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 Schizo quantique

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Anneke

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MessageSujet: Schizo quantique   Sam 6 Oct 2007 - 18:23

(écrit en 2005)

D'après Einstein la masse gravitationnelle d'un corps provoque une déformation de l'espace temps.Quand un trou noir se forme, l'espace temps est si déformé qu'il décrit un tunnel "trou de ver" reliant des univers différents. En théorie il est donc possible d'entrer dans un trou noir -en espérant qu'il ne nous annihile pas avec les forces de marée- et de sortir idemne dans un deuxième univers, et récidiver autant de fois que l'on veut. L'image représente ce que pourrait être une famille d'univers parallèles reliés par des ponts de Einstein-Rosen.

En théorie, et pourquoi pas en pratique?

Je développe la théorie de la schizo quantique, complément de la mécanique du même nom. Et si nous n'avions jamais eu de bouffée délirante? Et si nous étions simplement une race "d'élus" qui ont simplement accès à quelques uns des milliards d'univers parallèles au nôtre?

Les ponts d'Einstein-Rosen sont paraît-ils tout petits. Maximum 43cm. Et ils sont instables, ils ne "vivent" que 35 secondes environ. Ils nous emmèneraient dans des univers similaires aux nôtres.

Je dis n'importe quoi? Je sais pas. Je souffre beaucoup pour l'instant. Plein de choses que j'arrive plus à faire, et une culpabilité aussi lourde que la terre elle même. J'essaye de trouver des explications. Je voudrais aller mieux.

Je viens de mettre le repas au feu. Je n'ai fait que ça aujourd'hui. Si l'homme pouvait imaginer ce que ça me coûte de faire la moindre chose... et ce que j'ai honte d'être comme ça...
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Romane
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MessageSujet: Re: Schizo quantique   Sam 6 Oct 2007 - 19:10

Ton texte me fait m'interroger.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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Anna Galore



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MessageSujet: Re: Schizo quantique   Sam 6 Oct 2007 - 19:42

Anneke, je n'ai pas à commenter ton mal-être, je ne suis pas compétente. Par contre, permets-moi de revenir sur le côté quantique de ton message.

N'y vois aucune attaque personnelle, mais je crois que ta culture en physique quantique et en relativité est très superficielle.

Les ponts d'Einstein-Rosen sont un point de vue strictement théorique de physicien, un modèle mathématique. L'appliquer à la vie quotidienne sans le comprendre n'a tout simplement aucun sens. Traverser un trou noir serait infiniment plus destructeur que survivre à des "forces de marée", le mot "infiniment" étant ici mathématiquement correct puisque ta masse augmenterait à l'infini pendant que ta matière (ton corps) se réduirait à un point si microscopique qu'on pourrait mettre plusieurs milliards de milliards de milliards de toi à l'intérieur d'une tête d'épingle. Si un objet aussi gros que la Lune te tombait sur la tête, tu serais moins écrasée que si tu étais absorbée par un trou noir.

Quoi qu'il en soit, il n'y a absolument aucun trou noir sur Terre et dans ses environs (pas de jeu de mot, s'il vous plait), sinon la Terre aurait été instantanément engloutie par lui et cette discussion n'aurait pas lieu. Donc, même s'il existe des ponts de Einstein-Rosen quelque part dans l'Univers, ils sont forcément beaucoup beaucoup beaucoup trop loin de la Terre pour que leurs 43 cm de long puissent suffire à atteindre ton cerveau pour y projeter des images d'autres mondes.

De ce fait, tu peux bien entendu imaginer que la schizophrénie est une vision fugitive d'univers parallèles (de même que la prémonition ou les rêves, pourquoi pas) mais je crois que, ce faisant, tu es bien plus proche de la métaphore que de quoi que ce soit de scientifique. D'autant que les psychanalistes ont une autre théorie de la schizophrénie qui est infiniment plus simple et donc bien plus vraisemblablement la bonne.

Pour finir, je ne pense pas qu'une race "d'élus" (élus par qui?) existe où que ce soit.
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Anneke

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MessageSujet: Re: Schizo quantique   Sam 6 Oct 2007 - 20:25

Il n'y a aucun problème avec ça, Anna, ce texte, comme tant d'autres, fait partie de mes délires (je crois).

