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 JL Pons

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j-l pons

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MessageSujet: JL Pons   Mar 24 Juil 2007 - 21:52

DEUX HEURES (En souvenir de toi, N.)

Le temps est incertain et pourtant tellement réel. L’impatience le rend long et le plaisir le raccourci ! Pourtant l’unité de ce temps est la même ; c’est donc l’émotion, l’état d’âme, ce que l’on fait qui le définissent différemment.

Deux heures. Ils ont deux heures pour s’aimer. Deux heures à mettre au profit de leur passion respective et mutuelle. Ils s’aiment en secret depuis peu de temps et pourtant depuis si longtemps. Leur vie respective ne leur permet pas de vivre ensembles et ils le savent… L’amertume de leurs fréquentes et longues séparations fait place au bonheur de jouir pleinement de ces 120 minutes si courtes malgré ses 7200 secondes.
Deux heures, à peine suffisantes pour laisser ce volcan, brûlant en eux, entrer en irruption. L’intensité de cette libération d’envies, de sentiments refoulés quotidiennement, la permission au laisser aller tant attendu et si intensément désirée inondent déjà en songe leurs ébats d’une chaleur enivrante.

Chaque couple, légitime ou non, a besoin de racine, d’un point d’attache ; l’impression d’appartenir ou de posséder en commun. Un lien propre à eux :
D’un décor baroque, leur nid d’amour comprend trois parties, chacune bercée d’une mélodie langoureuse. Ils entrent dans une pièce dont l’éclairage tamisé la plonge dans une atmosphère qui les fait vibrer de tous leurs sens. Mains dans la mains, moites de désir, ils entrent…
Dans la pièce où se trouve le grand lit en forme de cœur, il y a un immense miroir partant du sol au plafond, sur l’entièreté du mur, encadrée par de grands rideaux de velours, leur permettant de jouir pleinement du plaisir de la vue qui reflète l’entrée des amoureux du moment. Se voir de face et de coté amplifie le désir charnel qui les brûle. L’image de leurs baisers ardents est belle à voir et ils en profitent. La chaleur de leur passion est visible dans l’image reflétée par cette seconde partie d’eux-mêmes. De dos comme de profil, ils sont beaux.
Après avoir laisser tomber son manteau, ses longs cheveux noirs tombent à leur tour sur ses fines épaules dénudées ; qu’elle est belle LA dulcinée et sa fragilité excitante !
Ils ne font rien pour eux-mêmes, chacun s’occupe de l’autre démontrant ainsi combien ils comptent l’un pour l’autre.Un frisson le parcourt lorsqu’il voit dans le miroir qu’elle enlève à son tour sa veste lentement, la laissant tomber à leurs pieds tout en le griffant de ses ongles du coup au bas du dos… l’extase s’amplifie déjà !Quelques mots furtifs s’échappent parfois de leurs lèvres quand ils arrivent à se décoller l’un de l’autre. Voir son dos, ses épaules, ses hanches, son bassin ferme et bien dessiné, ses cuisses dont la robe plissée, moulante et courte laisse voir la descente jusqu’aux chevilles le rend euphorique de cette future possession si brève.
Non, ne pas fermer les yeux car même la voir enlever ses chaussures à talon aiguille est d’une grâce et une excitation indescriptible.
Pour calmer voire accentuer leur ardeur, ils boivent, dans le même verre, leur vin pétillant, nectar digne des vignes de Cupidon. De brefs instants les désunissent pour fumer, toujours ensembles, leur cigarette « aphrodisiaque » et baigner le lieu dans une bruine bleutée.
Ils se dévorent du regard :
Chacune de ses respirations gonfle sa poitrine dont les tétons durs et pointus se dessinent amplement sous le frêle tissu de sa robe. Seul ce voile moulant à la perfection les formes de son corps déjà offert est un obstacle… lui aussi, désirable.
Quant à lui, torse nu, est offert à ses caresses dont elle a le secret.
Deux heures, ils n’ont que deux heures. Combien auraient-ils donnés pour avoir plus ?
Le feu de la passion lui suggère : « ôte-lui sa robe », mais l’attente est un plaisir bien plus intense et rend son désir encore plus brûlant et possessif.
Peu de temps s’est écoulé depuis leur entrée et chaque seconde est vécue pleinement. Bien qu’elles s’écoulent inexorablement, l’une après l’autre, ils les vivent toutes intensément… Deux heures, ils ont 120 longues minutes pour laisser faire de leurs corps un témoignage à leur amour. Souvenir impérissable que nul mari et épouse ne peuvent leur rendre...
Pas le temps de visiter les deux autres pièces, maintenant chacun réclame l’autre. L’attente brûlante devient intenable. Toujours enlacés et à moitié nus, sans mot dire, ils s’installent lentement sur ce grand lit ; endroit ultime, nid douillet de leurs amours frénétiques. Des baisers ardents suivent les caresses torrides, chacun voulant posséder l’autre. Le mâle dominant prouvant son ardeur, l’enchante, elle, soumise alors... Mais, revers de situation, c’est elle qui sous l’influence et la puissance de son excitation, prend le dessus. Elle fait de lui son objet de plaisir, désir totalement partagé dans une symbiose sexuelle incandescente. Aucune partie de ces deux corps entremêlés n’est épargnée de leurs assauts fougueux ; tout en eux est zone érogène. Mais par-dessus tout, ce sont leurs baisers qui sont la source de tous leurs désirs. Leurs lèvres se parlent, les unes contre celles de l’autre, elles se boivent, s’aspirent se sucent… déterminant ainsi la direction de leur accouplement ; tantôt tendre où la douceur hérisse, excite et attise, puis sauvage où leur frénésie sans limite les inonde de plaisir.
Repus de leur étreinte, dégoulinants le leur sueur commune, salée, exquise et succulente, le temps les rappelle à la raison : 20 minutes leur sont encore accordées… C’est elle qui lance l’assaut final; bien que plus court n’en est pas moins torride, et se termine en gémissements d’extase… symphonie à la passion en râles majeurs !

