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 Vietnam

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Allart



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MessageSujet: Re: Vietnam   Dim 3 Fév 2008 - 14:35

Merci Roméo
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sampang

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MessageSujet: Re: Vietnam   Lun 4 Fév 2008 - 4:12



Le Têt est plus qu'un simple passage à la nouvelle année. Cette plus grande et plus importante fête traditionnelle vietnamienne est la période où la fraternité, le respect mutuel et la joie sont valorisés au sein du noyau familial, et le moment de retrouvailles familiales qui se prépare bien à l'avance.

Si en occident on présente ses vœux à l occasion de la nouvelle année, espérant que celle-ci sera meilleure que la précédente. Au Viet-Nam, de part la tradition du génie du foyer à donner les résultats des actes à l Empereur de Jade, chacun prend conscience de ces faits et gestes, de ces mots à l encontre de…( rapport en fin d année oblige Wink ).

Ainsi pendant cette remise en question, on réalise son comportement et les implications ou l aboutissement… On se doit avant le Têt d avoir réglé des différents nous opposants à certains et surtout aux membres de la famille. Il faut aussi se libérer des dettes, les siennes, et laissez ceux qui nous doivent de l argent tranquilles… Afin que la nouvelle année soit belle pour chacun.


Pour l'occasion, les familles préparent des fleurs, des "banh chung" ( voir dans cuisine) et des fruits et légumes confis pour les amis et la famille à qui l’on va rendre visite. Non sans oublier les âmes revenantes que l'on va couvrir de fleurs et de fruits sur l'autel. Comme le jour du Têt est le jour où on accueille les ancêtres, la maison doit être parfaitement rangée pour rendre le foyer le plus accueillant possible. Le 20ème jour du 12ème mois lunaire, on fait un grand nettoyage du domicile pour ouvrir les travaux préparatoires de la fête, ceci signifie « balayer l'ancien et accueillir le nouveau ».

Pour rendre visite aux proches, la vigilance est de rigueur, car c’est la première personne, à partir du Têt, qui rentre dans la maison qui va donner la chance ou la malchance aux habitants de la maison, et ce pour tout le reste de l'année. Ainsi, une personne riche et respectée apportera le bonheur tandis qu’une personne de basse classe et mal-aimée apportera le malheur. Il est aussi conseiller de ne pas se disputer ce jour là.

Pour les festivités, la décoration de l'habitat est une chose importante. La maison sera protégée contre les mauvais esprits par une branche de pêcher, d'abricotier ou de prunier en fleurs et habillée de rouge et d'or, ces couleurs symbolisant un porte-bonheur. La plupart de ces ornements sont feuilles de papiers rouges avec des inscriptions dorées. Selon la légende, le rouge, couleur agressive, était censé protéger la maison contre un monstre arrivant à chaque nouvelle année. chance.





Durée des festivités

Au Viet-Nam la veille du Nouve lAn et les 3 jours qui suivent sont des jours fériés. Mais dans plusieurs branches d'activité, la fête dure une semaine entière. Les seuls établissements ouverts durant cette période sont les théâtres et les restaurants. La vie économique du pays reprend le 7e jour du Nouvel An, mais l'ambiance festive continue jusqu'à la Fête des Lanternes, au 15e jour du premier mois de l'année.

Tout d'abord, pas de Nouvel An sans pétards. Ceux-ci détonent pratiquement sans discontinuer pendant toute la journée, et de façon sporadique durant une semaine entière.

Selon la légende, une étrange bête féroce, « Nian » ( voir contes et légendes) cherchait à se cacher dans les montagnes éloignées. Elle sortait à la fin de chaque année pour tuer habitants et animaux. Toutefois, elle avait peur de la lumière et du bruit. Aussi pour la faire fuir, au début et à la fin de chaque année, on fait éclater des pétards pour empêcher la bête de sortir de sa cachette.
A l’époque, les anciens se servaient de tiges de bambous. Après les avoir chauffées, ce qui faisait augmenter la pression d’air à l’intérieur des bambous, les tiges s’ouvraient et craquaient. Un peu plus tard, de la poudre a été placée dans les tiges de bambous qui elles-mêmes furent remplacées par du papier. Le troisième jour de l’an, les Vietnamiens feront une fois de plus éclater des pétards et des feux d’artifices. Ce jour là, il n’y a pas de visites. Chacun reste chez soi. Les mains jointes, on se prosterne pour conjurer la malchance et la pauvreté et laisser la place à la richesse et au bonheur.

Les Vietnamiens aiment coller un peu partout dans la maison des messages de bon augure écrits sur du papier rouge. Deux sentences parallèles rédigées en parfaite calligraphie ornent les 2 côtés de la porte d'entrée. La jarre de riz est souvent surmontée d'une pancarte portant les mots "Toujours pleine!". Des offrandes aux différents Génies font partie du rituel du Jour de l'an. On rend hommage aux ancêtres décédés et fête l'arrivée du nouveau Génie du Foyer en plaçant son image dans la cuisine.