En effet, j'y connais rien en physique (que des notions superficielles) mais quand on cherche des explications aux phénomènes irrationnels qui se passent dans sle cerveau, on est prêt à accepter (ou à inventer) n'importe quelle théorie. Quelque chose à quoi se raccrocher...

Il ne faut pas prendre ce que j'écris à la lettre. Dis-toi que ça sortait d'un cerveau en crise.
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Anna Galore



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MessageSujet: Re: Schizo quantique   Sam 6 Oct 2007 - 20:30

D'accord, alors aucun problème, bien sûr ! bisou
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Romane
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MessageSujet: Re: Schizo quantique   Sam 6 Oct 2007 - 20:30

Je trouve justement que ce que sort un cerveau en crise, et qui est totalement parallèle aux théories connues, est extrêmement riche et foisonnant. C'est ce qui (à mon avis) ouvre les portes de la création, dans une extravagance que la raison ne saurait pas inventer.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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Anna Galore



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MessageSujet: Re: Schizo quantique   Sam 6 Oct 2007 - 20:32

Tout à fait, sous cet angle je n'ai rien contre. C'est de la création, pas une nouvelle théorie de quoi que ce soit.
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Romane
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MessageSujet: Re: Schizo quantique   Sam 6 Oct 2007 - 20:34

Oui, c'est en tout cas comme ça que je le prends, et je me suis aussi dit que psychologie était l'endroit idéal pour poster une déviance liée à un mal être.
Car si sur le plan création c'est fabuleux, sur le plan de l'équilibre c'est révélateur du mal être. Quand on est très mal, on dévie de partout, dans la pensée, les paroles, les actes. Un symptôme qui, si il est bien observé par l'entourage à l'écoute, révèle le mal être et fait qu'on se met en lumière clignotante urgence.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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j-l pons

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MessageSujet: Re: Schizo quantique   Sam 6 Oct 2007 - 21:08

Anneke a écrit:
... mais quand on cherche des explications aux phénomènes irrationnels qui se passent dans le cerveau, on est prêt à accepter (ou à inventer) n'importe quelle théorie. Quelque chose à quoi se raccrocher...

Il ne faut pas prendre ce que j'écris à la lettre. Dis-toi que ça sortait d'un cerveau en crise.

Tu as l'honnêteté et du bon sens, ce qu'un cerveau en crise est incapable d'avoir; et tu as aussi le courage de dire ce que tu as ressentie.
Il est évident que l'intervention d'Anna est justifiée et judicieuse, mais qui parmi nous n'a jamais eu un voire des moments de délire ? Le besoin de se créer un monde ou des explications salvatrices ?
Même si ce que l'on fait, l'on écrit, l'on dit à ces moments "de crise" est critiquable, c'es également révélateur de chacun de nous.
Merci de te livrer ainsi, je trouve cela courageux.

JL
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Vic Taurugaux

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MessageSujet: Re: Schizo quantique   Dim 7 Oct 2007 - 10:09

Je crois qu'une bouffée délirante ressemble en celà à un trou noir. C'est une expérience individuelle qui se passe aux confins de l'univers des autres humains. Au retour, nous n'avons que des mots, des théories de mots, pour chercher à relater, à faire comprendre, entendre à l'autre qui n'était plus là lorsque cela nous est arrivé.
D'où l'utilité des métaphores comme téléscopes de nos âmes.
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Anneke

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MessageSujet: Re: Schizo quantique   Dim 7 Oct 2007 - 13:01

j-l pons a écrit:


Tu as l'honnêteté et du bon sens, ce qu'un cerveau en crise est incapable d'avoir; et tu as aussi le courage de dire ce que tu as ressentie.

En fait, il n'y a aucun mérite à cela: je suis "TPL", ou borderline comme on veut, en gros, je suis zinzin, mais pas assez pour ne pas me rendre compte que je ne tourne pas rond.