Le cœur brûlant de leur exaltation présente fait place à la douleur horrible de la séparation imminente. Tout en se rhabillant, encore quelques ultimes petites minutes, mises à profit par les derniers baisers langoureux jusqu’à… la prochaine fois.

Elle lui met sa veste tendrement, il l’aide à enfiler son manteau tout en lui passant la main dans sa longue chevelure ;la lui serrant fermement pour lui voler l’ultime baiser intense, viol par consent entement mutuel, clôturant ces maudites deux heures…


Pourquoi les amants sont rarement époux ?

J-L PONS
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Sylphide
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MessageSujet: Re: JL Pons   Mar 24 Juil 2007 - 22:01

je suis figée devant mon ordi... tremblement... c'est.... j'adore... D'une beauté... si en lisant je ressent parfois quelques accros, ils sont vites oubliés par l'ensemble qui, à mon avis, est d'une grande beauté...

chinois j'Attends avec impatience plus de textes de ta part!
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j-l pons

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MessageSujet: Re: JL Pons   Mar 24 Juil 2007 - 22:06

Sylphide a écrit:
je suis figée devant mon ordi... tremblement... c'est.... j'adore... D'une beauté... si en lisant je ressent parfois quelques accros, ils sont vites oubliés par l'ensemble qui, à mon avis, est d'une grande beauté...

chinois j'Attends avec impatience plus de textes de ta part!


Merci, j'espère pouvoir faire au-moins aussi bien une prochaine fois.

C'est un vieux texte (autobiographique) que j'ai retrouvé et remanié aujourd'hui.

Amitiés

J-L
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ZAZA 54
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MessageSujet: Re: JL Pons   Mar 24 Juil 2007 - 22:21

J'ai beaucoup aimé lire ce texte, j'espère en lire d'autres . Bravo.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
C'est ainsi que je veux écrire. Avec autant d'espace autour de peu de mots. Je hais l'excès de mots. Je voudrais n'écrire que des mots insérés organiquement dans un grand silence, et non des mots qui ne sont là que pour dominer et déchirer le silence. En réalité, les mots doivent accentuer le silence. »

Etty Hillesum
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j-l pons

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MessageSujet: Re: JL Pons   Mar 24 Juil 2007 - 22:28

ZAZA 54 a écrit:
J'ai beaucoup aimé lire ce texte, j'espère en lire d'autres . Bravo.

J'aimerai bien voir ton site( ou blog), puis-je ?

J-L
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ZAZA 54
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MessageSujet: Re: JL Pons   Mar 24 Juil 2007 - 22:30

Clique sur blog-note : tu verras Zaza 54 Gaga

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
C'est ainsi que je veux écrire. Avec autant d'espace autour de peu de mots. Je hais l'excès de mots. Je voudrais n'écrire que des mots insérés organiquement dans un grand silence, et non des mots qui ne sont là que pour dominer et déchirer le silence. En réalité, les mots doivent accentuer le silence. »

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j-l pons

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MessageSujet: Re: JL Pons   Mar 24 Juil 2007 - 22:48

ZAZA 54 a écrit:
Clique sur blog-note : tu verras Zaza 54 Gaga

DSL, au risque de te paraître stupide, où dois-je cliquer sur blog-note ?

JL
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ZAZA 54
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MessageSujet: Re: JL Pons   Mar 24 Juil 2007 - 23:25

C'est pas grave JL, tu vas sur la page de présentation et tu descends jusqu'a blog-note voila tu cliques dessus et tu trouveras ensuite mon blog lol

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
C'est ainsi que je veux écrire. Avec autant d'espace autour de peu de mots. Je hais l'excès de mots. Je voudrais n'écrire que des mots insérés organiquement dans un grand silence, et non des mots qui ne sont là que pour dominer et déchirer le silence. En réalité, les mots doivent accentuer le silence. »

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MessageSujet: Re: JL Pons   Mar 24 Juil 2007 - 23:34

Pour ton tecte , JL

DU TRAIT D'UNION A LA VIRGULE LE MONDE EN RACCOURCI

Près de toi bientôt se dépouiller vite de la barrière du vêtement
l'habit le social et tel qu'aux origines enfin être soi étrange
sentiment à la fois sensation que tout est dans l'ordre quand le
corps n'est plus en scène que les autres sont loin qu'on n'est plus
le spectateur de soi-même
sensation de repos de l'accord instants qu'on voudrait sans fin
bien-être
sexe-désir tendu vers toi tendu vers soi et les étreinte renouvellent
la cavalcade de la quête
jusqu'au moment maudit où chacun doit rentrer dans ce que tous
croient être lui sa solitude
où tu t'asseois au bord du lit cherchant de la main la pièce première
de ton vêtement
et la tristesse dans les coeurs suit fatalement la griserie la rage aussi
quand s'estompe la magie
à l'unisson de cette désunion le sexe n'est plus que bannière
d'ennui
seul reste au coeur le rêve sa chaleur de merveille l'espoir du
lendemain putain de vie

ps : Jl, ce texte a aussi été écrit pour une N.


