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 Alexandre Legrand

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MessageSujet: Alexandre Legrand   Alexandre Legrand EmptyJeu 29 Mar 2007 - 1:11

LA GIFLE


Sept heures, tu perds encore quelques minutes en allant-venant dans le vestibule. Les clés ? Quelle heure est-il ? Oui ! Plus d’excuse, tu fermes la porte derrière toi. Ton épouse dort toujours, les enfants également. Jour férié, jour normal, tu n’en sais rien, d’ailleurs, tu t’en fiches. Tu devais sortir, c’était presque vital.

Le vent froid t’assène ta première gifle de la journée. Glacée, elle occupe tes pensées pendant que tu traverses le jardinet avant de claquer la portière derrière toi.

Dans l’air saturé d’humidité, le journal pend ses nouvelles en se retenant à la boîte aux lettres. Tu l’as remarqué sans état d’âme particulier. Les infos, tu les avais suivies aux vingt heures, la veille et les nouvelles locales ne t’intéressent pas. Oui, tu as assez de problèmes toi-même, inutile de rajouter ceux des autres. Alors, pourquoi achètes-tu le journal ? Tu n’en sais rien, c’est ainsi, un point c’est tout.

Tu progresses tête baissée dans le passage capillaire bordé de maisons semblables à la tienne. Quelques corbeaux croassent désagréablement sur des cimes dévêtues, t’insultent peut-être.

Pour te réchauffer, d’un geste brusque, tu remontes le col de ton caban avant de souffler dans tes mains. Il t’a vu, le doberman qui, dressé sur ses pattes arrière, silencieux, t’attendait. Il aboie subitement, c’est à te faire dresser les cheveux sur la tête. Fils de P… ! Lances-tu en sautant de coté. Qu’en sais-tu du pédigrée de l’animal ? Ce sont tes premières paroles de la journée. Une pensée libérée à haute voix au milieu du tumulte intérieur.

Tu sors de la ramification, t’engages dans une rue veine, plus large, plus vivante. Des moteurs de véhicules toussent, refusent de démarrer.L’humidité, la nuit glacée, même la mécanique le ressent mais aux hères on ne pense.

Quelques pare brise pleurent les brumes, un humain sort de chez lui en sifflotant, sautillant léger comme s’il était monté sur des ressorts. Cela t’étonne. Il se retourne, tu suis son regard. Là haut, derrière la fenêtre, son épouse, sa maîtresse, la traîtresse (tu deviens désagréable) lui fait signe. Un au revoir, un à bientôt, un reviens, tu t’en fiches, chez toi, tu en es sûr, ils dorment encore.

Bonjour ! T’a-t-il dit en te croisant. Tu as bien émis quelques sons mais…bon ! Ce n’est pas en détestant les autres que ça ira mieux pour toi.
Tu traverses la rue, manques te faire renverser par une voiture. C’est de ta faute et tu regardes le chauffeur d’un air aussi glacial que celui du matin. Tu ne peux pas comprendre comment ce chauffard n’a
pas remarqué que tu ne l’as pas vu. Pour toi, il devait faire attention, toi, non. Oui comme pour ta vie, toujours la faute des autres, c’est commode.

Un bruit infernal de volets roulants tu entends. La rue se réveille au milieu des cliquetis, cognements de pistons, toussotements, éclats de voix. Tu ne sais pas pourquoi, mais tu te sens mieux, du moins libéré de cette oppression qui te serrait la gorge.

Tu entres dans le café habituel. Bonjour habituel, café rhum habituel, conversation habituelle. Tu ne penses même pas ce que tu dis, tu réponds machinalement, consommes de même avant d’ouvrir les yeux sur le trottoir. Il fait moins froid constates tu en avançant vers l’artère de laquelle tu entends sa rumeur, son effervescence.

Il t’a fallu dix minutes de plus pour enfin ! côtoyer le flux mécanisé, clignotant, agressif. Tu bifurques, entres dans le crachin mazouté, les émanations saturées de gaz carbonique, les décibels, sans t’en rendre compte.

Tu es presque arrivé au centre ville. Il fait beau mais de soleil, il n’y en a point. Les hautes façades de béton et de verre canalisent le trafic, canalisent tes pensées qui traînent dans l’ombre humide des noirs trottoirs.

Finalement tu arrives au cœur de la ville. Immense fourmilière pour moitié dans l’ombre, l’autre au soleil. Point, repère, tout afflux, tout reflux de cet endroit. Flot continuel de transports qui chargent et déchargent les sentiments gris.

Tu t’arrêtes, t’appropries un espace de hasard pour un temps en bordure du flux anonyme et tu soupires en attendant.

Le trois est passé, le sept, le douze également. D’yeux vides, tu regardais ces têtes derrière les fenêtres passantes. Pas de sourires, rien ! Rien d’autre que les battements trépidants de zombis perdus dans leur purgatoire.

Un bambin, soudainement, s’exprime ; laisse aller sa révolte. La mère use de tous ses moyens pour le calmer, sans y parvenir. « Le monsieur va se fâcher, si tu continues » avait-elle lancé en te regardant d’yeux désolés. Quelqu’un enfin, t’a regardé. Tu baisses tes yeux sur cet avenir turbulent. Il reprend de plus belle, faisant fi de ta présence et voilà que, lentement, tu sens monter un bouillonnement. Déjà tu tiques, allumes une cigarette pour faire quelque chose. On s’écarte de toi, tu incommodes. Oui ! Tu incommodes. Noyées dans la pollution, tes volutes dérangent.

Une vieille femme misère passe en traînant un chariot. Elle fume aussi, tousse, postillonne, tu l’as senti sur ta main avant qu’une roue de sa charrette ne te passe sur les pieds. La vieille s’arrête à la secousse, tourne, lentement la tête et te fixe. Tu déglutis et lances un Pardon ! Elle tire deux fois sur son mégot et t’oublie, tu fais tout pour l’oublier.
Le sept est revenu, ton bus ! Tu t’en fiches. Tu ne le prendras pas aujourd’hui, tu ne rentreras chez toi non plus. Il est huit heures trente et de la journée, tu en a ta claque.
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MessageSujet: La gifle..2   Alexandre Legrand EmptyJeu 29 Mar 2007 - 9:58

Curieusement, comme si tu venais de sortir d’un temps arrêté, tu lèves la tête, clignes des paupières en t’étonnant du ralentissement notable du flux des piétons. Deux bus arrivant en même temps, captent, inutilement ton attention.

Les portières pliantes s’ouvrent, les chauffeurs se rencontrent, grillent une cigarette sur la place avant de remonter dans leur engin et démarrer. Et le bruit monotone des moteurs qui accélèrent, décélèrent, des coups de klaxons, revient t’agresser au milieu des odeurs des gaz de combustion.

Brusquement, tu entends des pleurs coléreux qui ne te semblent pas inconnus. Tu te retournes, il est là bas, sur le banc de pierre, ce petit morveux qui n’en fait qu’à sa tête. Tu l’écoutes, oui ! Mais tu regardes sa mère, enfin ! C’est ainsi que tu le penses avant de, doucement glisser, sans savoir pourquoi, vers d’autres suppositions. Ce pouvait être une parente autre que la mère, une nurse…n’importe qui mais pas sa mère parce que là, elle te fixe. Te voit-elle seulement ? Et puis d’ailleurs, pourquoi veux-tu qu’elle te voie ?

Voilà que tu commences à fantasmer, à déverser tous tes désirs inassouvis sur cette vision. Pour faire quelque chose, tu déboutonnes ton caban, tu ne t’en rends pas compte mais tu as subitement chaud, malgré les cris et autres gestes énervants de ce petit écervelé qui ainsi te tronque tes scènes imaginées. Mais, bon ! Ce n’est pas cette boule de nerfs qui va…qui va quoi ?

Tu n’as pas le temps d’y songer que déjà les sujets tabous endiguent le flot de tes idées libertines. Il faut faire vite alors, comme si tu venais de tomber à l’eau, tu prends comme bouée le premier prétexte qui te passe par la tête.

Déjà tu lui as souhaité le bonjour, sans chercher à comprendre comment tu es arrivé face à elle. Bien sûr, pour faire bonne figure, tu tires sur les deux pans de ton pantalon, histoire de t’accroupir pour dire bonjour au…pauvre gosse !

Tu ne l’as pas vue venir, mais tu l’as sentie cette gifle que cette peste t’administre de sa petite main. Tu as mal à l’œil mais tu souris quand même. Et voilà que la femme, confuse sans doute, mais pour toi contrariée, se lève pour secouer ce…ce pantin pendant que toi, tu évalues certaines mensurations.

Oui ! Tu ne regrettes pas d’être sorti de bonne heure, tu trouves même un bien dans l’indifférence chez toi, même…même qu’ils devraient dormir cent ans. Non ! Tu vas trop vite, tu dois savoir avant. Alors tu demandes si tu peux aider, si la dame est désorientée. La ville est grande ! Clôtures-tu d’un geste circulaire qui bute contre un bras, le bras de la pauvre vieille au chariot. Misère ! Encore elle ?...Pour la seconde fois tu lui demandes pardon.

« T’as des tiges ? » te demande t-elle. « Des tiges ! Ah ! Des cigarettes ! » T’exclames-tu intérieurement avant de lui remettre ton paquet en ajoutant « Tout ! C’est de bon cœur ». Elle regarde la jeune femme, te scrute en plissant ses yeux usés et reprend son chemin en riant rauque. Le démon ! Penses-tu aussitôt. A ce moment, tu perds le fil de tes projections.
Longtemps, tu suis cette silhouette traînant son chariot. Puis quand elle disparaît, tu tournes la tête et tes yeux rencontrent ceux du bambin. Il sourit.

Décidément, l’atmosphère te semble de plus en plus opaque, voir dangereuse. Pourquoi rit-il ? Penses-tu en flash avant de regarder autour de toi. Tout est normal. Pas de signes spéciaux sinon ! Ah ! Les gens te fixent maintenant, tous ceux qui passent, jettent un œil sur toi. La ville connaît tes intentions, du moins c’est ce que tu crois voir, crois comprendre. La situation se tend, devient gênante. Et voilà que tu sursautes, la femme soulève l’enfant et s’en va d’un pas pressé. Une nouvelle fois tu te retournes, tu ne fais que tourner depuis le début.

A trois pas de toi, elle remet l’enfant à un homme. Il s’en suit des éclats de voix. Celui là, également, te regarde, tu dois être pris dans un tourbillon de colères. Tu veux intervenir, tu ne veux finalement rien, car la femme revient vers toi. L’autre t’insulte, tu ravales ta salive et voilà que tu entends « Retourne chez ta pétasse !... ». Tu baisses la tête. Tu n’as rien vu, rien entendu mis à part cette gifle qui cingle sur le visage de la femme.
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MessageSujet: La gifle 3   Alexandre Legrand EmptyJeu 29 Mar 2007 - 10:03

Tu n’as rien compris à la scène qui s'est déroulée sous tes yeux. D’ailleurs, tu ne comprends jamais rien. Elle te le dit à longueur de temps, qui ?...Ton épouse bien sûr et même tes enfants, depuis peu. Oui ! A y penser, là ! Maintenant ! Cela t’arrange. Il faut bien que tu te trouves des excuses pour justifier tes égarements du moment.

Tu hésites, entends en toi les mêmes paroles mais, prononcées par ton épouse. Seulement, il y a un hic ! Tu ne te vois pas lui administrer une telle raclée, tu n’oserais pas lever la main sur elle, finalement, tu n’y songerais même pas.

Tu allais regretter de ne pas avoir pris le bus quand la femme, pour une raison qui, déjà, te dépasse, te tombe dans les bras. Ta poésie à toi est de t’exclamer intérieurement « Merde ! Si je m’attendais à cela ! » Comme cherchant à te leurrer. Bien sûr que tu souhaitais te trouver dans cette situation. Pas suite aux causes passées, pas en cet endroit non plus mais ainsi, quand même. Des années que tu rêves à un instant pareil, un instant véridique.

Stop ! Ne cherche pas à te faire bonne conscience, depuis le début, tu vises Oh ! Bien plus loin. Pourquoi ? Ah ! Tu n’en sais rien. Attention, là, tu ne t’en rends pas compte mais tu la serres contre toi. Ton geste lui fait croire à un consentement. Mais tu consens à quoi ? Etes vous dans un même état d’esprit ? Réveille toi bon sang !

Deux parfaits inconnus se serrant l’un contre l’autre sur la place publique, ça ne te gêne pas ? On vous regarde ! Au cas où tu ne l’as pas remarqué. Ah ! Tu t’en fiches, maintenant. Le mal gagne du terrain, je te le garantis.

Tu ne penses plus rationnellement. Là, tu lui caresses les cheveux en lui disant « ça va aller ! » Continuellement. C’est, pour le moment, le seul discours que tu développes. Essaie d’approfondir, de voir à qui tu adresses ces paroles car, à voir tes yeux, tu n’as pas l’air rassurant. En un mot, tu crains ! Quoi ? Tu n’en sais rien, c’est si flou, n’est-ce pas ? Cela peut être une peur de l’autre énergumène qui pourrait revenir ou une peur du regard des passants, peur que l’on te reconnaisse, qu’on se paie ta tête. Une nouvelle fois tu allais regretter de ne pas avoir pris le bus quand la femme se détache de toi sur un « Excusez moi ! » En reniflant une dernière fois, involontairement.

Que peux-tu rétorquer ? Rien ! Tu souris tout en fouillant tes poches, cherchant tes cigarettes, histoire d’en allumer une pour, crois-tu, te donner de l’assurance. Et voilà que la « martyrisée » a tout compris puisqu’elle t’offre une des siennes en te disant « ne cherchez pas, vous en avez fait cadeau à… »

Tu n’écoutes pas la suite, il te revient le rire rauque, le démon. Sans savoir pourquoi, il monte en toi des idées vicieuses qui, rapidement, envahissent ton cerveau. Tu n’y vas plus par quatre chemins, tu veux « te la faire » Maintenant.

