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 Poésies d'un instant ou de toujours

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francoisdalayrac

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MessageSujet: Poésie d'Oc   Mar 26 Juin 2007 - 14:11

André Maynard, le troubadour du siècle dernier, le chantre de de la civilisation occitane qui fut la plus brillante d'Europe dans un moyen âge marécageux, brisée, laminée, génocidée par l'invasion des troupes papales et royales de France, noyée sous le rouleau compresseur des barons / barbares du Nord, les Franchimands commandés par ce sinistre psychopathe de Simon de Montfort.

Je ne résiste pas au plaisir de vous livrer l'un de ses poèmes consacré au bucher de Montségur, 210 brûlés vifs par la sainte inquisition au son du veni creator. L'horreur commise au nom d'un dieu d'amour n'est pas une invention moderne. Grâce à cette belle action, Louis IX devint saint louis.

La brûlure

C'est fini, dans les airs flotte une odeur atroce!
Le silence des morts enserre le vieux pog
Les corbeaux attirés par ce funeste roc
Attendent vainement le gibet ou la fosse.

C'est fini, rarement vainqueur fut plus féroce
De cette horrible guerre où meurt le Pays d'Oc
Le laboureur des monts va reprendre le soc
Car le printemps revient, insensible et précoce...

Mais vous, sombres aïeux, vous qui fûtes les purs
Dont les noms lumineux sont inscrits dans l'azur
De ce Tabor secret qui, sans répit, nous hante

Du fond de ce passé qui n'eut pas de pardon
Vous nous avez légué votre brûlure ardente
Que nous portons en nous comme un cuisant brandon.

André Maynard


Les livres d'histoire ne le racontent pas aux enfants.
Mais le pays lui n'a pas oublié que l'histoire de France à commencé par un génocide.
Et si vous avez l'occasion, allez à Montségur. Hors saison de préférence. Sinon il va vous falloir subir de stupides guides.
Allez y au printemps. Là haut, sur le pog, seul, au milieu des murailles de ce chateau solaire... Vous verrez.
Lieu magique.
Mais prévoyez quand même de bonnes chaussures.

François
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francoisdalayrac

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MessageSujet: Re: Poésies d'un instant ou de toujours   Lun 16 Juil 2007 - 17:58

LA DESIRADE.

J'ai ma trentaine qui se penche à sa fenêtre
Je veux tout voir et tout vouloir et tout connaître
Je veux m'éclater dans le vent comme un nuage
Ebouriffé, au bout d'un rêve ou d'un voyage
Je veux déchiffrer la folie dans ses grimoires
Etre apprenti-sorcier, bouffon, rimeur de foire
Je veux danser des poésies tentaculaires
Me déchirer , me divulguer ou me mystère
Je veux tout prendre et tout te donner fille femme
Savoir vivre seul mais debout, perdre mon âme
Pour trois fois rien , une amitié ou un sourire
Je veux pouvoir tricher renier et me maudire

La Désirade
C'est trente berges sur la rive
Comme un nuage à la dérive
La Désirade
A la moitié de mon chemin
C'est un bras d'honneur au destin

Je ne veux t'aimer qu'en des contrées de nomades
Et ne bâtir que des prisons d'où l'on s'évade
Je veux le droit à l'inutile à la paresse
Je veux les hommes en liberté et en tendresse
Je veux le rythme d'un tam-tam mégalomane
Je veux la braise du plaisir où l'on se damne
Je veux marcher sans avenir et sans mémoire
Je veux toucher le bout du bout du dérisoire
Je veux l'alcool et la fumée de l'éphémère
Je veux chanter toute ma vie des nuits entières
J'ai ma trentaine qui se penche à sa fenêtre
Je veux tout voir et tout vouloir et tout connaître

La désirade
C'est mon nuage dans la tête
Mon idée fixe, mon gadget
La désirade
La superflue, la Nostalgique
C'est mon nuage de musique
De Musique !
LA DESIRADE ...


Joan Pau Verdier

Il eut une heure de gloire dans les années soixantes dix. C'était l'époque où je courais gadarem lou larzac et volem viure al païs.

La langue occitane avait droit de citée, à nouveau, enfin!

On croyait à la poésie et l'argent n'était pas encore une valeur en soit. On pouvait faire l'amour, on avait pas le VIH. c'était le temps de peace and love, faites l'amour pas la guerre et j'en passe.