Dernière édition par le Mer 25 Juil 2007 - 9:18, édité 1 fois
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Romane
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MessageSujet: Re: JL Pons   Mer 25 Juil 2007 - 1:07

j-l pons a écrit:
ZAZA 54 a écrit:
J'ai beaucoup aimé lire ce texte, j'espère en lire d'autres . Bravo.

J'aimerai bien voir ton site( ou blog), puis-je ?

J-L
C'est ici, Jean-Louis.
http://liensutiles.forumactif.com/Loisirs-Passions-c27/Blog-notes-f96/Blog-a-Zaza-t11482.htm

Je t'ai créé un espace littéraire, de sorte que tous tes textes seront regroupés ensemble.

Bon et puis pendant que j'y étais, je t'ai lu. Gaga
Un texte qu'on vit en le lisant, ce qui veut dire qu'il n'est pas mal du tout puisqu'il ne laisse pas indifférent.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
"Bonjour, je suis Romane, alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane."
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
http://lessouffleursdereve.jimdo.com/
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MessageSujet: souvenir d'une nuit torride   Jeu 26 Juil 2007 - 16:50

Souvenir d'une nuit torride



La bouche sèche et les yeux cernés, c'est dans cet état que je vous fais les témoins d'une nuit magique :

Prends ton temps, m'a-t-elle dit avec raison. Non, mon impulsivité l'emporte ; je laisse libre cours à mon émotion qui dicte les mots tels qu'elle la ressent.
Word sera-t-il assez puissant pour corriger toutes les « fÔtes », mais quand bien même, est-ce vraiment le plus important ?

Ils ne se sont jamais vus, ils ne se connaissent pas, ils vivent à des centaines de kilomètres l'un de l'autre et, … ils s'aiment.

Je pourrais vous l'écrire au passé, mais il reste présent en moi ; pour un futur lointain:

- Bonjour, lui dit-elle

- Quelle joie de « t'entendre », répond-il, le cœur joyeux.

Après quelques banalités qui pour eux sont les prémices d'un grand Tout, ils décident de se laisser aller à savoir tout ce que l'autre veut bien livrer. Pas de tabou, aucune limite ; franchise et honnêteté. Ils ont soif de cette eau de vérité que chacun offre librement.
Peu de sujet n'est développé, mais chacun prend une ampleur considérable. La vie ne les a pas épargnée, mais ils ne se plaignent pas, ils endurent ; chacun de leur coté.

- Merci à toi, la vie, de nous avoir permis cette rencontre, pensent-ils, déjà ensembles…

Non, il n'y a rien entre eux ! Comment pouvez-vous en douter ?
Même eux, ne le savent pas. Ecorchés, blessés, meurtris, ils se livrent sincèrement ; thérapie bénéfique du moment.

- Maintenant, à ton tour de me poser une question ?

Sans se faire prier et avides d'en savoir plus, elle ou lui s'exécute. Question de goût, de principes de vie, sujets intéressants uniquement pour eux dont même leurs dissensions, leurs désaccords les rapprochent. Grande est leur franchise et le ton, l'atmosphère, l'ambiance qu'ils ont créés sont comme une mélodie qui les emporte dans un lieu magique de leur imaginaire. Ils s'aiment, mais ne le savent pas… Non, ils le redoute et l'attire à la fois.
Tout est paradoxal, mais ils sont adultes, réfléchis ; logiques ?

- Non, comment cela se pourrait-il ?

Mais le feu brûlant en lui, révèle ce qu'il redoutait tant : La Passion.
Malgré leur réserve, les mots attisent. Fausse pudeur et plaisir du moment ouvrent la porte de leur pays enchanté.
Pourtant, ils ont résistés : ne pas laisser leur raison perdre le contrôle. Mais qu'il est bon de s'abandonner à la « folie » du moment, désir incandescent complètement partagé mais toujours inavoué. Ils se connaissent sans ne s'être jamais vu.

- Sors, se dit-il. Tu vas lui faire du mal.

- Reste, pense-t-elle. Je suis à toi, idiot…

Elle est belle, non, magnifique. Presque autant que leur ciel étoilé qui les baigne dans une atmosphère idyllique.
Allongés l'un prés de l'autre, les yeux figés sur la Voie Lactée, ils sont sereins et en parfaite symbiose. A des centaines de kilomètres, ils sont si prés. Progressivement et inéluctablement, leurs doigts s'attirent… se touchent. Les mots les emportent aux grés de leur désir. Ils sont chez eux, pays fantastique et sans nom, où elle est MA… et lui, SON…
Pourquoi se sont-ils réunis ? Nulle réponse précise si ce n'est l'attirance indescriptible et frénétique du moment.
Sages, le sont-ils ? En général, oui. Mais pas ce soir… L'envie, la pulsion de se laisser emporter est plus forte que leur raison.
Adieu sagesse, réalité et restriction. Ce soir nous partons, nous quittons nos lieus connus et entrons « chez nous ». Leurs mots ont tout construits. Ensembles, l'un après l'autre, mots après mots, ils ajoutent une pierre à l'édifice de leur liaison naissante. Sans jamais se presser, bouillants chacun intensément, seuls leurs doigts se touchent encore, entremêlés ; se caressant lentement vers la paume de la main, zone érogène pour les amants avertis.