Je sens les crises arriver et même si je parviens pas vraiment à les éviter, je ressens moins d'angoisses depuis quelques mois parce que je sais que ces émotions sont passagères, que ça va passer, rien ne dure jamais éternellement. Mais parfois je suis si "loin" dans le tsunami que la seule certitude qui me reste, c'est que même si tout est noir et désespéré, Dieu est avec moi. Je sais, ça vous fait sourire, mais moi, je sais qu'Il est là. Et j'ai une entière confiance en Lui.

Exemple? J'ai une trouille phobique des extra-terrestres. Oui je sais, ça n'a pas de sens, mais je suis incapable de regarder un film ou de lire un livre par rapport aux ET. Un vrai cauchemar. Bref, c'est pas vraiment handicapant sauf... qu'en grandes périodes de stress ou d'angoisse, pour une raison quelconque, je me persuade qu'ils existent bel et bien, qu'ils sont là, qu'ils me veulent du mal, qu'ils vont me capturer. Alors je deviens comme une petite fille, je me cache sous les couvertures la nuit, je n'ose pas regarder derrière moi dans la rue le jour.

Je sais parfaitement que ce sont des idées délirantes. Mais j'ai aucun moyen de les empêcher de venir (sauf en prenant des neuroleptiques constament, ce qui est très pénible aussi: on se doute pas des effets secondaires parfois cocasses...)
Alors je me force à faire comme si de rien n'était (et surtout de ne pas paniquer ouvertement... imaginez, si je me précipitais dans les bras de quiconque en disant: "J'ai peur ! Il y a des extra-terrestres autour de nous!". C'est l'ambulance assurée !! hihihi).

Quand la pression est trop forte, au lieu de me mutiler en cachette comme je l'aurais fait auparavant, j'avale quelques Xanax, Temesta ou Nausinan. Je ne veux en aucun cas créer de problèmes ou troubler mon entourage et je suis carrément pour l'usage des médicaments et calmants en tous genres: pourquoi se laisser souffrir si on peut se soulager? C'est idiot ! On va pas attendre des années en psychothérapie en espérant trouver l'hypothétique raison de notre état dans notre petite enfance... Quand on a mal à la tête on prend un aspro. Quand on a mal à l'âme, on prend un Temesta. Je m'en fiche d'être accro ou non aux benzos, l'important pour moi, c'est d'être bien.

J'en parle librement (à vous) parce que je me considère comme sortie d'affaire. J'ai réussi à prendre la distance avec ce trouble et à me moquer de lui: il ne me déprime plus. Je ne suis pas "pourrie", je suis juste malade, et les maladies ça se soigne: on a des rémissions, des guérisons... mais ça demande de la patience.

Je ne prends plus que des anti-dépresseurs et des calmants de temps à autres. J'ai eu un pétage de plombs il y a quelques semaines, le premier depuis 15 mois, et ça n'a duré que quelques jours. Il a suffi de quelques jours d'Haldol... pour le patron et les collègues, j'ai eu une gastro-entérite. Pour Zhom et la famille: un gros coup de surmenage et besoin de me reposer, ça a suffi. Ils ne me posent pas trop de questions et c'est tant mieux.

Qu'est-ce qui a provoqué cette crise? L'annonce que j'allais revoir un ex à un meeting professionnel, le fait qu'il me relance très directement aussi. En quelques secondes, j'ai senti une main se refermer sur ma gorge, les souvenirs, les émotions ressenties à l'époque de ma relation avec lui sont toutes revenues envahir mon corps et ma tête. Un tsunami. Le genre de trucs à vous jeter par terre, à vous donner envie de vous arracher les cheveux, de pleurer et de hurler jusqu'à ce que le sol vous aspire.

L'angoisse, la panique... quelque chose se brise, et mon corps passe en mode "pilotage automatique": il va régler les affaires courantes (préparer le repas, faire semblant de bosser au bureau...) sans prendre de décisions importantes et en communiquant le moins possible: ça évite de dire ou de faire des bêtises. Il faut trouver vite une solution, quelque chose qui puisse m'anesthésier, me plonger dans l'inconscience, sinon, je vais souffrir trop fort et ça va créer des problèmes... C'est dans ces cas-là par exemple que les martiens peuvent débarquer. Je me retrouve donc en larmes chez mon médecin traitant, qui me fait une piqûre de neuroleptiques, pour soigner ma gastro-entérite ou mon gros coup de fatigue, c'est selon.

