr 2007 - 2:50

J'ai beaucoup lu sur le sujet, posé des questions, discuté avec des autochtones (je suis allé à Bodhgaya), et le sujet m'a toujours interpelé.

En revanche, je n'avais pas internet à l'époque des Echos de l'Inde, je ne l'ai jamais utilisé comme source.

D'autre part, je préparai déjà mon dossier sur les origines du bouddhisme lorsque j'ai commencé à amasser de la doc sur la symbolique indienne de l'arbre, les deux sujets se sont croisés souvent, à tel point que j'ai dû même parfois choisir entre les deux dossiers pour certaines infos.

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MessageSujet: Re: Symbolique : L’ARBRE COSMIQUE   Symbolique : L’ARBRE COSMIQUE EmptyJeu 19 Avr 2007 - 2:57

On te sent passionné, en tout cas. Et très documenté. Ce qui rend le tout très attrayant. Merci à toi pour ce partage, filo.

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Anna Galore



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MessageSujet: Re: Symbolique : L’ARBRE COSMIQUE   Symbolique : L’ARBRE COSMIQUE EmptyJeu 19 Avr 2007 - 11:51

C'est effectivement un travail magnifique de documentation et une très belle façon de nous faire partager ce que tu as appris.

Merci.
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Fati le phoenix



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MessageSujet: Re: Symbolique : L’ARBRE COSMIQUE   Symbolique : L’ARBRE COSMIQUE EmptyJeu 19 Avr 2007 - 12:27

Romane a écrit:
On te sent passionné, en tout cas. Et très documenté. Ce qui rend le tout très attrayant. Merci à toi pour ce partage, filo.

+1

C'est très passionant tout ce que je viens de lire !! Merci pour tant de précisions et d'informations.
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filo

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MessageSujet: Re: Symbolique : L’ARBRE COSMIQUE   Symbolique : L’ARBRE COSMIQUE EmptyJeu 19 Avr 2007 - 13:54

Merci. Puisque la symbolique vous intéresse, j'aborderai prochainement celle du serpent.

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Anna Galore



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MessageSujet: Re: Symbolique : L’ARBRE COSMIQUE   Symbolique : L’ARBRE COSMIQUE EmptyJeu 19 Avr 2007 - 14:56

Le serpent a des significations extrêmement riches, tout à fait passionnantes et remarquablement concordantes autour de la planète (pour la plupart positives). C'est l'un des symboles les plus universels et les plus anciens, quelles que soient les peuplades concernées sur tous les continents habités. J'ai beaucoup lu autour de ce sujet pour étayer certains passages de mes romans, dont celui que je suis en train d'écrire.

Il me tarde de te lire.
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antillai
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MessageSujet: Re: Symbolique : L’ARBRE COSMIQUE   Symbolique : L’ARBRE COSMIQUE EmptyJeu 19 Avr 2007 - 19:20

Anna Galore a écrit:
Le serpent a des significations extrêmement riches, tout à fait passionnantes et remarquablement concordantes autour de la planète (pour la plupart positives). C'est l'un des symboles les plus universels et les plus anciens, quelles que soient les peuplades concernées sur tous les continents habités.

C'est là tout l'intérêt du symbole : il est intemporel et universel bien souvent. Mieux même, on peut facilement voir que deux symboles (ou plus) regroupent le même esprit, exactement le même, la même énergie. C'est fascinant.

Anti
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antillai
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MessageSujet: Re: Symbolique : L’ARBRE COSMIQUE   Symbolique : L’ARBRE COSMIQUE EmptyJeu 19 Avr 2007 - 19:28

Allez hop ! Cadeau pour GrandGuru et Anna :

Symbolique : L’ARBRE COSMIQUE 1113906273.moussue

Pour GrandGuru, un arbre qui n'en n'est pas un puisqu'il s'agit d'une fontaine et de concrétions calcaires recouvertes de mousse, pour Anna, car cette fontaine se trouve à Salon de Provence, c'est-à-dire dans la ville de Nostradamus.

Bisouilles les fripouilles !

Anti
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filo

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MessageSujet: Re: Symbolique : L’ARBRE COSMIQUE   Symbolique : L’ARBRE COSMIQUE EmptyVen 20 Avr 2007 - 1:37

Merci Anti... en plus j'ai grandi dans ce coin, à Fontvieille.

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Anna Galore



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MessageSujet: Re: Symbolique : L’ARBRE COSMIQUE   Symbolique : L’ARBRE COSMIQUE EmptyVen 20 Avr 2007 - 7:17

Merci pour chacune de tes attentions, ma mie.
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MessageSujet: Re: Symbolique : L’ARBRE COSMIQUE   Symbolique : L’ARBRE COSMIQUE Empty

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