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 Autobiographie : Moi, quand j'étais gamin...

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Vilain
Nain de Jourdain
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MessageSujet: Autobiographie : Moi, quand j'étais gamin...   Mar 28 Aoû 2007 - 0:49

Le marché c'est le mardi et le jeudi sur l'avenue de Paris et le
dimanche à Choisy. Celui de Choisy est plus grand. On n'y vend pas que
de la nourriture. Il y a aussi des marchands de vêtements, de
vaisselle, de matériel de jardin, de tout un tas de choses qu'on ne
trouve pas à l'autre. J'y vais des fois avec Papa. L'autre, celui de
l'avenue de Choisy - c'est l'autre nom de l'avenue de Paris- j'y vais
avec Maman tous les jeudis. C'est toute une histoire, parce que moi, je
n'aime pas me lever tôt le jeudi. Et puis j'aime pas trop aller au
marché. Y'à plein de monde, et puis les dames ne font pas trop
attention à moi quand on attends dans les queues devant les étalages et
elles me donnent des coups de paniers. Et puis, Maman, elle fait deux
fois le marché. Une première fois pour voir les prix. Une deuxième fois
pour acheter. C'est long. Surtout au moment d'acheter. Il faut attendre
que les gens , devant, ils soient servis.

- " Et la petite Dame, qu'est-ce qu'il lui faut ?"

- " Vous me mettrez trois kilos de patates."

Le marchand, il pése les patates sur la balance. Il les pousse avec la
main pour les faire entrer dans le grand panier qu'il pause, après,
sur le plateau de la balance. Sur l'autre plateau, il met les poids.

J'aime bien les poids. Ma grand-mère, Irma, elle a une boite de poids
et une balance avec des plateaux, mais elle est plus petite que celle
des marchands du marché et le plus gros poids, il fait un kilo. Les
plateaux de la balance de ma grand-mère, ils sont en cuivre tout dorés.
Les poids aussi, ils sont tout dorés et il sont rangés par ordre dans
un truc en bois. Il y a un poids qui fait un kilo, le gros et puis un
qui fait 500 grammes, mais on dit une livre. Après y'à le poids de 200
grammes, le poids de 100 gramme, le poids de 50 grammes, le poids de 20
grammes, Le poids de 10 grammes et puis y'a aussi trois autres trous
dans la boite, mais les poids ils sont perdus.

-" Et avec çà ?" Il demande le marchand.

Des fois, il me donne une fraise. J'aime bien les fraises. Mais çà ne
dûre pas longtemps le temps des fraises. C'est dommage. Papa, il les
mange au vin les fraises. Il les coupe dans un bol, et puis après, il
met du sucre et puis du vin. C'est bon.

Quand les deux cabas sont pleins de choses à manger, Maman elle me dit
"Bon, alors, on va rentrer!". Moi, je fais un peu la tête parce que
j'en ai marre du marché. Alors, Maman elle rit et puis elle me dit
"Mais on a encore quelque chose à acheter". Alors là je suis content
parce que je sais ce que c'est qu'on va acheter.

Quand on arrive devant l'étalage, la marchande, elle me reconnait, elle
me donne un sac en papier et elle me laisse me servir tout seul pendant
qu'elle discute avec Maman. Je sais jamais trop quoi prendre et
pourtant je fini toujours par prendre la même chose. Ce que je préfère
comme gâteaux c'est des nougats. Y'en a de toutes les couleurs, mais
ceux que je préfère c'est ceux à la pistache. C'est des nougats moux et
autour y'a de la gaufrette. C'est bon. Dès fois, on achète aussi des
bonbons. Des coquelicots, des bonbons à la violette et puis ceux à
l'anis avec le papier transparent. C'est ceux que je préfère. J'ai beau
essayer d'être raisonnable, je les ouvre et je les mange les uns après
les autres jusqu'à ce que le goût de l'anis devienne écoeurant...

J'ai 2 ans, 3 ans.....Je ne sais pas mais je suis tout petit. On est
dans la cuisine avec Maman. Je me tiens tout près d'elle. je m'accroche
à son tablier et je suce mon pouce. Il y a un bec de gaz dans la
cuisine. C'est lui qui nous éclaire en ce moment. Dès fois, c'est la
lumière electrique mais pas tout le temps à cause des pannes. ....

C'est souvent, les pannes. Cà marche pas bien.

Plus tard..... on a toujours des bougies et la lampe à pétrole pas
loin, toujours à cause des pannes. Mais il n'y a plus le bec de gaz
dans la cuisine.


Dernière édition par le Mar 28 Aoû 2007 - 0:57, édité 1 fois
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Romane
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MessageSujet: Re: Autobiographie : Moi, quand j'étais gamin...   Mar 28 Aoû 2007 - 0:53

Laughing

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
"Bonjour, je suis Romane, alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane."
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zoé sporadic
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MessageSujet: Re: Autobiographie : Moi, quand j'étais gamin...   Mar 28 Aoû 2007 - 1:07

Ben, le mien de Papa, il mettait de la goutte dans ses fraises...
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franss



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Age : 31
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MessageSujet: Re: Autobiographie : Moi, quand j'étais gamin...   Mar 28 Aoû 2007 - 11:02

moi ce n'etait pas avec mon papa ou ma maman que j'allais au marché mais avec mon papy et mammie.
Et pour le coup c'est le marchand de crepes qui me reconnaissait à chaque fois,
Car chaque mercredi au marché j'avais le droit de manger une crêpe. Et les crêpes j'adore ca Wink
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BloodyMary
Appelez-moi Nivéa
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Localisation : Sous ma peau... Peut-être.
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MessageSujet: Re: Autobiographie : Moi, quand j'étais gamin...   Mar 28 Aoû 2007 - 11:22

Et moi j'allais rarement sur ce genre de marché mais le premier samedi de chaque mois on allait au marché Franc à Noyon, une espèce de foire aux bestiaux et aux produits régionaux. Et y avait la Foire aux fruits rouges aussi une fois par an...

