Forums Liens Utiles


 
AccueilAccueil  FAQFAQ  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 pour not'LU - L'opération (Voiedoree)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
voiedoree

avatar

Nombre de messages : 953
Age : 71
Localisation : Paradis. Saint Pierre
Date d'inscription : 26/10/2007

MessageSujet: pour not'LU - L'opération (Voiedoree)   Dim 18 Nov 2007 - 20:40

Comment faire comprendre sans choquer que tout accident a un rôle, que rien n'est du au hasard et que le changement apporté à la fois par la douleur physique et morale permet de débrancher momentanément le canal de notre mental, de nos émotions pour entrer en contact avec ce qui est au fond de nous, notre Réalité, par opposition à notre illusion terrestre. Cette Réalité est là pour nous dire qu'après avoir déconnecté et reconnecté notre mental tout est ensuite plus beau, plus lumineux . Notre compréhension passe par l'obscurité, les ténèbres, les souffrances et douleurs qui sont le lot de notre existence terrestre et qu'il faut (oui je sais que ça parait idiot) bénir . Les maladies et accidents ne sont là que pour casser un rythme, modifier une structure, apporter un élément nouveau, une pièce au puzzle, à réunir aussi toute une famille virtuelle par le physique mais tellement unie par l'Esprit, à concentrer les énergies d'Amour de cette famille qui vont aider à la prise de conscience qui suivra la guérison.
Revenir en haut Aller en bas
http://voiedoree.oldiblog.com
voiedoree

avatar

Nombre de messages : 953
Age : 71
Localisation : Paradis. Saint Pierre
Date d'inscription : 26/10/2007

MessageSujet: Re: pour not'LU - L'opération (Voiedoree)   Lun 19 Nov 2007 - 7:36

En fait ce que j'ai écrit hier est le sujet du roman que je termine et qui s'appellera "l'opération". Je vais en mettre un chapitre "brut de décoffrage" (sans aucune correction, soyez indulgents).


L’OPERATION



CHAPITRE V


Le lendemain, une demie-heure après s’être levé Charles se retrouva plié en deux à cause de la douleur au bas ventre qui ne le lâchait pas, il dut rester alité deux bonnes heures avant de pouvoir se déplacer normalement. Il résolut donc de suivre le conseil de Marilyne et d’aller consulter, d’autant qu’il avait remarqué en prenant sa douche que la bosse situé à droite, au dessus du mont de vénus prenait de plus en plus d’ampleur.
Charles ne connaissait pas de médecin en Guadeloupe, il n’en fréquentait pas non plus en métropole où ce qu’il avait à soigner se satisfaisait de décoctions de plantes et d’absorption de tisanes. Les cas un peu plus embêtant étaient traités par un homéopathe d’un genre un peu curieux du style soixante-huitard attardé avec ses longs cheveux blancs réunis en une queue de cheval, En dehors de cet aspect un peu inhabituel pour un représentant du corps médical ou il avait été intégré semble-t-il contre son gré il connaissait bien son métier et se montrait particulièrement efficace. Ce manque de besoin d’avoir recours aux soi disant spécialistes de la santé avait permis à Charles de pouvoir prendre du recul sur cette profession qui avait progressivement pris la direction des consciences humaines en s’appuyant sur le levier bien connu de la peur et de l’ignorance. L’homéopathie, longtemps rejetée comme charlatanisme s’était trouvée par la force des choses, car les amateurs de ce genre de médecine douce devenaient de plus en plus nombreux, intégrée sans vergogne par la médecine de faculté, espérant par cette tardive et hypocrite adhésion encadrer une « spécialité » qui commençait à lui échapper.