Le repas

Il comporte un grand nombre de plats, et certains plats à signification symbolique figurent obligatoirement au menu: le plat appelé "légumes de la longue année" représente l'intelligence; "poulet entier" est censé assurer la santé à tous les membres de la famille , etc. Le réveillon du Nouvel An est à plus d'un titre un dîner absolument à part dans l'année.



L' argent de la chance

Le réveillon se termine toujours par la distribution de "l' argent de la chance ". Les adultes, en particulier les parents et grands-parents, remettent aux enfants des enveloppes rouges contenant de l' argent qui est censé leur apporter la chance durant toute la nouvelle année. Autrefois l' argent du Nouvel An se présentait sous la forme de cent pièces de cuivre liées ensemble, symbolisant l'espoir de vivre jusqu'à cent ans.



La danse du dragon

Dans la culture Vietnamienne le dragon est un animal mythique capable de nager, marcher et voler. Il serait originaire des eaux ce qui explique pourquoi sa peau est faite d'écailles. D'ailleurs, une légende raconte que si une carpe arrive à remonter la chute d'eau appelée "porte du dragon" celle-ci se transformerait en dragon.

Dans la mythologie, il existe 9 dragons : Tianlong le dragon céleste, Shenlong le dragon spirituel, Fucanglong gardien des trésors cachés, Dilong le dragon souterrain, Yinglong le dragon ailé, Jiaolong le dragon des chutes d'eaux, Panlong le dragon des lacs, Huanglong le dragon jaune qui est sorti du fleuve Luo pour apporter l'écriture, et Le Roi dragon.

Contrairement aux Occidentaux, les Vietnamiens considèrent le dragon comme un animal représentant la noblesse, la bravoure et la chance . Après plus de mille ans d'existence, cette danse du dragon conserve toute sa popularité et tout son pouvoir de fascination. Elle peut s'exécuter le jour ou la nuit. Le spectacle nocturne est toujours d'une beauté saisissante. Le dragon utilisé est paré d'une grande variété de couleurs chatoyantes. Il comprend en général de 9 à 12 sections, chacune pouvant atteindre de un à trois mètres de longueur. Tambours et gongs rythment la danse de cet animal mythique tant respecté.

La Danse du Dragon se joue généralement le dernier jour du Festival de la Lanterne. Il faut avoir une dizaine de personnes pour l'exécuter, la taille du dragon mesurant au moins 8 mètres ou même 10, avec plusieurs sections d'un mètre et plus pour chacune. Le dragon est fait de perches de bambou et de tissu de soie, parfois illuminé par des bougies à l'intérieur de son corps. Les exécutants qui tiennent chacun une section font le mouvement d'ensemble, de manière que le dragon monte, descend, tourne, s'enroule ou se déroule gracieusement.

A Paris l année passée...

La Danse du Lion

Elle se jouait traditionnellement entre le 3ème jour et le 5ème jour du Nouvel An lunaire, devant les magasins, pour chasser les esprits malins et apporter la bonne fortune aux propriétaires d'entreprises. A la différence de la danse du dragon, celle du lion est exécutée par une bande de deux joueurs, qui mettent en mouvement la tête, la gueule, les yeux et les oreilles du lion, lors de leurs acrobaties.

Très souvent, les gens qui observent les danses du lion croient qu'ils sont en train de regarder des dragons. Mais la principale différence entre la danse du lion et la danse du dragon est que les danseurs ne sont pas à l'intérieur de l'animal mais ils le tiennent au bout d'un manche.



Au Viet-Nam


Les kumquats commencent à jaunir dans les jardins et les boutons roses des pêchers sortent timidement. D'ici quelques jours, ils seront vendus dans tous les coins de Hanoi. Les plantations de ces deux arbres atteignent leurs pics de fréquentation.

Les Vietnamiens ont pour tradition de décorer leurs maisons durant les jours du Têt et ils pensent que le rose vif de pétales minces des fleurs du pêcher, le jaune des kumquats et le vert des bourgeons apportent le bonheur, la chance pour le Nouvel An. Pour cette raison, les pêchers et kumquats sont les plantes d'ornement préférées.





Le marché aux fleurs de la rue Hang Luoc existe depuis plus de 500 ans. Il n'est ouvert que 7 jours par an, à partir du 23e jour du dernier mois lunaire de l'année. Depuis longtemps, ce marché du Têt est devenu une activité culturelle indispensable des Hanoïens.

Autrefois, chaque année, quand le printemps approchait, les habitants des régions environnantes de la capitale tenaient un marché pour vendre des fleurs et des plantes d'agrément sur un grand terrain (l'actuel marché Dông Xuân) près de la rivière To Lich. Ensuite, ce marché aux fleurs a été transféré plus au Nord proximité d'un tronçon de la rivière. En 1893, on a remblayé ce tronçon et on l'a dénommé rue de la rivière To Lich.
Autrefois, ce marché du Têt proposait essentiellement des fleurs et plantes d'agréments traditionnelles (chrysanthème, œillet, branches de pêcher, glaïeul, gerbera et kumquat…).