Alors tu prends la cigarette, l’allumes fébrilement avant de tirer une longue bouffée que tu expires en allongeant ton cou et levant les yeux au ciel. Dans le geste, un parfait dindon mais tu ne peux te voir. Elle ! Elle tout comme toi, n’a pas l’air tranquille non plus. Elle tire sur sa cigarette trop vite et se gratte la paume de sa main en regardant sans cesse autour d’elle.

Prétentieux comme tu es, sans y paraître, tu laisses ton regard peser sur elle, histoire de la déstabiliser définitivement. Et voilà qu’elle te propose de prendre un café…là bas ! A-t-elle montré d’un signe de tête. Oui, bien sûr, ce n’est pas ton scénario alors tu tombes en chute libre, tu tousses, interloqué. Tu te reprends en vacillant une seconde avant de répondre bêtement « Pourquoi pas ! »

Quelque part tu es contrarié, car dans l’état d’esprit qui est le tien à ce moment, tu as déjà brûlé toutes les étapes. Aller au fait sans fioritures est ton credo. Penser ce sera, ensuite.

Dans un bref instant de lucidité, tu t’étonnes toi-même. Tu dois être en manque, ton équilibre psychique est affecté. Ton réflexe à cette analyse te fait ouvrir grands les yeux sur…rien. Pourquoi ? Parce qu’aussitôt tu te neutralises en te disant que, jamais tu ne pourras lui faire part de tes intentions.

Et te voilà assis à cette table, face à elle, en te désolant, intérieurement, sur l’impossibilité d’aller de l’avant. Mais bon ! Elle est toujours là, trop présente même tant elle parle, elle déverse, elle te fatigue déjà, tu en as une nouvelle fois ta claque, mais tu dois tenir…tenir, parce que tu veux vivre la suite.
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MessageSujet: La gifle 4   Alexandre Legrand EmptyVen 30 Mar 2007 - 10:44

Tu la trouves tout de même charmante et cela jusque dans sa voix. Tu finis par simplifier en te disant qu’elle a tout pour rendre quelqu’un heureux avant de l’écouter à nouveau.

Voilà que tu apprends que la brute qui l’avait giflée est son ex…mari ! Précise t-elle quand elle voit tes yeux s’ouvrir plus grands. Il lui a pris son enfant, droit de garde ! Pour la semaine. Ah ! Rétorques-tu avant de prendre une gorgée de café refroidi. Les enfants sont en vacances alors le petit va chez son père, la justice en a décidé ainsi.

Les vacances ! Tu n’y avais pas songé, c’est pour cela que, chez toi, ils dormaient encore. Enfin, c’est sans importance maintenant car tu te demandes pourquoi est-elle là à te raconter sa petite vie et bien sûr, te ne retiens que ce qui t’intéresse soit : ex-mari, donc divorcée, un enfant pour une semaine absent. Cela te fait déduire qu’elle a probablement un appartement où elle sera seule ce temps et où tu aimerais bien mettre tes pieds. Tu veilleras à être le plus doux possible car, pour l’instant, elle t’a à la bonne sinon, elle ne t’aurait pas invité à lui tenir compagnie.

Voilà qu’il te vient, en passant, que tu n’as pas assez d’argent en poche pour l’inviter à déjeuner et tu es déçu par cette poisse qui te colle à la peau. Pensée des plus saugrenues à laquelle tu crois si fort qu’elle se reflète sur ton visage puisque tu entends « Vous ne devez pas voir la vie en rose tous les jours, n’est-ce pas ? » Là, il s’opère comme un arrêt brutal dans ta longue chute. Tu émets un hoquet et adoptes aussitôt un profil chevaleresque, ce qui n’est pas un trait de ton caractère.

En somme, tes peines ou plutôt déboires, rectifies-tu pour lui mettre « la puce à l’oreille », n’ont pas d’importance. Tu veux juste qu’elle redevienne sereine et…tu hésites, tu te lances…qu’elle croie en la vie, que peut-être lui fallait-il ce mal pour un meilleur. Toi !

Tes lèvres ont encore bougé quelques fois mais tu n’as pas entendu les mots, tu les as ravalés, d’ailleurs tu déglutis à en avoir les yeux vitreux quand elle te répond « Vous, au moins, vous savez parler aux femmes »
Et tu trouves, subitement, ce « vous » gênant, paralysant. Tu inspires un bon coup, te dégonfles aussitôt. « Cœur qui soupire…. » Tu n’as pas écouté la suite, tu t’es concentré sur la vieille au chariot qui passe devant la baie et tu penses, pourvu qu’elle ne te voie pas, en incantations muettes comme pour te préserver du malin. Et il faut qu’elle s’arrête juste à ta hauteur. Tu es, sans savoir pourquoi, tétanisé. Les secondes deviennent interminables. Va-t-elle tourner la tête ? Non ! Elle reprend son chemin sans motif apparent d’arrêt.

Ton coude glisse et te réveille. Un instant tu te sens comme un pantin désarticulé et tu reviens au présent avec un culot qui t’étonne toi-même « Vous pouvez me tutoyer, si vous le voulez » Lances-tu sans réfléchir. Et pendant que tu t’attends à un Waterloo, elle te sourit avec une pointe de malice.

Holà ! Penses-tu intérieurement, je dois me tromper, je prends, sans doute, mes désirs pour des réalités.

Alors pour faire quelque chose, tu vides ta tasse de café en grimaçant, refouilles tes poches, abandonnes…la vieille ! Tu jettes un œil sur l’extérieur, non ! Tu ne la vois pas. Malgré cela, tu te sens comme assis sur des charbons ardents. Il faut que tu quittes absolument cet endroit au plus vite.

Tu prends n’importe quel prétexte pour te défiler. Tu n’es pas préparé à une suite avec elle, tu ne pensais pas arriver si loin bien que ce soit dans tes souhaits, n’est ce pas ? Alors, maintenant les autres te gênent, la vieille t’intrigue et la femme devient trop entreprenante, te dis-tu, pour être honnête. Bien sûr au fond de toi, tu évites d’y penser et tu lances, comme une bouteille à la mer, ton « Bon ! Je vois que ça va mieux, alors… » Tu n’as pas le courage de terminer. Tu regardes ses lèvres en te disant « Mais, dis le ! » Quoi ? Tu n’en sais trop rien mais tu pries les cieux pour que ce soit, ça !

Tu sais que la réserve féminine l’empêchera de « se découvrir » Que, par principe, par convention, par…ah ! Tu sais qu’elle ne peut pas faire le premier pas. Cela te rassure et te désole en même temps. Ton mental est devenu « brouillon ». Tu ne sais plus ce que tu veux. Indécis, tu baisses les yeux que tu laisses « traîner » sur la table et ailleurs en cherchant TA solution. A un moment, tu regardes ce long cheveu blond qui s’accroche encore à ton caban. Et il te revient qu’elle était déjà dans tes bras, que tu l’avais même serré et es allé jusqu’à lui caresser ses cheveux. Cela ne semblait pas lui déplaire, à ce moment là.

Tu n’attends plus de réponse. Tu la regardes et lui proposes un déjeuner ensemble en précisant dans la foulée que tu connais un petit restaurant sympathique où l’on y sert des plats qui en valent la peine. Evidement, tu passes sous silence que le coin est intime, qu’il t’arrange parce que tu y es étranger, qu’il se trouve en dehors de risques de rencontres gênantes et que tu as des problèmes d’argent. Une fuite en avant en quelque sorte.

Elle sourit à nouveau, tu ne te rends pas compte mais tu viens de changer d’avis. Elle a compris. Contre toute attente, elle te répond « Merci ! C’est gentil mais, (elle aussi pense, fait peut-être durer les instants d’équilibre, hésite, te fait souffrir ; la honte ! Tu regrettes déjà d’avoir osé quand elle met fin à son silence)…j’ai mieux à vous proposer…à te proposer. »

Tu te dis qu’elle a la folie des grandeurs, qu’elle va te mettre sur la paille avec son idée. Elle cherchera un endroit où elle pourrait, éventuellement, t’exposer à sa galerie enfin, tu penses à tout sauf la discrétion. Mon œil, dans ton fort intérieur, la première idée qui t’est passé par la tête c’est une invitation chez elle. Et tu marches parce qu’elle t’a tutoyé. « Tu ne dis rien, tu me suis… » A t-elle conclu.

Te voilà dans ce bus que depuis le matin tu refuses de prendre et, pensif ou non, tu fixes, à l’inverse des vaches regardant passer les trains, le paysage défilant. Finalement, quand, enfin ! Tu reviens à la réalité de l’instant, elle ferme une porte derrière vous. Tu es dans un couloir d’appartement. Tu es chez elle. Elle dont tu ne connais même pas le prénom.
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MessageSujet: On en parle ici.   Alexandre Legrand EmptyMer 30 Mai 2007 - 1:13

Notre ami Legrand me fait savoir que sa connexion est tellement merdique, qu'il a un mal de chien à venir poster ses textes, et me demande de le faire pour lui.
Je vais donc peu à peu faire cela pour lui. Bien sûr, les commentaires sont les bienvenus.

Allez hop ! au turbin ! spc

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MessageSujet: Re: Alexandre Legrand   Alexandre Legrand EmptyMer 30 Mai 2007 - 1:30

Après avoir fait deux pas, tu t’arrêtes, mets les mains dans les poches et t’exclames « C’est pas mal chez vous ! » Sans savoir pourquoi puisque, dans la pénombre, tu ne distingues que les encadrements de portes, un guéridon supportant une plante en pot, des manteaux suspendus à une patère, une paire de bottes que tu ne vois qu’après l’avoir « bousculée » en lançant un "Oh ! Pardon !" Qui fait rire la jeune femme.

Il faut que tu songes à parler intelligemment car ton « Pas mal chez vous ! » Suppose qu’il y a mieux. Avec en plus ce « vous » Qui te sert sans doute comme un bouclier, tu es mal parti pour une suite telle que tu la souhaites.

Bien sûr, étant chez elle, elle est moins gênée que toi. Heureusement d’ailleurs sinon tu passerais ton temps dans le couloir à t’étonner sur cette tapisserie des plus banales que pourtant tu trouves hors du commun ceci que ce soit dans les motifs ou sa texture. Conclusion totalement hors sujet, « c’est un revêtement de couloir de bon goût » Juges-tu utile de lui dire. Et la voilà qui se remet à rire, te dépasse et t’invite à la suivre. Trop rapidement à ton goût. Et tu comprends enfin que ce n’est qu’un petit deux pièces cuisine qui ne t’emballe pas, qui, maintenant t’étouffe comme si tu étais obligé d’y rester.

Pars ! Qu’attends-tu ?
Non ! Tu ne peux pas, alors tu te laisses guider au salon où, bien sûr, tu préfères un fauteuil au canapé. Ce qui ne t’empêche pas de suivre ton hôtesse du regard dans ses moindres gestes et aux endroits qui en toi font monter un certain désir. Tu n’en peux plus et te retiens en te battant contre toi-même. Et tu te surprends à te dire que tu es invité et que tu dois respecter les usages. Qu’autre chose n’est envisageable que si…Et tu t’arrêtes, tu butes sur un, tu ne sais quoi qui n’est pas logique.

Elle a terminé son manège depuis un moment déjà, t’a laissé avec deux bouteilles, quelques glaçons et des emballages fermés qui n’attirent pas ton attention. Tu l’as vue passer en coup de vent dans le couloir à plusieurs reprises. Elle est en tenue de cuisinière, maintenant.

Curieusement, il te vient les images d’un film osé, préfères-tu penser. Un film où il était question d’une cuisinière et d’un facteur. Bien sûr, tu n’es pas agent des postes mais tu es dans la place. En deux temps trois mouvements, tu risques ta tête hors du chambranle de la porte du salon et demandes « Alors ! Vous ne venez pas trinquer avec moi ? » Avant de rebrousser chemin pour t’affairer au service « apéritif », parce que tu viens de réfréner tes élans on ne peux plus érotiques.

La voilà qui arrive d’un pas pressé et cela même avant que tu ne retrouves tous tes esprits. Alors tu te dis qu’elle t’obéit au doigt et à l’œil. Cette déduction te pousse à des gestes qui même s’ils tronquent ton intention finale, ont le mérite d’aller de l’avant. Ainsi, à deux reprises, tu te saisis de ses mains pour des motifs quelconques entrant dans ton jeu sans y être réellement.

Elle s’est laissée faire, c’est déjà çà, penses-tu en trinquant avec elle et surtout, en la regardant droit dans les yeux, croyant qu’à défaut de t’entendre, elle peut y lire tes objectifs. Mais non, rien ne veut se produire, même qu’un silence, lentement, s’installe.

« Bon ! A-t-elle tranché, je suis dans la cuisine, si tu t’ennuies ici…ce que je ne veux pas » Et la voilà repartie, te laissant seul avec tes idées stériles, tes questionnements sans fondements et ta lutte contre ce temps qui s’amenuise car dans tout cela, tu n’as pas oublié que tu as un horaire de retour chez toi à respecter. Pourquoi ? Tu n’en sais trop rien. « Çà va ! » Te lance t-elle de la cuisine sans doute. Tu y vois de la provocation, elle se fait rappeler à tes souvenirs, a peur peut-être que tu t’endormes. Et cela t’énerve. Tu quittes ton fauteuil, enlèves ton caban parce que tu as chaud maintenant et tu te ressers un autre verre que tu bois sans l’inviter et sans cérémonies. Tu fumerais bien une cigarette, même un paquet, là, sur le champ pour calmer tes envies qui prennent de l’ampleur. Tu te mets à faire les cent pas sur la moquette, comme ces lions qui aimeraient bien…quoi ? Tu t’en fais la remarque en te demandant pourquoi ces fauves, vont, viennent, Non ! Cela ne suffit pas pour apaiser tes sens. Tu te vois maintenant couché là, la moquette, …tout en toi oppresse. Tu entends des gémissements de plaisir enregistrés, des images te viennent, elle. Tu es vaincu.