Il n’y avait pas de médecin pratiquant l’homéopathie dans la petite ville ou Charles résidait il prit donc consultation au médecin le plus proche en se disant qu’il s’agissait uniquement d’un diagnostic et qu’il aviserait ensuite si le besoin s’en faisait sentir. Le cabinet médical se trouvait coincé entre une boulangerie et un PMU, sport national du département. Il dut attendre deux heures et demie dans une salle d’attente minable qu’un ventilateur poussif aérait partiellement. La femme médecin qui le reçut, après quelques palpations l’envoya faire une échographie de contrôle, après lui avoir effectivement laissé entendre qu’on, se trouvait bien en présence d’une hernie inguinale. Au moment de la rédaction de l’ordonnance qu’elle commençait à remplir avec anti ceci et anti cela Charles eut le tort de lui demander si elle ne pouvait pas y faire figurer des remèdes naturels. De sympathique la femme, une blanche d’une quarantaine d’année le regarda comme s’il était dérangé de l’esprit; elle lui jeta en continuant à écrire
- »Monsieur, vous êtes ici chez un médecin, pas chez un guérisseur, je vous donne les médicaments qui conviennent à votre cas et dont l’efficacité à été largement prouvé. Je vous conseille de les prendre car dans le cas contraire je vous laisse la responsabilité des complications qui pourraient vous arriver. »

Tout ce beau couplet était dit sur un ton sans réplique et c’est sans sourire s’elle raccompagna Charles à la sortie. Sur le pas de la porte de communication Charles l’interrogea
- »quand j’aurai le résultat de l’échographie faut il que je revienne vous voir? »
- »Vous ferez ce que vous voudrez »
Fut la réponse dont Charles du se contenter, se sentant à cette occasion mis au rang d’un caca d’oiseau.
L’échographie pratiquée dans la semaine confirma bien la présence d’une hernie , affection pour laquelle la médecine à laquelle il était obligé de se référer ne connaissait pas d’autre solutions que l’opération. Cette éventualité plongea Charles dans des réflexions intenses sur la signification de tout cela car il n’imaginait pas un jour se trouver face à ce genre de situation. De toute façon il décida d’attendre, la gène occasionnée était intermittente et supportable et il pensa qu’en utilisant les méthodes qu’il avait employé jusqu’à présent pouvoir trouver un remède à ce désagrément . Autre raison de patienter : ils se trouvait en période de fêtes et souhaitait en profiter, d’autant plus venait de passer son premier noël en Guadeloupe avec Bernard sa femme leurs fils et fille adolescents, chez un couple de métro très sympathiques récemment connus : Patricia et François qui habitaient une maison de rêve sur les collines dominants la ville de Goyave.
Charles avait pris la famille au passage, ils arrivèrent ensemble chez leurs amis dans les heures douces, le clair de lune déposait sa lumière sur les agaves de l’entrée, François, chemisette bleue parsemée de fleurs de couleurs vives les attendait et les accompagna sur le chemin ondoyant et pentu qui contourne la maison. Patricia, Grande, belle et blonde, en robe chatoyante à bretelles, sourire aux lèvres les embrassa affectueusement. L’immense pièce de vie en demie cercle s’ouvrait complètement sur l’extérieur. Son éclairage tachait de lumière l’abondante végétation du jardin :multipliants, cocotiers, philodendrons géants, en contrebas, la piscine, allumée de turquoise, finissait le regard; L’hôtesse au milieu de son espace décoré d’un goût exquis les emmena alors vers la grande table de fer forge, parée de ses habits de fête où toute la sensibilité de l’artiste transparaissait. Après avoir déposé les cadeaux près de la cheminée factice, elle les dirigea vers les immenses canapés blancs du coin salon pour l’apéritif composé de pleins de petite choses aux détails soignés. Charles et les autres ne résistèrent pas aux schrub pina colada toasts chauds maison et autres douceurs. Ensuite ce fut le repas exquis et fin. Pendant que les jeunes riaient, émoustillés par le ti-punch au sirop de groseille pays qu’ils avaient chipés avec la complicité de François, les plus grands se racontaient leurs histoire. Au moment du « trou normand » antillais: sorbet citron vert dans un peu de rhum vieux ce fut l’échange des cadeaux, simples, venant du cœur. A la fin du repas au milieu des rires, le digestif sonnait la retraite: variétés locales et métros : sapotes, poires william, rhum arrangé aux mombins le tout accompagne d’une délicieuse pâte de fruit maison entourée de chocolat. Charles avait rarement passé un noël aussi agréable, dans ce cadre enchanteur et d’une exquise délicatesse. Il apprécia à sa juste mesure ce somptueux cadeau du ciel

