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 Arrête de râler !

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almalo

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MessageSujet: Arrête de râler !   Lun 24 Mar 2008 - 20:33

Arrête de râler !





Arrête de râler. Ils en ont de bonnes, eux.
D’abord, je ne râle pas, je m’exprime. Je ne râle pas, je communique. Ils pensent que je râle, que je me plains. C’est tout le contraire.
Ils ne comprennent rien et ils s’en fichent éperdument. Moi je reste là, avec mes doutes, mes angoisses, et eux ne voient pas plus loin que le bout de leur nez.
J’en ai marre, tiens. Quand ils verront mon échec, ils ne pourront que constater et enfin ouvrir les yeux.
Oui, c’est ça, quand j’aurai tout raté, ils verront, tous, qui je suis réellement. Ils cesseront de me féliciter pour ce que je ne suis pas et ils s’apercevront la supercherie que je vis depuis tant d’années.

Oh là là, ce que j’ai la trouille, moi. Mais c’est pas possible d’avoir si peur, quand même.

Ce n’est qu’un jeu, une broutille, je ne vais pas en mourir. Mais qu’est-ce que j’ai peur.
Et ça, ils ne le comprennent pas.
Alors quand je veux leur dire ce que je ressens, ils pensent que je râle, encore, et ils ne m’écoutent pas. Ils m’entendent, ils compatissent, ils ont une pitié sincère envers moi. Mais me comprendre, ça non.
Pourtant, je n’arrête pas de leur faire comprendre que je ne suis pas à ma place, que ce n’est pas moi, que je ne sais même pas ce que je veux. Quand je le leur dis, ils ricanent et me regardent bizarrement d’un air de dire « mais si, tu sais ».
Ben non, je ne sais pas. Mais alors pas du tout. Et plus ça va, moins je sais.

Et voilà, j’ai le ventre qui se noue. J’ai mal au bide et je n’ai nulle part pour me soulager dans cet immense couloir. Bon sang, mais qu’est-ce que je fiche ici, moi. Je devrais être partout ailleurs, sauf ici.

Après tout, je ne viens pas d’ici, je ne suis pas de ce monde-là. Des pédants suffisants, nombrilistes et vantards, qui savent tout, ont tout vu et connaissent tout. Et moi, je suis ridicule avec ce tailleur qui me comprime le ventre. Ce n’est pas moi, et ils veulent que je sois la meilleure dans cet accoutrement de guignol. Tout ça pour plaire à la galerie, pour « faire de l’effet » au jury, comme dit maman. Non mais sans blague, faire de l’effet. Ah ça, ils vont avoir un effet, oui, ils vont tomber de leur chaise à force de rire quand ils vont me voir entrer dans la salle.
Et ça me confirme que je ne suis pas à ma place ici. S’il faut s’habiller en pingouin pour être la meilleure, alors autant s’engager dans un cirque ou je ne sais quoi. Mais là, j’ai déjà un trac pas possible, et ma tenue n’arrange rien. Je me suis encore une fois laissée embobiner par ma mère, et je vais encore m’en mordre les doigts.
Arrête de râler. Heureusement qu’ils ne sont pas là, ils en auraient pour leur argent. Oui, je râle, mais là j’ai de quoi, non mais c’est vrai.

Oh là là ce que j’ai mal au ventre. Et en plus j’ai un besoin pressant. Non mais c’est pas vrai, je le fais exprès, ou quoi ?

C’est toujours comme ça quand je suis au pied du mur, j’ai toujours un besoin pressant. Même si j’y suis allée dix fois avant de partir, cinq fois en arrivant ici, et deux fois depuis que j’ai répété dans cette salle. Mais là, j’étais toute seule. C’est toujours mieux, quand je suis seule. Pas de jugement, pas de pitié, rien que moi. Mais là, c’est trop tard, je le sais, il faut que j’arrête d’y penser. Et que j’arrête de râler, ils ont sans doute raison.
Mais quand même, on me force à faire tout ça alors que c’est une vaste mascarade ! Ils ne se sont jamais demandé si j’en avais réellement envie…Ils ne se sont jamais dit que je n’en étais pas capable. Et je sais, moi, que je n’en suis pas capable. Mais ça, allez leur dire, ils sont bouchés et ne voudront rien entendre, comme d’habitude.
Après, on dira que je me plains, encore, et que je choisis la solution de facilité. C’est ça, oui, la facilité. S’ils pensent que ce que je m’apprête à faire est facile, ils se mettent le doigt dans l’œil jusqu’au coude, oui. Mais ça, ils ne s’en préoccupent pas. Ils ont décrété que j’étais douée, alors je suis douée. Mais moi je sais que ce n’est pas vrai. Peut-être que je pourrais l’être, si j’étais moins flemmarde, oui. Mais là, je sais que je vais direct au casse-pipe, en souriant et en tendant la joue gauche, en plus.

