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 Rien à foutre....

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Vilain
Nain de Jourdain
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Nombre de messages : 9160
Date d'inscription : 20/02/2004

MessageSujet: Rien à foutre....   Jeu 31 Mai 2007 - 1:30

Ben voilà....Ils nous le disent carrément...Rien à foutre ....Après nous le déluge.....


Citation :
Exxon a le dernier mot sur ses actionnaires pro-environnement


2007-05-30 23:34:47
NEW YORK (AFP)





© AFP

Le PDG d'ExxonMobil Rex Tillerson, le 25 janvier 2007 à Davos


Le premier groupe pétrolier mondial, l'Américain ExxonMobil, a fait
face mercredi à des actionnaires très critiques qui ont exigé des
réformes en matière de lutte contre le réchauffement climatique, mais
sans parvenir à faire fléchir les dirigeants.

Pendant
quatre heures d'assemblée générale annuelle, la direction d'ExxonMobil
a croisé le fer contre ces actionnaires militants mais sans céder sur
ses positions en matière de gaz à effet de serre, d'énergies fossiles
et renouvelables, d'investissements et de projections scientifiques.
Sur
les 15 résolutions soumises par ses investisseurs --des fonds de
retraites et d'investissements détenant ensemble plus de 100 millions
de titres, soit un peu moins de 2% du capital--, la direction a
recommandé de voter contre la totalité. La consigne a été appliquée à
la lettre par l'assemblée générale réunie à Dallas, au Texas (sud).
Entre
autres, les motions réclamant des engagements concrets sur la réduction
des émissions de gaz à effet de serre et des investissements dans les
énergies renouvelables ont été rejetées à une large majorité.
Pourtant,
les débats ont joué les prolongations, d'autant que certaines
résolutions ont déjà été soumises plusieurs fois sans succès. Certains
actionnaires se sont également inquiétés du manque de communication et
d'écoute de la direction.
"Pourquoi votre groupe
incarne l'ennemi public numéro un en termes de réchauffement
climatique?", a demandé un actionnaire, chaudement applaudi par
l'assistance. "Vous pourriez contribuer à faire progresser la recherche
sur les énergies renouvelables, mais vous continuez de financer des
groupes scientifiques qui mettent en doute la théorie du réchauffement
climatique. Ne sentez-vous donc pas l'urgence du problème?", a-t-il
lancé.
Réponse inflexible du PDG, Rex Tillerson:
"Aujourd'hui, la communauté scientifique sait beaucoup de choses, mais
beaucoup d'éléments ne sont pas consensuels. Il y a aussi tellement de
domaines où nous aurons encore besoin d'énergies fossiles à l'avenir.
Peut-être que vous n'aimez pas cette vision, mais c'est une réalité".
S'irritant
de la mauvaise image du groupe, dont le chiffre d'affaires en 2006 a
dépassé 377 milliards de dollars, M. Tillerson a fini par s'exclamer:
"Pourquoi les gens se sentent tellement menacés parce que nous n'avons
pas de discussions publiques sur le sujet? Je ne vais pas brandir une
banderole ni de slogan, je ne rentrerai pas dans ce jeu".
"Nous
pensons comme vous qu'il s'agit de questions cruciales pour les
générations futures", a-t-il poursuivi. "Mais nous voulons participer
là ou nous avons une expertise, dans les énergies fossiles. Nous ne
sommes pas opposés aux carburants alternatifs, le fait que nous n'en
développions pas ne signifie pas que nous soyons contre".
Le
PDG a aussi cité les investissements d'Exxon dans des projets
scientifiques, dont 100 millions de dollars pour un projet de
l'université de Stanford sur des technologies permettant de réduire les
gaz à effet de serre.
Selon lui, "des raisons
fondamentales" expliquent la stratégie d'ExxonMobil. "Les forces de
marché créent la concurrence. Et ce même marché sera une clef pour
répondre aux défis de l'environnement, car le marché génère la
créativité des concurrents".
"C'est aussi ce qui
nous a permis de vous apporter de la valeur depuis toutes ces années",
a lâché le PDG, rappelant le versement "depuis 100 ans chaque année"
d'un dividende et une politique de rachats d'actions pour faire grimper
leur cours.
"Exxon est la plus grosse compagnie au
monde, et il est clair qu'en tant qu'actionnaires, nous en percevons
les bienfaits immédiatement", a reconnu un autre actionnaire, avant de
s'exclamer: "Mais on ne peut pas tout résumer à l'argent! Vous avez un
devoir, car vos décisions ont un impact sur les politiques publiques,
sur le marché, sur nos communautés".