C’est le lendemain que Marilyne, à qui il pensait souvent repris contact. Comme elle ne lui avait pas donné son numéro il ne pouvait la joindre, ne connaissant ni son nom de famille ni son adresse exacte. Elle demanda à ce qu’ils se rencontrent le jour suivant afin, disait elle d‘approfondir leurs connaissances mutuelle.
Elle arriva chez Charles vers 17 heures, il semblait que ce fut son heure, mais il est vrai qu’e le soleil qui commençait à décliner permettait d’avoir une température plus agréable. Pour l’occasion, elle était vêtu d’une tunique orange, couleur préférée des indiens qui lui descendait aux genoux et d’un pantalon beige de toile légère. Elle savait gardé son turban, pour la raison que Charles connaissait désormais. Il l’accueillit dans son modeste appartement meublé, la fit asseoir, lui offrit un jus d’orange et ils parlèrent;
Cette fois-ci Marilyne n’orienta pas la discussion sur la spiritualité et tout ce qui tournait autour mais essaya de mieux cerner la personnalité de Charles dans la vie courante. Elle examina aussi d’un peu plus près son aspect physique, lui trouva de beaux yeux, de belles mains. Il semblait à Charles qu’elle envisageait désormais une relation sérieuse et voulait s’assurer qu’elle ne se trompait pas. Ils abordèrent les sujets de l’alimentation , lui révéla être gourmande et adorer faire la cuisine pour toute la famille qui semblait il était nombreuse. Elle lui avoua qu’en cette période de traitement chimique ses forces ne lui permettait plus d’entreprendre tout ce qui lui faisait plaisir auparavant. Pour Charles, l’aventure était envisageable, les circonstances de leur rencontre et le haut niveau d’élévation spirituelle allait dans le bon sens. Il est vrai qu’il aurait préféré une femme plus menue mais se dit qu’après la guérison et son nouveau métier de nutritionniste aidant elle pourrait retrouver une taille acceptable. Dire qu’il ressentait un amour fou serait faux, mais il avait des élans de compassion pour cette femme en lutte contre la maladie qui ressemblait bien à de l‘affection et de la tendresse. Il aborda la sexualité, étant habitué à parler sans détour car il pensait que cet élément , bien que n’étant pas primordial pouvait en cas de mésentente générer des problèmes relationnel et conduire à la séparation, il lui dit
- »Marilyne, ne vous offusquez pas mais j’aimerais savoir si physiquement je vous conviens? »
Elle lui dit en se levant;
- »Venez devant moi. »
Elle le prit au épaules, jugeant sa taille par rapport à la sienne et lui dit :
- »Vous me semblez un peu maigre, mais ça pourrait aller très bien »
Il profita de leur proximité pour essayer prendre à la taille mais elle se dégagea :
- »Pas encore . » lui souffla elle dans un sourire.
Charles insista :
- »Je voulais savoir si l’amour physique ne vous effraie pas car vous paraissez tellement sage que je ne sais pas quoi pensez. »
Elle rit de la question et répondit
- »Ne vous fiez pas aux apparences, vous risqueriez d’être surpris. »
Comme elle se trouvait debout elle en profita pour prendre congé. Charles en la raccompagnant fit une petite grimace car une pointe de douleur s’était réveillée :
- »Oh c’est vrai » dit elle en s’excusant, je ne vous ai pas demandé comment vous alliez? »
Charles répliqua que l’opération semblait inévitable selon l’avis du corps médical et bien qu’il pensait ne pas devoir y recourir il s’enquit auprès de Marilyne d ‘une éventuelle connaissance dans le métier de chirurgien a laquelle il pourrait faire confiance.
Après quelques instants de réflexion elle lui dit :
- »J’avais une amie, elle employait volontairement l’imparfait car depuis le début du déclenchement de son cancer mais aussi depuis son changement de cap beaucoup de ses prétendus amis l’avaient laissé choir, une amie très sérieuse et compétente qui opère à la clinique du soleil levant à Jarry vous la trouverez dans l’annuaire , il s’agit de madame Madiara-Sinan. Son cabinet se trouve aux Abymes.
Le renseignement donné elle partit sans se retourner vers sa voiture, lui disant qu’elle reprendrait bientôt contact.
Cette seconde entrevue comblait d’aise Charles, il pensait qu’une liaison durable avec cette femme était désormais envisageable et que son expérience de la solitude ne durerait pas très longtemps désormais. Ce qui lui faisait davantage plaisir c’est que cette rencontre donnait maintenant un sens à sa présence sur cette île dans laquelle il se plaisait de plus en plus. Ce mal être qui l’avait attiré ici n’aurait donc été que pour la rencontre avec cette femme qui convenait parfaitement à ses aspirations spirituelle. Sans s’emballer il envisageait désormais tout ce qui lui serait possible de réaliser, leur évolution commune grâce à l’échange, la rencontre d’une autre culture l’élargissement de son horizon spirituel, tout se présentait bien. Il remarqua que l’œuvre du divin était parfaite surtout lorsqu’on acceptait de suivre la direction ou il souhaitait nous emmener. Il apparaissait pour Charles que cette aventure qui lui arrivait était malgré tout extraordinaire. Se retrouver à plus de sept mille kilomètres de l’endroit où il avait toujours vécu uniquement pour sauver la vie d’une femme qu’il ne connaissait pas. Car il s’agissait bien de cela : Marilyne le sentait bien, elle allait inexorablement vers une mort qu’elle avait programmée, s’étant trouvée incapable de surmonter les expériences qui s’étaient présentées à elle. Il est vrai que son challenge était particulièrement difficile. Néanmoins Charles savait que toute expérience qui nous est présentée est dans le domaine des possibilités de chacun. Toute expérience, même la plus restreinte participe à l’évolution spirituelle de l’individu. Marilyne se trouvait confronté à un défi important mais ce défi était à sa portée et correspondait parfaitement aux aspirations de son esprit. Sa réalisation aurait conduit à un saut majeur dans la compréhension de la vérité, de sa vérité, de l’accélération de la compréhension de sa vie et dans le rapprochement de sa propre connaissance. Il n’était pas trop tard, Charles l’espérait. Il avait été placé là car il savait qu’aucune rencontre n’est le fruit du hasard, pour donner une chance supplémentaire à cette femme d’accéder à la guérison. D’abord de son esprit ce qu’elle avait déjà commencé en changeant d’orientation mais devait continuer en choisissant de se mettre en ménage avec un « blanc » et ainsi braver la tradition familiale. Elle avait espéré ce moment depuis si longtemps et la solitude lui pesait tellement . Seulement voilà, Dieu lui avait demandé un effort supplémentaire dans ce choix. Il lui fallait accepter de vivre avec un métro, ce qu’elle n’avait aucunement envisagé.
Charles en était là de ses réflexions, il ne pouvait plus intervenir, d’ailleurs personne ne peux prendre une décision à la place de quelqu’un d’autre. Il pensait qu’il était au bon endroit au bon moment et que son intuition qu’il avait quelque chose d’important pour lui même à réaliser ici prenait corps.