Actuellement, on y trouve une plus large variété de plantes cultivées dans les villages floricoles proche de Hanoï mais aussi dans les provinces de Hai Phong, Nam Dinh et jusqu'à Ho Chi Minh Ville et Da Lat. Outre les fleurs traditionnelles, les fleuristes vendent des espèces importées, dont orchidées, poinsettias, anthuriums, népenthès importés (de Chine), des pêchers rouges et abricotiers rouges et blancs (de Taiwan ou du Japon).
Ce marché aux fleurs est devenu un lieu de rencontre des Hanoïens qui viennent ici non seulement pour acheter des fleurs mais aussi pour jouir de la beauté, du parfum des fleurs et aussi de l'ambiance animée qui précède le Têt.




Devise du Têt : "C’est par le bien faire que se crée le bien-être."


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lison

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MessageSujet: Re: Vietnam   Lun 4 Fév 2008 - 4:28

sampang a écrit:
"C’est par le bien faire que se crée le bien-être."

J'aime beaucoup...

Est-ce que tu célèbres toujours cette fête de la même façon, aujourd'hui, avec ta famille ?
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sampang

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MessageSujet: Re: Vietnam   Lun 4 Fév 2008 - 4:45

lison a écrit:
sampang a écrit:
"C’est par le bien faire que se crée le bien-être."

J'aime beaucoup...

Est-ce que tu célèbres toujours cette fête de la même façon, aujourd'hui, avec ta famille ?

Ma famille est dispersée Lison mais je descends chez mes parents la semaine après le Têt pour que nous puissions le fêter tous ensemble( meilleure date pour tout le monde Smile).
Je la fête ici chez nous avec des ami(e)s, bien sûr il nous sera interdit de faire sauter les pétards mais je pense qu avec le bruit qu il y aura, les "méchants " ne pourront pas rentrer Wink.
Le repas sera typiquement vietnamien. On fera des photos avant d entamer les plats pour les déposer ici...
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lison

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MessageSujet: Re: Vietnam   Lun 4 Fév 2008 - 5:03

Oui c'est une très bonne idée pour les photos.

J'ai déjà assisté à la danse du dragon, lors d'une fête chinoise (je ne me souviens plus laquelle), ici à Ottawa. C'était vraiment magnifique, l'ambiance, la musique, les couleurs vives. Ronron et moi prenions des cours de Tai Chi et il a fait une démonstration avec quelques personnes et la prof.


Dernière édition par le Lun 4 Fév 2008 - 5:40, édité 1 fois
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sampang

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MessageSujet: Re: Vietnam   Lun 4 Fév 2008 - 5:29

Toi et Miss You, faites revenir les souvenirs... et c est très bien Smile.

(@ Miss You je ne sais pas pourquoi je n arrive pas à mettre la main sur mon jour de mariage avec cette fameuse robe...AngeR mais je continue de chercher...)

Lison... Mon père ne pouvait pas faire sauter ses pétards autrement que le jour de l An français. Il tenait un restaurant, mais tous les clients savaient qu à minuit pile, il serait au carrefour avec son gros sac de pétards.( je crois qu il n y avait que Maman pour penser que l année d avant avait été la dernière ). Le marchand de farces et attrappes serait à son balcon en criant : "ils viennent de chez moi ! ". Les filles du bar de nuit seraient toutes dehors ( regrettant de ne pas avoir de ptite laine...) et la patronne de la discothèque feraient sortir ses clients. Il n était pas peu fier mon père ...
Plusieurs jours auparavent ( en cachette de Maman qui tous les ans disait que c était la dernière fois...) nous allions mon père et moi acheter des pétards en face de chez nous. Nous étions très pros au niveau de la compta, lui mettait un gros morceau de la somme et moi je complètais avec mes pourboires.
Il fallait donc des mitraillettes, ce sont des tous petits pétards, attachés les uns aux autres, qui ne font pas trop de bruit. Mon père me donnait du gros fil et du bolduc ( le ruban plat souvent de couleur que l on prend pour envelopper les cadeaux ). J allais cacher tout cela dans ma chambre et j attachais. Petites mitraillettes seules sur à peu près 1 mètre 50. Puis sur les mitraillettes, je rajoutais des petits pétards de cinq cms. Donc : tac-tac-tac-tac-tac, puis tac-tac-tac-tac-tac-TAC. Et ce sur 2 mètres. Puis au lieu d espacer les petits pétards de 10 cms, je les rapprochais. tac-tacTAC-tac-tac-TAC. Puis au bout de 5 mètres, j accrochais des pétards un peu plus gros tous les 10 cms ça commençait à bien donner : tac-tac-TAC-tac-TAC-tac-tac-TAC-tac-TAC. Et puis au bout d un mètre à un mètre 50 au lieu d en mettre un, j en accrochais deux : tac-tac-TAC-tac-TAC-TAC. Mon père commençait à rire sachant que bientôt ça serait une fumée sans fin qui allait arriver. On commençait tous à tousser. ça sentait le souffre à plein nez. Je riais de voir Maman me demander : " il a mis son vieux pantalon Papa ? ". A cela je répondais qu il ne devait pas avoir eu le temps. Et Maman soupirait en disant "oh c est pas vrai qu il va encore brûler celui là". Et puis l apothéose arrivait avec ce que l on appelait des "mamouths" genre ceux là :