- Je te veux, disent chacun de leurs mouvements.

Ils ne sont pas dupes, mais la féerie du moment vaut tous les coïts universels…
Prendre le temps et ne pas laisser la braise s'éteindre. L'étreinte est banale ; ils vivent le paroxysme de la sensualité. Pourquoi tout gâcher par le sexe alors qu'ils sont déjà offerts, unis ?

Bien évidemment, tous leurs sens sont en émois, donc nul besoin de décrire leur sensations physiques (toi, lecteur, laisses aller ton imagination, tu le ressens, n'est-ce pas ?).
C'est trop beau et étouffant pour le garder jalousement, je nous livre sans réserve ni complexe, car la beauté n'a de valeur que celle que l'on lui donne. Laisses-toi emporter, lecteur, et vois comme nous sommes beaux !
Tu peux voir, mais tu ne peux entrer… Pardon, mais notre intimité n'est pas ce que l'on voit, mais ce que l'on vit !

Le temps passe et la nuit avance. Toujours mains enlacés, allongés si prés l'un de l'autre, ils veulent plus !

- Je veux t'embrasser, lui dit-elle.

- Tu m'as ouvert la porte, j'entre… répond-il

Ils se retournent et se fixent du regard.

- Je vois les étoiles dans tes yeux, tu es MON…

- TU es si belle et désirable, tu es MA…

Lentement, ils se rapprochent et chaque respiration gonfle sa poitrine offerte depuis si longtemps. C'est du regard qu'il la dénude. Toujours plus prés, leur souffle se mélange laissant échapper un gémissement de l'un d'entre eux. Lequel ? Quelle importance puisqu'ils ne font qu'un.
Les mots, toujours les mots qui les emportent et les rapprochent. Ils sont si prés. La bête qui est en lui voudrait la saillir sans modération.

- Elle n'attend que ça ! se dit-il farouchement pour se conditionner à son rôle de mâle, influence interne et malsaine de l'homme.

Mais… C'est trop beau ! Comment salir un tel moment en un simple accouplement, aussi bon soit-il et communément désiré ?
Les mots m'emportent vers ses lèvres, humides et désirables. C'est elle qui, n'y tenant plus, vole le premier baiser. Quelles sont douces et bonnes, au goût des fruits rouges du midi. Gourmant, j'en redemande, mais lentement, n'en oubliant aucune partie. Nos langues également, entrent dans cette danse du plaisir. Douces et généreuses, elles amplifient la sensation du moment.
Toujours main dans la main, leurs corps s'effleurent et durcissent tout ce qui peut être apparent.
Les mots leur font tout observer, et ils se livrent… Ils sont beaux et finissent par éclater de plaisirs et de délices!

Il est déjà tard voire très tôt dans la matinée et malgré la passion qui les unit, le corps réclame son dû de sommeil !

- Non, pas se quitter ! Se dit-il

Mais il sait... hélas, oui ils savent !

- Merci pour cette nuit magique, se disent-ils avec leurs mots.

Maintenant, il faut franchir la porte de « chez nous » pour revenir chez soi. Triste réalité embellie du souvenir éphémère d'une nuit torride.


Croyez-vous sincèrement que « Torride » allait être synonyme de « sexe » (juste des doigts qui se touchent et quelques baisers) ? Il se peut et l'a été, mais dans l'imaginaire, le notre, là où toi, lecteur, tu ne peux pas entrer !



… à suivre (peut-être)



MOA
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j-l pons

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MessageSujet: Pour vous mesdames   Sam 28 Juil 2007 - 17:41

LA BEAUTE


Quand j’étais à l’école, peu avant l’équivalant de mon bac (en Belgique), j’ai eu la chance d’apprendre, d’entendre et de méditer un discours sur la beauté ; entre deux grands Philosophes : Platon et Socrate.

Chacun prétendait détendre le summum de la beauté.

Bien que l’idée du discours est toujours présente en moi, j’avoue en avoir oublier les détails : Je vais donc me permettre d’en évoquer quelques brides afin de vous éclairer sur cette conversation.



- J’ai vu le plus beau cheval que puisse porter le monde, dit l’un très fier.



Remettons-nous dans le contexte de l’époque, la noblesse du cheval n’est pas vaine. Il est l’une des offrandes les plus chères et chéries ; bête de somme et de guerre, donc pas question de s’en moquer !

L’autre, plus pragmatique argumente sur la plus belle marmite qu’il a vu. Il en décrit la forme dans les moindres détails sans oublier bien évidemment de mettre en exergue son utilité quotidienne et primordiale ; espérant faire oublier la beauté futile du cheval.

