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 Robbe Grillet

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AuteurMessage
francoisdalayrac

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MessageSujet: Robbe Grillet   Mar 4 Mar 2008 - 11:05

Il est mort. Ca a fait moins de bruit que le gagnant de la staracaca...

Bon, j'éteins une télé que je n'ai pas allumée et je vais le relire.

François
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Romane
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MessageSujet: Re: Robbe Grillet   Mar 4 Mar 2008 - 14:59

http://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Robbe-Grillet



Son site bibliographie : http://aix1.uottawa.ca/~cmilat/bibliographie.html

Robbe-Grillet en vieux dégueulasse





«L’ouvrage n’étant pas massicoté, il est préférable, pour l’ouvrir, d’user d’un instrument plutôt que de son doigt.»
Enveloppé d’un blister, avec cet avertissement collé sur sa couverture blanche, l’ouvrage sentait le soufre. Au Sélect, l’attachée de presse de Fayard —allure Catwoman, lunettes noires, imper sombre— m'avait glissé Un roman sentimental.
Le dernier Robbe-Grillet. Un érotique ! La critique allait en faire ses choux gras, parler de Sade ou de Bataille. Les plus férus évoqueraient les délires machiniques de Locus Solus, le chef-d’œuvre de Raymond Roussel, un des inspirateurs du Maître.

Le volume avait l’apparence prometteuse des livres interdits que j’achetais dans certaines librairies louches de Pigalle, comme les inoubliables Mémoires du baron Jacques (où le héros déflore de jeunes garçons avec le squelette de sa mère). En habitué de la littérature interdite, je sais que le majeur ne doit pas servir de coupe-papier ; on préfère le glisser ailleurs.

Pour agir, je n’avais rien sur moi, pas même un canif. Impatient de feuilleter ce «conte de fées pour adultes», dixit ARG,j’en écartai comme je pus quelques pages, en remontant le boulevard du Montparnasse.
Et je lus d’abord ceci : «Le couvercle, d’environ un mètre cinquante sur cinquante centimètres, qui occupe ainsi du haut en bas la face antérieure de la boîte, est maintenant clos par un énorme ruban rouge carmin scintillant, noué en rosette, selon l’usage impératif concernant tout paquet-cadeau.»
J’avoue que j’étais à la fois déçu et rassuré. Pourquoi tant de blister ? Je venais de reconnaître la prose impavide, digne du degré zéro de l’écriture, celle du Voyeur et de La jalousie.

Toujours marchant, avec l’index pour changer, je cherchai un autre passage du roman. Et tombai sur : «Quant à Christina, dont la langue n’a pas léché avec le même soin la poitrine d’Agathe, elle est mise à califourchon sur un chevalet de bois dur, à l’arête supérieure aiguë… » Cette fois-ci, pas de doute, on était vraiment dans la débauche la plus chic, le livre de cul smart. Je persévérai dans le métro. «Puis c’est au tour de la chatte rousse…» «Elle a seulement l’entrejambe d’un rose trop vif…» «Tout de suite après, elle entend le fouet qui claque sur la chair des deux autres filles…»

Chez moi, je m’emparai d’un coupe-papier pour dévoiler entièrement Le roman sentimental. En 239 séquences, des tableautins lestes y déroulent une panoplie de fantasmes que les films de Robbe-Grillet, jusqu’à Gradiva, ont abondamment exploités. Les confidences de Catherine, son épouse, en ont confirmé la réalité grâce à des mises en scène et des tableaux vivants. Aux exégètes de débarquer !

P.S. : Alain Robbe-Grillet, je l’ai vu en chair et en os (il était seulement moustachu), pour la première fois en mars 1960 et l’ai croisé depuis. L’instant était solennel, presque historique : j’assistai à l’alliance du Nouveau Roman et de Tel Quel.
C’était l’apparition publique de la revue. Son baptême. Avec des camarades du lycée Louis–le-Grand (dont Jacques-Alain Miller, futur gendre de Lacan), nous avions une modeste publication, Les Cahiers libres de la jeunesse, qui contribua à organiser la soirée. Robbe-Grillet pavoisait à la tribune, entre Sollers et Hallier. Les débats furent confus. Un jeune romancier ne cessa de titiller les défenseurs de l’avant-garde. C’était Bertrand Poirot-Delpech !

Source : http://lettres.blogs.liberation.fr/sorin/2007/10/robbe-grillet-e.html

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