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 Olivier Adam

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monilet
Hélice au Pays des Merveilles
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MessageSujet: Olivier Adam   Mar 2 Oct 2007 - 22:12

A l'abri de rien

Ma lecture :
Pour les trois premiers quarts le livre m'a beaucoup plu. La fin, je l'ai trouvée davantage prévisible, dommage.
Sur fond du drame des réfugiés de Sangatte une femme s'interroge sur le sens de son existence, de l'existence peut-être. Elle focalise sur la détresse de ces hommes et leur consacre tout son temps, occultant le reste du monde, insensible aux conséquences concrètes.
D'une magnifique écriture blanche l'auteur raconte par les yeux de Marie sa recherche du sens de tout ce qui arrive autour elle et tout devient étrange, presque irréel de réalité ou de sur-réalité, à la limite de l'absurde.
C'est très fort.
On finit par se demander où est la norme.
J'ai eu l'impression que la fin prenait le parti de revenir à la norme sociale et j'ai presque trouvé que c'était dommage. J'aurais préféré qu'on reste sur l'inversion des valeurs ou tout au moins qu'on reste sur le questionnement . Dès qu'on s'interroge sur le sens, il n'est quasiment plus. Je n'en dis pas plus pour ne pas déflorer le livre à vos yeux
On peut en faire une toute autre lecture, je l'ai lu ça et là.
Ce n'est que mon interprétation de cette histoire qui est pour moi , je répète, magnifiquement traitée pour les trois quarts.


Dernière édition par le Mar 2 Oct 2007 - 22:17, édité 1 fois
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monilet
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MessageSujet: Re: Olivier Adam   Mar 2 Oct 2007 - 22:18

Je viens d'ajouter l'adjectif magnifique concernant mon appréciation sur l'écriture.
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Romane
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MessageSujet: Re: Olivier Adam   Mar 2 Oct 2007 - 23:54



Olivier Adam est né en 1974. Il a grandi en banlieue parisienne et vit aujourd’hui à Paris.

En 2000, il publie son premier roman, Je vais bien, ne t’en fais pas, aux éditions du Dilettante. Suivront à l’Olivier : À l’ouest, Poids léger (adapté au cinéma en 2004 par Jean-Pierre Améris, avec Nicolas Duvauchelle et Bernard Campan) et Passer l’hiver (Goncourt de la Nouvelle 2004).

Nouvelles ou romans, l'émotion est le maître-mot et le ressort de cette écriture qui saisit toujours l'instant par le prisme du souvenir, dans un miroir brisé, fidèle à l'infidèle mémoire des sentiments et des sensations.

Olivier Adam (comme plusieurs écrivains des éditions de l'Olivier) écrit aussi pour la jeunesse, à l’École des Loisirs (dans la collection Medium : On ira voir la mer, La messe anniversaire, Sous la pluie et Comme les doigts de la main, et dans la collection Mouche : Le jour où j’ai cassé le château de Chambord)

Source : http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://medias.francetv.fr/bibl/url_images/2005/09/07/image_13432493.jpg&imgrefurl=http://cultureetloisirs.france3.fr/livres/dossiers/13395521-fr.php%3Fpage%3D4&h=144&w=192&sz=6&hl=fr&start=5&um=1&tbnid=RQfgRdggFd5rvM:&tbnh=77&tbnw=103&prev=/images%3Fq%3DOlivier%2BAdam%26svnum%3D10%26um%3D1%26hl%3Dfr%26client%3Dfirefox-a%26channel%3Ds%26rls%3Dorg.mozilla:fr:official%26sa%3DN


Rencontre avec Olivier Adam, auteur de Poids léger une voix nouvelle de la littérature française " Mon personnage m’a pris en otage "

Olivier Adam continue à jouer de la plume dans la cour agitée des écrivains non conformistes, loin de la grande scène d’une littérature française un peu moribonde. Où il confirme son art d’emmurer le lecteur dans son récit.