Oh non. Oh non non non. C’est à moi, l’autre a fini. C’est pas vrai, mais c’est pas vrai, qu’est-ce que je fais là, moi. Bon, il faut que j’entre, sinon je ne vais faire qu’empirer les choses.

Non mais regardez-les. On les croirait sortis d’un film de 1930, en noir et blanc, sans le son et avec des têtes d’enterrement. Qu’est-ce que je fais là moi, mais qu’est-ce que je fais là ! Pourtant, je l’ai bien voulu, aussi. Mais ce n’est pas ma faute. Je me suis laissée embobiner, j’ai voulu les croire tous subjectifs qu’ils sont à la maison. Et je suis là, dans la gueule du loup, prête à me faire dévorer sans fleurs ni couronnes.
Une médaille ? Est-ce que j’ai une médaille ?
C’est quoi, cette question ? C’est un piège, c’est ça. Ils prétendent que le concours est ouvert à tous, genre la culture est pour tout le monde même pour les bas-fonds, et ensuite ils vous tranchent la gorge à peine arrivé dans l’antre. Un piège. Ben non, je n’ai pas de médaille. Est-ce que ça fait de moi une ratée ?
Je n’ai pas marqué de point, là. Leur visage s’est encore plus refermé si encore c’est possible, et ils ne parlent plus du tout. Un petit signe de tête.

Ce n’est plus un ventre que j’ai, c’est un tartare en bouillie. Un esprit invisible me broie l’estomac, c’est ça, l’endroit est hanté.

Bon, quand faut y aller, faut y aller, hein. C’est vrai, quoi, ils ne vont quand même pas réussir à me déstabiliser, il m’en faut plus à moi. Non parce que quand on est une râleuse professionnelle comme moi, on est blindé contre toutes les attaques.
Je ne dois pas être si râleuse que ça, finalement.
Bon. Je pose mes mains moites sur le clavier, ma partition est là mais je n’en ai pas besoin, tout à l’heure j’ai joué par cœur. Je suis tellement douée que je ne sais jouer que par cœur, alors ça va être du gâteau.
C’est quoi, au fait, le début ?
Ils me regardent toujours. Mon Dieu, faites un petit miracle pour moi, je vous en prie, je vais me liquéfier sur place. Ou une énorme catastrophe, le bâtiment de ce Conservatoire maudit qui s’effondre, un membre du jury qui s’écroule d’une crise cardiaque, je ne sais pas moi.
Oui, j’y vais, j’y vais.

Oh tiens, ça va mieux. Je joue, mes doigts se délient sur les touches blanches et noires, je suis la meilleure, je sens que je vais leur faire une forte impression, là.

Quoi, déjà ? Mais j’ai à peine joué trois pages et il m’en reste treize. C’est pas possible, ils ne peuvent pas m’arrêter maintenant, après tout ce que je viens de vivre, j’ai le droit de continuer !
Bon, d’accord.
J’avais raison, donc. J’avais raison de râler. J’avais raison de ne pas y croire.
Vous prendrez des cours de piano, si toutefois vous parvenez à franchir les épreuves de solfège éliminatoires, qu’ils m’ont dit.
Je prends des cours de piano depuis dix ans, et je me fais renvoyer balader comme ça, après trois pages. Pas assez difficile comme morceau, qu’ils ont dit. Je le savais, j’en étais sûre.
Ah ça, ils vont en faire une tête quand je vais leur annoncer.

Et qu’ils ne me disent pas que je râle, là. Non, je ne râle pas.
J’exulte. Je jubile. J’ai une excellente raison de râler.
J’avais raison.

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monilet
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MessageSujet: Re: Arrête de râler !   Ven 11 Avr 2008 - 13:01

Bonne analyse psychologique avec rebondissements finaux.
Quand même un tout petit peu trop, à mon goût, de "mais qu'est-ce que je fais là, moi ?"
Je dirais : je me fais envoyer balader.

lecture intéressante, alma.
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Romane
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MessageSujet: Re: Arrête de râler !   Ven 11 Avr 2008 - 16:42

Excellent thème !! La trouille au ventre, parfaite, on saisit cette fébrilité comme si on était dans la peau du personnage. Le tailleur, le tartare en bouillie, tout y est, la pression monte, et surtout la chute est fantastique.