Avant, j'avais ce genre de crises parfois plusieurs fois par jour, et pire encore: j'étais persuadée que tout le monde était comme ça, mais qu'il était interdit d'en parler par convention sociale.

Mais non, ça ne dure pas, je suis bien placée pour le savoir: je suis sortie de la dépression et je gère mes crises émotionnelles/idées délirantes bien que ce soit une lutte quasi quotidienne. La vie est peut-être un peu plus difficile pour les gens comme nous, mais elle vaut certainement la peine d'être vécue! Il ne faut jamais perdre espoir, jamais, jamais, jamais !

Pour info: j'ai un chouette boulot à responsabilités et une famille recomposée (ben oui... j'avais tendance à être instable au niveau de mes relations, mais une famille quand même !). Donc pour ceux qui désespèrent: il faut se battre. On s'en sort. Je me considère honnêtement comme heureuse, peut-être d'une manière différente, mais certainement heureuse. C'est grâce à Dieu: c'est la lecture des Psaumes qui m'a fait comprendre que telle que j'étais, Lui, Il m'aimait et ne m'abandonnait pas. Ca soulage vachement de vivre avec cette certitude. Que vous croyiez que Dieu fait partie de ma maladie ou pas m'importe peu: pour moi, ce qui compte, c'est mon évolution depuis que j'ai décidé de Lui faire confiance.

(ouch c'est long ! félicitations à ceux qui auront lu jusqu'au bout hihihi)
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ZAZA 54
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MessageSujet: Re: Schizo quantique   Dim 7 Oct 2007 - 13:18

Je viens de te lire jusqu'au bout Anneke, je vois que tu es pleine de courage et tu as raison de croire en Dieu si cela t'aide à passer tous ces mauvais moments. En te lisant je pense aussi à ma fille de 32ans qui a un peu près le même problème que toi, c'est dur et elle souffre énormément, le psychiatre la mise sous tranquilisants, mais ce qui m'inquiète c'est qu'elle passe ses après-midi à dormir pour ne pas penser. Elle prend pas mal sur elle, mais faut croire que ce n'est pas suffisant, je la vois tellement torturée, ça fait mal pour une maman de ne pas savoir quoi faire pour aider son enfant.
bisou bisou

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
C'est ainsi que je veux écrire. Avec autant d'espace autour de peu de mots. Je hais l'excès de mots. Je voudrais n'écrire que des mots insérés organiquement dans un grand silence, et non des mots qui ne sont là que pour dominer et déchirer le silence. En réalité, les mots doivent accentuer le silence. »

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j-l pons

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MessageSujet: Re: Schizo quantique   Dim 7 Oct 2007 - 15:01

quoi te dire Zaza, si ce n'est que ta présence est de l'or pour ta fille. Même sans rien dire, certains apprécient le fait d'être là.
Ne crois surtout pas que tu ne peux rien faire, tu l'as fait ! tu es présente, compatissante, aimante... que peux-tu faire de plus?
Je compatis à ta peine car je l'ai lu dans les yeux de mes proches (à mon sujet) et j'en suis également peiné.

Moi aussi, je t'ai lu jusqu'au bout, Anne. C'est formidable comme tu en parles avec tant de vérité, de peine, de naturel... C'est ainsi que les autres peuvent en apprendre à ce sujet. Mais il t'a surement fallu beaucoup de temps pour arriver à en parler si franchement, bravo et merci.

JL
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Anneke

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MessageSujet: Re: Schizo quantique   Mar 9 Oct 2007 - 17:33

ZAZA 54 a écrit:
Je viens de te lire jusqu'au bout Anneke, je vois que tu es pleine de courage et tu as raison de croire en Dieu si cela t'aide à passer tous ces mauvais moments. En te lisant je pense aussi à ma fille de 32ans qui a un peu près le même problème que toi, c'est dur et elle souffre énormément, le psychiatre la mise sous tranquilisants, mais ce qui m'inquiète c'est qu'elle passe ses après-midi à dormir pour ne pas penser. Elle prend pas mal sur elle, mais faut croire que ce n'est pas suffisant, je la vois tellement torturée, ça fait mal pour une maman de ne pas savoir quoi faire pour aider son enfant.
bisou bisou

Coucou Zaza oui je te comprends et évidemment il n'y a pas de solution miracle.
Si ta fille dors autant, c'est sans doute que parce que les médocs l'assomment, ou bien qu'elle préfère dormir pour échapper à la souffrance. Le sommeil est un très bon échappatoire.