Et là dans une fumée sans nom, nous ne voyons plus mon père. Parfois on l apercevait en train de sauter... ( son pantalon prenait feu avec de toutes petites étincelles...), les mamouths arrivaient !!!

J ai retrouvé trois photos... elles datent de janvier 1981 ...

J ai apporté le sac, tiens la ficelle, prête à la donner à mon père dès son arrivée:



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lison

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MessageSujet: Re: Vietnam   Lun 4 Fév 2008 - 6:10

Malheureusement on ne le pratique plus.

Les pétards, ça me rappelle mon enfance, on avait les mêmes. À ce que je vois, ton père a gardé son coeur d'enfant...

Changement de propos, chaque été on célèbre une fin de semaine avec un thème, avec nos enfants et leurs ami(e)s, celà depuis 12 ans et il y a quatre ans le thème était la Chine. Et le samedi soir, c'est moi qui offre le souper et en plus les gens doivent être cortumés.

Voici le costume que je portait:

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sampang

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MessageSujet: Re: Vietnam   Lun 4 Fév 2008 - 7:18


La légende du Nian


Qu'est-ce que le nian ? C'est un animal imaginaire qui porte malheur. Il descend de ses montagnes la veille du nouvel an pour trouver de la nourriture. Il mange les animaux domestiques et même les humains et tout le monde fuit devant lui. Quand le nian arrive, les arbres se fanent, les feuilles s'éparpillent et l'herbe ne pousse plus. Dès qu'il est parti, tout ce qui vit se développe et les fleurs s'épanouissent. Comment faire pour que l'animal s'en aille ?
Selon une légende, il y avait dans l'antiquité un animal étrange et particulièrement féroce avec des cornes sur la tête, nommé nian. L'animal vivait au fond de la mer et mettait pied à terre à la veille du Nouvel An pour dévorer le bétail et les gens. Chaque année, par conséquent, les villageois emmenaient les vieillards et les enfants dans les montagnes désertes pour y fuir la férocité de l'animal.
Une veille du Nouvel An, un mendiant âgé arrive au village, une canne à la main, un sac à l'épaule, à la barbe blanche et aux yeux brillants. Une vieille dame de l'est du village l'a persuadé de fuir le nian dans les montagnes. Le vieux monsieur éclate de rire, la main à la barbe : "Si Madame me permet de rester une nuit chez vous, je chasserai l'animal".
A minuit, le nian entre dans le village. S'apercevant que dans la famille de la vieille dame à l'est du village, des papiers rouges ont été collés à la porte et que la maison est particulièrement éclairée, l'animal se jette sur la maison en poussant un cri sauvage. Près de la porte, tout d'un coup s'élèvent des sons pif ! paf ! dans la cour. Pris de frissons des pieds à la tête, l'animal se sauve à toutes jambes. En effet, le nian a peur du rouge, des flammes et des détonations.
Le lendemain, le 1er janvier, les réfugiés sont rentrés au village. Voyant que tout est intact, ils se ruent vers la famille de la vieille dame et ils voient des papiers rouges à la porte, des bouts de bambous qui émettent encore des sons pif ! paf ! dans la cour et quelques bouts de bougies encore en train de brûler dans la maison ...
Fous de joie, les villageois changent d'habit et de chapeau pour célébrer l'avènement du bon augure et vont présenter leurs félicitations à leurs parents et amis. L'affaire est rapidement connue dans les villages voisins. On connaît ainsi la façon de chasser le nian.
Désormais, une fois à la veille du Nouvel An, toutes les familles collent des papiers rouges parallèles à la porte, tirent des pétards, allument des bougies toute la nuit et restent éveillées jusqu'au lever du soleil. Au petit matin du nouvel an, on va se souhaiter la bonne année dans les familles. Les visites que l'on se fait le jour du nouvel an avaient à l'origine pour but de se féliciter d'avoir empêché le nian de venir.
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sampang

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MessageSujet: joindre   Lun 11 Fév 2008 - 1:51

Alors je te mets le menu Lison :
Apéritif à base d alcool de riz, salade tonkinoise, salade de fleurs de banane,banh Têt, nems, porc laqué, poulet bambou-champignons-minis maïs, riz nature ou cantonnais et salade de fruits.