Bon, la langue occitane a encore ses poètes. Verdier en est.

François
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francoisdalayrac

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MessageSujet: Re: Poésies d'un instant ou de toujours   Lun 16 Juil 2007 - 17:59

http://joanpauverdier.free.fr/

Pour en savoir plus sur ce garçon.

François
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meley

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MessageSujet: A une passante - Baudelaire   Mer 9 Jan 2008 - 3:27

A une passante

La rue assourdissante autour de moi hurlait.
Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
Une femme passa, d'une main fastueuse
Soulevant, balançant le feston et l'ourlet ;

Agile et noble, avec sa jambe de statue.
Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
Dans son oeil, ciel livide où germe l'ouragan,
La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.

Un éclair... puis la nuit ! - Fugitive beauté
Dont le regard m'a fait soudainement renaître,
Ne te verrai-je plus que dans l'éternité ?

Ailleurs, bien loin d'ici ! trop tard ! jamais peut-être !
Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
Ô toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais !



Juste pour le plaisir...
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Allart

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MessageSujet: Re: Poésies d'un instant ou de toujours   Mer 9 Jan 2008 - 15:31

Je crois corrigez moi si je me trompe que ce texte de Baudelaire a inspiré Georges Brassens pour cette chanson.
J'adore les deux!

Les passantes


Je veux dédier ce poème
A toutes les femmes qu'on aime
Pendant quelques instants secrets
A celles qu'on connait à peine
Qu'un destin différent entraîne
Et qu'on ne retrouve jamais

A celle qu'on voit apparaître
Une seconde à sa fenêtre
Et qui, preste, s'évanouit
Mais dont la svelte silhouette
Est si gracieuse et fluette
Qu'on en demeure épanoui

A la compagne de voyage
Dont les yeux, charmant paysage
Font paraître court le chemin
Qu'on est seul, peut-être, à comprendre
Et qu'on laisse pourtant descendre
Sans avoir effleuré sa main

A la fine et souple valseuse
Qui vous sembla triste et nerveuse
Par une nuit de carnaval
Qui voulu rester inconnue
Et qui n'est jamais revenue
Tournoyer dans un autre bal

A celles qui sont déjà prises
Et qui, vivant des heures grises
Près d'un être trop différent
Vous ont, inutile folie,
Laissé voir la mélancolie
D'un avenir désespérant

Chères images aperçues
Espérances d'un jour déçues
Vous serez dans l'oubli demain
Pour peu que le bonheur survienne
Il est rare qu'on se souvienne
Des épisodes du chemin

Mais si l'on a manqué sa vie
On songe avec un peu d'envie
A tous ces bonheurs entrevus
Aux baisers qu'on n'osa pas prendre
Aux cœurs qui doivent vous attendre
Aux yeux qu'on n'a jamais revus

Alors, aux soirs de lassitude
Tout en peuplant sa solitude
Des fantômes du souvenir
On pleure les lèvres absentes
De toutes ces belles passantes
Que l'on n'a pas su retenir
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http://undatalethe.free.fr/
Vilain
Nain de Jourdain
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MessageSujet: Re: Poésies d'un instant ou de toujours   Mer 9 Jan 2008 - 21:29

je souscris..sauf que les paroles ne sont pas de Brassens....
Citation :
Georges Brassens

Les passantes

Paroles: Antoine Pol. Musique: Jean Bertola



Gaga
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meley

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MessageSujet: Mon rêve familier   Jeu 17 Jan 2008 - 15:59

Mon Rêve familier

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime,
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.

Car elle me comprend, et mon coeur transparent
Pour elle seule, hélas ! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.

Est-elle brune, blonde ou rousse ? --Je l'ignore.
Son nom ? Je me souviens qu'il est doux et sonore
Comme ceux des aimés que la Vie exila.

Son regard est pareil au regard des statues,
Et pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues.



Verlaine 1866 Poémes Saturniens
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BloodyMary
Appelez-moi Nivéa
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Localisation : Sous ma peau... Peut-être.
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MessageSujet: Re: Poésies d'un instant ou de toujours   Jeu 17 Jan 2008 - 16:12

Ce poeme me conforte dans l'idée qu'il n'y a rien de meilleur que les "vieilleries"...
Merci Mel' de nous le remettre sous les yeux celui-là. Wink
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meley

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MessageSujet: Re: Poésies d'un instant ou de toujours   Jeu 17 Jan 2008 - 16:13

Eh de rien, JolyBloody! J'aime me replongé chez les grands! Ca fait du bien! Wink
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antillaise

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Localisation : Sur le chemin de la route ;-)
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MessageSujet: Re: Poésies d'un instant ou de toujours   Jeu 17 Jan 2008 - 16:56

Quel délice !