Les arguments surenchérissent tant et si bien que le cheval et la marmite font bientôt place au plus bel édifice, triomphe de l’homme ; à la plus belle femme, chose également tant convoitée ; à la plus belle bataille due au génie militaire d’un "grand" ; et ainsi de suite…

J’aimais particulièrement le professeur qui nous faisait la classe. Dés la rentrée scolaire, il nous a mis les points sur les « i ». Professeur d’histoire et de psychanalyse, sexagénaire, Monsieur LEBLAN (les cheveux blancs « peignés » à la Einstein) prit ainsi la parole :



- Je sais que vous connaissez tout et que vous avez votre vocabulaire : Donc, si je vous parle de testicules, n’ayez pas peur de dire les « couilles »…



Le ton fut établi directement et même les plus chahuteurs, dont j’étais l’uns d’eux, rataient rarement ses cours ; chacun d’entre nous étions, pour lui, intéressant ; ce qui m’a laissé ce souvenir impérissable.

Jamais il n’enguirlandait ou ne « gueulait » sur les retardataires ; bien au contraire, il les priait de s’asseoir vite ou de repartir si l’envie n’était pas de rester. Comment donc oublier un tel homme ?

Son physique était proche du « grand » Michel Simon et l’un comme l’autre sont beaux à leur manière.

La leçon n’a aucune importance dans ce texte ; elle introduit les pensées qui vont suivre.



Quelle est la plus belle de toutes ces beautés?



La beauté étant tellement relative, elle n’a de définition que celle qu'on lui donne au présent.

Peut-on comparer la plus belle voiture à la plus belle fleur ? Bien sur, diront certains :

Les adeptes du « Tunning » mettront peut-être des fleurs pour embellir leur amour à quatre roues. Quant aux romantiques, ils déposeront précieusement le bouquet choisi avec amour sur la banquette arrière de leur moyen de locomotion.



Et le plus beau film que tu aies vu ? « Autant en emporte le vent » ou « Pulp Fiction » ?

Incomparable, me direz-vous ? Non, pourquoi ? Chacun a le libre arbitre de ses choix, de ses goûts, de ses préférences et ainsi déterminer ce qui est le plus beau.

Les livres sont-ils plus beaux que les films ? Prenons l’exemple d’ « Histoire d’O » et d’ « Harry Potter » ; complètement différents l’un de l’autre et pourtant chacun ayant son histoire médiatique. Pour le premier, la sensualité et l’érotisme du film ne rendent pas la beauté du livre. La folie mondiale liée au suivant fait du livre et du film des beautés incontestables ?! Pour tous ? Evidemment non !



Cela veut dire quoi, beau ? « Qui procure par la forme un plaisir esthétique. Qui inspire un sentiment d'admiration. » (Définition de média dico)



Définition vraie ? Bien évidemment, et logique. Acceptée et acceptable par tous.

Mais alors, où veux-tu en venir J-L avec ton texte sur la Beauté ?

Faire des comparaisons, citer autrui, donner une définition… quel intérêt pour moi, le lecteur ?



Merci pour ta question, car si tu t’intéresses un peu à moi, je souhaite te dire ce qui à mes yeux est la plus grande des beautés :



LA FEMME ENCEINTE



Quoi de plus beau pour tout ce qu’elle représente ?

Au commencement, ce ne sont que des mots ; mais des mots de joie :



- Chéri, je suis enceinte…



Silence… cela doit arriver à la conscience (ou au cerveau, pour les plus lents) et faire naître un sentiment nouveau : La paternité.



- Génial, super…, je t’aime, je… (pleurs)



Mots banals, accolades, baisers salés des larmes coulantes à flot



- J’vais être papa ! j’vais être papa !... J’vais être papa !



Pardon Mesdames pour l’égoïsme de l’émotion mais c’est un papa qui parle (et puis, c’est moi qui écris, na !).

Tout à coup tu es déjà plus belle. Pourtant rien n'a changé; si, mon regard ! Tu portes MON enfant. Vous vous rendez compte ? MON enfant ? A moi… le mien !

Quelle est belle dans sa robe colorée. L’habitude de la vie de couple m’a complètement aveuglé. J’en découvre les couleurs, les formes, la beauté.



- Tu viens de l’acheter ?

- De quoi parles-tu ? Répond-elle.

- Eh bien, de ta robe ? Elle est géniale, tu es si belle dedans.

- Cela fait presque trois ans que je la mets à cette époque et c’est maintenant que tu la découvres ?



Que répondre à pareille logique ? Nuls, nous sommes nuls les hommes : Nous avons devant nous quotidiennement la plus belle des beautés et nous ne sommes pas fichus de nous en rendre compte ; au point que certains vont même chercher une nouvelle beauté ailleurs (Mais cela fera peut-être le sujet d’un prochain écrit) ?

Maladroitement, je tente de rattraper le tir, mais tu n’es pas dupe. Heureusement l’émotion merveilleuse du moment est commune et communicatrice.

Puis les jours passent et tes formes grossissent, s’arrondissent. Quelle merveille ! Merci mon Dieu pour cette beauté que tu nous as dotée : donner la vie !

Nous ne créons rien, toi seul, tu nous as donnés nos capacités de reproduction et je te loue pour le magnifique résultat que je vois déjà. Les premières échographies, je les observe sans rien comprendre :



- Vous voyez, ceci est sa tête… et là, son petit pied, et sa colonne vertébrale qui…



Tout ce que je vois, ce sont des formes noires et vertes qui s’entremêlent et se bousculent et qui ne veulent absolument rien dire pour moi ; mais :



- Boum ! boum ! … bouboum !… boum ! boum !…



Oui, ça, je l’entends : son cœur ! La vie de MON bébé !