[url=javascript:ow('/Inc/copyright_afp.html', '450', '150');]© AFP.[/url]

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Vilain
Nain de Jourdain
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Nombre de messages : 9160
Date d'inscription : 20/02/2004

MessageSujet: Re: Rien à foutre....   Jeu 31 Mai 2007 - 13:31

Citation :
La precarité alimentaire arme de domination ?



L’effet éthanol aux Etats-Unis a
fait monter les prix d’une bonne quantité de produits alimentaires,
comme les céréales et la volaille.


Malgré les énormes subventions apportées à
l’agriculture [états-unienne], financées par les contribuables, les
prix du maïs et des tortillas ont augmenté très vite. L’un des facteurs
c’est que les industriels commencent à utiliser les variétés de maïs
mexicain qui sont meilleur marché. Cela fait monter les prix,mais pas
forcement chez les producteurs mexicains,dont le revenu baisse.


Le Mexique auparavant autosuffisant sur le plan
alimentaire est devenu dépendant des Etats-Unis du fait de la politique
de « libre échange ». Le prix du maïs augmentant aux Etats-Unis, sous
la pression des grandes entreprises et de par l’interventionnisme de
l’Etat, on peut anticiper que les prix continueront d’augmenter de
façon drastique au Mexique.


De la même façon, dans le sud-est asiatique, les forêts
tropicales sont taillées et brûlées pour produire de l’huile de palme
destinée aux biocombustibles. Et aux Etats-Unis l’environnement est
menacé par l’utilisation de grandes quantités d’intrants dans la
production de maïs pour d’éthanol.


Le prix élevé de la tortilla, comme les autres
soubresauts de « l’ordre international », montre le lien qui existe
entre les événements du Moyen-orient au Midwest [« Moyen Occident »,
région centrale des Etats-Unis]


Surtout quand on sait que l’usage intensif des plants
OGM accelere la desertification aussi bien aux USA qu’en
Indonesie,Chine,Egypte etc., reduisant les productions alors que la
secheresse en Australie entraine une baisse de pres de 50% des recoltes.


L’Europe resistant encore a la generalisation OGM,
est le dernier espace ou la production agricole semble assurer
durablement l’autosuffisance.
Mais pour combien de temps ?
Les dernieres initiatives de la Commission Europeenne :
“L’agriculture bio, ce ne sont pas seulement quelques baba-cools
soixante-huitards qui élèvent des chèvres dans un coin perdu du
Périgord. Ce sont également de grands groupes agro-alimentaires, soit
spécialisés, soit généralistes tels que Danone.


Et l’une des préoccupations de ces groupes, c’est
d’avoir le label bio, mais sans se faire suer à faire du bio : c’est
lourd, c’est contraignant, le rendement n’est pas terrible, ... Mais il
y a de plus en plus de primes.


D’où, fort logiquement, des actions de lobbying auprès
des autorités européennes et plus particulièrement de la Commission
Européenne.


Celle-ci vient donc de pondre une directive qui
autorise jusqu’à 0,9% d’organismes OGM dans l’alimentation bio et qui
autorise l’usage des pesticides chimiques si l’agriculteur n’arrive pas
à se fournir en produits naturels.


Problème pour la Commission, c’est que les députés du
Parlement Européen vient de refuser ces dispositions : zéro pesticide
et pas plus de 0,1% d’OGM dans la bouffe bio (limite technique de
détection). Ils demandent également la codécision sur la réglementation
des produits biologiques, ce que leur refuse la Commission Européenne
et le Conseil Européen. Ils ont également demandé que les Etats
puissent avoir des normes plus élevées que les normes minimales
européennes : là aussi, grincement de dents à la Commission. Bref,
c’est un beau blocage, mais avec un avantage à la Commission qui a des
possibilités de passage en force.


Ca ne vous choque pas que le Parlement Européen,
composé d’élus au suffrage universel direct soit obligé de négocier
avec des fonctionnaires non élus ? Elle est où la démocratie là dedans ?

source:http://www.bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=49013
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