Tu t’offres une nouvelle dose de, tu ne sais quoi et pars d’un pas décidé dans le couloir. Tu regardes une seconde vers l’obscurité, vers la porte de sortie. Il n’est pas trop tard, tu peux toujours te frapper la tête contre les murs après.

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MessageSujet: Re: Alexandre Legrand   Alexandre Legrand EmptyMer 30 Mai 2007 - 1:31

Tu regardes de l’autre coté, vers la lumière, vers la cuisine. « Vous êtes où ? » lances-tu d’une voix étranglée. « Par ici ! » Entends-tu avant de voir son buste apparaître, disparaître, en contre jour. Tu ne te reconnais plus. Dans ta tête, tu entends comme un cri d’aigle et tu « fonds » vers la cuisine, bousculant tous tes principes et autres restrictions morales qui, depuis le matin, te paralysent.

Oui ! Tu te trouves bien dans la cuisine, te dis-tu en arrivant dans la pièce pour, dans un ultime combat contre toi-même, te retenir. Là bas, une hotte aspire les vapeurs et les odeurs, en dessous, une cocotte minutes lâche sa pression dans des sifflements réguliers ou non, tu t’en fiches. Ta pression à toi a atteint des proportions alarmantes. Il ne te reste plus que deux solutions, soit tu cries un bon coup, soit tu te laisses aller et en urgence.

Tu portes ton regard sur la femme, elle te tourne le dos, semble s’affairer calmement. Encore tu te poses la question si elle t’a vu ou entendu. Tu ne peux, sans prévenir…et puis, et puis…tu arrives sur elle, passant tes bras à hauteur de sa taille, les ramenant directement pour, elles sont allées plus vite que la pensée, se refermer sur ses seins que tu retiens, maintenant dans leur paume. Tu as l’impression que ton cœur va éclater de peur, de désir, de honte, de plaisir. Un mélange de sensations si fortes qu’un vertige passager t’oblige à te serrer contre elle. Elle qui renverse son cou qui se découvre des cheveux et laisse apparaître cette jugulaire palpitante. T’as l’impression de devenir vampire, tu veux, là, sur le champs lui mordre la chair mais tu laisses tes lèvres, uniquement, s’y poser.

Déjà tu souffles fort dans l’impatience. « Non ! Pas maintenant ! » As-tu entendu au moment où, tes mains, toujours plus rapides que ta pensée, étaient parvenues par tirages successifs à remonter la jupe et, à l’instant, passèrent sous un élastique conciliant vers…

Quelqu’un sonne à l’entrée. Tu tombes des nues, comme sorti d’un beau rêve par une bonne gifle. La peur instantanée de l’autre énergumène te paralyse pendant que la cuisinière, après s’être dégagée, pose un doigt sur sa bouche, t’invitant à te taire. Tu réplique par un mouvement mécanique de la tête pour signifier ton approbation et la laisses te filer, c’est le cas de le dire, « entre les doigts ».

Sans bruit aucun, elle traverse le couloir, regarde à travers le judas avant d’ouvrir la porte. Tu t’effaces de l’encadrement et déglutis péniblement. Maintenant, le temps passe au rythme cardiaque avec ses bouffées de chaleur. Tu te demandes ce que tu fais en cet endroit, tu rêves sans doute. Tu veux bien te réveiller ou alors, l’inverse, tu ne sais plus. Tu consultes ta montre en te demandant qui cela peut bien être.
La voilà qui réapparaît, t’effraie même à l’occasion. « C’était le facteur ! » t’as t-elle annoncé pour, sans doute, se libérer de la gêne d’avant. Bien sûr, pour toi, elle le fait exprès, comme si la pauvre sait que tu as un penchant pour les films osés. Rapidement tu souhaites qu’elle te fasse ce que l’autre fit à l’agent. Mais elle préfère éteindre les feux, ouvrir et fermer les placards. Te laissant planté là, sur un carreau noir et un autre blanc. A quel jeu joues-tu ?...Fantasmer ou repasser à l’action ? Tu ne sais plus.

Alors, tu la suis des yeux, la regardant comme une gourmandise qui d’ailleurs sait se faire désirer tant elle te toise, te sourit, t’effleure en brise maligne dans cette chaleur qui, à nouveau te saisit.

A un moment, accidentellement ou non, elle te tourne le dos à nouveau et se penche sur la table pour ajuster…Tu n’as pas regardé plus loin que ses hanches en devinant…en embrassant des yeux ce dernier rempart aussi noir que ton âme à ce moment. Elle veut ou fait semblant de vouloir se dégager mollement. Tu la plaques sur la table en lui tenant les deux bras. Pas commode pour envisager une suite. Tu hésites, lentement, relâches ta pression. Finalement, tu te redresses, l’observes, elle ne bouge pas.

Il te passe par la tête qu’éventuellement, elle pleure, a eut une syncope ou pire. Mais en voyant cette peau blanche là, offerte, que tu ailles en enfer juste après, est le cadet de tes soucis. Un coup de reins plus tard, elle s’anime en posant une joue sur la table et ouvre la bouche dans un gémissement qui te rend dominateur, à la limite bestial. Et te voilà parti dans des gestes que tes sens n’arrivent plus à dompter. Comme une mécanique, tu vas, tu viens pendant qu’elle brasse l’air pour saisir ton bras avant de le relâcher. Une assiette se fracasse au sol, ta mécanique s’affole en coups désordonnés avant que tu ne laisses ton buste se coucher sur elle. Et tu halètes comme si tu venais de faire un Marathon. Tu cherches de l’air, le cœur bat trop vite, tu te sens suer, tu as peur de t’évanouir. Tu fermes les yeux et attends…attends…

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: Alexandre Legrand   Alexandre Legrand EmptyMer 30 Mai 2007 - 1:32

Dernière forte inspiration, expiration. Tu clignes des paupières. Tu viens d’atterrir dans le monde des pêcheurs. Rapidement tu te redresses, arranges ta tenue, rabats sa jupe en regardant le tissu noir, froissé au sol. Elle s’est relevée à son tour et arrange sa coiffure. « Je ne sais pas ce qui m’a pris ! » Juges tu utile de dire. Elle te caresse la joue avec un regard, oui ! Il vaut mieux ne pas penser plus loin, tu risquerais de rester sur le carreau. « Quel est ton prénom ? » Te demande t-elle « le mien ? » reprends tu stupidement… « Moi c’est Nathalie… » Merde alors ! T’exclames-tu intérieurement…comme ma femme. Avant de répondre « Moi ! …Jacques !... » Heureusement que tu n’as pas ajouté « Pour vous servir ! » Cela peut paraître déplacé.

Sur ce, après avoir gratté ta nuque en grimaçant, tu ouvres grands les yeux sur les bris de l’assiette que, bien sûr, tu t’empresses de ramasser pendant que Nathalie, d’un geste rapide, se saisit de sa petite culotte et s’éclipse. Resté seul, quelque peu « refroidi », il te vient des idées bizarres. Tu penses, entre autres, que sans protection, tu as, peut-être, contracté une maladie. Ensuite, tu cherches le pourquoi de son divorce, si divorce réellement il y eut. Puis, d’un autre pourquoi, tu te demandes comment tu as pu, si facilement, entrer dans sa vie et ailleurs.
Oui ! Tu peux craindre. Fallait y songer plutôt. Que te reste t-il ? Pour éviter tout faux pas supplémentaire, la meilleure solution, c’est la fuite. Mais voilà, pendant que tu tergiversais, elle gagne du temps et finit par te rejoindre.

« Bon ! Tu t’installes là bas !...Je ne veux pas te déranger pendant le service, oui ! Assieds toi, on va déjeuner… » Te lance t-elle sans autre introduction et pleine d’entrain, à croire qu’elle avait rechargé des batteries. Ben ! Oui ! Tu vois, elle a vite retrouvé son équilibre et ça t’embête, tu ne te sens plus dans ta position de dominant, n’est ce pas ? En fin du compte tu trouves même que celui qui c’est fait posséder, c’est toi.

Pour ne pas t’exécuter immédiatement, histoire de laisser croire à une certaine indépendance de décision, tu t’approches de la fenêtre et écartes le rideau. A vue d’œil, tu te trouves au troisième étage d’un immeuble. Tu t’étonnes d’ailleurs de ne pas l’avoir remarqué en arrivant. C’est fou ce que certaines pensées peuvent s’accaparer d’un individu. Bien sûr, tu n’envisages pas de t’envoler par ce chemin mais, au fond de toi, tu aimerais bien avoir des ailes, n’est ce pas ?

Nathalie te rappelle à l’ordre. Là, tu fais une erreur. Tu t’assieds rapidement et, façon de parler, tu plonges ton nez dans l’assiette ou, plutôt, les assiettes qui, sous tes yeux, défilent. « Trop épicé ? Trop salé ? Aimes-tu ? » Des questions auxquelles tu réponds par des doubles affirmations ou négations. Tu ne la regardes pas, dommage ! Car elle ! Elle sourit de bonheur. Ce qu’elle pense, je n’en sais rien mais si tu continues à te conduire de la sorte, elle ne va pas te manger mais te « bouffer ». Seulement voilà, toi tu es sur une autre fréquence et écoutes, inlassablement, ton message « Comment faire pour sortir de cette souricière ? » C’est tout ce qui tourne en boucle dans ton cerveau.

Evidemment, déconnecté de tout esprit d’initiative, tu te laisses guider verbalement et physiquement. Ainsi, tu te retrouves au salon, installé par les soins de Nathalie sur le canapé avant qu’elle ne tire les stores, allumes la télévision et revienne sauter à tes côtés comme une gamine. Hé ! Oui ! Englué dans ta vie de pantouflard aigri, ce genre de comportement te semble non pas étrange, mais non approprié au moment, ni à ton âge ou à ton anxiété toujours présente. N’empêche que, d’un autre coté, tu aimes bien qu’elle s’occupe de toi, qu’elle te « chouchoute ». Là, quand même, tu estimes qu’elle en fait trop. Sa main n’arrête pas de remonter et redescendre, innocemment le long de ta cuisse. Elle joue à un jeu qu’elle a du mal à maîtriser car, elle vient de te mordiller l’oreille, ce qui, instantanément, te procure un merveilleux frisson auquel tu veux échapper en te servant un verre.

Nathalie s’écarte de toi, te demande de la servir également. Ton geste ne l’a, semble t-il nullement froissée. Tu as la désagréable impression d’être devenu un souriceau dans les griffes d’une chatte, en l’occurrence.
Elle attend. Ah ! Toi, tu ne provoqueras rien du tout ! Cela tu l’as décidé. D’ailleurs, une crainte de ne pouvoir assumer te tenaille l’estomac alors tu bois pendant que tu sens son regard peser sur toi.

Le troisième verre tu le remplis mais c’est elle qui le vide avant de te prendre par la main et t’entraîner vers le couloir. Va-t-elle te jeter sur le palier ? Penses-tu, presque affolé par la tournure des évènements. Ton caban ! Tes papiers ! Tout est dans le salon, tout est à sa portée, à sa merci…comme toi.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: Alexandre Legrand   Alexandre Legrand EmptyMer 30 Mai 2007 - 1:35

Toi qui, maintenant, viens de changer de direction, entraîné par elle dans, oui ! C’est bien cela, une chambre à coucher où il fait plutôt sombre, enfin le temps de t’habituer à cette lumière pour voir Nathalie, nue, se coucher sur le lit.

Insolente dans sa tenue d’Eve, elle t’observe avec un petit sourire narquois que tu ne comprends pas. Dans tes fantasmes, tu revois le facteur et, bien sûr, l’élément moteur, la cuisinière. La scène te paraît plus excitante que ce que tu vois en réalité. Tu aimerais bien lui demander de se revêtir pour, peut-être, mieux savourer une découverte progressive.
Voyant ton inaction, trop longue sans doute à ses yeux ou croyant à une gêne de ta part, Nathalie se tourna sur le coté, te montrant une nouvelle fois son dos et, …ses fesses. Là, tu ne te poses plus de questions, c’est fou ce que cette image te stimule.

Et te voilà collé à elle, voulant la prendre, la posséder, la déchirer en te déshabillant en même temps car, dans la précipitation, tu as oublié ce détail et cela t’énerve. Tu deviens même violent contre ta propre personne quand ta partenaire, comme une chatte en chaleur, se trémousse, se retourne pour te toucher de partout, des lèvres, des mains, dans le cou, à l’oreille, le sexe, tu sursautes d’ailleurs avant même qu’elle ne descende par baisers successifs. Et paf ! Elle y est, tu déchires ta chemise au toucher mais c’est sans importance. Penser aux maladies ou autres possibilités comme tout à l’heure, tu parles ! Elle ne t’en laisse pas le temps. Elle vient de s‘empaler dans un gémissement qui en toi, bouscule tous tes préjugés Dans un curieux manège de contorsions, reptations, tu lui échappes et glisses sous elle pour, bien sûr, parvenir à tes fins car ta petite idée à toi, c’était de la posséder par l’arrière, depuis le temps que ses fesses t’affolent.

Mais voilà, lorsque ton visage arrive à hauteur de son sexe, elle raidit ses cuisses et te retient en tenailles. Tu ne t’y attendais pas, elle aussi a ses fantasmes alors il faut assumer. Chapeau ! Sans penser plus loin, tu te jettes littéralement sur cette «chose » que, il faut le dire, tu n’as jamais vu aussi réelle et d’aussi près. Cette « chose » que tu « bouffes » et cela lui plaît à cette…Tu ne penses pas plus loin, surpris par son tour acrobatique qu’elle effectue pour, tu as de la chance, te rendre la pareille. Et tu n’y crois pas.