Plus que la vue, les battements de son petit cœur embellissent « Maman ». Ce qui veut dire que je vais être Papa, YOUPI ! Je sais, je l’ai déjà dit ! Tant pis, je vous ennuis encore :



- Je vais être papa ! Je vais être papa !



Enfin les derniers mois arrivent et tes rondeurs sont à leur apogée ; seins et ventre gonflés par l’enchantement de la vie, chef d’œuvre de la Création.

Puis vient le moment ultime, nirvana de cette séduction : La mise au monde ; beauté incontestable et incomparable que vous seules, Mesdames, êtes capables de supporter.

Inutile, impuissance, intolérable, tels sont les sentiments que je ressens à ce moment tant attendu où tu me fais le plus beau cadeau du monde : MON enfant !



Que tu es belle dans l’effort et dans la peine, merci.



Je vous rend grâce Mesdames et j’espère que vous êtes sensibles à ce merveilleux privilège que vous avez, porter et donner la vie… Comme vous êtes belles !





MOA
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MessageSujet: Re: JL Pons   Sam 28 Juil 2007 - 17:55

J'ai réduit les caractères pour pouvoir lire, Jean-Louis, ne m'en veux pas. Mes yeux sont fragiles je suis incapable de lire un texte en trop gras et trop gros caractères.

Pour tout dire, je me suis sentie belle enceinte. Sans doute les deux seules fois de ma vie où je me suis aimée....

Beaucoup de justesse dans ton regard à ce propos. chinois

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: JL Pons   Sam 28 Juil 2007 - 18:30

oui... très beau regard...

merci J L
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MessageSujet: Re: JL Pons   Sam 28 Juil 2007 - 20:57

Romane a écrit:
J'ai réduit les caractères pour pouvoir lire, Jean-Louis, ne m'en veux pas. Mes yeux sont fragiles je suis incapable de lire un texte en trop gras et trop gros caractères.

Pour tout dire, je me suis sentie belle enceinte. Sans doute les deux seules fois de ma vie où je me suis aimée....

Beaucoup de justesse dans ton regard à ce propos. chinois


Ne t'inquiètes pas, même si tu ne t'aimes pas, d'autres s'en chargent; dont moi.

Bizz

JL
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MessageSujet: Re: JL Pons   Sam 28 Juil 2007 - 21:00

reGinelle a écrit:
oui... très beau regard...

merci J L

Je n'ai aucun mérite, c'est vous qui êtes belles !

Le coeur étant le centre des mobiles, laissons (Messieurs) nos yeux voir les vraies beautés; pas uniquement les enveloppes.

Merci Ôssi

Bizz

JL
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MessageSujet: Re: JL Pons   Lun 30 Juil 2007 - 14:17

... une petite larme, j'ai le droit? c'est magnifique.... par ce texte, tu ganges mon respect a l'infini... ma-gni-fi-que.... chinois
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MessageSujet: MA..., ma Muse et ma Conscience.   Mer 1 Aoû 2007 - 16:55

MA…, ma Muse et ma Conscience.


Inspiration d’une nuit, qui, en moi, jamais ne finit.

Elle était belle… Non, elle est belle car en moi elle est toujours. Sentiments étranges qui m’envoûtent : volupté, désir, espoir insolite et inavoué. Impossibilité physique.

Mari heureux en ménage, fidèle et sain ; elle est le grain de sable qui surgit soudain.

- Le péché commence dans la tête… Me souffle ma véritable amie, ma conscience, vérité quotidienne par excellence.

Mais ma Muse est en moi. J’ai ouvert une porte, elle est entrée. Non ! Je l’ai tiré car elle m’attirait.
Belle ? Evidemment, je la connais comme je l’ai inventé : Enivrante, merveilleuse… à moi, donc incommensurablement… ; Je te laisse le soin, lecteur, d’ajouter le qualificatif que tu ressens ; je garde le mien au fond de mon cœur et lui dire à elle uniquement.
Non ce n’est pas un rêve, ni un délire qui bientôt s’achève. Elle existe et me répond depuis. Tous ses mots sont un pont qui nous unis.
Entre elle et moi « quelque chose » est né ; imaginaire, magique et pourtant vrai. A nulles beautés concrètes elle ne peut être comparée, car notre imagination va au-delà de la réalité.
Comment te décrire, lecteur, la beauté que voit mon cœur ? Indescriptible et si j’essaie : Dur labeur !
A elle, je peux tout dire car notre symbiose, je l’attise ; comme une bûche qui brûle et qui jamais ne se brise. Le feu de ma passion me rend coupable face à ma raison devenue incapable.

Dois-je dire « merci », Gémini, sage conscience ? Me rappelant mon vœu, jadis, fait à mon épouse ayant toujours confiance.
Dualité d’un soir de faiblesse ? Non, car aujourd’hui, je ne veux pas que cela cesse !

- Tu sais très bien qu’aucun avenir tu n’as, en persévérant à suivre ce chemin là ?