J'aime beaucoup Verlaine, beaucoup. Mon côté saturnien sans doute.

Anti
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Laconfiture
Palala
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Localisation : Lyon
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MessageSujet: Re: Poésies d'un instant ou de toujours   Ven 18 Jan 2008 - 17:18

Pardce que on est chez monsieur Baudelaire, je me permets de laisser un de mes préférés, si ce n'est mon préféré. Le cygne, surtout pour la deuxième partie, qui est à mes yeux un chef d'oeuvre monumental, une grande colonne dont on ne voit pas la fin.


Le cygne.
à V. Hugo


I

Andromaque, je pense à vous ! Ce petit fleuve,
Pauvre et triste miroir où jadis resplendit
L’immense majesté de vos douleurs de veuve,
Ce Simoïs menteur qui par vos pleurs grandit,

A fécondé soudain ma mémoire fertile,
Comme je traversais le nouveau Carrousel.
Le vieux Paris n’est plus (la forme d’une ville
Change plus vite, hélas! que le cœur d’un mortel) ;

Je ne vois qu’en esprit tout ce camp de baraques,
Ces tas de chapiteaux ébauchés et de fûts,
Les herbes, les gros blocs verdis par l’eau des flaques,
Et, brillant aux carreaux, le bric-à-brac confus.

Là s’étalait jadis une ménagerie ;
Là je vis, un matin, à l’heure où sous les cieux
Froids et clairs le Travail s’éveille, où la voirie
Pousse un sombre ouragan dans l’air silencieux,

Un cygne qui s’était évadé de sa cage,
Et, de ses pieds palmés frottant le pavé sec,
Sur le sol raboteux traînait son blanc plumage.
Près d’un ruisseau sans eau la bête ouvrant le bec

Baignait nerveusement ses ailes dans la poudre,
Et disait, le cœur plein de son beau lac natal :
« Eau, quand donc pleuvras-tu ? quand tonneras-tu, foudre ? »
Je vois ce malheureux, mythe étrange et fatal,

Vers le ciel quelquefois, comme l’homme d’Ovide,
Vers le ciel ironique et cruellement bleu,
Sur son cou convulsif tendant sa tête avide,
Comme s’il adressait des reproches à Dieu !


II

Paris change ! mais rien dans ma mélancolie
N’a bougé ! palais neufs, échafaudages, blocs,
Vieux faubourgs, tout pour moi devient allégorie,
Et mes chers souvenirs sont plus lourds que des rocs.

Aussi devant ce Louvre une image m’opprime :
Je pense à mon grand cygne, avec ses gestes fous,
Comme les exilés, ridicule et sublime,
Et rongé d’un désir sans trêve ! et puis à vous,

Andromaque, des bras d’un grand époux tombée,
Vil bétail, sous la main du superbe Pyrrhus,
Auprès d’un tombeau vide en extase courbée ;
Veuve d’Hector, hélas ! et femme d’Hélénus !

Je pense à la négresse, amaigrie et phtisique,
Piétinant dans la boue, et cherchant, l’œil hagard
Les cocotiers absents de la superbe Afrique
Derrière la muraille immense du brouillard ;

À quiconque a perdu ce qui ne se retrouve
Jamais, jamais ! à ceux qui s’abreuvent de pleurs
Et tettent la Douleur comme une bonne louve !
Aux maigres orphelins séchant comme des fleurs !