La « salope » tu as finis par le penser. Tu as compris qu’à partir de maintenant, non seulement tu feras tout ce que tu voudras avec elle mais, pour un équilibre, tu lui mangeras plus tard, dans la main. Dans l’état où tu es, les conséquences de ton acceptation ne sont pas d’actualités d’autant plus que, sous l’effet de son entreprise, tu finis par presque crier tout haut ce que tu penses tout bas. Des « oui ! Oui ! » À n’en plus finir en lui labourant les hanches. Et puis tu as ton moment d’égarements, tu ne sais plus où tu en es. Coincé entre ton film osé et oser, tu regardes cette chair qui, peut-être, attend une quelconque initiative. Faut-il ou ne faut-il pas ? Un instant tu culmines à un tel point psychologique…que le meurtre te semble une jouissance. La déchirer ! Pour assouvir, pour rattraper, en une fois, toutes ces fois perdues dans le carcan des conventions et autres complexes parasites qui font de ton couple légitime ce qu’il est.
En un clin d’œil, enfin, aussi vite que tu le peux, tu te dérobes à son vorace appétit et, te cramponnes à ses hanches pour, la violer, le mot est tout désigné tant la violence t’emporte. Mais, comme pour te narguer, elle se cambre et ajoute à ton excitation avec des Encore ! Suppliants jusqu’à ce qu’en elle, tu exploses en voyant de drôles de petites lumières devant tes yeux que tu regardes avec un air vraiment niais puis, con comme tu es, n’en pouvant plus, tu t’arraches d’elle en prenant appui sur rien et disparais derrière le lit en prenant pour bonus, un bon coup sur la joue, en passant trop près de la table de nuit.

Ah ! Le coup t’a ramené à la réalité une vraie gifle ou comme un jet d’eau glacée sur une plaque de fourneau chauffée au maximum, n’est ce pas ?
Immédiatement, c’est inné chez toi, tu penses à ta femme. Tu as péché ! Tu dois payer. Et l’autre sur le lit qui rit parce qu’elle trouve la scène des plus comique te fais penser au triomphe du diable. Là ! Tu es vraiment un con et tu exagères en plus !

Depuis ce matin, oui ! Tout a commencé ce matin, t’es sorti tout gris de chez toi pour patauger, résigné, dans tes tristes habitudes et …une lumière, progressivement, t’a attiré. Tu as tourné autour, elle t’a offert un repas, exaucé tous tes fantasmes ou presque tous qui t’engluaient depuis toujours et t’as même pu constater que tu es capable d’assumer à deux reprises en quelques heures, gymnastique que tu n’aurais jamais envisagé dans ta vie à la con. Ce n’est pas beau tout cela ?

Oui ! Mais tu n’en es pas là, Nathalie non plus d’ailleurs. Elle a fini par comprendre que ta chute n’est pas sans conséquences. Mais les glaçons qu’elle ramène ne font aucun effet et puis qu’importe, tu as de nouveau les yeux rivés sur ses seins qu’irrésistiblement tu vas soupeser en te sentant revenir à l’état d’avant. Tu viens de repousser une limite et tu es tout chose au constat, cela jusqu’au «Tu es marié ? » que te lance innocemment Nathalie.

Cette claque là, tu ne t’y attendais pas. Elle t’étourdit un moment avant que tu te demandes si tu dois dire la vérité ou mentir. Ta partenaire n’est pas tombée de la dernière pluie car, sans même chercher dans tes yeux, elle a compris puisqu’elle conclut sur un « à voir ton insatiabilité, on ne le dirait pas ! » Que peux tu répondre ? Tu ne vas pas déballer ta chienne de vie quand même, tu as encore un peu d’amour propre. Il y a un risque pourtant, celui de reprendre ton train-train quotidien jusqu’à ce que t’en crèves (penses-tu) en dégringolant d’une sacrée hauteur. Ben ! Il ne fallait pas grimper aux rideaux. Tu aurais pris le bus pour le boulot et tout cela ne serait pas arrivé, non ?

« Tu prends une douche avec moi ? » Une douche ! T’as pas fini d’en prendre depuis l’aube qu’une de plus…Ah ! Peut-être veut-elle effacer toute votre histoire. Tu n’es pas d’accord mais tu la prends quand même. Tes yeux photographient sans relâche toutes les parties de son corps, provisions pour les longues soirées de solitude qui ne manqueront pas de se présenter.

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MessageSujet: Re: Alexandre Legrand   Alexandre Legrand EmptyMer 30 Mai 2007 - 1:35

Pendant que tu te rhabilles, elle t’applique un petit pansement pour cacher cette trace bleuissante sur ta joue « T’as quel âge ? » a-t-elle demandé pour briser ce curieux silence entre vous. Parce que toi tu pensais, à quelques secondes près, lui quémander si tu as le droit de revenir, tant elle te manque déjà. C’est beau, mais c’est con. T’as l’air encore plus idiot si tu vois ta tenue, chemise déchirée, la moitié des boutons manquants, on dirait que tu sors d’un combat de rue. Comment vas-tu expliquer cette métamorphose en arrivant chez toi ?

FIN

Alexandre Legrand

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MessageSujet: L'ami - Alexandre Legrand   Alexandre Legrand EmptyMer 30 Mai 2007 - 1:44

PREMIER JOUR


Eh bien ! Si je m’attendais à te trouver ici, maintenant ! Tu ne travailles pas aujourd’hui ? Ah ! Tu n’es pas en forme oui, à voir ta tête et, excuse moi, ton accoutrement, t’as l’air d’avoir couché dans une benne à ordures ou alors, tu t’es battu contre une meute de chiens.
T’es pas encore rentré chez toi, je me disais bien. Et, on peut savoir…En boîte ! Ah, voyez vous ça ! Te rincer l’œil ? Non ! Une entraîneuse…elle t’a raconté sa vie, tiens donc ! Tu lui as payé un pot, au moins ? Champagne, rien que cela et plusieurs coupes, elle ? Elle le frappait, ben oui ! Elle devait rester lucide, pour ne pas te perdre, mais bon ! Tu t’en fiches. Comment ? Elle a souffert ! Voyez vous cela ! Tu n’aurais pas versé quelques larmes ? Tu lui as raconté la tienne également, à coups de coupes, je suppose ? Non ! De la vodka et ? Et elle t’a dit « A demain ! » Ben oui, un pigeon comme toi, il faut l’habituer à la volière.

Je suis désagréable ! Excuse moi mais, si tu n’étais pas un ami, je ne te regarderais même pas. Comment ? Je la joue aristo ! En plus comme ta femme. T’as une dent contre cette formule ? Ah ! Ça te débecte. Faire les cabarets toute la nuit, Non ? T’as un problème ! Voyez vous çà, il a un problème. Mais toi, tout entier t’es un problème.

Je devrais boire un coup, cela m’éviterais de ? De raconter des conneries. Parce que là, je saoule. Pauvre vieux ! Tu dégringoles à la vitesse grand V, mais sur quoi as-tu glissé ou trébuché ? Ta quoi ? « Connasse » de femme. Ah ! Et aujourd’hui, vingt ans et trois enfants plus tard, tu t’en rends compte. Elle a changé, ben oui ! Avec l’âge, on change physiquement et mentalement, on mûrit, en principe. Pourquoi en principe ? Parce que certains, pourrissent. Et ça te fait rire, c’est grave ! Essaies, au moins de capter la notion des mots. Tu préfères cela à…à me foutre ton poing sur la gueule…et à elle aussi.

Je vais peut-être t’étonner mais, si cela te sortirait de tes errements, vas-y, ne te gênes pas et je crois que, même ta femme serait d’accord. Comment ? Je la connais mal, Elle porterait plainte dans l’intention de te virer. C’est à ce point ? Je parle sans savoir, ben alors, si cela ne te dérange pas, raconte, tu aimes bien raconter, à ce que j’ai pu comprendre ou alors tu ne livres tes misères, entre guillemets, que sous les lumières tamisées et bien imbibé. Je te dis cela pour que tu comprennes que l’alcool délie les langues, c’est connu. Je suis un «con » Aussi, si çà peut t’aider, pourquoi pas.

Elle te repousse ! Excuse moi mais ton état n’est pas attirant du tout. Ah ! Tu n’étais pas ainsi avant, avant quoi ? Dans le temps, d’accord ! Et puis c’est venu petit à petit, dans ses manières, ses paroles, sa distance, son mépris et, finalement, elle a contaminé les enfants. Tu ne peux plus en placer une…carrément négligé, tu es. L’autre jour, elle t’a fais des misères pour ?...Un ongle cassé en faisant la vaisselle. Ah ! C’était de ta faute, tu n’as pas acheté de lave vaisselle, tu ne travailles pas assez, du moins, pas comme le voisin qui ?...

Qui pour toi « bosse » Comme un âne. Mais, il n’y a rien de déshonorant à travailler dur. J’suis un « con » Oui ! Tu me l’as déjà dis. Ah ! OK ! Sa femme entraîne la tienne dans le « lèche vitrines » et ! Et, elle n’a pas le sou…ta femme ! Oui, j’ai compris, d’où les problèmes ? Il n’y a pas que cela, si je voyais ce qu’elle se met comme merde sur le visage pour rester jeune, enfin, pour cacher son âge, je me sauverais. Une vraie tête de mort qui te coûte quoi ? La peau des fesses !...Alors son ongle cassé, elle n’a qu’a…oui ! On a compris. Ce n’est pas fini ! Je ne connais pas le clou, celui qui t’a crucifié ! Oh ! Arrête, tout de suite les grands mots.

Quand tu vas pour…oui, çà va ! Elle se signe de la croix, se crispe et ferme les yeux. Tu me gênes là. Tu t’en fous ! Alors, si je n’en aurais pas marre d’un tas de viande comme elle ? Bon ! De là, ta solution boîtes de nuit et te plaindre aux inconnu…ES. Et à mon avis que devrais-tu faire ? Ben ! Déjà chercher la source de ce malaise, oui ! Juste un malaise, peut-être un rien que tu infectes avec tes réactions pas saines du tout, entre nous. Non ! Je n’ai pas dis que c’est de ta faute, enfin ! Pas encore. Je veux dire que je n’en sais pas assez pour me faire une opinion. Non ! Je ne suis pas curieux mais il faut que j’en sache un minimum pour t’aider. T’aider ! Mer…DE !

Non ! Je ne m’énerve pas mais avoues que tu as le don de prendre les autres pour des imbéciles. Comment ? Ce serait plutôt le contraire. C’est çà, le monde entier est contre toi, çà t’arrange, bien sûr ! Le pauvre martyr qui attend qu’on le plaigne. Tu peux toujours courir. A la rigueur, on t’aidera à t’en sortir mais pleurer sur ton sort, non ! Tu n’as rien demandé, certes ! Mais tu as attendu à ce qu’on te le demande.

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MessageSujet: Re: Alexandre Legrand   Alexandre Legrand EmptyMer 30 Mai 2007 - 1:46

Oui, tu peux rire, regarde la, ta tête, tu cries intérieurement et tu ne veux pas le reconnaître.
Que tu me crois ou non, c’est le cadet de mes soucis. Je te dis juste, prends une bonne douche, rase toi de près, repose toi un bon coup, change de vêtements et on se reverra. Non ! Tu n’es pas un clochard, par contre, tu deviens épuisant.
Moi ! Si je travaille ? Poste de l’après midi, d’ailleurs, il faut que j’y aille, les courses !...Peur de mémère ? Ecoute, ce n’est pas parce que tu ne peux plus voir la tienne en peinture, que les autres doivent partir en croisade contre leurs épouses. Tu plaisantais ! J’aime mieux cela. Aller, je te laisse et s’il te plaît, vas te reposer. Où ? Comment où ? Chez toi pardi !
Tu ne veux plus y aller, comme çà, sur un coup de tête. Mais tu es vraiment malade, mentalement, j’entends. Tu ne penses pas que je vais te ramener chez toi, tout de même ? Secoue toi un peu, ais l’air d’un homme.

SECOND JOUR


Tu vois, en poussant la porte, j’ai souhaité ne pas te voir. Tu en es désolé, tiens ! Et moi donc ! Oui, je suis déçu qu’un grand garçon comme toi ne se rende pas compte de ses errements. Mais non ! Tu n’es pas un enfant, c’était juste une manière sympa pour te définir, pour te montrer que tu peux compter sur moi. Tu n’as rien demandé, oui, je sais mais je suis, généralement, ainsi avec ceux que j’apprécie. Tu ? Tu me remercies ! Mais je ne t’ai rien donné enfin ! Tu ne veux rien prendre, plutôt. Si ? Si je n’ai rien d’autre à faire, mis à part, jouer au samaritain ?

Tu es un « con » Si tu crois qu’en t’isolant tu trouveras…que dis-je ? Tu ne cherches même pas à t’en sortir, tu te plais dans ta merde. C’est une merde ! Oui, je viens de te le dire, ah ! Ce n’est pas une question mais une affirmation. Eh bien ! Pour une fois qu’on tombe d’accord, j’en suis…non ! Bref ! Et qu’est ce qui…Tu penses que la « connasse » te trompe. Attends ! Attends ! Tu veux dire…J’ai l’air d’un « con » Maintenant. Tu m’étonnes ! Mais, tu penses ou t’en es sûr ? Ah ! Tous les signes laissent à penser que ! Tes signes, enfin, tel que tu les interprètes. Elle te déteste, voyons donc !

Là ! Tu vois, à te regarder et t’entendre, je t’avoue que tu baisses considérablement dans mon estime tant tes propos sont insultants alors, si tu es allé rapporter cela à la « concernée », il est, à mon sens, tout à fait normal qu’elle réagisse ainsi. Non ! Je ne suis pas de son coté, mais soit logique, comment veux-tu que je la condamne sans preuves ? Je, quoi ?...Devrais la suivre pour ? La coincer ? Et tu trouves ton langage intelligent ? Ah ! Cela me rabattrait le caquet. Ecoute ! Si tu as quelque chose de plus précis, dis le. Tu ? Tu ne sais rien, l’intuition ! Juste l’intuition et ? Ces choses là, se sentent. Bon ! On va réagir autrement avec toi.
Ecoute ! Si tu veux, cet après midi, disons vers quinze heures, tu me trouveras au « corsaire » avec quelques amis, si cela t’intéresse, je t’invite. Non ! Je ne travaille pas, tu as perdu la notion du temps, on est samedi, je te le signale. Comment ? Ami ou ami. E. Ah ! On se réveille ? Heureux que le sujet retient ton attention.