Oui, Gémini, honnête amie, comme tu as raison… Probablement qu’un jour, une nuit, je redeviendrai un bon garçon ?
Mais aujourd’hui, ma Muse prime, C’est toujours elle que je sublime. Jours après jours, je ne contrôle rien ; et dans mon cœur, elle voyage en vain.
Gémini a raison, il faudra que je l’oublie. Tout en moi me le dit… je le refuse, je le fuis !
Je la veux, je la désire, elle m’envoûte. Elle n’a aucune responsabilité.
Elle me parle et surtout elle m’écoute ; cela, en toute amitié.
Sa présence même minime, les quelques mots qu’elle m’accorde, font briller un espoir intime que je cultive en quelque sorte. Je repousse, je recule la fin de cette idylle ; fin que je hais que je trouve inutile.

- Comment peux-tu risquer ton honnêteté et ce que tu as bâti ? Me demande, Gémini avec vérité, en conscience avertie ?
- Tu as raison, mais rien n’y fait, je n’ai aucune logique à te donner !

Le cœur est grand et l’amour vaste ; j’aime ma femme, je reste chaste ?

- Pourquoi m’en ferais-je pour si peu ?
- Justification minable, mon p’tit vieux.

Physiquement je suis toujours sain, mais avec ma Muse, dormir sur son sein…
NON, Gémini, ne dit plus rien ! Encore rêver, me fait du bien.

- Et pourtant, Non, je ne me tairai point, car ta conscience je ne suis pas en vain !

J’aimerai tant la maudire et la fuir, mais tout cela elle a raison de me le dire.
A quoi servirait-elle si elle ne prenait pas ces risques ? Me décevoir et me remettre en piste.
Alors tant pis, je te supporterai ; toi mon amie, qu’aujourd’hui, je hais.
Sentiment nouveau qui est pour toi diabolique ; intensément beau mon amour platonique.
Homme de chair et de sensations, j’ai fait l’amour de mille façons.
Avec toi, Muse chérie, j’ai découvert un nouvel horizon ; coupable, je le suis j’attise l’émotion ; j’en veux encore, toi et moi à l’unisson…

Ma vie réelle, jamais je ne l’oublie ; maux et tracas m’enferment dans la maladie.
Sous une bonne étoile, je suis né homme de passion ; la vie m’a brisée, maudite dépression.
C’est pour cela ma Muse qu’avec toi, je revis. J’aime, je m’amuse, tout en toi m’éblouit.

- Eh là, homme sans foi, Tu oublies ta femme ? Elle est là prés de toi ; et subit tes flammes…

Sans mot dire, je l’écoute ! Vile amie, qui connaît ma route…

- Chaque jour, elle est là et te tend la main. De ton corps et ton esprit, de toi, elle prend soin. Quand tu pleures, quand tu déprimes si souvent, pour toute ta peine; l’absence de tes enfants… C’est encore elle qui te supporte et qui te plaint quand larmes et cris sont les conséquence de ton chagrin !

Je t’en prie, aides-moi, ma Muse ; Gémini est futée, elle ruse.
Quant à toi, lecteur, quelle est ta position ? Me viendras-tu en aide ou en opposition ?
Suis-je coupable de cultiver une beauté que je me suis créée ? Point de mal n’a été fait ; pourtant coupable, je suis piégé…
Mes mots dévoilent ma pensée, l’adultère évidemment je l’ai souhaité.
Gémini, l’a vu et elle me prévient ; à moi de continuer ou d’y mettre fin.

Je le dois, mais je ne le veux pas ; me connecter et rêver de MA…

Lecteur, si tu juges que les bornes, je dépasse, je t’en supplie, écris-le ou dis-le en face !


JL
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MessageSujet: Re: JL Pons   Mer 1 Aoû 2007 - 17:23

Tous les mêmes...

la première évidence est que, si ton esprit t'entraîne ailleurs, c'est que dans la réalité de tes jours flotte une insatisfaction... Un manque... ou tout bonnement une lassitude... La lassitude des jours... L'usure d'un quotidien... rien de plus banal...

Et puis, il est bien connu que l'herbe est plus verte dans le pré voisin...

Ceci c'est pour l'évidence...

Ensuite, même aimant toujours là où ton coeur s'est posé, rien n'empêche d'être ébloui, attiré ailleurs. Sauf que... tout dépend de "l'objet de cette attirance".

Adultère, dis-tu ? Et avec un... fantasme ? rien de pire à mon sens... Parce que ce fantasme bien évidemment tu le crees parfait... Et qui, quelle femme saurait être assez forte pour lutter contre une perfection ?

Reste à savoir lorsque tu caresses le corps de celle qui chemine près de toi dans cette vie "ordinaire", si c'est bien le sien que tu caresses ou bien celui de celle qui hante ton esprit ?

Parce que là, tu la blesserais deux fois...

Fais ce que tu veux... En fait tu es un être libre et responsable.

Mari heureux en ménage... Bien sûr... c'est évident... mais jamais suffisant...

Le coeur est grand... l'amour est vaste... oui... alors aime... aime qui tu veux...

l'essentiel est d'être honnêtre... envers celle qui est ta compagne... et donc envers toi-même...

Mais bien sûr... ta compagne... comprendrait-elle ? Accepterait-elle de te partager ainsi avec une autre... même une autre "virtuelle" ? Une muse... imaginaire !

Que cherches-tu ? L'absolution ?

Tu parles de maladie... de dépression... ta muse ouvre une fenêtre... vers des lieux sans passé... sans souvenir... sans rien de triste...