J'ai aimé tes jolis instants d'enfance et sur la fin, je me suis demandé à quoi ça ressemblait un Vilain de 2/3 ans qui suce son pouce Wink
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Romane
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MessageSujet: Re: Autobiographie : Moi, quand j'étais gamin...   Mar 28 Aoû 2007 - 11:47

C'est pas fini, vous n'en n'êtes qu'au début du récit.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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Vilain
Nain de Jourdain
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MessageSujet: Re: Autobiographie : Moi, quand j'étais gamin...   Mar 28 Aoû 2007 - 21:39

On habite rue des Aubépines. Au 35.
C'est une grande maison. On dit un immeuble. Il y a 3 étages et nous,
on habite au 2ème. J'ai mis très longtemps à comprendre que le 3éme,
c'est le 2éme.
Enfin, moi je vois ça comme ça. Parce que quand je
suis devant la maison, il me faut monter les marches pour aller au rez-
de- chaussée ( c'est là qu'habite la concièrge, qu'il y a la porte qui
va à la cave et que en redèscendant des marches on va dans la cour et
dans les jardins ).

Sur la palier du rez-de chausée, en face de la concièrge, il y a les
LOIREAU. La mère, juste en face de la concièrge, et les enfants. Enfin,
c'est le fils Loireau, qui vient de se marier et qui a eu l'appartement
parce que sa mère travaille à la commune et que le Maire est un ami du
propriètaire de notre immeuble. C'est ce que dit Maman.

En montant au 1er, on trouve , juste en dessous du nôtre, l'appartement
des parents de la concièrge, qui sont Belges et avaient été concièrges
avant que leur fille prenne la place.

On a plein d'histoires avec eux, parce qu'ils disent que je fais trop
de bruit en jouant aux billes au dessus de leur tête ou que leur luste,
il bouge quand je courre un peu vite.

A cet étage dans les autres appartements c'est des vieux ( tous ces
gens là sont vieux, mais ceux-là, ils sont encore plus vieux ), dans
un il y a un couple, dans l'autre une dame toute seule.

A notre étage, il y a nous, à côté des WC et puis, en face les
Philippons et à côté Madame Marcelle. Elle habite avec son fils qu'est
un grand de 16 ans. Il fait de la moto et il s'engueule avec sa mère
quand elle rentre saoule de chez Calmel ( Calmel, c'est
l'épicerie-bistrot qu'est juste au croissement avec la rue Pierre Bigle
).

Son mari à Madame Marcelle, il est maitre d'hôtel sur les bateaux.
Alors, forcément, il est pas là souvent . C'est comme le coussin Henri
qu'est capitaine au long court sur un bananier. Il a ramené un singe,
le cousin Henri, mais c'est embêtant parce que des fois il fait caca
partout le singe.

Elle est gentille madame marcelle, quand elle est pas saoule. Des fois, elle me donne des bonbons.

En haut, au 3éme étage, c'est encore des très vieux. On les voit presque jamais.

Pour pas que les voisins du dessous râlent trop, quand il fait beau,
je vais jouer dans le jardin. Il faut d'àbord traverser la cour où il y
a le hangard avec le puit. Il sert plus le puit parce qu'on a l'eau sur
le robinet. Enfin, si, des fois l'été, on met des bouteilles à
fraichir. Mais il sert plus à aller chercher l'eau. Heureusement
d'ailleurs parce qu'elle est tout verte l'eau. Elle doit plus être
bonne, je crois.

Et puis il a l'allée des jardins. Tout le monde à son jardin. Mais tout
le monde en fait pas la même chose. Il y en a qui font pousser des
légumes, d'autres des fleurs, d'autres qui font rien pousser du tout.
Le fils de madame Marcelle, lui, il a construit une cabane sur tout le
jardin et là-dedans il bricole sa moto.

Dans notre jardin à nous il y a une petite cabane. On tient juste à
deux dedans, mais faut pas bouger. Papa, il y met ses outils et puis
des fouillis. Il plante des fleurs, Papa. Des tulipes, des glaieuls et
des Dahlias. Il y a aussi du lilas parce que celui des voisins, il
passe à travers le grillage.

Avant, quand j'étais petit, on avait des poules. Surtout une, Jeannette
. On l'a gardé plusieurs année celle-là. Elle venait faire des calins
dans le cou à Papa. Maintenant, on n'en a plus.

Souvent je joue à faire des trous. Cà fait longtemps que je fais çà.
Quand j'étais plus petit, un jour, en creusant un trou j'ai trouvé des
morceaux de tuiles. Je suis remonté à la maison tout fier et j'ai dit à
Maman que je venais de trouver un morceau de toit des chinois. Il était
grand mon trou, mais quand même !

J'ai même fait un trou-cabane. C'est un grand trou, on le couvre avec
un bout de drap. On tient tout entier dedans et sur les cotés j'ai fait
comme des niches pour poser mes affaires. Quand je suis dedans je peux
faire ce que je veux sans qu'on me voit. Mais je sais pas si je vais le
garder parce que quand il pleut trop, il se remplit d'eau et ça fait
plein de bouillasse et il faut tout recommencer.

Des fois, Maman m'envoit à la cave. C'est quand elle met la table et
qu'elle est en retard. Alors je descend chercher le fromage qu'est au
garde manger ou une bouteille de vin pour Papa. Dans la cave, il fait
tout noir, il faut y aller avec la lampe électrique. J'ai un peu peur.
C'est pas facile d'ouvrir le cadenas quand on porte la lampe
électrique. Elle est tout petite notre cave. Il y a juste la place du
charbon, des bouteilles que Papa fait livrer par Nicolas et du
garde-manger.

L'hiver, on garde le manger dans celui qu'est sous la fenêtre, mais
l'été il faut bien mettre les choses à la cave sans çà ça se perd. J'ai
toujours peur de faire tomber quelque chose en refermant le cadenas, ça
fait plein de trucs à tenir en même temps et c'est pas facile. L'hiver
c'est le charbon qu'il faut aller chercher. Ca j'aime bien, çà m'amuse
de remplir le seau avec la pelle. Des fois c'est des boulets, j'aime
pas çà fait plein de poussier. Mais des fois c'est de l 'anthracite.
C'est beau l'anthracite, c'est noir, brillant et quand c'est dans le
poëlle ça devient rouge puis presque blanc et ça chauffe mieux que les
boulets. Par contre c'est lourd à monter les deux étages avec le seau
au bout des bras. Je m'arrête au 1er pour me reposer un peu. Des fois,
je pose le seau et je redescent par la rampe et il faut que Maman
m'appelle pour que j'arrête d'user mes culottes.
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Vilain
Nain de Jourdain
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MessageSujet: Re: Autobiographie : Moi, quand j'étais gamin...   Mer 29 Aoû 2007 - 21:45

Moi aussi j'y vais chez Calmel faire les courses pour Maman quand elle
à oublié quelque chose. C'est pas loin, il y a juste la rue à
traverser. C'est sous la tante Jeanne, la soeur de Mémère Vilain.
Calmel, il fait bistot et épicerie. Il faut d'abord rentrer dans une
petite cour qui est couverte par une glycine et où il ya toujours un
tas de cassiers plein de bouteilles. Ils sont pleins de bouteilles
pleines si c'est le début de la semaine et de bouteilles vides
autrement. Madame Camel, elle n'arrête pas de dire aux clients de
ramener leurs bouteilles parce que elles sont consignées et que le
livreur il ne reprends pas les cassiers quand ils ne sont pas pleins.

Après on rentre par le bistrôt. Il y a presque toujours du monde. Pas
beaucoup, mais quand même. Il y a Madame Marcelle, bien sûr et l'Oncle
Marcel - il porte le même nom que la voisine mais c'est le mari de la
Tante Jeanne, la soeur de Mémère Vilain, et qui habite juste au-dessus.
Lui, il est souvent là parce qu'il joue aux cartes avec ses copains.
Papa, il les connait tous les copains de l'oncle Marcel, parce que
quand ils étaient jeunes ils faisaient du vélo tous ensemble. Papa, il
fait toujours du vélo mais l'oncle Marcel et ses copains ils en font
plus. Alors, Papa, il leur dit bonjour juste comme ça mais il joue pas
aux cartes avec eux. Des fois, quand je viens faire des courses,
l'oncle Marcel il me demande si je veux boire une grenadine. Je dis
non, parce que je suis poli, mais je suis content quand il insiste.
Alors là, je dis oui parce que Maman m'a expliquée que quand les gens
insistent il ne faut pas se montrer tétu. Et puis, j'aime bien la
grenadine...

L'épicerie elle est toute petite. Il ya plein d'étagères partout. En
bas il y a les bouteilles et puis des grands sacs avec les haricots
secs, les nouilles, le riz, les patates, tout ça... Et puis en haut,
sur les autres étagères, des boites, les sardines, les petits-pois,du
café, plein d'autres choses encore. Je sais pas bien parce qu'on
n'achète pas souvent quelque chose aux Calmel, ou alors quand on a
oublié, parce que c'est plus cher qu'au marché.

C'est madame calmel qui sert à l'épicerie.

Monsieur Calmel, lui il fait le bistrot.

Elle me connait bien Madame Calmel, son fils Christian, il est dans la même classe que moi, mais il travaille moins bien.

C'est souvent que j'y vais pour le gruyère râpé parce que ça s'achète
au dernier moment les jours où Maman elle fait des nouilles.

Madame Calmel, elle me parle de l'école, si je travaille bien tout ça.
Pourtant elle devait le savoir avec Christian. Mais il ne doit pas lui
parler de moi. On est pas trop copain lui et moi. Mais j'aime bien la
voir raper le gruyère, surtout quand elle doit prendre un nouveau
morceau sur la meule. Elle prend un très gros couteau. Elle est obligé
d'appuyer avec les 2 mains pour la couper la tranche tellement c'est
dur. J'aime bien essayé de deviner où le couteau il va rencontrer un
trou. Et puis après, elle coupe un morceau de la tranche, elle retire
la croute, elle met le gruyère dans la rapeuse et elle tourne la
manivelle en poussant le morceau avec un truc en bois. Ca fait plein de
longs fils de gruyère légers comme tout qui viennent se poser sur le
papier à emballer.

Ou alors c'est du café, quand on s'apperçoit qu'il n'y en plus pour
demain. Madame Calmel, elle prend le café dans un grand sac qu'est
derrière le comptoir avec une drôle de petite pelle en métal et elle le
verse dans un sac en papier sur la balance. Ca aussi, j'aime bien à
cause du bruit qu'ils font les grains en tombant dans le sac. Ca coule
comme de l'eau qui serait solide. Quand elle a pesé une demie-livre,
elle en rajoute toujours un peu à la fin. Elle est gentille Madame
calmel.
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Vilain
Nain de Jourdain
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MessageSujet: Re: Autobiographie : Moi, quand j'étais gamin...   Jeu 30 Aoû 2007 - 20:17

Dès fois, je vais faire les courses " Au coopérateurs". C'est un
magasin qui est sur l'avenue de Paris. C'est en bas de la rue Pierre
Bigle, celle où les grands font du chariot.
Quand il fait jour,
ça va j'ai pas peur, sauf un jour où il y avait un chien. Un gros chien
noir. J'étais presque au sentier, avant la grande maison qui est avant
les bonnes-soeurs. Lui, le chien, il venait du sentier. Quand il m'a
vu, il s'est arrêté et puis il a battu de la queue et il est venu vers
moi. J'aime pas beaucoup les chiens, ils aboient tout le temps. Et
puis, celui-là, il était très gros. Presque aussi grand que moi, alors
!... Je lui ai dis de partir, mais il a pas écouté. Il me suivait,
alors je me suis mis à marcher plus vite, encore plus vite, mais lui il
allait plus vite aussi. J'ai courru, je pouvais parce que mon sac il
était vide et je suis arrivé à la boutique. J'ai donné la liste à la
dame. Pendant qu'elle préparait les choses, moi je regardais si le
chien il était toujours là. Il était assis devant la porte et il me
regardais. Il avait la langue qui lui sortait de la bouche. Moi,
j'avais le coeur qui battait vite. J'ai payé, la dame elle m'a donné
les timbres et je suis sorti avec mon sac. Il était lourd. Là c'était
sûr, je ne pouvais pas courir. Le chien, il me suivait toujours. Quand
je me suis arrêté pour changer mon sac de main, il a aboyé en sautant
devant moi. J'avais très peur. Je lui disais de me laisser tranquille,
mais il voulait pas. A tout les coups que je m'arrêtait pour changer de
bras, il aboyait en me tournant autour. Sinon, il me suivait sans rien
dire, mais de tout près. Dès fois il essayait même de me lêcher. J'ai
fini par arriver à la maison, J'ai juste entrebaillé la porte qui est
en haut des marches et j'ai pû passer sans le chien. Je suis resté là
un moment parce que j'étais très essoufflé et que maintenant il allait
falloir monter les étages. Le chien il restait derrière la porte avec
sa langue dehors. Moi quand j'ai eu moins peur je suis monté à la
maison. Le lendemain quand je suis descendu pour aller à l'école, il
était plus là !


On allait faire les course "Au coopérateur" parce que Papa, il
était coopérateur. Même qu'un jour, il avait été passer une sorte
d'examen pour voir s'il ferait un bon épicier "Coopérateur". Il l'a eu
l'examen mais il a préféré garder son métier de Chef-comptable. Papa
m'a expliqué que c'était des gens qui se regroupaient pour faire leur
épicerie à eux. Enfin pas vraiment à eux mais quand ils achètent on
leur donne des timbres et quand le livret où on colle les timbres il
est plein on leur donne de l'argent . Alors on allait là. Le magasin,
il donnait sur l'avenue de Paris avec toutes les voitures et les
autobus. Et j'aimais bien. Mais il fallait faire attention pour
traverser quand on allait à la boulangerie en face, c'est pas comme
dans les autres rues. De toute façon, il fallait venir là pour acheter
le pain alors autant que l'épicerie soit pas loin.

Papa, bientôt il va arrêter de faire du vélo. Il dit qu'il n'a plus
de copain qui en font et que tout seul c'est pas drôle. Moi, je
regrette parce qu'il m'avait dit qu'on en ferait ensemble et que
jusqu'à maintenant j'étais trop petit pour pédaler loin. Il aurait
fallu qu'il continue encore 3 ou 4 ans, ça aurait été bien !

Mais, il dit que " c'est tant pis, mais à la place on ira au Vel'd'hiv !", alors c'est drôlement bien.

C'est Papa qui m'a appris à faire du vélo. D'abord, quand j'étais tout
petit, que j'avais 2 ans, j'ai eu un petit vélo bleu. Au début il y
avait des petites roues en plus de la grande à l'arrière et puis àprès
on les a retirées. C'était un vélo à pignon fixe où il faut pédaler
tout le temps. Et puis , j'ai grandis et j'ai eu un autre vélo. Il est
bleu aussi mais pas du même bleu. Celui-là, il est plus bleu. Et puis,
il a une roue libre. C'est mieux, on peux s'arrêter de pédaler. Ce qui
est bête, c'est qu'il a des pneus ballons . Ca fait pas coureur du
tout. Moi, pour que ça fasse plus coureur, j'ai retiré les gardes-boue.
Maman, elle râle parce que quand il pleut je reviens avec le dos tout
mouillé. Papa m'a promis que quand il va arrêter le vélo, là bientôt,
il va me donner son guidon de course. Que je pourrais le mettre sur mon
vélo. J'ai hâte. Ca va être terrible ! Dessus, je mettrais de la
guidolline rouge. Ca fera coureur !

Quand j'étais plus petit, dès fois, Papa il m'emmenait en vélo. Je veux
dire avec lui, sur son vélo. Sur le cadre, entre la selle et le guidon,
il y avait une autre petite selle, pour moi et des petits repose-pieds
qui se replient quand je ne suis pas dessus.

Je me souviens surtout d'une grande promenade qu'on avait fait tous les
deux. C'était au printemps et Papa m'avait ammener aux joncquilles dans
la forêt de Senart. La forêt de Senart c'est à bien 20 kilomètres de
chez nous. Papa, il avait bien voulu mettre son maillot de coureur avec
des poches devant et derrière où il met du sucre, des bananes quand il
y en a, des gateaux, plein de choses à manger. Et puis sur le vélo, il
a le bidon aussi où quand je suis avec lui il met de la grenadine ou du
vin avec plein d'eau. Copi aussi il a un bidon sur son vélo. Alors, moi
quand j'étais comme ça sur le vélo de papa avec lui qui pédale comme
jamais j'ai été si vite, je me suis cru pour eux, Copi et Bartalli
quand ils font le tour de France. Bientôt, dans 3 ou 4 ans, je serais
assez grand pour le vélo de papa et là je pourrais aller vite comme ça !

On en a trouvé plein des joncquilles ce jour là . On a fait des bottes.
Pour rentrer, Papa il a attaché les bottes de fleurs sur son vélo. Ca
faisait chouette toutes ces belles fleurs jaunes sur le vélo rouge de
Papa et lui avec son maillot vert à manches rouges, on nous voyait de
loin. On se faisait "Bonjours !" avec les autres cycliste qu'on voyait
en route. Il y en avait plein qui avaient des joncquilles aussi sur
leur vélo.

- On a le temps, on va passer chez Mémère Vilain pour lui en donner un bouquet en passant, il a dit Papa.

Elle était contente mémère Vilain. Elle nous à offert l'apéritif.

Papa, il a bu un vin cuit avec elle et moi j'ai eu du Coco . Comme
c'est tout à côté, àprès, on est monté chez Tonton Albert, le frère de
papa qui faisait du vélo avec lui avant mais qui a arrêté. La tante
Paulette, elle lui a dit à tonton : "Tu vois si tu n'avait pas arrêté
le vélo, c'est toi qui m'en offrirais des fleurs !" .

Comme c'était l'heure de l'appéritif on est resté un peu mais pas trop
parce que Maman elle nous attendait et qu'il ne fallait pas que le
poulet ait le temps de bruler.
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Vilain
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MessageSujet: Re: Autobiographie : Moi, quand j'étais gamin...   Ven 31 Aoû 2007 - 23:45

Moi, le vélo j'en fais dans la rue avec les copains. Ce qui est bien dans le quartier, c'est qu'il y a 3 rues qui font comme un triangle et à part la base du triangle et sa pointe qui sont plein de maisons, tout le reste c'est un grand terrain vague .
Alors on peut faire des courses normales mais aussi des courses poursuite parce qu'on peut se voir passer dans l'autre rue.
Les coureurs, les vrais, ils font la poursuite sur piste, au vel'd'Hiv. Ca se courre à deux. Ils sont chacun d'un côté de la piste et il faut essayer de rattraper l'autre. Alors nous avec le terrain vague entre les rues, c'est bien parce que comme ça on peut voir si on est en avance ou en retard sur l'autre.
En haut du triangle que font les rues, ça fait comme une place. Là, on fait du patin à roulette. Pour le foot c'est pas bien , c'est trop en pente. Quand on râte le ballon il faut aller trop loin le chercher. Et puis, pour le foot, on a le terrain vague. Pour le patin, c'est bien la place, parce qu'on peut descendre la rue Marcel Bierry. Pour remonter c'est plus dur, mais si on fait la course....
C'est là, en faisant la poursuite en vélo que j'ai cassé le bras de madame Loireau !
Moi, je sais pas ce qui s'est passé parce que j'ai rien vu. Si j'avais vu, je ne lui serais pas rentré dedans à Madame Loireau. Je l'aime bien, elle ne me crie jamais dessus.... Même ce jour là. Et pourtant, il était cassé son bras, même qu'on à eu du mal à la relever tellement elle ne pouvais pas s'appuyer dessus. Il faut dire que c'est pas complétement ma faute. Bien sûr, je regardais mes pieds faire tourner les pédales très vite, le plus vite possible. Mais quand même, elle, Madame Loireau, elle marchait sur la rue alors que dans la rue Edgard Quinet on peut marcher sur le trottoir, y'a la place ! D'ailleurs elle l'a dit à Papa quand il est venu pour que je m'excuse.
Je lui avait déjà demandé "Pardon" tout seul en la relevant et en la ramenant à la maison, mais je sais pas pourquoi, Papa il voulait s'excuser aussi ? Madame Loireau elle à dit que bien sûr c'est embêtant mais que pour les frais, c'est pas grave, c'est sur le trajet du travail et que c'est la sécurité sociale qui va payer.
Il a fallu entrer chez elle pour prendre un apéritif avec des gateaux salés à apéritif. Elle à dit que ce qui était embêtant c'est qu'elle ne pouvait plus se servir de son bras pendant un moment mais que heureusement c'était le gauche et que heureusement ça allait se remettre bien vite.
N'empêche, pour faire la soupe - parce que celle qu'elle ramenait dans le pot à lait qu'elle avait au bout du bras quand je l'ai renversée, elle était par terre - elle avait eu du mal Madame Loireau, c'est que c'est souvent qu'on a besoin de ses 2 mains, on s'en rend pas compte quand on les a....
Et puis voilà, elle à parlé comme ça longtemps, m'a demandé si je travaillait bien à l'école, et toutes les questions que les grands posent aux enfants et puis on est parti.
Papa, il avait l'air content quand même. Il ne m'a pas grondé trop fort. Je crois qu'il avait peur que Madame Loireau, elle soit pas contente et comme le proprietaire de la maison, il est un ami du maire et que Madame Loireau, elle travaille à la ville et qu'elle connait bien le maire ça aurait pû faire toute une histoire....
Enfin, lui, il avait pas peur, c'est Maman qui lui à dit d'y aller avec moi parce que tout ça. Mais il avait l'air content quand même que Madame Loireau elle soit pas fâché. Et moi aussi, parce que dans une grande maison comme ça, avec plein de voisins, si on est fâché avec tous les voisins, c'est pas drôle !
Y'à bien assez avec les Belges! elle dit Maman.
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MessageSujet: Re: Autobiographie : Moi, quand j'étais gamin...   Dim 2 Sep 2007 - 11:07

Ma chambre, elle est dans la salle à manger. Avant, quand j'étais vraiment petit, j'avais un lit à barreaux dans la chambre de Papa et de Maman. Je sais, je l'ai vu sur des photos et puis je me souvient aussi à cause des otites. Mais maintenant j'ai un grand lit à une place dans un coin de la salle à manger en face de la fenêtre. Et puis autour de mon lit , j'ai un cosi. Comme ça, je peux avoir mes choses rangées près de moi, c'est chouette !
Bien sûr, on peux pas tout mettre dans le cosi, juste les petites choses comme les livres ou les petits jouets. Pour les gros trucs comme le train électrique ou cet abruti de Mécano, je les range toujours dans le débarras comme avant.
C'est ça qu'est bête quand on a pas de chambre, c'est qu'il faut tout le temps ranger. Et puis, sauf la nuit quand tout le monde dort, je ne suis jamais chez moi. Enfin, je veux dire que je ne peux pas m'enfermer tout seul à faire ce qui me plait sans qu'on me voit. Dès fois, j'en ai marre. Je voudrais bien avoir une chambre à moi, avec une porte et tout.
Souvent le soir, je vais au lit avant que Papa et Maman y aillent eux aussi, alors Papa pour que je sois pas gêné par la lumière, il met un journal autour du lustre.
C'est tout un truc.
Papa, il grimpe sur la table avec un journal et une épingle à linge et comme ça il fait tenir le journal autour du lustre qui n'éclaire plus partout mais juste au dessus de la table.
Ca fait comme les lumières des tables de billard.
Papa, une fois, il a bien faillit se casser la figure en redescendant.
Moi, je m'en fiche, la lumière ça ne me gêne pas pour dormir, mais Maman elle dis que c'est mieux comme ça. Et puis eux, ils parlent en chuchottant pour que je puisse bien m'endormir. Pour eux non plus c'est pas pratique que j'ai pas de chambre à moi !
C'est le jeudi quand il pleut que je trouve ça le plus bête de pas avoir de chambre. D'abord parce que je peux pas inviter des copains à la maison, même un, y'a pas la place et puis parce que quand je veux jouer au train par exemple, il faut que je demande à maman si je peux prendre la place de jouer pour que ça la gêne pas dans ce qu'elle veut faire, elle peut pas repasser par exemple. Et puis, il faut que je sorte le train du débarra, que je l'installe et tout ça.....
Enfin, c'est tout le temps qu'il faut ranger tout pour pouvoir faire quelque chose, c'est pas marrant !

Heureusement, j'ai un peu de chance quand même parce que j'ai un meilleur copain qui s'appelle Georges habert qui a une grande maison avec une grande véranda où on peut jouer quand il pleut parce que quand il fait beau, on joue dehors, dans le parc.
Oui, il a un parc JoJo ! Un vrai. Toute la maison, elle est dans le parc.... Je sais pas dire comment c'est grand !
Le mur devant la maison... D'abord, il est très haut . Il est long. Il fait toute la longueur de la place où je fais du patin à roulette en haut de la rue Edgar Quinet . La maison de JoJo, on ne la voit pas à cause des grands arbres qui sont partout dans le parc. Il n'y a que quand on est à la grille qu'on la voit. Et là, elle fait très grande parce que le terrain, il est en contre-haut....enfin, ça fait comme pour ma maison, du côté de la rue on voit 3 étages et du côté de la cour on en voit 2. Sauf que pour la maison de JoJo, elle est entièrement à lui et que à la place de la cour avec les jardins c'est un parc avec des arbres, un coin avec un jardin avec des légumes et il y a même une autre petite maison avec juste une pièce juste en face de la maison de JoJo où il n'y a personne. Elle est toujours fermé à clef. C'est là que le Papa de JoJo il range les papiers de son travail.
C'est bien chez JoJo ! Dans son parc on peut jouer à tout. Y'a les arbres. Dans certains coins du parc, c'est comme dans une vraie forêts, avec plein de buissons, de l'herbe partout. On s'est construit un camp dans une petite clairière. Y'a tout, même une cabane dans un arbre. C'est notre tour de guêt... Autrement, il y a une cabane par terre, pour quand on dit que c'est la nuit. Elle est faite en bois, ça fait comme une tente et on a mis des fougères pour faire la toile de tente. C'est en colonie de vacances que j'ai appris à les faire comme ça !
On a mis longtemps à les faire les cabanes ! Et il en a fallu des pelotes de ficelle pour attacher les bout de bois. Surtout pour celle de l'arbre où il fallait tout attacher dans les branches. On en à bavé avec JoJo. Mais elle est drôlement bien notre cabane ! La seule chose qu'est bête c'est que les parents de Jojo, ils veulent pas que Jojo il amène d'autres copains que moi. Les autres ils sont pas assez bien élevés, sauf les Paponnot mais ils sont pas copain avec JoJo et surtout il faut que Jean-François et Marie-Claire ils restent à jouer dans la rue devant leur maison rue Edgar Quinet ou dans " Le Champ", c'est comme ça qu'on appelle le terrain vague, comme ça, leur maman, elle peut les appeller rien qu'en ouvrant la fenêtre. Mais bon, du coup on est que tous seuls à jouer chez JoJo. C'est bête, pour les parties de Cowboys et d'indiens se serait quand même drôlement plus chouette si on était plus !
Ils sont gentils les parents de JoJo , mais c'est pas des gens comme les autres... Enfin, je sais pas comment dire, mais Monsieur Habert, on le voit presque jamais, il est toujours en train de travailler, ça c'est normal, mon Papa c'est pareil ! Mais je veux dire même quand il est là, c'est pas un monsieur comme Papa, il embrasse pas Jojo comme Papa il fait avec moi, il tend sa joue, se laisse embrasser une fois et puis c'est fini, lui il rend pas le baiser et Madame Habert, la maman de JoJo, elle fait pareil. heureusement, il a ses soeurs sans ça personne ne l'embrasserait jamais JoJo. Déjà qu'il a pas le droit d'aller jouer dans la rue ! C'est bien d'avoir un parc mais si on a pas le droit d'aller ailleurs, moi j'aime mieux pas ! Je vais jouer avec Jojo mais pas tout le temps comme il voudrait lui. Je veux aussi pouvoir faire du vélo, jouer au foot avec les autres et aussi de temps en temps jouer avec Marie-Claire.
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MessageSujet: Re: Autobiographie : Moi, quand j'étais gamin...   Dim 2 Sep 2007 - 13:09

Plus l'histoire avance et plus me remonte l'odeur de l'huile goménolée, vous savez ces gouttes qu'on vous fourrait dans le nez et qu'il fallait étancher pendant des heures avec son mouchoir ou sa manche ... mdr
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MessageSujet: Re: Autobiographie : Moi, quand j'étais gamin...   Dim 2 Sep 2007 - 13:13

Et l'essence algérienne ? tu te souviens ?
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MessageSujet: Re: Autobiographie : Moi, quand j'étais gamin...   Dim 2 Sep 2007 - 13:15

Moi c'est les pots de cette espèce de confiture noirâtre, aux pruneaux, prélevés d'une cuiller à café par soir, par une des personnes qui m'ont gardée. Elle se prenait ça pour la constipation.
Ah oui, et le truc bleu pour les bains d'yeux !

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: Autobiographie : Moi, quand j'étais gamin...   Dim 2 Sep 2007 - 13:29

monilet a écrit:
Et l'essence algérienne ? tu te souviens ?
Ben, je m'en souviens d'autant mieux que je l'utilise toujours ! AngeR Mais pas l'huile goménolée : beurk !
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MessageSujet: Re: Autobiographie : Moi, quand j'étais gamin...   Dim 2 Sep 2007 - 13:32

Romane a écrit:
Moi c'est les pots de cette espèce de confiture noirâtre, aux pruneaux, prélevés d'une cuiller à café par soir, par une des personnes qui m'ont gardée. Elle se prenait ça pour la constipation.
Ah oui, et le truc bleu pour les bains d'yeux !
La confiture, c'était de la tamarine, ma mère en a bouffé des kilos ! :mdr:Ca n'agissait qu'au niveau intestinal hélas !lk
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MessageSujet: Re: Autobiographie : Moi, quand j'étais gamin...   Dim 2 Sep 2007 - 13:35

J'étais trop petite pour me souvenir du titre de l'oeuvre à chier. Merci de ta lumière.

Ro, poétesse du dimanche.

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MessageSujet: Re: Autobiographie : Moi, quand j'étais gamin...   Lun 3 Sep 2007 - 15:40