Charles avait rendre-vous le lendemain pour une partie de pêche avec Ahmed. C’était deux à trois fois par semaine qu’ils se retrouvaient ainsi de bon matin pour une petite partie qui durait jusqu’à huit heure et demie neuf heures car les effets du soleil se faisaient alors sentir un peu trop. Il avait fini par accepter cet maghrébin un peu caractériel, vantard et bavard mais néanmoins sympathique et d’une serviabilité gratuite. Il laissait passer ses habituels discours sur ses exploits amoureux et le remerciant ainsi de l’avoir intégré à la bande qui se réunissait sur les plages pour des bombances mémorables. Comme il y avait beaucoup de représentants de l’enseignement, les échanges étaient agréables et s’accompagnait de randonnées pédestres que les femmes avaient organisées et que Raoul adorait. Non seulement ces randonnées pré pique nique avaient le mérite d’ouvrir l’appétit mais lui faisait découvrir des aspects de la Guadeloupe qu’il n’aurait jamais découverts autrement. La Guadeloupe des chemins de randonnées, on disait ici des « traces » valait bien plus encore que les endroits touristiques habituels. La véritable Guadeloupe s’offrait ainsi à ceux qui
Revenir en haut Aller en bas
http://voiedoree.oldiblog.com
voiedoree

avatar

Nombre de messages : 953
Age : 71
Localisation : Paradis. Saint Pierre
Date d'inscription : 26/10/2007

MessageSujet: Re: pour not'LU - L'opération (Voiedoree)   Lun 19 Nov 2007 - 7:37

ceux qui acceptait de laisser un peu de transpiration pour vraiment dévoiler ses atouts secrets.