Salade de fleurs de banane aux crevettes:



Porc laqué :



Poulet légumes :



Pour les recettes tu attendras un peu , certains sont à la maison et d autres reviennent demain ( pour manger les restes ...). Il me faut un peu de temps

La table :



( en fait une table et une porte )

Voilà pour ce soir
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sampang

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MessageSujet: Re: Vietnam   Mer 13 Fév 2008 - 10:56

Nous avons eu la chance dimanche matin en allant chez Tang de voir le défilé :





et ça a bien pété Wink :












La Thailande était là aussi :



L autel des ancêtres bien sûr :





Toute une communauté en fête :



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MessageSujet: Re: Vietnam   Mar 19 Fév 2008 - 14:55

Le premier moustique


" Il n'existait pas dans tout le pays, de fille plus jolie que Nhan Diep. Nombreux étaient les jeunes gens des environs et même de loin qui la souhaitaient pour femme, mais Nhan Diep, très consciente de sa beauté, repoussait l'un après l'autre tous ses prétendants. Elle rêvait qu'un jour un beau mandarin passerait par là et l'emmènerait dans sa maison, où elle vivrait dans le luxe et l'abondance. Mais comme le temps passait et qu'aucun mandarin ne se présentait, elle fini par épouser le jeune paysan Ngoc Tam ; elle savait en effet qu'il l’aimait de tout son cœur et qu'il exaucerait ses moindre caprices. Ngoc Tam était si heureux qu'il eût volontiers porté sa femme sur ses deux mains. Nhan Diep n'avait même pas à lever le petit doigt ; son mari, au petits soins pour elle, s'occupait de tout dans la maison. Il faisait jusqu'à jusqu'à la cuisine et à la vaisselle. Et la moindre piécette qu'il réussissait à épargner, il la transformait aussitôt en cadeau pour sa femme adorée. Mais Nhan Diep n'était toujours pas satisfaite. Son âme insatiable réclamait sans cesse de nouvelles choses, tant et si bien que ce mécontentement perpétuel finit par la rendre malade et qu'elle en mourut.
La mort de son épouse frappa Ngoc Tam comme la foudre. Tout un jour et toute une nuit il resta assis au chevet de la défunte, versant des larmes brûlantes. Il alla jusqu'à refuser d'enterrer son corps. Il préféra le porter dans sa barque, où il le couvrit de fleurs. Puis il se laissa glisser avec lui au gré de la rivière. Eperdu de douleur, il ne mangeait plus, ne dormait plus, mais ne faisait que de pleurer et se lamenter.
Le troisième jour, Ngoc Tam était si faible qu'il n'avait plus la force de gouverner sa barque. Celle-ci finit par s'échouer en un endroit peu profond, sur une rive où poussaient quelques rares fleurs et des mauvaises herbes. Ngoc Tam mit pied à terre pour aller cueillir des fleurs fraîches, et se retrouva face à un noble vieillard appuyé sur un bambou. Sa chevelure et sa barbe avaient la blancheur du coton, mais son vissage rayonnait de jeunesse et ses yeux brillaient comme des charbons ardents.
Ngoc Tam compris qu'il avait devant lui l'Esprit du Sud, dont on dit qu'il connaît les vertus des plantes, qu'il peut guérir les malades et même ramener les défunts à la vie. Le mari éploré se jeta à terre devant le Génie et l'implora avec désespoir : " ô puissant Esprit, daigne m'écouter ! Arrache à l'amertume du chagrin, ramène à la vie mon épouse bien-aimée ! "
Le vieillard ordonna à Ngoc Tam de se relever et dit : " Tu viens d'émettre un funeste souhait, malheureux. Demande-moi plutôt autre chose. Je connais la noblesse de ton cœur et ta générosité sans bornes. Deviens mon élève, afin d'apprendre à soulager ceux qui souffrent. Il s'agit d'une tâche digne des meilleurs ! " Mais Ngoc Tam fit la sourde oreille aux beaux discours du Génie. Il n'avait qu'un seul et unique souhait, et supplia tant et plus qu'il soit exaucé
Finalement, le vieillard se laissa fléchir. Il accompagna Ngoc Tam jusqu'à sa barque et lui dit : " Si tu veux éveiller ta femme du sommeil éternel, offre-lui trois gouttes de ton sang. Mais réfléchis bien, tu pourras le regretter un jour ! "
Sans hésiter, Ngoc Tam tira son couteau et s'entailla un doigt. Puis il fit tomber un peu de sang sur les lèvres de la morte. A l'instant où la troisième goutte la toucha, les joues livides de la jeune femme reprirent leurs couleurs, elle ouvrit les yeux et murmura avec étonnement : " Ah je viens de faire un étrange rêve !"
"Ce n'était pas un rêve femme ! " déclara l'Esprit du Sud. " Ton âme avait déjà franchi le grand fossé qui sépare le monde des vivants du royaume des morts. Seul l'immense amour que te porte ton époux a pu te ramener à la vie. Sache-le : toute femme doit respect et obéissance à son mari, mais toi en outre, tu lui es redevable de la vie ! Ne l'oublie jamais.
Puis le vieillard se retourna vers l'heureux homme : " Je te souhaite un bonheur éternel, mais je ne crois pas à la reconnaissance des hommes. Souviens-toi : Si un jour ta femme venait à te trahir, réclame-lui ce que tu lui as donné ! " Cela dit, il disparut.