Alors voilà, requinque toi et rejoins moi là bas. N’insiste pas avec ton E ou sans E, c’est à toi de constater. Ah ! Je vois que tu reprends vie, non ! Je disais cela en te voyant, frétiller, dirais-je sur ta chaise. Mais, où vas-tu ? Tu vas ? Te préparer. Bon ! S’il te faut tout ce temps, pourquoi pas. Et ? Ma femme ! Quoi ma femme ? Si elle sait… Tu y vas un peu vite en conclusions, non ? Pourquoi t’es-tu à nouveau assis ? Raconter des conneries autour d’une table ne t’inspire pas, oui, chacun son opinion, en tous cas c’est toujours mieux que de les raconter à deux heures du matin à quelqu’un qui se paie votre tête. Bref ! Si le cœur t’en dit, tu sauras où me trouver.

« CORSAIRE » Quinze heures


Ah ! La curiosité ! Tu vois, sans t’en apercevoir tu es arrivé jusqu’ici et, sur ton trente et un, un vrai monsieur, chapeau ! Et ? Ils sont où, ces marioles ? Déjà, ce ne sont pas des marioles alors, s’il te plaît, adopte un langage moins dédaigneux en attendant qu’ils arrivent. Oui ! Ils ne sont pas encore là. Non ! C’est à toi que j’ai dis quinze heures, pas à eux. Ils ne viendront peut-être pas ! Ce que tu peux être défaitiste, et alors ! S’ils ne viennent pas, le monde continuera de tourner quand même, merde ! Aller ! Bois un coup et assieds-toi, oui ! Ici. On n’est pas bien ? Je te fais remarquer que les lumières sont aussi tamisées et ! Dans l’après midi. Tu dis ? Je t’intéresse, à la bonne heure !

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: Alexandre Legrand   Alexandre Legrand EmptyMer 30 Mai 2007 - 1:47

Alors, hein ! Langage courtois, garçon bien éduqué. Non ! Reste assis. Ah ! Tu ne tiens pas en place. Je préfère tout de même que tu restes assis. Pourquoi ? Surprise ! Si tu veux me faire plaisir, arrête, enfin ralenti un peu avec les cigarettes, oui, ça également. Tu ne te rends pas compte mais…Non, ce ne sont pas elles ! Quoi ? Tu es nerveux. Il faudra que tu apprennes à te maîtriser. Tu vas où ? Aux…Excuse moi ! Tu devrais aussi arrêter de picoler sinon tu ne feras que des allers-retours. Et alors ? Et alors c’est gênant et puis tu risques, à la longue, de raconter n’importe quoi. Non ! Je n’ai pas dis que ce sont des femmes. Là, on dirait un enfant qui attend son jouet. Non ! Ce n’est pas mauvais mais Mer…De ! Soit patient. Si ? Si elles ne viennent pas ? Déjà on ne parle pas en termes « elles » et comme je te l’ai dis tout à l’heure, on aura passé un bon après midi et ce sera pour une autre fois. C’est tout, oui ! Tu peux ! Vas-y ! Eh ! Ben ! Tu en as mis du temps ! Non ! Toujours pas …Ah ! Voilà ! Quand on parle du loup, hé ! D’accord, elle en jette mais ne fais pas ces yeux, reste détaché. Alice ! Je te présente un ami. Je ne vois pas Josi. Ah ! Tu as attendu, elle ? Elle, un empêchement, bon ! Dommage ! Installe toi, oui, comme d’hab. ! Et toi ? Comment quoi ? Qu’est-ce que tu bois ? Comme moi ! Moi ? Moi je m’en vais. Oui, tu restes seul ! Enfin avec Alice…Elle vient du pays des Merveilles. Ce n’est pas beau çà ? Mais ne fais pas cette tête là, elle ne va pas te manger Comment tu n’as rien…Alice ! Tu m’excuses, prends soin de lui, il est sympa, malgré son air bourru. Aller, mon ami ! Le samaritain s’évapore, je reviendrais, peut-être plus tard.

Troisième jour (Dimanche 20 heures)


Alors, là ! Tu me dépasses. Tu ? Ce qu’il y a d’extraordinaire ? Ben ! En principe je te trouve ici les matins alors qu’aujourd’hui, hein ! Et en plus, il n’est pas dans tes habitudes de déambuler la nuit. Ah ! Il faut un début à tout. Oui ! Tu as sans doute raison, d’ailleurs, ne dit-on pas « vaut mieux tard que jamais ? » Encore que…Oui c’est moi qui…D’accord, ce n’est pas un reproche, il ne manquerait plus que cela, tiens ! Et tu t’es…Ah ! Formidable ! De l’oxygène ! Et bien mon ami, tu devais sacrément étouffer ou alors, Alice t’a fais grimper les cimes, tant mieux, oui ! Tant mieux. Remarque, avec tes années de mariage…vingt ans ! Merde ! Mais comment t’as fais pour tenir le coup ? Justement, tu ne l’as pas tenu, oui ! Ce que je peux être…Ah non ? Je vois que Monsieur me ménage, il a, certainement, un souci.

Elle ? Un coin tranquille ? La boite, d’accord mais !...Et tu veux que j’intervienne ? Mais mon grand, il y a des hôtels. Non ! Ça fait…passe ! Et la littérature qui en découle ? Eh bien là ! Elle a changé ma petite Alice, elle veut se faire une nouvelle virginité. Comment ? Etre un peu plus quoi ? Respectueux vis-à-vis d’elle !

J’ai compris ! Tout cela est ton discours et non le sien, oui ! Oui ! Pas d’Alice ces idées là. Je suis ? Un diable ! Ha ! Ton ami quand même ou surtout ! Disons que tu es en voie de le devenir, également, non ?

Dans ce cadre là, l’apprenti ! On n’est plus enfant de cœur. Faut savoir choisir. Tu as ? Choisi et peut-on ?...Tu continues ! Bon ! Je ne vais pas te dire, sage décision mais, décision sage. Je ? Mais non ! Je ne me paie pas ta tête. Néanmoins, si j’ai un conseil à te donner, essaie d’être un peu moins simplet. Non ! Tu n’es pas idiot ! Mais merde ! Tu te crois dans quelle scène, « Roméo et Juliette ? » Mais je ne crie pas ! Je t’explique. Alice a passé l’âge de la romance, pour elle, c’est un besoin, comme d’autres aiment voler ou foutre le feu, une maladie, dans la tête, c’est tout. Mais non ! Elle n’est pas dingue ou alors de toi, peut être. C’est une chaude, pas un iceberg comme, enfin c’est toi qui l’as dit. Oui, il y en a des beaucoup comme elle, pourquoi, tu voudrais…ho ! Ho ! Comment ? Si elle est mariée ? Non ! Ou alors elle cache bien son jeu. Je ? N’en suis pas sûr ? Ecoute moi ! J’ai un principe, c’est celui d’être clair. Son cas ne m’a jamais intéressé, c’est une copine à Josi, point barre. Donc ? Mais non ! Je ne l’ai pas dragué, je t’ai dis que…Comment tu vas faire ? Quoi ? Ah ! J’avais oublié. Tiens ! Bois donc un coup, là, sur le champ, il faut que je réfléchisse. J’ai bien une petite idée…Hé ! Calmes toi, Casanova ! Je ne vais, tout de même pas te régler tes petites affaires sans que tu ne fasses pas d’effort avant. Tu ne manques pas d’air ! Suis pas un proxénète, j’ai ma dignité. Je n’ai pas à t’arranger tes aventures, soyons, enfin ! Il y a de l’intime qu’on ne livre même pas à son ami, oui ! Je suis sérieux. Et ? Et mon idée ? J’ai, comme dirait l’autre…qui ? Ah ! L’autre ! Façon de parler, c’est tout, mais, t’es con ou tu le fais exprès ? Merde ! Où est-ce que j’en étais, moi ? Tu sais que tu fatigues ? J’en étais ? A mon idée ! C’est, décidemment une fixation chez toi.

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MessageSujet: Re: Alexandre Legrand   Alexandre Legrand EmptyMer 30 Mai 2007 - 1:51

Tu dis ? C’est ton seul problème ! Eh bien ! Si tu savais ce que tu en roules, des problèmes ! Non ! Tu n’écoutes pas ! Pas possible autrement. Je ? Une bière, tiens ! Avec un sandwich, jambon beurre, pas autre chose, oui ! Vas !

Ah, merci ! J’adore ce genre de casse croûte et le pain ! Ecoute ! Ecoute ! Tu l’entends croustiller et…Si j’ai réfléchi ? Encore heureux que tu t’excuses ! Ah ! T’as pas le temps, tu, quoi ? Tu travailles demain ! Ouf ! Non, je suis soulagé c’est tout. On dirait que tu as repris du poil de la bête, si j’ose dire. Hé ! Juste en passant, pendant que j’y pense, ne vas pas lui offrir…du poil de bête, ni autre chose non plus d’ailleurs sinon, tu deviendras comme ton voisin, hein ? Comment, qu’est ce qu’il a ? C’est une de tes…Oui ! C’est cela, comme un âne ! Pourquoi gigotes-tu sur…C’est l’heure ! L’heure de quoi ? Si je le fais exprès ? Je ne comprends pas !

Mais non ! Je te fais marcher. Tu le savais ! Oui, à voir ton visage, à la limite, cramoisi, tu es serein. Je ? Je me fous de toi ? Qu’est ce que je devrais dire, moi ? Bon ! T’as un portable ? Pour…pourquoi faire ? Ecoute, c’est oui ou c’est non. Non ! Eh bien, il faudra t’en procurer un. Ta femme ? Elle ne voudra pas ?...Oh ! Excuse moi, elle en a un, et alors ? Tu ? Ah, non ! Elle pourrait…Si ! Les femmes, elles sont si observatrices et méfiantes qu’avec toi ! Brrr ! J’en frisonne rien que d’y…Tu ? Elle s’en fiche. Bon ! Je ne connais pas vos différents, mais non ! Je ne veux pas savoir. Débrouille toi ton propre jouet. Ben ! Oui ! Il faudra l’acheter, tu ne vas pas le voler quand même ! Et ? Ce qu’on ferait avec ? Très bonne question ! Pourquoi ris-tu ? T’es saoule ou tu fumes de l’herbe ? Ah ! D’accord, je vois, monsieur fait de l’esprit tant mieux.

Sérieux ! Saches que c’est un outil nécessaire au développement de l’idée.
Eh bien ! J’ai dis sérieux pas…bon ! Et c’est ? Mon idée ? Vas te reposer, tu travailles demain, ne l’oublie pas. Je ne veux pas ? Te le dire ? Non ! Le portable d’abord et ! Et ! Voir la suite des évènements ensuite, pour un temps avant…Mais laisses moi finir ! Je ne vais pas t’aider dans ce domaine, si je ne suis pas sûr que tu t’entends avec Alice. Comment, de quel coté je suis ? Aller, rentre chez toi avant que…Tu demandais seulement ? C’est çà, réfléchi un peu, la prochaine fois. Aller ! Bonne nuit.

Une semaine plus tard


Comment, si je suis là ? Bonsoir quand même ! Je t’ai ? Trahi ! C’est nouveau çà. Tout de suite les grands mots cela, si je devine, c’est parce que je t’ai sciemment évité durant la semaine. Tu ? C’est exact ! Ben voyons ! Comment en pouvait-il être autrement ?

Il me semble que je t’avais conseillé de te procurer…Tu l’as ? Mais attends, je n’ai pas terminé. Je disais donc, oui ! Bon, Tu as un portable, il me reste à voir si tout va bien entre vous, un certain temps, je pense te…Tout va ? Comme sur des roulettes ! Je sais ! Comment le sais-je ? Quoi donc ? Je viens de ? Te dire, je sais ! Ah ! Possible, il y a des fois où, avec toi, on perd le Nord. Je te ? Cache quelque chose ! C’est bien la meilleure, tiens ! Mais je n’en ai rien à cirer de…Comment, ne t’énerve pas ?

J’ai comme l’impression que tu cherches à te débarrasser de moi en me faisant porter le chapeau avec tes histoires de trahisons et autres cachotteries. C’est ? L’inverse ! Je, ah ! Bon ! Ce serait moi qui chercherais des prétextes pour me débarrasser de toi, parce que ? Je ne veux pas t’aider ! Ecoute ! Et puis, non ! Tu n’es pas encore prêt, je vais te laisser mariner quelque peu. Oui ! Tu peux me regarder de travers. Sache qu’il y a des choses que je ne peux te dire et qui sont importantes, pour moi j’entends. De…comment ? Que sont ces choses ? Tu ne manques pas de culot, je viens de te dire que je ne peux t’en informer. Elles ? Rapport avec Alice ! Tiens ! Si tu veux, paie moi une bonne bière et…c’est cela ! T’as retenu quelque chose de la dernière fois. Mais non ! Je ne te prends pas pour un con mais à force d’en faire référence tout le temps, tu risques de passer pour. Pour quoi ? Laisse tomber parce que là, je vais finir par y croire. Bien ! Et toi, tu ne prends pas de…tu n’as pas faim ! Oh, que si ! Mais d’autres friandises, n’est ce pas ? Quoi ? Tu es gêné ! Mais vraiment t’es…Je retire, excuse moi, c’est ta rengaine, à toujours l’entendre on, je ? N’ai pas l’air tranquille ! Ha ! Et qu’est-ce qui te fait dire cela ? Tu ? As l’impression que je ne sais pas où j’en suis. Ecoute mon grand, sincèrement, ma tête est ailleurs. Pour tout te dire, mais pourquoi sautes-tu ainsi ? Ah ! Non ! Rien à voir avec toi, je ne pensais même pas te rencontrer. Si ? Si j’ai des problèmes ? Oui et non ! De quel genre ? Rien que tu puisses résoudre. Mais non ! Je ne refuse pas ton aide ! C’est personnel, voilà ! Avec ? Ma femme ! Ben, tiens donc ! Pour te faire plaisir, un peu, oui ! Quel genre ? Parce que tu ? As de l’expérience ! Où ? Dans le meilleur comme dans le pire ! Pourquoi je ris ?