Ainsi dans la forêt où mon esprit s’exile
Un vieux Souvenir sonne à plein souffle du cor !
Je pense aux matelots oubliés dans une île,
Aux captifs, aux vaincus !… à bien d’autres encor !
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Scapinocchio de la Mancha

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MessageSujet: Poésies d'un instant ou de toujours   Mer 30 Jan 2008 - 14:09

Regarde bien, petit
Paroles et musique Jacques Brel
1968


Regarde bien petit
Regarde bien
Sur la plaine là-bas
À hauteur des roseaux
Entre ciel et moulins
Y a un homme qui vient
Que je ne connais pas
Regarde bien petit
Regarde bien

Est-ce un lointain voisin
Un voyageur perdu
Un revenant de guerre
Un montreur de dentelles
Est-ce un abbé porteur
De ces fausses nouvelles
Qui aident à vieillir
Est-ce mon frère qui vient
Nous dire qu'il est temps
D'un peu moins nous haïr
Ou n'est-ce que le vent
Qui gonfle un peu le sable
Et forme des mirages
Pour nous passer le temps

Regarde bien petit
Regarde bien
Sur la plaine là-bas
À hauteur des roseaux
Entre ciel et moulins
Y a un homme qui vient
Que je ne connais pas
Regarde bien petit
Regarde bien

Ce n'est pas un voisin
Son cheval est trop fier
Pour être de ce coin
Pour revenir de guerre
Ce n'est pas un abbé
Son cheval est trop pauvre
Pour être paroissien
Ce n'est pas un marchand
Son cheval est trop clair
Son habit est trop blanc
Et aucun voyageur
N'a plus passé le pont
Depuis la mort du père
Ni ne sait nos prénoms

Regarde bien petit
Regarde bien
Sur la plaine là-bas
À hauteur des roseaux
Entre ciel et moulins
Y a un homme qui vient
Que je ne connais pas
Regarde bien petit
Regarde bien

Non ce n'est pas mon frère
Son cheval aurait bu
Non ce n'est pas mon frère
Il ne l'oserait plus
Il n'est plus rien ici
Qui puisse le servir
Non ce n'est pas mon frère
Mon frère a pu mourir
Cette ombre de midi
Aurait plus de tourments
S'il s'agissait de lui

Allons c'est bien le vent
Qui gonfle un peu le sable
Pour nous passer le temps

Regarde bien petit
Regarde bien
Sur la plaine là-bas
À hauteur des roseaux
Entre ciel et moulins
Y a un homme qui part
Que nous ne saurons pas
Regarde bien petit
Regarde bien

Il faut sécher tes larmes
Il y a un homme qui part
Que nous ne saurons pas
Tu peux ranger les armes

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
Imprimé par nos soins. Ne pas jeter sur la voie publique.
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Romane
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MessageSujet: Re: Poésies d'un instant ou de toujours   Mar 2 Fév 2010 - 1:24

Feuilletant ce beau livre d'anthologie bilingue de la poésie espagnole, je tombe sur cette perle, que je partage avec vous.

Après avoir parlé

Luis Cernuda

Tu ne sais garder le silence
Sur ton amour. Cela importe-t-il
Aux autres ? Tu en jouissais
En silence ; en silence aujourd'hui

Souffre, mais ne dis rien.
L'amour est une essence
Qui se corrompt quand on en parle
Dans le silence il vient au monde,

Du silence il se nourrit,
Dans le silence il s'ouvre
Comme une fleur. N'en parle pas ;
Supporte-le en toi, mais tais-toi.

S'il doit mourir, meurs avec lui ;
S'il doit vivre, vis avec lui.
Entre mort et vie, tais-toi ;
Car il n'admet aucun témoin.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: Poésies d'un instant ou de toujours   Mar 2 Fév 2010 - 1:40

C'est effectivement très beau, Ro. Et même très au-delà du beau.
Merci du partage.
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Romane
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MessageSujet: Re: Poésies d'un instant ou de toujours   Jeu 4 Fév 2010 - 0:23

Singulière beauté, génie audacieux
Hors du cours naturel des astres et des cieux,
Etna d'amour qui fais au sein de tes glaciers
Et de tes marbres blancs s'enflammer des brasiers ;

Clair soleil de beauté, lumière de l'esprit,
Ame heureuse enfermée en écrin de cristal,
Guide aimanté des mers et merveille inouïe,
Rivale du soleil, de la lune fanal ;

Miracle de l'auteur de la terre et des cieux,
Bienfait de la nature et bien le plus parfait,
Précieuse Lucinda où ma lumière est prise,

Ton éclat est de neige et ta force de feu ;
Paradis du regard et supplice de l'âme,
Donne-moi des raisons d'écrire et de souffrir.

Lope de Vega

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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gérard hocquet

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MessageSujet: Re: Poésies d'un instant ou de toujours   Jeu 4 Fév 2010 - 10:42

Voilà une Lucinda qu'avait de la chance.
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MessageSujet: Re: Poésies d'un instant ou de toujours   

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