Transporté par une joie inexprimable, Ngoc Tam installa sa femme dans la barque et se mis à ramer pour rentrer chez eux. Nhan Diep se fit raconter ce qui s'était passé, puis elle abaissa ses longs cils sur ses beaux yeux en amande." Crois-moi chéri, je n'oublierai jamais ce que je te dois ! " promit-elle. Ngoc Tam, modeste, fit un petit geste de la main. " Le principal est que nous soyons de nouveau ensemble ! " déclara-t-il d'une voix émue.
Vers le soir ils atteignirent une ville. Ngoc Tam arrima sa barque à la berge et se rendit au marché pour acheter de quoi manger. A peine était-il parti qu'une grande jonque vint s'amarrer juste à côté de la barque où Nhan Diep était assise. Le propriétaire, un riche marchand, fut aussitôt séduit par la belle jeune femme et il l'invita à prendre une tasse de thé sur son bateau. " Tu peux aussi admirer les étoffes de soie et de brocart que j'ai à bord, ma beauté ", proposa-t-il. " Peut-être qu'un coupon te plaira. "
Nhan Diep ne refusa pas longtemps. Et tandis qu'elle était assise à boire du thé, le marchand fit hisser les voiles et l'emmena.
Ngoc Tam, à son retour, trouva la barque vide. Il courut en tous sens sur la berge, affolé, cherchant sa femme, quand un pêcheur lui apprit ce qui était arrivé. Alors il sauta vite dans sa barque et se mit à ramer de toute ses forces pour rattraper la jonque. Mais celle-ci, bien sûr, était déjà loin.
Un mois entier, le malheureux mari chercha sa femme. Un jour, enfin, il aperçut la jonque dans le port : Nhan Diep se tenait sur le pont, vêtue de brocard et de soie. L'existence qu'elle menait lui plaisait tant, qu'elle avait oublié son époux depuis longtemps. Et quand elle le vit surgir devant elle, amaigri et en haillons, une ombre de contrariété passa sur son visage.
" Quand donc décideras-tu à me laisser en paix ? " cria-t-elle. " Crois-tu sérieusement que j'ai pu éprouver le moindre plaisir à épouser un pauvre idiot comme toi ? Je possède enfin tout ce dont j'ai rêvé ma vie durant. Et toi, je ne veux plus jamais te revoir ! "
Alors Ngoc Tam comprit pour la première fois qu'elle ne l'avait jamais aimé. L'avertissement du Génie lui revint en mémoire, ainsi que son ordre. Aussi déclara-t-il lentement : " Je veux bien exaucer ton souhait, mais tu me dois trois gouttes de sang. Rends-les moi, et tu ne me verras plus jamais ! " " S'il ne t'en faut pas plus ! "riposta Nhan Diep avec un rire satisfait. Heureuse de se débarrasser à si bon compte de son mari, elle tira une épingle à cheveux de sa coiffure compliquée et s'en piqua le doigt. Mais à peine avait-elle laissé tomber trois gouttes de sang que le sortilège du Génie avait perdu son pouvoir, et elle s'effondra sur le sol raide morte.
Mais même dans la mort, l'âme de Nhan Diep ne put trouver l'apaisement. Elle était tellement obsédée par son désir de richesses qu'elle se transforma en un petit insecte, et donna ainsi naissance au premier moustique. Sous cette forme, elle espérait en effet pouvoir reprendre à Ngoc Tam ses trois gouttes de sang et redevenir la belle Nhan Diep.
Depuis ce temps les moustiques ont proliféré sur la terre entière, et leur soif de sang dure encore de nos jours. "
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MessageSujet: Re: Vietnam   Mar 19 Fév 2008 - 15:34

Mis à part le frisson en voyant les pattes de la bestiole, je me suis régalée à la lecture du conte. J'y trouve toujours une certaine poésie, pour ne pas dire une poésie certaine. Et puis toujours riche d'enseignements.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
"Bonjour, je suis Romane, alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane."
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
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MessageSujet: Re: Vietnam   Mar 19 Fév 2008 - 16:12

Romane a écrit:
Mis à part le frisson en voyant les pattes de la bestiole, je me suis régalée à la lecture du conte. J'y trouve toujours une certaine poésie, pour ne pas dire une poésie certaine. Et puis toujours riche d'enseignements.