Des fois t’es vraiment touchant. Et ? Ce qu’il y a de risible ? Rien ? Mais, entre nous, je ne vais pas pleurer tout de même ou alors…je ? Je te mène en bateau pour ne pas t’aider dans ton, quoi ? Infortune ! Attends là ! Tu parles de quoi ? D’Alice ! Et puis merde ! C’est devenu une vraie fixation chez toi. Tu ? Le portable, pour quoi faire et quand ? Tu n’es pas fatigant mais épuisant

Bon ! Tu l’as rencontré combien de…trois fois et ? Tu lui racontes des ? Mensonges ! Quels mensonges ? Que ? Que tu es veuf ! Et bien ! Çà promet. Il a tué, virtuellement sa compagne, rien que cela. Si ? Si c’est con je dois te le dire ! Quoi ? De mentir ainsi ou d’avoir ce genre d’idées ? Mentir ! Merci en passant pour le connard, il ? T’as échappé. Oui ! Il doit y en avoir des tonnes, sur mon compte, dans ta petite tête pour qu’elle commence à déborder. Tu n’es peut-être pas aussi naïf que tu voudrais le laisser croire. Tu es peut-être un très bon acteur et c’est moi le con dans l’affaire. Donc ? Donc dans l’affaire, actuellement, c’est toi le con ! Mais qu’est ce qui…moi ? Moi je l’ai insinué !

Oh ! Il faudra que je me surveille, tu es vraiment entrain de chipoter sur les mots. Tu ? Tu essaies de me coincer ! Et bien, tu as au moins le mérite d’être franc mais tu perds ton temps, il n’y a rien à coincer, comme tu dis. En tout cas la confiance règne, pour cela, merci ! Je ? Je devrais arrêter mon cinéma ! Et ? Revenir à nos moutons ! A ta brebis, tu veux dire ? Tu ? Tu as compris ! Tant mieux mais, t’as compris quoi ? Que ? Que je n’ai rien contre toi mais qu’Alice me dérange !

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MessageSujet: Re: Alexandre Legrand   Alexandre Legrand EmptyMer 30 Mai 2007 - 1:53

Oh la ! Mais où vas-tu chercher tout cela ? Enfin ! Bien qu’il n’en est rien, je préfère que tu penses ainsi. Pourquoi ? Mais, je ne sais pas moi ! Tiens ! Déjà il n’y aura pas d’ombres entre nous et, je crois que c’est là, l’essentiel, non mais ! Ce n’est pas une femme qui va polluer notre amitié quand…je ? Je veux te dire de laisser tomber ! C’est ? C’est pour cela que je ne t’aide pas depuis le début ! Je te signale à tout hasard que c’est moi qui te l’ai présenté, c’est moi, également, qui vous a laissé entre vous alors je crois que tu vas un peu vite en déductions, non ? Alors ? Pourquoi je refuse de t’aider ! Mais, je n’ai pas refusé comme tu dis, je me demande si je t’aiderais vraiment en pareil cas. C’est ? C’est ton problème ! Es-tu en mesure de le prendre en charge, C’est cela qui m’inquiète. Donc ? C’est bien ce que tu pensais, je ne veux pas t’aider !

Bon ! Mais ne viens jamais te plaindre ensuite. Je ? J’ai ta parole. Tu l’auras voulu ! Voilà, t’as un calendrier ? Pour ? Pourquoi faire ! Ah ! J’ai ! Oui ! Pas un calendrier comme tu le penses Ha ! Excuse moi ! Un calendrier de sortie avec elle. Tu ? N’en a pas ! Ben, il le faudra. Comment ? Un temps d’observations, un portable, le calendrier ! Tu trouves, sérieusement, que je ? Je me défile ! Comme ? Une anguille ! Tu pouvais dire comme un serpent, si c’est cela, le fond de ta pensée. Non, je ne m’emballe pas ! J’ai des incertitudes à ton sujet, c’est tout.

Tu vas me demander ce qui me tracasse et bien, c’est que, la solution à ton problème, c’est le partage d’un studio. Alors, il faut un calendrier, ben oui ! Pour répartir le temps d’occupation des lieux, je te fais remarquer que je te laisse le choix.

Il faut aussi un portable, des fois qu’un d’entre nous empièterait sur le temps de l’autre, Hé ! Possible ! Et, finalement, il faut des sous ! Comment ? Quoi des sous ! Tu ne t’imagines tout de même pas que je vais t’entretenir avec…Tu ? Tu es d’accord ! Eh bien mon grand, je crains que tu es en passe de devenir comme ton voisin.

Quelques jours plus tard, face à la porte d’un appartement.


Aller ! Tiens, voilà une clé, à toi l’honneur. Comment de quoi ? Mais ouvre, oui ! C’est le studio en question. T’es plutôt long à la détente, il faudrait, peut-être, que tu actives les neurones. Non ! Mais que vas-tu, encore, imaginer. C’est juste pour te faire comprendre que, si tu bougerais, enfin ! Si tes réflexes seraient plus rapides, ton environnement, c'est-à-dire, les autres, se sentiraient mieux, beaucoup mieux. Mais, que vient-elle faire, là dedans, ma conscience ? Laisse tomber ! Fais le tour du propriétaire, je veux dire, du locataire. Comment combien ? Visite ! On en discutera tout à l’heure. Tu dis ? La cuisine ! Elle fait salle de bains ! C’est un studio, je te le signale ! Et puis, viendras-tu pour cuisiner ou…Tu ? Ah ! Tu en veux pour ton argent ! Je crois qu’il vaut mieux ne pas insister, aller ! On s’en va.

Non ! Je ne m’emporte pas mais, soit tu me prends pour un con, soit tu l’es. Tu ? Ni l’un, ni l’autre, permets moi d’en douter. Non ! Pas toi ! Je te signale que, depuis le début c’est moi qui…Je ? M’y connais ! Cela ne t’empêche pas de faire un effort, ne serait-ce que de compréhension. Ce ne sont pas tes trois cents euros par mois qui t’offriront un château, quand même ! Ferme la bouche, t’as l’air d’un demeuré, maintenant.

Oh là ! C’est la somme qui t’a assommé, pour ainsi dire ? Ben ! Que veux-tu, le luxe ! Pour toi, j’entends, a son prix. Je te rappelle que tu étais d’accord et cela avant même que je ne t’explique. C’est ? Un cinquième de ton salaire ! N’oublie pas, qu’en parlant fraction, tu as voulu t’offrir une seconde moitié. Comment, de quoi ? Ta femme ! C’est bien ta moitié, non ? Et Alice, une seconde…Non ! Je ne fais pas de l’esprit, je t’avais prévenu, t’avais même dis que ton avenir ressemblera à celui de… Oui ! Ton voisin ! C’est curieux, certaines choses sont très vite assimilées par…Tu ? Comment tu vas faire ? Mais mon grand, il n’y a pas trente six solutions, tu paies ou tu cherches ailleurs, c’est tout. Qu’est ce que tu regardes ? La ? La salle de bains, fait placard ! Ben ! Oui ! Et, viens, tu vois, là ! C’est le salon et en même temps, la chambre à coucher…et si tu ouvres la porte vitrée, là bas, c’est un balcon de moins d’un mètre de large. Fin du domaine ! La ? Chambre à coucher ? Voilà ! Tu pousses la table basse et déplies le convertible, ce n’est pas plus difficile que cela. Je te le redis pour la nième fois, il s’agit d’un studio et… Tu ? As l’impression que quelqu’un l’occupe déjà ! Mais c’est mon appartement clandestin ! Et ? C’est toi qui vas payer le loyer ! Les mensualités en attendant de trouver mieux, t’as tout compris mon grand. Je t’avise que si tu insistes, tu seras associé aux charges trimestrielles, aux énergies utilisées, au téléphone et à tout le matériel que tu utiliseras et qui m’appartient. Je ne monte pas sur mes grands chevaux, c’est juste pour te montrer que tes trois cents balles ne couvrent rien d’énorme C’est par principe que je te fais payer. Je ? Parce que j’ai des principes ! Ben ! Oui ! Et d’excellents même ! Tu auras l’occasion de…et puis, merde ! Tu n’es pas à la hauteur, laisse tomber cette histoire ou vas ailleurs, en ? En d’autres termes, vas te faire foutre ! Oui ! Mais plus poliment.

Tu ? Tu n’as pas dis que tu n’étais pas d’accord ! Mais ? Je dois comprendre que trois cents euros, tu ne les trouveras pas dans un paquet de lessive ! Non ! Tu as raison, cela se saurait depuis belle lurette. Mais tu sais, les studios ! Ils ne les offrent pas non plus comme des porte clés, quand tu achètes une bagnole. Et ? On fait quoi maintenant ! Ben, tu me donnes déjà trois cents balles et tu choisis, une fois pour toutes, tes heures ou tes journées d’occupation des lieux. Tu ? Quinze jours ! Je suis réglo. Quoi trente, trente et un ? Et pourquoi pas considérer le mois de février dès maintenant, mer…DE ! Prends un jour sur deux, la première quinzaine des mois, tiens ! Oui ! Je m’énerve et il y a de quoi avec tes calculs d’épicier. Et puis tiens ! Encore une fois, pendant que j’y suis ! Ce n’est pas un self service ici alors, si tu consommes quoique se soit, tu seras gentil de réapprovisionner, cela avant de passer ton tour. Six cents ! Je t’ai dis trois cents, tu ? Ah ! Tu ne veux pas y penser pendant deux mois ! Et bien ! Il y a de sacrées folies en perspectives, entre nous, ne détériore pas le matériel, hein ? Et…je dis cela au cas où, vous ne tiendrez pas deux mois, le fric ! Pas de remboursements, c’est clair ! Oui, tu pourras venir…le temps du contrat, payé. Je ? Suis un salaud ! Si tu veux, mais, entre nous, je vois que tu t’accommodes très bien de ma personne, et alors ? Ben ! Au constat, soit les salauds sont des gens respectables, soit qu’on est entre salauds, ce qui est mieux que d’être entre cons, enfin ! C’est mon avis. Tu ? Admire mon sang froid ! Et encore, tu n’as pas tout vu !

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MessageSujet: Re: Alexandre Legrand   Alexandre Legrand EmptyMer 30 Mai 2007 - 1:54

Bref ! Je n’ai pas que cela à faire, tu as décidé pour le temps ? Tu ? Es gêné ! De quoi, mon ami ? Tu serais partant maintenant…mais ? Le temps de la prévenir, de lui montrer, de vous habituer ! Alors prends la quinzaine suivante ! Je ? Que dirais-je si l’on ne tiendrait pas compte du calendrier, on s’appellerait si besoin était. C’est ça ! Et puis quoi encore ! Peut-être devrais-je également te demander la permission ! Tu racontes n’importe quoi. Tu ? Ne comprends pas ! Et bien, ta proposition, je l’appelle de la surveillance déguisée, c’est du Allo, tu fricotes ? Oui ! Non ! Il ne manquerait plus que les détails. Et ? Tu n’y avais pas pensé ! Faudrait t’y mettre ! A quoi ? A penser !

Tu as trouvé ! Tu as trouvé quoi ? Comment faire ! Faire quoi ? Tu vas travaillé les samedis chez ton beau frère, et ? Il a un garage ! C’est pour les trois cents euros. Mais que veux-tu que cela me fasse ? Ton temps, merde ! Tu me fais perdre le mien, en ce moment. Tu ? Es décidé ! A la bonne heure ! Tu ? A partir du premier du mois prochain ! Mais je croyais que ton histoire était urgente ! Le temps de ? Retomber sur tes pattes ! De ? Tout régler ! C’est comme tu veux ! Alors, les quinze premiers jours des mois ! Ni avant, ni après ! Tu ? Connais la marche à suivre ! Sauf ? Imprévus ! Oui ! Mais un appel avant, des fois que ! Et puis, une fois n’est pas coutume, non plus ! J’espère que tu m’as compris.

(Un après midi de la troisième semaine, la porte s’ouvre sur l’ami surpris)


Ah ! Non ! On avait décidé que tu occupes les lieux à partir du premier ! Et ! Dis moi, c’est qui le beau gosse qui est avec toi ? Tu serais… ? Alors là ! Si je m’y attendais ! Tu ? C’est un représentant de la loi ! Et ? Je peux dire à ta femme de se revêtir et de se présenter à lui. Elle ? Elle peut faire son signe de croix sur tout, maintenant. C’est ! Comment ? Tu as fais ton enquête et ? C’était facile, surtout qu’on te prenait pour un vrai con. Mais ! Et Alice ? Comment c’est qui Alice ?

Fin

Alexandre Legrand

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MessageSujet: Pour l'art - Alexandre Legrand   Alexandre Legrand EmptyMer 30 Mai 2007 - 1:59

Depuis son plus jeune âge, il dessine. De simples gribouillages, il reproduit, sans le savoir, ce qui lui tient à cœur. Papa, maman, lui puis, dans la foulée, la maison, l’école, la voiture. Au fur et à mesure de son exploration, il ajoute des personnages, des paysages. Le voilà qui voyage à coups de crayons de couleurs.