Je ne peux te conseiller qu'une chose: essaye de la sortir, emmène-la au cinéma, faire du shopping, des promenades, et petit à petit, essaye de la pousser à voir du monde, à s'inscrire à un cours de danse ou de dessin ou n'importe quoi. Il faut en tout cas beaucoup de patience, les maladies mentales sont longues à soigner, mais elles ne sont pas incurables, il y a des rémissions et des guérisons.

Courage et si tu veux en parler toi et ta fille, n'hésite pas.
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MessageSujet: Re: Schizo quantique   Ven 2 Nov 2007 - 23:43

Il y a des avantages à tout ça. A côté des moments très durs, il y a des passages de bonheur intense et d'euphorie. Un rien me réjouit, mais là par exemple, tout se passe super bien au boulot et ça me rend complètement folle de joie et je dois contrôler ce flux d'énergie pour pas rendre les gens autour de moi hystériques. Démesuré je sais, mais agréable quand même. Ce qui est chouette, c'est que pour une fois, rien ne me fait craindre le retour de flamme, je sais pas pourquoi. Alors j'en profite vraiment.
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francoisdalayrac

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MessageSujet: Re: Schizo quantique   Mer 7 Nov 2007 - 1:47

Anneke a écrit:
j-l pons a écrit:


Tu as l'honnêteté et du bon sens, ce qu'un cerveau en crise est incapable d'avoir; et tu as aussi le courage de dire ce que tu as ressentie.

En fait, il n'y a aucun mérite à cela: je suis "TPL", ou borderline comme on veut, en gros, je suis zinzin, mais pas assez pour ne pas me rendre compte que je ne tourne pas rond.

Je sens les crises arriver et même si je parviens pas vraiment à les éviter, je ressens moins d'angoisses depuis quelques mois parce que je sais que ces émotions sont passagères, que ça va passer, rien ne dure jamais éternellement. Mais parfois je suis si "loin" dans le tsunami que la seule certitude qui me reste, c'est que même si tout est noir et désespéré, Dieu est avec moi. Je sais, ça vous fait sourire, mais moi, je sais qu'Il est là. Et j'ai une entière confiance en Lui.

Exemple? J'ai une trouille phobique des extra-terrestres. Oui je sais, ça n'a pas de sens, mais je suis incapable de regarder un film ou de lire un livre par rapport aux ET. Un vrai cauchemar. Bref, c'est pas vraiment handicapant sauf... qu'en grandes périodes de stress ou d'angoisse, pour une raison quelconque, je me persuade qu'ils existent bel et bien, qu'ils sont là, qu'ils me veulent du mal, qu'ils vont me capturer. Alors je deviens comme une petite fille, je me cache sous les couvertures la nuit, je n'ose pas regarder derrière moi dans la rue le jour.

Je sais parfaitement que ce sont des idées délirantes. Mais j'ai aucun moyen de les empêcher de venir (sauf en prenant des neuroleptiques constament, ce qui est très pénible aussi: on se doute pas des effets secondaires parfois cocasses...)
Alors je me force à faire comme si de rien n'était (et surtout de ne pas paniquer ouvertement... imaginez, si je me précipitais dans les bras de quiconque en disant: "J'ai peur ! Il y a des extra-terrestres autour de nous!". C'est l'ambulance assurée !! hihihi).

Quand la pression est trop forte, au lieu de me mutiler en cachette comme je l'aurais fait auparavant, j'avale quelques Xanax, Temesta ou Nausinan. Je ne veux en aucun cas créer de problèmes ou troubler mon entourage et je suis carrément pour l'usage des médicaments et calmants en tous genres: pourquoi se laisser souffrir si on peut se soulager? C'est idiot ! On va pas attendre des années en psychothérapie en espérant trouver l'hypothétique raison de notre état dans notre petite enfance... Quand on a mal à la tête on prend un aspro. Quand on a mal à l'âme, on prend un Temesta. Je m'en fiche d'être accro ou non aux benzos, l'important pour moi, c'est d'être bien.