Romane, j avais fait soft... regarde Wink :
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MessageSujet: Re: Vietnam   Lun 25 Fév 2008 - 3:29





A QUI CONFIER SON AME…





Dans le Golf du Tonkin, un Sampang voguait au gré des vents et des courants… Il quittait le Nord. Il avait laissé quelques années auparavant la ville d Hanoi celle que l on appelle " La laborieuse".

Il y repensait de temps à autres, croisant une image ou une odeur la lui rappelant. Il n avait pas de tristesse, pas de rancœur de sa vie dure d avant. Il avait tant appris en la côtoyant ! Chaque plaie avait été là pour lui apprendre comment réparer et surtout se souvenir, pour ne plus avoir à en souffrir. Il avait pris l eau pourtant le long de ces récifs, dans la baie d Along. Sur des montagnes rocheuses plus grosses et plus costaudes que lui, il s était déchiré… fracassé…
Aujourd hui, il descendait doucement vers la Mer de Chine…
On lui avait parlé d une ville un peu plus bas. D une ville dont on avait mille choses à dire après qu on l ai eue traversée : Hué « La poétique ». Il n avait jamais accosté et s était toujours débrouillé pour charger et décharger grâce aux petits bateaux marchands... Puis un jour, il entendit dans un souffle : « Va ! Va voir, arrête-toi là-bas et regarde. Il y a une diversité étonnante. Il y a tant et tant dans cette ville ! Il y a même quelque un qui sera là pour te guider au cas où tu t égarerais ». Poussé par un joli vent du Sud, qui sentait bon le lilas, il se décida.