Sur le plan écriture, je dirais : supprime la plupart des "mais" en intro de phrases, il y en a trop. Pas tous, ne laisse que les judicieux, ôte tous les autres.

Dans le début du texte, trois répétitions du verbe comprendre, il faudrait en changer deux, pour éviter la redite.

Le mode pensée est très bien, dans ce texte. Il s'agit vraiment de l'expression naturelle qu'on emploie quand on pense, c'est vraiment bon, ça fonctionne.

J'adore te lire, m'dam' !

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
"Bonjour, je suis Romane, alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane."
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
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almalo

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MessageSujet: Re: Arrête de râler !   Ven 11 Avr 2008 - 18:17

Moni, Ro, merci.bisou
Je ferai les changements dès que possible.
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almalo

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MessageSujet: Re: Arrête de râler !   Lun 14 Avr 2008 - 15:03


Nouvelle mouture.

Arrête de râler !



Arrête de râler. Ils en ont de bonnes, eux.
D’abord, je ne râle pas, je m’exprime. Je ne râle pas, je communique. Ils pensent que je râle, que je me plains. C’est tout le contraire.
Ils ne comprennent rien et ils s’en fichent éperdument. Moi je reste là, avec mes doutes, mes angoisses, et eux ne voient pas plus loin que le bout de leur nez.
J’en ai marre, tiens. Quand ils verront mon échec, ils ne pourront que constater et enfin ouvrir les yeux.
Oui, c’est ça, quand j’aurai tout raté, ils verront, tous, qui je suis réellement. Ils cesseront de me féliciter pour ce que je ne suis pas et ils s’apercevront la supercherie que je vis depuis tant d’années.

Oh là là, ce que j’ai la trouille, moi. C’est pas possible d’avoir si peur, quand même.

Ce n’est qu’un jeu, une broutille, je ne vais pas en mourir. Mais qu’est-ce que j’ai peur.
Et ça, ils ne le comprennent pas.
Alors quand je veux leur dire ce que je ressens, ils pensent que je râle, encore, et ils ne m’écoutent pas. Ils m’entendent, ils compatissent, ils ont une pitié sincère envers moi. Mais me comprendre, ça non.
Pourtant, je n’arrête pas de leur faire comprendre que je ne suis pas à ma place, que ce n’est pas moi, que je ne sais même pas ce que je veux. Quand je le leur dis, ils ricanent et me regardent bizarrement d’un air de dire « mais si, tu sais ».
Ben non, je ne sais pas. Et puis alors pas du tout du tout. Et plus ça va, moins je sais.

Et voilà, j’ai le ventre qui se noue. J’ai mal au bide et je n’ai nulle part pour me soulager dans cet immense couloir. Bon sang, mais qu’est-ce que je fiche ici, moi. Je devrais être partout ailleurs, sauf ici.

Après tout, je ne viens pas d’ici, je ne suis pas de ce mode-là. Des pédants suffisants, nombrilistes et vantards, qui savent tout, ont tout vu et connaissent tout. Et moi, je suis ridicule avec ce tailleur qui me comprime le ventre. Ce n’est pas moi, et ils veulent que je sois la meilleure dans cet accoutrement de guignol. Tout ça pour plaire à la galerie, pour « faire de l’effet » au jury, comme dit maman. Non mais sans blague, faire de l’effet. Ah ça, ils vont avoir un effet, oui, ils vont tomber de leur chaise à force de rire quand ils vont me voir entrer dans la salle.
Et ça me confirme que je ne suis pas à ma place ici. S’il faut s’habiller en pingouin pour être la meilleure, alors autant s’engager dans un cirque ou je ne sais quoi. J’avais déjà un trac pas possible de m’embarquer là-dedans, alors ma tenue n’arrange rien. Je me suis encore une fois laissée embobiner par ma mère, et je vais encore m’en mordre les doigts.
Arrête de râler. Heureusement qu’ils ne sont pas là, ils en auraient pour leur argent. Oui, je râle, mais là j’ai de quoi, non mais c’est vrai.

Oh là là ce que j’ai mal au ventre. Et en plus j’ai un besoin pressant. C’est pas vrai, je le fais exprès, ou quoi ?