J'en parle librement (à vous) parce que je me considère comme sortie d'affaire. J'ai réussi à prendre la distance avec ce trouble et à me moquer de lui: il ne me déprime plus. Je ne suis pas "pourrie", je suis juste malade, et les maladies ça se soigne: on a des rémissions, des guérisons... mais ça demande de la patience.

Je ne prends plus que des anti-dépresseurs et des calmants de temps à autres. J'ai eu un pétage de plombs il y a quelques semaines, le premier depuis 15 mois, et ça n'a duré que quelques jours. Il a suffi de quelques jours d'Haldol... pour le patron et les collègues, j'ai eu une gastro-entérite. Pour Zhom et la famille: un gros coup de surmenage et besoin de me reposer, ça a suffi. Ils ne me posent pas trop de questions et c'est tant mieux.

Qu'est-ce qui a provoqué cette crise? L'annonce que j'allais revoir un ex à un meeting professionnel, le fait qu'il me relance très directement aussi. En quelques secondes, j'ai senti une main se refermer sur ma gorge, les souvenirs, les émotions ressenties à l'époque de ma relation avec lui sont toutes revenues envahir mon corps et ma tête. Un tsunami. Le genre de trucs à vous jeter par terre, à vous donner envie de vous arracher les cheveux, de pleurer et de hurler jusqu'à ce que le sol vous aspire.

L'angoisse, la panique... quelque chose se brise, et mon corps passe en mode "pilotage automatique": il va régler les affaires courantes (préparer le repas, faire semblant de bosser au bureau...) sans prendre de décisions importantes et en communiquant le moins possible: ça évite de dire ou de faire des bêtises. Il faut trouver vite une solution, quelque chose qui puisse m'anesthésier, me plonger dans l'inconscience, sinon, je vais souffrir trop fort et ça va créer des problèmes... C'est dans ces cas-là par exemple que les martiens peuvent débarquer. Je me retrouve donc en larmes chez mon médecin traitant, qui me fait une piqûre de neuroleptiques, pour soigner ma gastro-entérite ou mon gros coup de fatigue, c'est selon.

Avant, j'avais ce genre de crises parfois plusieurs fois par jour, et pire encore: j'étais persuadée que tout le monde était comme ça, mais qu'il était interdit d'en parler par convention sociale.

Mais non, ça ne dure pas, je suis bien placée pour le savoir: je suis sortie de la dépression et je gère mes crises émotionnelles/idées délirantes bien que ce soit une lutte quasi quotidienne. La vie est peut-être un peu plus difficile pour les gens comme nous, mais elle vaut certainement la peine d'être vécue! Il ne faut jamais perdre espoir, jamais, jamais, jamais !

Pour info: j'ai un chouette boulot à responsabilités et une famille recomposée (ben oui... j'avais tendance à être instable au niveau de mes relations, mais une famille quand même !). Donc pour ceux qui désespèrent: il faut se battre. On s'en sort. Je me considère honnêtement comme heureuse, peut-être d'une manière différente, mais certainement heureuse. C'est grâce à Dieu: c'est la lecture des Psaumes qui m'a fait comprendre que telle que j'étais, Lui, Il m'aimait et ne m'abandonnait pas. Ca soulage vachement de vivre avec cette certitude. Que vous croyiez que Dieu fait partie de ma maladie ou pas m'importe peu: pour moi, ce qui compte, c'est mon évolution depuis que j'ai décidé de Lui faire confiance.

(ouch c'est long ! félicitations à ceux qui auront lu jusqu'au bout hihihi)

Sais pas quoi te dire. Mais ça me touche beaucoup ce que tu dis.

Foi de bi polaire!

François
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MessageSujet: Re: Schizo quantique   Ven 9 Nov 2007 - 23:15

francoisdalayrac a écrit:
Sais pas quoi te dire. Mais ça me touche beaucoup ce que tu dis.

Foi de bi polaire!

François

Hé bien cher co-zinzin, il faut dire... La vie est belle !! tong
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Schizo quantique
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