Quelle surprise pour lui ! Il y en avait des choses à voir et à entendre ! On pouvait partager et échanger toute sa cargaison ! Vider les calles, se ressourcer. Rêver en regardant tant de beauté et de diversités. Engranger de nouveau. Il regarda de loin la ville. Hué était belle, semblait l accueillir. Hué, ville des lettrés et des poêtes. Il aperçut le guide sur l embarcadère de bambou. Il était là debout, lui faisant des signes, comme si il l attendait. Il se présenta un peu à lui et se laissa guider. Il rencontra toutes sortes de choses. Des mots qui voguaient comme lui. Certains de désespérances en espoirs, mais de tant de souffrances connues, qu il pouvait déchiffrer leur chagrin. D autres remplis de tant d Amour qu il faisait auprès d eux toujours doux et beau et ils se sentaient si bien à leurs côtés. Des questionnements laissés en surface, flottaient, interpellants ici et là, laissant autant de chance de comprendre les voyages des autres. Il rencontra des paysages merveilleux venus d ailleurs. Certains sampangs étaient remplis d images. Ils arrivaient d autres terres et ramenaient avec eux des mondes merveilleux. Il se lança et se surpris à aimer lui aussi croiser auprès d eux...
D autres sampangs étaient là. Ils portaient toute la journée de lourdes charges de sable.
Les sampaniers les remplissaient toute la journée. Ils leur fallait travailler dur pour gagner assez afin de pouvoir être refaits à neuf et reprendre le voyage. Ils pensaient qu en peinant, ils rachèteraient leurs erreurs d avoir tant dériver au point de s être cassés de toutes parts. Les voyant ainsi éprouvés, le Sampang leur dit : « Peut-être devriez-vous réparer la coque plutôt que d écoper… Vous serait-il possible de concevoir autrement vos voilures et de les réparer. J ai quelques fils à vous donner si cela peut vous aider… ».
Les autres sampangs le regardèrent… Un échangea des propos disgracieux à son égard. Le guide regardait cela de loin… Quand le Sampang voulu s expliquer de sa démarche, on l insulta. Alors le guide intervint, non pas pour dire qu on venait de manquer de respect pour la deuxième fois au Sampang, mais pour couper court à toute discussion… Le Sampang se sentit dans l obligation de se justifier de ses propos, et dû expliquer son malheureux voyage dans la baie d Along et de ses propres réparations, comme pour prouver sa légitimité de donner des conseils, son avis… Grâce à cela il pu se faire comprendre de l autre sampang et il en était heureux. Que c était bon de constater que si l on n acceptait pas tout, du moins on comprenait. Quelle joie ! L écueil qui avait provoqué cette blessure de part et d autre était maintenant bien loin. Parce que justement, on les avait laissé tous deux s expliquer.
Le Sampang hésita de s aventurer plus loin… La rivière des parfums, à deux sources : l une avec ses 55 cascades magnifiques et grandioses, une autre avec 14 cascades dangereuses. Il se soigna avec les herbes médicinales qui la bordaient. Il en humait les odeurs et elles le pénétraient comme un souffle nouveau.
Alors il pris part de plus belle à la réflexion des mots et des questions. Il remonta la rivière…
Le matin, il y avait toujours le bonjour du soleil. Une chaleur, une douceur… Le Sampang attendait aussi, bien sûr, cette ronde de lueurs qui arrivait aussi et s amalgamait. Il aimait à les voir et à les entendre. Tout était joyeux. Chacun y allant de son mot pour l autre. Et puis il y avait des sampangs qui naviguaient par deux. Quand ils arrivaient s était l effusion . Tout débordait de partout ! Le bonheur, l Amour, la gaieté, l attention pour les autres… Pas qu une effusion non, une fusion…
Un ange tout blond survolait la rivière… Pensait-il que chacun ici était bon ? Il ne voyait comme la plupart, pas le mal. S imaginait-il qu il pouvait confier ses mots au guide ? Il le crut et c est-ce qu il fît…Comment penser que le guide l enverrait tout droit dans le ravin ? Comment serait-il possible qu elle lui retourne ses mots dans le sens qui l arrangeait ? Etait-il possible que celui dont la fonction est de guider, celui qui se doit d être objectif et modéré par rapport à ce qu il te présente, puisse le trahir ? Etait-on passé de l autre côté du fleuve sans s en rendre compte ? Les cascades furent dégringolées à une vitesse vertigineuse, emportèrent avec elles beaucoup ce jour là… Par magie, les mots qui circulaient se volatilisaient. Aucun n atteignait la rive. Ballottés en un court moment dans un sens et dans un autre, puis dans un tourbillon coulaientt aussi vite qu ils étaient apparus. Il ne resta sur l eau aucune trace de tout cela…Les personnes restées sur les rives sentaient-elles que cette mini tornade avait tout emporté ? Etaient -elles conscientes de ce gâchis ? Elles ne sauraient sans doute jamais ce qui s était réellement passé. On vit le guide, seul, se débattre au loin, au large… Quand il revint, on le tira hors de l eau, on pris soin de lui, on lui dit tout le bien que l on pensait de lui, lui qui avait essayé de sauver tout le monde… Ce que personne n avait vu, lui avait-on raconté, c est le fil accroché au pied du guide… et qui le tenait solidement accroché à un rocher sur la rive… Le guide n aurait donc jamais pu être emporté par les flots brusques de cette cascade… ?! Il ne pu y croire...
Le Sampang réfléchit longtemps… Qu'était-ce donc cette ville où l’on ne pouvait parler librement ? Plus précisément où l on ne pouvait être en opposition ou en désaccord avec le guide ? C’est vrai qu'en d'autres temps, des bonzes s’étaient immolés ici même pour revendiquer ce droit d’exister, de pouvoir dire, d’être libres.
Il ne savait plus quoi penser. Il avait besoin d’un temps à la réflexion. Il décida de nettoyer un peu sa coque et ses voilures. Il fut surpris de voir, pas d’imaginer, mais bien de voir, un bout du fil qui s’était pris dans sa quille. Alors, on ne lui avait pas menti. L’histoire du fil à laquelle il ne croyait pas était pourtant bien réelle. Il ramassa précieusement ce petit bout de fil : souvenir de ce qui n’aurait jamais dû être.
Comment s éloigner de Hué ? Comment quitter ce lieu où l'on a tant aimé être ? Pourquoi partir ? Simplement parce que l'on aurait peur du guide ? Juste parce que l'on ne pourrait plus dire ce qu'on veut comme on veut ? Non, rien de tout cela. Naturellement parce que le goût d’y être sonne faux, de plus en plus, de jour en jour. L envie n est plus la même, aujourd hui… Il y manque la sincérité, le goût du vrai… même l erreur est belle quand elle est reconnue…
Seulement parce que dans le sud du pays, se nomme une grande ville « Ho Chi Minh Ville » : l'insouciante. On y rit et on y pleure comme des enfants. On aime les choses vraies et simples, les petits bonheurs.
Le Sampang gonfla ses voiles, glissa doucement dans l’estuaire du fleuve et aperçut la Mer de Chine. Il se retourna et dit au revoir à Hué. La remercia pour son accueil, ses monuments, ses gens, ses sampangs, les parfums de ses plantes médicinales et ses mots…
Alors qu’un sourire éclairait son étrave, il entendit une voix lui dire : « Tu le savais déjà, mais d’autres ici l’ont aussi compris. Ne confie pas ton âme quand tu ne connais pas la personne à laquelle tu te dis. Quand tu fais confiance, tu prends le risque d’être déçu, parce que tu prends le risque d’être trahi. »
Le Sampang filait droit devant lui, une brise soufflait généreusement dans ses voiles, une question cependant était restée en suspens : au Viêt-Nam la plupart des gens étaient bouddhistes. Ce pays était-il une secte ?
chinois
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Jayshree

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MessageSujet: Re: Vietnam   Jeu 3 Avr 2008 - 19:16

Très belle photos... j'ai eu plaisir de te lire...
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Allart

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MessageSujet: Re: Vietnam   Dim 13 Avr 2008 - 23:21

Encore!!! feu chinois
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MessageSujet: Re: Vietnam   

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