Il se rend compte, assez rapidement, qu’il manque quelque chose dans ses dessins. Il faut qu’il fasse en sorte que l’on reconnaisse les personnages. Il s’applique, dessine ces visages jusqu’à la possible identification puis…et puis, il décide de leurs imprimer des expressions, il le peut ! Il manipule désormais, crée des scènes en fonction de sa pensée, de ses vœux.

Il franchit un autre pas, décide de se mettre à la peinture. Ces couleurs là donnent une meilleure approche du réel. Dans la foulée, il choisit les environnements, les saisons, les éclairages en fonction d’une ambiance qu’il imagine, qu’il veut restituer.

Il a son thème de prédilection, l’exploitera à fond. Jamais satisfait, il fignole son œuvre dans les ombres, les équilibres et tant de choses qui prennent naissance dans ses pensées.

Ses pensées qui, justement, commencent à prendre des libertés, commencent à prendre possession du corps. Ainsi, lentement peut-être, changent les tableaux qui, d’apparence et en première lecture, représentent toujours une scène mais à y regarder de plus près, on entre dans un monde qui nous surprend, nous envahit.


On est pour ou contre. Nos fibres ont été touchées, l’objectif atteint…Peut-être même sans en avoir conscience, le petit dessinateur est devenu artiste.

Et puis, il y a toi, toi qui a appris à lire et à écrire comme tout un chacun mais qui, plus que d’autres, tu aimais les mots. Tu ne savais pas pourquoi mais tu les aimais. Alors, pour parer au plus simple, tu lisais, tu t’abreuvais de mots pour mieux parler, être plus exact dans des discutions et puis, bien que tu te rendais compte que ce que tu lisais t’entraînait dans des espaces sans limites, ton imagination se permettait d’aller au-delà des suggestions de l’histoire. Dans ta tête, les mots prenaient une certaine indépendance, construisant ainsi des histoires dans les histoires que tu lisais. Ce contrôle devenait presque magique, il te permettait de faire des dénouements à ta convenance. Pris par cette maîtrise, aventures, voyages, paysages, personnages et autres sentiments changeaient, devenaient ta version jusqu’à ce que tu prennes ton indépendance totale et décida d’écrire tes propres histoires.

Bizarrement, quelque part tu rejoins le peintre. Lentement, avec les mots, tu peins des paysages, y décris des personnages, les fais vivre, penses pour eux, réagis pour eux, souffres pour eux. Tu as tous les droits, même ceux te permettant de mettre fin à leur existence. L’exaltation se refroidit quelque peu lorsque tu te relis. Tu trouves qu’entre penser et écrire un texte, il y a un fossé. Bien que l’histoire tienne, il n’en demeure pas moins qu’elle te semble linéaire, conventionnelle, technique dans sa conception. C’est dû au fait que tu as fais réagir tes personnages et utilisé des environnements en fonction d’un schéma préétabli, prémédité en quelque sorte.

Il te faut autre chose. Alors tu joues avec le feu, puises dans ta propre vie. Les mots deviennent plus incisifs, plus personnels. Dans tes histoires on commence à te deviner, t’entrevoir, te voir. Tu commences à perdre le contrôle, tu ne le sais pas, alors tu pousses plus loin tes limites. Tu prends en support tout ce que tu veux oublier et qui te torture. Des jours et des nuits, tu mixes tout cela et broies du noir. Comme lors d’un amoncellement de nuages tu sens une oppression en toi, tu transpires, n’en peux plus et soudain, comme un orage, c’est le jaillissement.
Tu ne commandes plus rien. Ta main devient l’instrument de ton âme qui crie sa souffrance. Elle tord le trait, le débite, forge les lettres, les agence pour en faire des mots qui eux même font des phrases, des pages…ta vie, couchée là, sur le papier. Le vomi de tes souffrances, ta mal vie tu as expulsé. Un exorcisme en quelque sorte.

Tu ressors épuisé de cette crise, je sais. Je souhaite seulement que grâce aux mots, tu es soulagé de tes maux.

Fin

Alexandre Legrand

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: Alexandre Legrand   Alexandre Legrand EmptyMer 30 Mai 2007 - 11:05

Je n'avais jamais pu lire "la gifle" en entier, parce que je me paumais dans les chapitres, et à l'écran.
Tirée sur papier hier, je me suis lu ça tout seul.
Et j'ai ri. Beaucoup. Un bon humour frais et un personnage très chouette, qui ne se bouche pas la vue et qui ne mâche pas ses mots.

Il faudrait repasser tout le texte en revue pour le balayer de ses fautes d'ortho et j'ai vu un verbe mal conjugué. Il ne manque que ça, tout le reste est croqué sur le vif (si je puis dire) et je n'y changerais pour ma part rien du tout.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Recueil......Legrand   Alexandre Legrand EmptyJeu 7 Juin 2007 - 10:32

Crise

Quelques notes de Pachelbel s’évaporent dans la nuit, meublent ton ennui. Un cri en écho ricoche sur les murs, t’occupe un instant puis, s’évanouit. Une sirène hurle une urgence avant que ne s’estompent les bruits. Remontent à nouveau, du fond du puit ces croches auxquelles tu t’accroches pour fuir l’heure solitaire.
S’égare alors ton âme au hasard d’un passé brumeux et tu rames hagard à la recherche d’un temps phare, là bas ! Dans les hauts et les bas de ta mémoire houleuse. Maintenant, dans les vagues de la mélodie, tu suffoques. L’antan te nargue en te suggérant des non dits sans équivoque et te voilà remontant l’Orénoque, attiré par cette mélopée que tu ne peux taire.
Dans cette jungle tu te frayes un passage à coups de mots qui cinglent comme des traits dans ce paysage de maux. Tu luttes jusqu’au vertige dans cette quête des vestiges de ton passé car tu sais que l’origine de ton mal est là ! Dans ta tête, perdu dans les méandres de tes pensées amères.
Finalement, dans ce tumulte intérieur, tu te perds en conjonctures. Exulte alors rieur un instant rapace qui en pâture te jette dans l’aire où t’attend le regret vorace de sentiments. Hurle alors ton âme dans ce dépeçage sauvage avant que l’effrayant silence ne t’aspire dans son vide et t’emporte, livide, dans un ailleurs sans repères.









Passé - Présent

Accroché à la treille d’un antan, tu veilles sur un temps tout de couleurs délavées d’un printemps et qu’importe si ce dernier reste de douleurs pavé, sans cesse tu te ressasses …l’histoire.
Dans les nappes de brumes, là bas ! Plus loin dans la mémoire s’enfonce la barque du souvenir que seul, maintenant, ton regard intérieur perçoit pour toujours y croire.
Et dans ce terrible silence où le tempo lancinant d’un balancier s’impose, tu contemples, perdu dans les nues, ces fantômes qui, devant toi, évoluent. En passages rapides, ces derniers, dans ton esprit voyagent. Tu fermes les yeux, repère un visage et aussitôt dans ce vide tu te jettes par désespoir.
Bientôt, dans cette apesanteur, tes sots rêves de bonheur t’emportent dans une farandole et qu’importe si mille fois tu l’as dansée, seul compte…l’instant tremplin qui s’égrène et te relance dans de nouveaux espoirs.
Dans ce vertige hors du temps, des larmes à aucun moment tu ne te préoccupes, pour toi, c’est l’extase et tu t’y accroches…insistes et encore et encore jusqu’à ce que la magie s’évapore et dans ton infortune te laisse choir.
Quatre murs gris, un tempo allant crescendo dans un silence abîme et tu restes là à pleurer sur un passé qui, lentement, dans le brouillard disparaît. Perdue, ton âme crie dans le noir.












Après tout

Depuis des jours et surtout des nuits, en pensées, ton âme sœur tu dessines. Prenant appui sur tes émotions, ta dame de cœur tu affines en te disant pour t’encourager…patience !
Indécis, longtemps tu tergiverses sur les traits. T’occupent un temps les cheveux longs, courts, avant que leur couleur et ton humeur ne te bercent. Ensuite, le visage te préoccupe. Le nez et les yeux,…les yeux ! Oui ! Le regard te semble subitement le plus important. Alors tu jettes tes idées dans l’oubli et recommences.
Les yeux ! Sombre ! Pour te perdre dans des mystères que tu t’imagines déjà et qui par conséquent n’en sont plus. Bleu ! Comme l’azur, toi épris de liberté tu les aimerais ainsi mais seras-tu encore libre par la suite ? Noisette ! Non ! Trop commun, ce choix ne t’inspire pas. Vert ! Regard de chatte avec, bien sûr, toutes ces images qui déjà se bousculent tu optes pour, d’autant plus que cette couleur plaît à maman, là ! Tu cherches de l’indulgence.
Voilà qu’un coup de vent dans tes pensées brouille ta copie et sans savoir pourquoi, tu esquisses un corps. Même dilemme qu’au début. Froissé, ton esprit devient brouillon, une nouvelle fois tu rejettes comme en sentence.
Puis une nuit, comme tombant des nues, tu te dis qu’une déesse sans esprit tu ne saurais aimer et voilà que tu t’exhortes sur le trait… de caractère qui devrait faire toute la différence
Et puis un jour, là ! En un battement de cœur, tu sais que c’est elle que tu cherches, que tu attends, de qui tu rêves et qu’importent toutes les différences, tu vas vers elle en toute confiance














Ombres chinoises

Un déplacement d’air, une respiration caresse le grain de la dune. Doucement, sans en avoir l’air, des sensations naissent et frissonne une fortune en anticipant une certaine aventure.
Maintenant, dans la nuit américaine, s’animent des ombres chinoises que, sans peine, des rais malins toisent dans l’écho d’étranges murmures.
En nombre croissant, des plaintes d’éclats luisants se dissimulent dans la pénombre où, un temps gisant prend un battement de recul avant de se cambrer et s’offrir à la mesure.
Sous la canopée artificielle, danse le désir et s’unissent les corps au rythme d’une mélopée au son miel. Plaisir des sens sur l’instant qui glisse sans remords vers le futur.
Soudain ! Un cri, d’autres mots en diapason se répandent à la seconde ruisselante et les ombres, en assaut, s’entrechoquent sous ce souffle chaud qui les sentiments consume. Silence maintenant sur les décombres d’une ambiance qui encore évoque un moment que rien ne vaut et l’on se rassure.

















Délire

Quand arrive la nuit, lentement dérive ton esprit. Sous l’emprise invisible d’un courant chaud ou froid, tu te laisses emporter, bien malgré toi, vers des lieux purgatoires où seules errent les âmes en peine.
Tu en as encore conscience mais, rapidement, par les remous exhumés, les souvenirs cloquent à la surface de tes faiblesses et avant même que tu ne t’étonnes, ils t’éclatent à la face…lever de rideau sur ta scène.
Images flashs, visages tout de sourires t’attirent dans un paysage émouvant et bien sûr, tu te laisses aller. Le réel disparaît derrière de curieuses brumes, tu ne prends pas garde et perds pieds, voilà que tu délires. Pour toi, une aubaine.
Dans cet autre monde, tu écoutes des rires et autres éclats de voix mêlés à des phrases décisives qui en écho se répètent…se répètent jusqu’à ce vertige qui, plus loin dans ta folie, t’entraîne.
Depuis le début tu pensais aller vers un atoll, en somme avoir un beau rôle mais voilà de rêves en déceptions, dans les tourments des incertitudes, apparaissent ces récifs contre lesquels ton âme se meurtrit et maintenant, qui te sortira de cette arène ?











La dame en noir

Dans la petite ville, passe tranquille, un rêve délicieux. Une audace sous les cils, un parfum subtil et se lève un sentiment…ah ! Ferme les yeux. Imagine !
Maintenant, dans le gris de ta vie, l’instant que tu réclames à grands cris…muets, t’envahit. Tanguent les fines dentelles noires dans tes pensées. Tu t’accroches, veux y croire. Baisse les paupières. Suis l’ondine !
Longs cheveux noirs, en boucles, s’animent léger jusqu’à la chute…des reins. Soupirs ! Dans ton soir sans but, tu veux sauter dans l’abîme des sens alors, tu devines.
Arrivée dans ton désert comme un mirage aux heures les plus chaudes, elle s’est glissée dans ton âme. Depuis, de merveilleuses sensations te minent.
Tu n’as plus de choix. Si tu veux la garder, il te faut vivre et souffrir…juste ton chemin de croix à lui offrir en versant tes paroles latines.
Et puis ! Et puis un jour, dans la petite ville, le parfum subtil tu sens et sous les cils, un pays magique s’étend. Sur un bonjour cristallin déjà tu pleures. C’est sans doute de bonheur alors, La suite !...imagine !













Résignation

Las, dans l’encre de la nuit tu trempes tes yeux et tu traces en blanc l’esquisse d’un sourire inventé. Un regard t’occupe, te préoccupe. Il te fixe. Aimant il t’attire.
Je t’aime ! Murmures-tu sans t’en apercevoir dans un instant de désespoir, un instant avaloir, un instant…va savoir ! Soupirs au plus fort du récent souvenir.
Clignements de paupières, l’image maintenant entière s’anime. D’un geste incontrôlé tu mimes, oui ! Là ! Dans le noir abîme à ton élan tu la vois sourire.
Un immense bonheur monte en toi, alors tu insistes. Encore un tour de piste auquel tu t’accroches en t’enivrant des croches de l’artiste. Oui ! Ferme les yeux et aspire.
La musique ! Tu l’entends notes saxo dans la solitude cruelle d’une ruelle au pavé luisant de sentiments crevant d’infortune sous une lune que rien ne devrait salir.
Mais tu en es là ! Ta planète n’était qu’une comète. Dépassé son ennui, elle te laissa à ta nuit de glace. Ainsi pour te réchauffer, d’un temps révolu tu veux te vêtir.
Au rythme cardiaque tu avais cru que…Et bien non ! Il ne restera que la marque d’un, il était une fois, qui, de temps à autre, lacèrera ton émoi. Juste ! Juste parce que tu veux souffrir.
Allez ! Réveille toi ! Ce n’était qu’un beau rêve et bien que pour elle tu crèves, dans ce nouveau jour qui se lève tu n’as d’autre choix… laisse la partir !