C’est à la fin d’une de ces randonnées que Charles vit qu’il ne pourrait plus transiger avec la douleur qui le pliait parfois en deux en bientôt empêcherait toute activité programmée. En réalité, ce que Charles ne comprenait pas c’est que cette mésaventure puisse arriver à lui, lui si avancé sur le chemin spirituel et dont tous les écrits qu’il avait lu et également la voie initiatique qu’il avait empruntée mettaient en évidence les moyens de garder une santé florissante, déjà par l’élévation spirituelle qui, en dégageant le corps émotionnel de certaines impuretés mettait à l’abri de toute mésaventure. Dans le même ordre d‘idée, afin d’améliorer la résistance naturelle de l’organisme , nombre d ’exercices à base de sons, de visualisations de respirations, étaient préconisés, ce que Charles avait toujours suivi avec rigueur. Il ne comprenait donc pas ce qui lui arrivait. Le soir même il employa au cours de ses méditations ce qui lui avait si bien réussi dans le passé pour se mettre à l’abri de ce genre de problème. Il commença par l’affirmation d’une situation dans le présent, ce que d’autre appellent la méthode Coué sans en avoir véritablement compris le sens profond et récita:
- »je suis en bonne santé, je n’ai pas d’hernie« , ceci pendant une bonne dizaine de fois, tout se disant qu’il le répéterait autant de fois dans la journée que c’était nécessaire. Charles pratiqua ensuite des exercices de visualisation ou il se projeta mentalement des images de ses intestins se remettant en ligne. Il essaya un peu plus tard par des inspirations profondes et bloquées de maintenir ses doigts a l’endroit de la douleur, en répétant cette pratique plusieurs fois. Les jours suivants Il essaya pommades, crèmes et autres phytothérapies sans que ces pratiques lui soient d’aucun secours Il se demanda donc ce qu’il avait pu faire pour que ce retour de bâton le frappe si durement, au même titre qu’un citoyen lambda qui ne s’était jamais intéressé aux choses de l’esprit. Qu’avait -t-il donc fait de non conforme à la loi universelle pour être délaissé pour la première fois de sa vie par l’Esprit en qui il avait pourtant une confiance absolue, non pas aveugle mais vérifié tout au long de sa vie par les récompenses émotionnelles et la connaissance qu’il avait pu développer. Il avait pourtant cette fois encore suivi la voie qui semble-t-il lui était destinée, il était sur cette île pour une évolution spirituelle, un rendez-vous avec l’invisible, sans doute pour aider cette femme, Marilyne à se recentrer sur le chemin et vivre ensuite avec elle une évolution initiatique à laquelle il aspirait. Il interrogeait mentalement l’esprit et les seules réponses intuitives qu’il recevait alors étaient :
- »tout est dans l’ordre. »
Il n’empêche qu’il souffrait, autant physiquement que de devoir se livrer pieds et poings liés à , non seulement une médecine qu’il avait si souvent vilipendée
mais également passé son temps à décourager les gens qu’il fréquentait d’employer. Pire encore il devait livrer son corps à la chirurgie qu’il considérait comme la dernière chose à faire sauf en cas de nécessité absolue, car elle porte une atteinte encore plus importante au corps éthérique qui compose chaque être humain.
C’est après une invitation chez Stan qu’il dut refuser qu’il se résolut à appeler la chirurgienne amie de Marilyne çà qui il pensait encore mais ne l’avait pas appelé depuis leur dernière rencontre. Sans doute que les fêtes de fin d’année l’avait occupée plus longtemps que prévue se dit-il. Il emprunta l’annuaire de son propriétaire qui habitait juste au dessus et trouva effectivement madame Suzanna Madiara-Sinan dans la rubrique appropriée. Il tomba sur un répondeur lui demandant de rappeler uniquement le matin entre dix heures et midi. Il était quatorze heure, il lui restait encore un peu de temps pour tenter l’impossible et essayer d’éviter ce qui l’inquiétait de plus en plus. Oui mais voilà, quoi faire?. Toutes les méthodes connues et essayées avaient échouées. Il lui restait bien la solution de la magie locale, mais son esprit repoussait cette solution, la fierté du « métro » l’empêchait de participer aux coutumes locales faites surtout de bains de plantes sur lesquelles Ahmed l’avait abondamment renseigné. Il se décida pour un naturopathe que Bernard connaissait et qui le soulagea de quarante euros pour lui dire qu’il ne possédait pas de solutions de rechange et lui donna des extraits de plantes afin de le tranquilliser.
Le dernier espoir de Charles partit en fumé et le lendemain il appela la chirurgienne qui s’enquit de son problème et lui donna rendez-vous en début de semaine suivante à dix heures trente.
A peine avait-il terminé la conversation que son portable sonnait :
- »Allô, Charles, bonjour, c’est Marilyne, je voulais vous dire que je suis désolé, mais il ne m’est pas possible de me décider actuellement, surtout pour une décision si importante et comme je ne souhaite pas vous imposer le célibat je vous restitue votre engagement moral que vous avez pris envers moi. Je vous souhaite bonne chance dans vos futures recherches. N’hésitez pas à m’appeler si vous avez besoin de moi. »
Charles un peu surpris lui répliqua.
« Marilyne, si c’est votre état de santé qui vous conduit à prendre cette décision sachez que c’est une erreur car je suis persuadé que vous guérirez et je suis prêt à vous accompagner dans votre chemin de guérison. »
«- »Mon état de santé n’intervient pas dans ma décision , répondit-elle, je vous expliquerais plus tard, si nous devons nous rencontrer à nouveau. Au revoir Charles et merci du merveilleux cadeau que vous m’avez fait! »
En fermant son portable Charles se dit que décidément tout allait de travers, il ne comprenait plus à quoi avait servi cette rencontre qui se terminait aussi brutalement et aussi rapidement. Que se passait-il pour qu’il ne puisse plus compter sur ses repères et ces évènements qui le déstabilisait, tôt cela s’ajoutait à l’opération tant redoutée qui allait sauf miracle prochainement intervenir.
Il n’avait plus qu’un sel recours,: lâcher prise, s’abandonner dans les bras du divin et remercier quoi qu’il arrive puisque semble-t-il tout était dans l’ordre.....
Revenir en haut Aller en bas
http://voiedoree.oldiblog.com
voiedoree