En ce moment, j'ai un rhûme, j'aime pas ça....
J'ai beaucoup été malade avant, quand j'étais plus petit. D'abord il y a eu les otites, jusqu'à au moins 6 ans on me les a percés presque tous les hivers les tympans et dès fois plusieurs fois. C'est pour ca que je me souviens de mon lit à barreaux bleu de bébé dans la chambre de Papa et maman. Dans mon souvenir, je vois la tête du docteur Vasseur qui s'approche de moi , d'une main il me tient la tête, dans l'autre il a une aiguille... Il demande à Papa de l'aider à me tenir parce qu'il ne faut pas que je bouge. J'ai peur, je sais que je vais avoir mal, je ne veux pas....Je m'accroche aux barreaux du lit et puis ça fait mal.....mal.... Presque tous les hiver, ça recommençait .
Maintenant c'est fini mais je fais des Rhyno-pharingites, c'est pas beaucoup mieux. Bien sûr, ça fait pas mal comme de perçer les oreilles, mais c'est la toux qui fait mal. Dès fois, je tousse tellement fort que j'en vois plus clair. Ca fait comme des grands éclairs dans mes yeux et après je vois tout noir, un peu comme quand on regarde le soleil trop longtemps et qu'après on a des taches vertes plein les yeux et qu'on se demande si on va revoir les choses normalement .
En tout cas, je tousse tellement dès fois, que la maitresse l'année dernière ne voulait pas me garder à l'école quand j'y revenais quand j'étais presque guéri. Quand c'est en plein dans la maladie, il est pas question que j'aille à l'école. D'abord parce que je n'arrête pas de tousser, de moucher, mais aussi parce que j'ai la fièvre et que dans ces cas là, maman me garde à la maison.
J'aime pas être malade. Surtout au début de la maladie quand il y a la fièvre, qu'on a mal à la tête et des fois aux jambes. Maman elle me soigne en me mettant des cataplasmes, j'aime pas ç'est toujours trop chaud, ça brûle. La dernière fois, elle m'a même mis un "Rigolo". C'est de la farine de moutarde qui est collée sur un petit carton. On mouille le carton avec de l'eau froide et on le met sur la poitrine. Ca fait froid, c'est déplaisant et puis, après, petit à petit ça se met à chauffer, d'abord un petit peu et c'est agréable mais après ça se met à piquer en chauffant de plus en plus. Plus ça chauffe, plus ça pique. Maman elle m'encourage pour que je le garde le plus longtemps possible. Quand elle le retire, c'est tout rouge là où il était le rigolo comme si on avait brûlé la peau avec un fer un peu chaud. Après c'est mieux parce que Maman elle me donne des bonbons au miel qui sont bons pour la gorge et pour la toux. Il faut aussi que je fasse des Fumigations. Avant on les faisait dans un bol avec une serviette sur la tête mais maintenant on a un appareil exprès. C'est un truc en émail avec en bas comme une petite casserole qui aurait 2 poignées et en haut comme 2 cônes retournés où on met son nez et sa bouche comme ça on ne peut que respirer les vapeurs sulfurées qui sortent du comprimé qu'on a mis dans l'eau chaude dans la petite casserole du bas.
C'est Papa qui a dit que les vapeurs elles étaient sulfurées, moi je trouve simplement que ça sent le pourri.
Il faut les faire au moins 4 fois par jour les fumigations.... Quand ça va un peu mieux, que j'ai plus de fièvre, que je ne suis plus obligé de me moucher toutes les quatre-minutes et que je tousse moins, alors là j'aime bien "être malade" . Je peux rester toute la journée au lit sans qu'on ne me dise rien. Je lis. Je joue aux sodats. Sur le lit, c'est chouette, avec les couvertures ça fait comme des montagnes, des vallées, des canyons pour faire attaquer les cavaliers indiens, ou alors je rêve en regardant les nuages par la fenêtre qui est juste devant mon lit. Autrement il y a juste le jeudi matin que je peux rester au lit parce que le dimanche il y a la Messe et tous les autres jours il y a de l'école sauf pendant les vacances, mais là c'est pas pareil.
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MessageSujet: Re: Autobiographie : Moi, quand j'étais gamin...   Lun 3 Sep 2007 - 21:58

Eh,oui, de la rhinopharingite et de son incidence sur la conjugaison ! AngeR
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MessageSujet: Re: Autobiographie : Moi, quand j'étais gamin...   Lun 3 Sep 2007 - 21:58

mdr
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MessageSujet: Re: Autobiographie : Moi, quand j'étais gamin...   Lun 3 Sep 2007 - 22:14

Pour les mêmes symptômes, j'ai raté, l'accord avec l'auxiliaire avoir, énormément de notions de math basiques et l'alphabet en anglais... Je n'ai rattrapé que le COD ! Embarassed
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MessageSujet: Re: Autobiographie : Moi, quand j'étais gamin...   Lun 3 Sep 2007 - 22:18

J'ai plein d'excuses...j'ai fait l'école de chimie àprès le brevet...et y'avait plus qu'une heure de français par semaine....Je suis quand même entré dans cette putain d'école (sur concours) avec un zéro en orthographe...j'ai bien progrèssé depuis...je sais on imagine pas...mais c'est vrai ! AngeR
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MessageSujet: Re: Autobiographie : Moi, quand j'étais gamin...   Lun 3 Sep 2007 - 22:26

mdr Et en chimie, t'as progressé aussi ? Ch'sais pas genre chlorate et sucre ?
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MessageSujet: Re: Autobiographie : Moi, quand j'étais gamin...   Lun 3 Sep 2007 - 22:33

ben oui..j'en savais des choses en ce domaine en sortant de l'école....mais depuis j'ai oublié..;enfin pas tout mais presque..et la chimie de maintenant n'a aucun rapport avec celle que j'ai appris...ou presque...
Mais j'aurais peut-être pas fait des progrès en orthographe si j'avais continué ?????
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MessageSujet: Re: Autobiographie : Moi, quand j'étais gamin...   Lun 3 Sep 2007 - 22:37

Bon t'aurais p't'être inventé le carburant sans pétrole, sans eau, qui pollue pas, le container à méthane à mettre au cul des vaches !
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MessageSujet: Re: Autobiographie : Moi, quand j'étais gamin...   

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