Antoine, le jeune narrateur de Poids léger, n’adore pas son métier d’employé dans une maison de pompes funèbres. Il est toujours perturbé par la différence de poids entre les cercueils d’enfants et ceux des adultes. Il boit beaucoup, n’arrive jamais à l’heure à son travail et, le soir, cogne parfois un peu trop fort les jeunes novices lors de ses séances d’entraînement de boxe. Son manager, " Chef ", est quasiment son seul ami, presque un père. Un autre être blessé, intarissable sur ses problèmes familiaux. Antoine, lui, subit, sans panache aucun, son existence. Même lorsqu’il s’entiche de la belle Su, il semble davantage mu par une sorte de détermination aveugle et forcenée que par réelle passion ; mais est-il seulement capable d’aimer ? Il force les portes de l’appartement où elle vit avec parents et frères, comme pour se convaincre qu’il est toujours vivant et acteur de sa vie, alors qu’il le sait peut-être au fond de lui : il n’a pas de poids. L’auteur excelle dans un style lapidaire : il a choisi de mener son récit en suivant le flux presque ininterrompu de la pensée d’un personnage qui communique si peu et si mal par la parole. Qui ne sait voir ses failles, et qui est si proche du gouffre, hanté par tant de souffrances enfouies (la mort de sa mère, son amour pour sa sour, si lourd à assumer et si douloureux). Écrivain authentique, traqueur courageux et inlassable de ses propres obsessions, dont il fait la matière première de ses livres, Olivier Adam offre une nouvelle et puissante voix au roman français.

Vous avez choisi une forme de narration audacieuse, et plutôt risquée, en déroulant, comme une logorrhée, le fil de la pensée de votre personnage.

Olivier Adam. Cela permet de laisser un espace au lecteur pour qu’il se raconte sa propre histoire. L’auteur peut aussi, de la sorte, aménager dans son texte des trappes, créer des appels d’air, des gouffres où le lecteur s’engage. J’ai, par ailleurs, une méfiance absolue de tout ce qui relèverait du commentaire. Cela peut provoquer parfois une sorte d’inconfort, et il arrive qu’on me le reproche : mes livres ont une certaine dureté, une âpreté ; je " retiens " beaucoup, je donne peu, c’est concentré sur l’os et le nerf. Mais cette tonalité, je la cherche et l’assume. Sur ce point, je me sens proche de Maurice Pialat et de son idée d’un comportementalisme sensible. J’écris en serrant tout : les dents, les poings, la phrase.

.../...

Ecrire consiste-t-il, pour vous, à explorer vos propres obsessions ?

Olivier Adam. Il y a dans ce livre une bonne part des thèmes que j’explore depuis mes débuts, et que je radicalise : les superpositions temporelles, le deuil, qui n’existe pas, et puis, surtout, cette incapacité à avoir prise sur la vie, cette manière d’être toujours en décalage, ces allers-retours entre l’insensibilité à ce qui se passe - l’idée d’être étranger à soi même, spectateur - et une hypersensibilité qui fait que tout touche Antoine, le blesse, le rend friable. Cette question de la " juste distance " avec le monde m’obsède. Au fond, Antoine ne trouve jamais cette distance idéale, ou seulement dans l’épuisement du corps - l’effort physique, le sommeil, le sexe, l’alcool. Les romans tentent généralement de nous faire croire au réel. Moi, je rends compte de la fragmentation de nos vies, de notre incapacité à nous en saisir. En ce sens, Antoine est pour moi un frère. Nos vies sont différentes, mais je comprends ses choix, même ses actes les plus incompréhensibles. Je l’habite physiquement, à moins que ce ne soit l’inverse.

Entretien réalisé par Cédric Fabre

Source :
http://www.humanite.fr/2002-09-26_Cultures_-Roman-Rencontre-avec-Olivier-Adam-auteur-de-Poids-leger-une

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"Bonjour, je suis Romane, alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane."
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Laconfiture
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MessageSujet: Re: Olivier Adam   Mar 9 Oct 2007 - 12:56

J'ai lu Poids léger, l'année dernière je crois, et puis vu bien sûr Je vais bien, ne t'en fais pas, je suis pas vraiment emballée par le récit, pour être honnête je sais pas trop pourquoi, je crois que la phrase "l'émotion est le maître-mot" est mon problème, c'est une impression d'émotivité recherchée, je sais pas. Par contre, l'écriture me plait beaucoup, elle est à la fois belle et "je m'en foustiste", absolument pas lourde, un joli mélange en fait, du coup très expressive, elle offre des images, de la poésie et en même temps elle donne l'impression d'être très directe, impulsive, immédiate : " La surface de l'eau était couverte d'un ruban de brume, des canards gueulaient."

Du coup ça donne envie de lire A l'abri de rien. Surtout après l'interview que Romane a postée, ça me réconcilie un peu avec les thèmes de ces romans.
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