Ce que tu es capable de vivre ainsi... avec l'imaginaire... pourquoi ne pas t'appliquer à le vivre au jour le jour avec celle qui te supporte, te porte, te pousse, te soutient... Celle qui est là n'aurait-elle droit qu'à la face sombre ?

Fais ce que tu veux... Vis... Vis pleinement ! Après tout... Déjà tu es ailleurs... déjà tu t'es éloigné...

Mais bien sûr, comme bien d'autres, tu n'as pas envie non plus de perdre ni d'abîmer la quiétude de ton quotidien... Ne surtout pas troubler les eaux du lac... Et si possible, préserver ta réalité tout en dérivant sur ton imaginaire... Ben vi !!!!!!!!! Encore et toujours ménager la chèvre et le chou... Si ce n'était cette petite voix qui évoque le mal que tu pourrais faire ainsi...

mais est-ce que cela compte ? Après tout... les chagrins passent... si ta compagne souffre un jour... elle s'en remettra... C'est comme ça... c'est la vie...
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MessageSujet: Re: JL Pons   Mer 1 Aoû 2007 - 17:28

Merci Regi pour ton commentaire, mais ceci est une fiction AngeR ,

je n'ai aucun problème de couple et j'aime énormément ma femme et je vis un bonheur intense d'un remariage.

Ta réaction montre que j'ai réussi à faire passer une fiction pour une réalité, merci

Bizz

JL
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MessageSujet: Re: JL Pons   Mer 1 Aoû 2007 - 17:30

Au fait, j'ai oublié de te dire , Régi, je l'ai lu à ma femme et on s'est bien amusés.

M^me si on peut trouver le texte beau, j'ai conscience qu'il est "machiste"

juste un jeu d'écriture...

tong

JL
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MessageSujet: Re: JL Pons   Mer 1 Aoû 2007 - 17:39

j-l pons a écrit:
Merci Regi pour ton commentaire, mais ceci est une fiction AngeR ,

je n'ai aucun problème de couple et j'aime énormément ma femme et je vis un bonheur intense d'un remariage.

Ta réaction montre que j'ai réussi à faire passer une fiction pour une réalité, merci

Bizz

JL

Est-ce important ? Fiction, réalité ?
Et à propos de fiction, ce sujet-là est bien plus réel et arrive bien plus souvent dans la réalité qu'on ne peut le supposer... Rien que du très banal.

Ton texte s'achevait sur une question... Je t'ai simplement répondu sur le même ton...

Maintenant, s'il faut en arriver à l'écriture... Toute fiction lorsqu'elle est lue est réalité pour le lecteur qui y plonge... Il y a cette technique de faire "appel" au lecteur... de l'interpeller, de le prendre à témoin... Mais elle est utilisée autrement que comme dans ce texte... d'ailleurs l'écrivain qui l'utilise sait très bien que le lecteur, anonyme, perdu dans son bouquin de papier, ne lui répondra jamais.

Ici c'est un forum... ton texte, même si fiction, ressemble simplement à une lettre ouverte... qui demande et attend une réponse.

Il m'évoque davantage un exemple "courrier du coeur" dont on parlait il y a quelques jours...
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MessageSujet: Re: JL Pons   Jeu 2 Aoû 2007 - 4:05

Je prends tout ce que je lis en texte comme de la fiction, sauf si l'auteur prend la peine de préciser qu'il s'agit de réalité.

Ici, le personnage est simplement tiraillé entre son fantasme et les règles de conduite qu'on lui a visiblement inculqué. Ce que j'appelle moi l'hypocrisie imposée par une ligne de conduite impossible à tenir. Ce que j'appelle encore auto destruction de l'homme par l'homme.

On sent la très forte présence du bien et du mal, leur dualité dont l'homme se fout bien puisqu'il penche pour l'interdit.

Ce qui me ramène à ce que je pense dans la vie : il faut savoir accepter et suivre les règles élémentaires de vie, sans tomber dans l'excès.

Ça c'est pour le fond. Pour la forme, je pense qu'une originalité aurait été bienvenue, sauf si, comme le dit Ré, le style confidence est un choix.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: JL Pons   Jeu 2 Aoû 2007 - 15:15

Romane a écrit:
Je prends tout ce que je lis en texte comme de la fiction, sauf si l'auteur prend la peine de préciser qu'il s'agit de réalité.


Peut-être aurais-je du le préciser ! Impulsivité, impulsivité... Et vous croyez qu'en quelques jours je vais changer ? (VE BEN, Mé, PE POIN !)
Quoiqu'il en soit, Ro, cela m'a permi de connaître un peu Régi... suis sous le charme, comme avec toi, Anna, anti, La pitchounette Sylphide, Jean, feuille, etc. et pardon pour les autres que je ne mentionne pas mais qui sont déjà dans mon coeur.

Ici, j'apprends, je découvre... j'essaie d'être un élève digne et persévérant.

Merci pour votre aide et par dessus tout votre affection (non virtuelle... isn't it, Ro tchin ?)

AngeR

JL
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MessageSujet: Re: JL Pons   Jeu 2 Aoû 2007 - 15:18

Romane a écrit:

Ça c'est pour le fond. Pour la forme, je pense qu'une originalité aurait été bienvenue, sauf si, comme le dit Ré, le style confidence est un choix.


... donc, il va falloir que je vous surprenne ? Vous me mettez la pression !

Vivement chez maman (dans le Tarn) que je puisse me faire consoler.

AngeR

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