C’est toujours comme ça quand je suis au pied du mur, j’ai toujours un besoin pressant. Même si j’y suis allée dix fois avant de partir, cinq fois en arrivant ici, et deux fois depuis que j’ai répété dans cette salle. Sauf que tout à l’heure, j’étais toute seule. C’est toujours mieux, quand je suis seule. Pas de jugement, pas de pitié, rien que moi. Pourtant là, c’est trop tard, je le sais, il faut que j’arrête d’y penser. Et que j’arrête de râler, ils ont sans doute raison.
Quand même, on me force à faire tout ça alors que c’est une vaste mascarade ! Ils ne se sont jamais demandé si j’en avais réellement envie…Ils ne se sont jamais dit que je n’en étais pas capable. Et je sais, moi, que je n’en suis pas capable. Mais ça, allez leur dire, ils sont bouchés et ne voudront rien entendre, comme d’habitude.
Après, on dira que je me plains, encore, et que je choisis la solution de facilité. C’est ça, oui, la facilité. S’ils pensent que ce que je m’apprête à exécuter est facile, ils se mettent le doigt dans l’œil jusqu’au coude, oui. De toute façon, ils ne se préoccupent pas de ce que je peux dire. Ils ont décrété que j’étais douée, alors je suis douée. Et moi je sais que ce n’est pas vrai. Peut-être que je pourrais l’être, si j’étais moins flemmarde, oui. Mais là, je sais que je vais direct au casse-pipe, en souriant et en tendant la joue gauche, en plus, s’il vous plaît.

Oh non. Oh non non non. C’est à moi, l’autre a fini. C’est pas vrai, mais c’est pas vrai. Bon, il faut que j’entre, sinon je ne vais faire qu’empirer les choses.

Non mais regardez-les. On les croirait sortis d’un film de 1930, en noir et blanc, sans le son et avec des têtes d’enterrement. Pourtant, je l’ai bien voulu, aussi. Mais ce n’est pas ma faute. J’ai voulu les croire, tous subjectifs qu’ils sont à la maison. Et je suis là, dans la gueule du loup, prête à me faire dévorer sans fleurs ni couronnes.
Une médaille ? Est-ce que j’ai une médaille ?
C’est quoi, cette question ? C’est un piège, c’est ça. Ils prétendent que le concours est ouvert à tous, genre la culture est pour tout le monde même pour les bas-fonds, et ensuite ils vous tranchent la gorge à peine arrivé dans l’antre. Un piège. Ben non, je n’ai pas de médaille. Est-ce que ça fait de moi une ratée ?
Je n’ai pas marqué de point, là. Leur visage s’est encore plus refermé si encore c’est possible, et ils ne parlent plus du tout. Un petit signe de tête.

Ce n’est plus un ventre que j’ai, c’est un tartare en bouillie. Un esprit invisible me broie l’estomac, c’est ça, l’endroit est hanté.

Bon, quand faut y aller, faut y aller, hein. C’est vrai, quoi, ils ne vont quand même pas réussir à me déstabiliser, il m’en faut plus à moi. Non parce que quand on est une râleuse professionnelle comme moi, on est blindée contre toutes les attaques.
Je ne dois pas être si râleuse que ça, finalement. Je ne suis pas blindée du tout. Et c’est maintenant que je m’en rends compte. C’est malin.
Bon. Je pose mes mains moites sur le clavier, ma partition est là mais je n’en ai pas besoin, tout à l’heure j’ai joué par cœur. Je suis tellement douée que je ne sais jouer que par cœur, alors ça va être du gâteau.
C’est quoi, au fait, le début ?
Ils me regardent toujours. Mon Dieu, faites un petit miracle pour moi, je vous en prie, je vais me liquéfier sur place. Ou même une énorme catastrophe, le bâtiment de ce Conservatoire maudit qui s’effondre, un membre du jury qui s’écroule d’une crise cardiaque, je ne sais pas moi.
Oui, j’y vais, j’y vais.

Oh tiens, ça va mieux. Je joue, mes doigts se délient sur les touches blanches et noires, je suis la meilleure, je sens que je vais leur faire une forte impression, là.

Quoi, déjà ? Mais j’ai à peine joué trois pages et il m’en reste treize. C’est pas possible, ils ne peuvent pas m’arrêter maintenant, après tout ce que je viens de vivre, j’ai le droit de continuer !
Bon, d’accord.
J’avais raison, donc. J’avais raison de râler. J’avais raison de ne pas y croire.
Vous prendrez des cours de piano, si toutefois vous parvenez à franchir les épreuves de solfège éliminatoires, qu’ils m’ont dit.
Je prends des cours de piano depuis dix ans, et je me fais envoyer balader comme ça, après trois pages. Pas assez difficile comme morceau, qu’ils ont dit. Je le savais, j’en étais sûre.
Ah ça, ils vont en faire une tête quand je vais leur annoncer.
Et qu’ils ne me disent pas que je râle, là. Non, je ne râle pas.
J’exulte. Je jubile. J’ai une excellente raison de râler.
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