SIRENE

Des brumes mystères du large, sortent les blanches frises. Sur l’écume, comme à Cythère, il t’apparaît en gage une sirène chantant dans le Gulf Stream de l’amour et tu…dream.
Dans le golfe se love la mélodie et tu…love. Envoûté par la voix cristalline, tu vas vers ce chemin de croix en âme câline et déjà tu mimes.
Oui ! Tu mimes les gestes qui se referment à chaque fois sur l’impalpable mais qu’importe, dans ton abîme béant entre leste cette mélopée en rien semblable. Et tu profites du reflux des rêves pour aller, l’espace d’une vague, vers Eve et croire…même à l’infime.
Mais ce ne sont que coups de dagues qui te meurtrissent et tu divagues. L’âme sur l’impossible glisse. Maintenant ton corps s’agite. A l’instant fort du mythe, tu gémis et tombe dans l’abîme.
Change de registre, tu vas vers les abysses. Tu coules et aimes. Voilà que tu souris car dans le flou du songe meurtri, le doux mensonge à toi se noue et tu remontes…remontes. A quoi cela rime ?
A la surface des flots bleus, clos toujours les yeux, tu te laisses bercer par l’imagination dans un effort ultime.











Défloraison

A l’heure complice, sur les blondes dunes baignées par un clair de lune, court passante une brise. Avec malice et tout en caresses, cette compagne nocturne envoûte et grise ce paysage qui, sous la voûte sage, en douce paresse attend.
Dans la nuit charmante, sous une chaleur oppressante, se pâment les âmes encore indécises et dans ce temps ralenti s’élève comme un répit, une trêve, un murmure qui dans les cœurs se répand.
Trempant tes yeux dans l’encre de la nuit, tu esquisses les contours de cette terre inconnue avant de fouler l’assise blanche qui se plisse, se froisse sous ton ombre qui s’étend.
Par craintes d’imprévus, sur le terrain nu lentement tu progresses. Bientôt tu t’appuies contre ce relief qui vers les nues se dresse. Emu tu fais une pause et ravale ta salive en attendant, l’esprit en cavale, ce désir qui te rendra pressant.
S’en est fini des douceurs tu deviens fauve et au plus près de ta proie tu savoures l’instant à venir. Aux senteurs tu te loves, croît ainsi un battement lourd que maintenant tu entends.
D’une main presque indélicate, la chaude terre tu explores. Rôdent les pensées sous un ciel qui implore et encore, et encore…Arrivé dans le val, tu trouves un lys qui pour toi comme en accueil, s’ouvre. Tu hésites et finalement cueilles la fleur avant qu’une larme couleur sang sur le sol blanc, se rend.
Un cri, des vibrations… Sacrilège ! On ne bafoue pas impunément les terres vierges. Tu t’accroches, te cramponnes et monte une clameur qui te surprend là, noyé dans un sortilège qui entier te prend.









Obsession

Dans la grisaille de tes jours sans, t’assaille, toujours passant, cet il était une fois qu’à chaque fois, tu cherches à retenir.
S’évapore l’image avant l’instant le plus fort et tu cours derrière le mirage, cherchant avec rage à dépasser un temps tronqué en poussant des soupirs.
A l’histoire de Vérone, tu aspires sans savoir qu’avec elle sonne un pire mais qu’importe, elle t’inspire alors tu restes là à languir.
Dans la course du temps, tu t’inventes une suite qui aurait dû être avec pour seule ressource cet antan que tu incantes dans ta fuite en avant pour mieux ressentir.
Les vagues d’amertume minent ton âme chaque soir. Et tu divagues, écumes sur cet infâme qui ravine l’espoir. Rempart sournois, le regard des autres, en sentence, met fin à votre romance, sans avertir.
Depuis, dans ton désert tu cries son nom qui, emporté par les gémissements se perd en toi. Toi qui, sur l’histoire cherche toujours à revenir.
Tu ne tiens plus, tu veux savoir si heureuse elle est. Par désespoir, tu fabriques des excuses…pour la revoir. Et à l’instant magique, tes larmes t’accusent d’une évidence, tu l’aimes à en mourir.









Songe - Espérance

Au temps qui cause en tic et tac, tu opposes tes espoirs balbutiants de hic en vrac. Ainsi dans la mesure gloutonne, sans cassures tu entonnes comme une litanie ta mélancolie qu’une crainte déjà essaime.
Pivot de tes pensées, une aventure, lentement, se dessine à cœur secret. Au crayon des rêves, la minute merveille grave dans ton émoi en éveil une grâce passante qui te regarde, te sourit. C’est peu de choses mais dans le creux d’un instant morose tu y trouves le garde - fou qui t’empêche de tomber dans les vagues amères que rien ne pourra taire. Battements magiques, à quelque part, déjà tragiques, dans ce moment de langueur tu t’accroches au bastingage de l’espoir qui, en gage te laisse croire à l’amour comme thème.
Depuis, au nombre de fois que tu t’es repassé l’action, dans l’ombre et le froid sans te lasser, en émotions crescendo tu portes en fardeau léger ce songe et qu’importe si des maux te rongent, maintenant tu aimes.
L’étoile qui luit interprète un lever de rideaux et toutes les nuits tu répètes la scène sur les vaines tentatives que tu sèmes.
Et puis, à l’usure, le temps te livre en pâture. Tu commences par oublier certains détails et veux crier au matin qui t’assaille, ton refus de l’oubli qui essaime.
D’autres nuits, pas de répétitions, l’ennui t’occupe par manque d’émotions. Que se soit subterfuge ou cache refuge, le songe en mensonge t’invite à revoir le quotidien blême.
Finalement tu te perds dans le chemin brumeux du temps. Tu as cru dur comme fer aux lendemains heureux à tes dépens. Maintenant, change de thème.
Oui ! Il était une fois, une seule fois, un soleil suivi d’une éclipse et depuis, quelques fois encore, dans les instants de désarroi, tu veilles à ne pas partir en ellipse tourner autour de l’astre qu’en silence, toujours tu aimes.





L’hère du temps


En trompe l’œil, quelques carrés de pelouses en vert écueil endiguent la marée blues. Tu ne le sais pas mais il y a longtemps que tu n’es plus qu’un paraître.
Ainsi, ton ombre évolue dans le bruit du silence où, sans encombre, un temps révolu, comme une sentence te renvoie d’étranges signaux qu’il te semble reconnaître
L’écho de la solitude en flash te fait parvenir en images inversées un passé que ton âme en servitude, au souvenir arrache et tu crois, à l’instant aveuglant, renaître.
Noyé dans la multitude de tes semblables, tu cherches un foyer de quiétude impalpable pendant, qu’invariable, le temps tueur règne en maître.
Il est loin ce rire qui là, te berce, il est une seconde plus loin, ce visage que tu caresses. Un battement plus tard, il est trop tard, de la main tu as voulu l’atteindre, sur le chemin tu es en train de t’éteindre, la vie quitte ton être.
Et défilent les instants chéris sur une larme qui file. Tu es partant pauvre hère et tu souris, ta seule victoire sur le temps amer que tu envoies paître.
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MessageSujet: Re: Alexandre Legrand   Alexandre Legrand EmptyJeu 7 Juin 2007 - 12:45

Incontestablement, ce que tu écris te sort des tripes et délivrent une belle sensibilité d'homme. J'ai beaucoup de plaisir à te lire, et j'aime prendre le temps d'y revenir.
A force, à force de plonger dans un style, c'est comme si on rencontrait la personne.
Décidément, il y a de bien belles plumes, ici. chinois

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MessageSujet: Dans le train   Alexandre Legrand EmptyDim 17 Juin 2007 - 12:47

Dans le train

Toujours le même rêve.

Un train ! Un train filant allègrement dans un paysage curieusement volatil et dans ce décor mobile, toi ! Toi qui, immobile, à quelque part résigné, fais partie du voyage.

D’aussi loin que tu te souviennes, tu n’as jamais été ailleurs que dans cette machine infernale et là ! Au point où tu en es, te reviennent de plus en plus précis, des visages.

Depuis le temps qu’autour de toi ils tournent en rapace, guettant tes moments de faiblesse pour te blesser sans laisser de traces, tu aurais dû comprendre qu’en rien ils ne seront sages.

Mais bon ! Pour meubler ta solitude ou par habitude, tu tentes désespérément d’écrire la suite de ta symphonie inachevée. Manière comme une autre d’apprivoiser les âmes sauvages.

A la première croche, les ombres de toi s’approchent pendant que le monstre, en lentes reptations, avance…avance mais peu importe, devant la porte du compartiment arrière dans lequel tu ne peux entrer, tu cherches une faille pour y glisser tes notes en gage.

Et tu t’appliques, rêve après rêve à inventer tes musiques suppliques en surveillant ce sas opaque d’où rien n’émane. Finalement, las, tu craques et les visages tu damnes. Serais-tu entrain de tourner la page ?

File toujours le serpent d’acier pendant que, dans un calme effrayant, tu composes tes feuillets qui, à tout s’opposent. Etrange métamorphose t’envoyant morose dans cet œil de cyclone pour interpréter avec rage, d’improbables saccages.

Dans le ventre du reptile, un moment vide, tu fixes livide le sas d’en face. Et alors que tu croyais étanche ton rêve maudit, tu entends se répandre cette symphonie que tu n’avais pu terminer…et maintenant, qu’est-ce que tu envisages ?

Legrand

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MessageSujet: Re: Alexandre Legrand   Alexandre Legrand EmptyLun 18 Juin 2007 - 23:21

Je rejoins l'avis de Romane. Ta plume est légère et douce. Tu es un grand rêveur, sans doute né poête pour ton bonheur ou pour l'inverse. Mais ceci, est une autre histoire.

Bien à toi.
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MessageSujet: Re: Alexandre Legrand   Alexandre Legrand EmptyMer 20 Juin 2007 - 23:00

Mouvance


Partant d'un port, sa nef un jour il lança sur cet océan en quête d’un nouveau monde. Au hasard des vents le poussant, il accosta conquérant sur une terre accueillante.

Lentement explorant, à la nature il s’adapta. Allant de découvertes en aventures, il goûta aux fruits de ces lieux encore vierges avant de s’enivrer au parfum d’une fleur mystère et, sur la plage, s’endormir aux bercements d’une respiration rassurante.

Grisé par le murmure des alizés, il se perdait dans la moiteur et les senteurs de cet ailleurs de rêves. Mais dans ce temps fuyant survint une saison de pluies. Changea le paysage sous les gémissements des souffles hostiles et cinglèrent en rafales les gouttes blessantes.

Voilà qu’un matin, sous un ciel de deuil, sans crier gare, une vague scélérate balaya tout sur son passage. Pris dans la tourmente, il s’accrocha aux débris de ci de là flottant dans les vagues déferlantes.

Depuis, sur l’abîme effrayant il dérive en se cramponnant à ces vestiges qu’érodent les assauts écumeux de l’instant et dans son délire, il se surprend à quémander un appui stable pour échapper à l’emprise de l’immensité mouvante.

A. LEGRAND

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MessageSujet: Re: Alexandre Legrand   Alexandre Legrand EmptyMer 20 Juin 2007 - 23:17

Les oiseaux de glace



A l’heure où tous les chats sont gris, des mœurs, appâts à tous prix, là, s’exposent.
De beaux oiseaux diurnes, déréglés par des maux taciturnes se posent par défaut dans le contexte nocturne et osent.

Sous le regard vigilant d’un busard ils attendent dans un jeu de hasard, l’arrivée des rats des goûts qui, des gravats de leurs vices demanderont un service à la hauteur de… l’artifice. Ainsi ils causent.

Marchandage de tout âge venu du fond des âges, il en a vu des visages et ils sont légion ceux que la luxure arrose.

Mais qu’importe ! Dans cette voie sans issue, où les cloportes se voient sous les tissus, il reste pour cacher aux autres, un zeste d’ombre les sacrant apôtres et ils sont tout chose.

Ainsi confiants en eux-mêmes, ils rôdent en évaluant sous l’astre blême et marivaudent aux antipodes d’une réalité et l’oiseau dispose.

Dans le fourreau lisse, d’un geste mâle, leur arme, ils glissent dans un râle de délices. Qu’importe si leurs ongles sur l’étui crissent, ils recommencent…et encore ! Et encore !...En d’autres poses.

Les démons en eux martèlent, font sauter les gonds de leur « moi » et ils s’attèlent à chercher d’autres « moi » en enfonçant, défonçant les portes de leur labyrinthe vicieux dans des étreintes d’un corps aux sens mort…une chose !

D’un instinct animal, ils dépècent cannibales, cette pièce de choix en payant vaillant, une lente descente aux enfers alors que dans leur tête, le bien s’oppose.

Et ils crachent leur sève sur ou dans le rêve en éructant des mots sauvages sur les labours d’un paysage morose.

Ils se retirent ensuite victorieux d’un corps à corps en regardant leur champs de bataille qui silencieux repose.

D’un sillon, déborde le péché. Blanc et rouge, il s’élude. Pour eux, un interlude, pour l’oiseau, une habitude. Et ils recausent.

Au petit matin, les rongeurs malins se retirent. Les couleurs reviennent, les chats, les oiseaux, le monde changent de mœurs pendant que les rats sous les caniveaux demeurent et se morfondent dans leur gris en enviant le rose.

A.Legrand

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MessageSujet: Re: Alexandre Legrand   Alexandre Legrand EmptyVen 29 Juin 2007 - 20:09

Bonsoir à tous
Oui !...ben voilà !.......je sors des bois remerciant au passage Romane et Novocaïne pour l'intérêt à mes textes.
Désolé du retard mais je suis d'un naturel........bizarre pour certains.
Faudrait peut-être que je me réveille
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Alexandre Legrand
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