avatar

Nombre de messages : 953
Age : 71
Localisation : Paradis. Saint Pierre
Date d'inscription : 26/10/2007

MessageSujet: Re: pour not'LU - L'opération (Voiedoree)   Mar 20 Nov 2007 - 14:37

Bien que le livre fini ne ressemblera sans doute pas à ce qui figure au dessus car des corrections importantes s'imposent, il y a quand même la trame du roman et les idées forces :

-Le rôle des accidents et maladies dans la prise de conscience de sa condition d'être humain

--L'importance de l'attention à accorder aux rencontres

- le poids des mots des intentions des engagements dans le vécu quotidien.
Revenir en haut Aller en bas
http://voiedoree.oldiblog.com
Romane
Administrateur
avatar

Nombre de messages : 91113
Age : 62
Localisation : Kilomètre zéro
Date d'inscription : 01/09/2004

MessageSujet: Re: pour not'LU - L'opération (Voiedoree)   Mar 20 Nov 2007 - 14:41

On peut alors dire que c'est un petit roman qui deviendra un grand roman. Je lis, j'imprime, je mets de côté avec tout le reste ! Merci voiedoree, t'es extra !

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
"Bonjour, je suis Romane, alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane."
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
http://lessouffleursdereve.jimdo.com/
Revenir en haut Aller en bas
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: pour not'LU - L'opération (Voiedoree)   

Revenir en haut Aller en bas
 
pour not'LU - L'opération (Voiedoree)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» pour not'LU - L'opération (Voiedoree)
» Pourquoi Nokia Big Screen n’est pas disponible pour S60 ?
» [INFO]Mise à jour htc dispo pour WP7 2nd génération (Titan / Radar)
» [MOBILEFUN.FR] Test du Mini Clavier Bluetooth AZERTY pour Android sur Génération mobiles
» sdkfz 251/1 pour mon dio " opération barbarossa"

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forums Liens Utiles :: Littérature :: Ecriture :: Jeux d'écriture-
Sauter vers: