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 De la croyance de l’école sur l’échec scolaire...

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Diego Ortiz



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MessageSujet: Une fleur à ton blason   Dim 20 Avr 2008 - 14:05

Je me suis délecté à la lecture du récit que nous a fait notre ami Vic d'une aventure en trois épisodes, sur dix jours seulement. En tant que collègue de notre explorateur engagé, je crois même pouvoir dire que l'expérience pourrait s'arrêter là :

Citation :

Monsieur conclut :
- Alors, si mon fils n’apprend pas à l’école, c’est qu’il a tout dans sa famille, qu’il y est trop heureux !

Vic :
- Je lui propose de réfléchir à cette idée [pour que nous en parlions la prochaine fois !]

J'espère que tu aimes les glaces, l'ami ! Alors tu vas te régaler...

En effet, l'essentiel du travail a été fait, et en majeure partie par la famille elle-même, tandis que le thérapeute s'abstenait autant que possible de se définir comme l'expert des "problèmes de Jean-Baptiste", tels qu'ils avaient été définis par "Sa maîtresse [qui] se demande s’il ne le fait pas exprès pour lui tenir tête, mais elle conseille tout de même à sa mère de venir nous consulter, nous les psys."

Dans son intervention finale, Vic propose encore une réflexion et le projet de se rencontrer encore une prochaine fois, ce qui laisse la porte ouverte à une suite de travail commun, même si je persiste à croire qu'un premier chapitre de l'histoire a été conclu avec maestria, et je trouve qu'il a tout à fait raison, puisque d'une main de maître il est parvenu à la fois à tenir le sujet (issu de la demande initiale) et l'esprit d'un processus créatif et ouvert.

Je constate, comme je le suspectais, que Vic et moi partageons largement nos positions éthiques, méthodes et postulats de départ, en particulier celui de la compétence des familles et de la nécessité d'aider celle-ci à prendre connaissance d'elle-même afin d'évoluer dans un monde où

Citation :
Vic, Mer 9 Avr - 18:15
L’institution scolaire fabrique ses propres analyses sur l’échec scolaire et les réformes permettant de l’endiguer.

...et si cette formulation peut indisposer certains enseignants, qu'ils soient ici suppliés de ne pas se sentir mis en cause, car il est tout aussi vrai que l'institution psychiatrique fabrique ses propres analyses sur la soi-disant pathologie familiale et les traitements permettant de la soigner. On peut multiplier cette constatation pour une multitude d'autres institutions qui forment le tissu de notre société, et je trouve que Vic a bien raison de préciser

Citation :
[...] que le titre même de ce fil peut engendrer chez nos amis enseignants une certaine incompréhension alors qu’il ne s’agit nullement de ma part ici de méconnaître leur travail mais plutôt de parler du mien.

A leur intention, je resitue mon propos. Ce fil a pour objet de présenter le travail qui peut se faire au sein des consultations médico-psychologiques pour enfants. Dans cet exemple de Jean-Baptiste, j’essaie de démontrer que ce qui fait frein pour cet enfant à l’apprentissage de la lecture et de l’écriture en classe peut avoir affaire avec une dynamique affective familiale particulière et que notre métier est d’aider à ce que celle-ci évolue vers un mieux-être plutôt que de se cristalliser autour de « l’échec ». Bien sûr, le problème de cet enfant peut être lu de différentes façons et nous ne prétendons à aucune vérité autre que la réalité psychologique qui se joue devant nous à un moment donné. Aussi, quand je parle de croyance de l’école sur l’échec scolaire et des solutions qu’elle met en œuvre pour y remédier, mon propos n’est pas de critiquer ce qui se fait de l’intérieur de l’école car je sais bien qu’il s’y fait beaucoup, avec beaucoup d’efforts et de conscience professionnelle, mais de dire que pour les familles, la chose scolaire prend un sens particulier, qui lui appartient et qui « habille » la scolarité de leurs enfants quoiqu’il se passe réellement dans l’école. Chaque famille a une croyance sur l’école. Une façon de la penser, de s’y confronter.

Je crois que tu en as parfaitement réussi la démonstration, Vic. Et je suis particulièrement sensible à tes analyses, non seulement parce que je suis convaincu que nous autres thérapeutes avons entre autres pour travail d'aider les familles à trouver leurs repères dans la société au sein de laquelle elles vivent, mais aussi parce que cette attitude de type ethnopsychiatrique - parce qu'elle implique souvent un exercice de traduction et de médiation culturelle même s'il ne s'agit pas de migrants - est aussi celle qui nous permet de prendre des positions bien étayées lorsqu'il s'agit, dans des cas exceptionnels à l'école mais banals dans le cadre des politiques d'asile ou de harcèlements au travail, de sortir de notre réserve et d'intervenir d'une manière citoyenne.

Ici je dépasse ton propos et commence déjà à parler de ce que ma pratique avec les familles migrantes m'a forcé à adapter dans mon travail. Ce n'est pas bien, c'est trop tôt. Je raconterai une de mes histoires de thérapie une fois que la tienne sera aboutie, pas avant, afin d'éviter d'introduire de la confusion dans la lecture de nos amis.

Mais je ne puis m'empêcher de citer la contribution qui précède celle-ci, de la part d'Almalo, hier soir :

Citation :
Moi je la trouve adorable cette famille...

Et sa délicieuse signature, si pertinente dans le cas présent :

Citation :
"L'avenir, on ne peut pas le prévoir, mais on peut le permettre". Saint-Exupéry

Cela m'évoque la communication en "saute-mouton thérapeutique" (H. Malan), qui permet au travail de la pensée de sauter des étapes, en thérapie, art, création, entre lesquels, et tu le montres, les différences ne sont pas aussi grandes qu'il n'y paraît.
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Romane
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MessageSujet: Re: De la croyance de l’école sur l’échec scolaire...   Mer 23 Avr 2008 - 16:32

J'aimerais ne plus jamais entendre ricaner sous cape, quand on parle des psy. Vous êtes épatants, tous les deux.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: De la croyance de l’école sur l’échec scolaire...   Mar 7 Juil 2009 - 6:30

J'arrive sur ce fil bien après qu'il n'ait été ouvert et je ne peux m'empêcher d'y adjoindre quelques réflexions en ma qualité de maîtresse spécialisée travaillant en réseau avec les psy scolaires à réduire l'échec et la difficulté scolaire.
Vaste tâche dans laquelle l'état, loin de nous y aider, nous met plus que des bâtons dans les roues...

Nous travaillons à aider les gosses, mon boulot précis est d'aider ceux qui sont empêtrés dans des difficultés scolaires. Uniquement les difficultés scolaires. Sauf que, souvent, s'ils en ont,c'est qu'elles se sont empilées sur d'autres difficultés, questionnements, vécus douloureux, non dits ou carrément gros secrets... et ils ne PEUVENT PAS ou PLUS apprendre. Alors ils disfonctionnent de toutes les manières possibles pour appeler à l'aide ceux qui voudront ou pourront entendre ou avoir envie de comprendre...
Je suis l'une de ceux qui commencent à entendre que quelque chose ne va pas. Je commence souvent à comprendre au moins une partie de ce qui ne va pas et lorsque cela dépasse ma compétence, j'en discute d'abord en réunion de synthèse avec mes collègues de Rased -dont la psychologue-, puis j'explique, lors d'un entretien avec la famille, ce que j'ai compris - en précisant bien que ça n'est qu'une hypothèse- et j'étaye mon propos par quelques faits que m'ont rapportés les membres de la famille (souvent les enfants, parfois un des parents). Ainsi, je prépare en douceur le terrain pour amener la famille elle-même, parfois l'enfant lorsqu'il est assez grand, à réaliser qu'ils doivent consulter. Je rassure beaucoup et explique que la thérapie pourra être un peu longue et qu'il faut que le courant passe entre le psy et eux ou entre le psy et le gosse, selon le type de thérapie.
On envoie beaucoup de gens vers les psy et lorsque je dois travailler avec un élève déjà suivi par un psy ou au CMPP, j'appelle ces derniers pour savoir s'ils sont d'accords avec l'idée que l'enfant vienne travailler avec moi sa compétence scolaire. Parce que parfois cela peut contrecarrer leur travail. Mais souvent, j'ai une fin de non recevoir au nom du sacro-saint secret professionnel et cela m'agace un peu car je ne demande certe pas de détails sur le contenu des séances. Je sais bien que beaucoup de ce qu'il s'y passe doit être tenu à l'abri des oreilles. M'enfin tout de même, ne même pas s'autoriser à me dire si je peux prendre le gosse ou pas...

Alors c'est sûr, quand on parle, on prend un risque... mais au moins ça bouge.
Il arrive parfois en entretien que je réalise que j'en ai trop dit... Bon c'est de plus en plus rare, parce que je commence à avoir l'habitude... Alors je leur dis que lorsqu'on ne parle pas on ne risque pas de se tromper mais que si on s'exprime on peut se tromper et il faut s'excuser, ce que je fais, mais qu'au moins on a essayé de solutionner le problème.
ça s'appelle prendre un risque. Calculé bien sûr.

Personnellement, je prends souvent l'initiative de téléphoner aux psy. Mais très peu, vraiment très peu de psy ne le font. Même pas avec la psy scolaire...
Dommage, les gosses y perdent.
Voilà.
Un fil passionnant que j'ai pris plaisir à lire.
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Vic Taurugaux

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MessageSujet: Re: De la croyance de l’école sur l’échec scolaire...   Mar 7 Juil 2009 - 10:23

Réponse d’un CMP à un RASED.

Citation :
On envoie beaucoup de gens vers les psys et lorsque je dois travailler avec un élève déjà suivi par un psy ou au CMPP, j'appelle ces derniers pour savoir s'ils sont d'accords avec l'idée que l'enfant vienne travailler avec moi sa compétence scolaire. Parce que parfois cela peut contrecarrer leur travail. Mais souvent, j'ai une fin de non recevoir au nom du sacro-saint secret professionnel et cela m'agace un peu car je ne demande certes pas de détails sur le contenu des séances.

Sur notre consultation nous ne parlons que très peu au RASED et aux enseignants. Nous nous déplaçons encore plus rarement dans les équipes éducatives. Pourquoi ? Parce que ce que nous interrogeons dans les « thérapies », c’est le désir des gens, enfants et parents. Nous nous doutons bien de celui des enseignants : c’est que leurs élèves apprennent, s’instruisent. Bien sûr, devant certains élèves « difficiles », ce désir peut s’émousser chez certains. Mais l’école est faite de telle sorte que si cela arrive à un enseignant, l’enfant sera confronté tôt ou tard à un de ses collègues porteur de ce désir. L’école a comme tout le monde ses difficultés, mais nous ne les traitons pas. Aussi, nous ne pensons absolument pas que le travail du RASED puisse en quoique ce soit « contrecarrer » la thérapie, au contraire et nous sommes vraiment désolés du sort que leur réservent Monsieur Darcos et successeurs.
En effet, beaucoup d’enfants souffrants n’accèdent pas aux soins médico-psychologiques délivrés par les CMPs ou CMPPs. Parce que, la plupart du temps, leurs parents n’en voient pas l’intérêt ou entrevoient dans notre aide plus de problèmes que de solutions. Nous ne pouvons donc rien pour ces enfants là. C’est pourquoi les RASEDs demeurent plus qu’indispensables à l’intérieur des écoles.

Souvent l’idée des enseignants est que le CMP qui « connaitrait » l’enfant, pourrait délivrer des conseils à l’école. Comme si, le CMP plus savant que l’école, possédait la clé, le secret de la façon de faire avec l’enfant. Les psys seraient alors des super-professeurs, voire des super-parents. Or, les psys ne savent pas enseigner. Ils n’ont aucune compétence pédagogique.

Les psys sont sur une autre scène que l’école. Lutter contre l’échec scolaire n’est pas leur propos.

En fait, les psys ne savent rien. A la différence d’un enseignant qui n’arrête pas d’apporter des explications à ses élèves, le psy, lui, ne sait faire que poser des questions. Il ne comprend pas pourquoi les gens viennent le voir, il ne comprend pas ce qu’il leur arrive, il ne comprend pas comment ils pourront s’en sortir et comment lui-même pourrait les aider.
Du coup, ils sont assez déprimants. Il faut tout leur expliquer.
Par exemple, qui est le véritable thérapeute de l’enfant ? Mon ancien chef de service disait toujours : un enfant est capable de transferts multiples ». Dans son jargon, ça signifiait que l’enfant va chercher de la relation, là où elle se trouve, pas forcément la relation officielle qu’on lui propose avec une seule personne. Lors d’une de ses dernières conférences, Françoise Dolto répondit a deux éminents spécialistes de l’enfant qui s’écharpaient pour savoir qu’elle était de leur profession respective (psychiatre-psychologue) la plus thérapeute pour l’enfant : « vous savez, j’ai vu beaucoup d’enfants en consultation qui faisait leur thérapie avec un petit camarade de classe ! » Quand Françoise Dolto pense passer après les petits copains de cour de récréation en ce qui concerne les compétences thérapeutiques, ce n’est pas de sa part de la fausse modestie. C’est son savoir sur le désir des enfants qui lui permet de dire cela. Un enfant qui souffre ne va pas attendre d’aller chez le grand professeur pour chercher à guérir. Il va chercher dans les autres, son entourage, celui ou celle le plus à même de l’aider. Le thérapeute de l’enfant peut donc être un autre enfant, voire (s’il pioche chez les adultes) son enseignant, la dame de la garderie, parfois même sa rééducatrice du RASED pendant qu’officiellement, tout le monde le mène chez le psy du CMP. Ca ne fait rien ! Tant que le psy n’est pas vexé ! Mais, il est vrai que j’en connais autour de moi de très susceptibles. C’est pour ça qu’on leur donne en plus des autres le secret professionnel. Un truc que personne ne pourra jamais leur piquer !

Mais, à la différence des études scolaires, le désir de savoir recherché dans la thérapie s’épuise dès que l’enfant va mieux. Il n’a plus envie de venir. Ses parents encore moins. Ca suffit de se torturer les boyaux de la tête, à moins que de devenir psy à son tour. Pourtant, souvent l’école demeure encore inquiète. C’est à l’enfant qu’il appartient alors de la rassurer. Le terrible parfois, c’est quand l’école fait signer en début d’année des contrats aux parents du type, tant qu’il va au CMP, on le garde dans telle classe, sinon…. Face à cette obligation, ce chantage, que voulez-vous qu’il se passe entre ces deux obligés, le psy et l’enfant. Souvent rien, chacun tire son temps en attendant la levée de la peine. Parfois, les plus créatifs peuvent médire ensemble de l’école, leur geôlier. Dans les meilleurs cas, dans leur malheur, ils sympathisent. Mais, bien sûr, ce n’est pas les meilleures conditions pour débuter une thérapie.

L’enfant tire ses parents dans un savoir qu’ils n’ont pas encore d’eux-mêmes. C’est fou ce qu’on apprend sur soi quand on devient parent. Des fois, on voudrait pas, c’est pas des choses glorieuses, touts ces défauts qu’on avait penser pouvoir définitivement planquer sous le tapis ! Mais vous connaissez les gosses, ils fouinent partout ! Car, dès qu’ils apprennent à parler, ils posent des questions ! Or, le plus terrible, c’est leur silence et leurs grands yeux. Quand ils ne disent plus rien. Alors, ils renvoient aux adultes cette angoisse terrible, celle qui ferait qu’on ne les comprendrait pas. Eux, les enfants mais aussi chaque adulte qui les entoure deviendraient les mêmes incompris.
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Romane
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MessageSujet: Re: De la croyance de l’école sur l’échec scolaire...   Mar 7 Juil 2009 - 16:44

A propos de CMPP, qu'en pensez-vous ?
Je pose la question par rapport à ma propre expérience, ou plus exactement celle de mon fils, il y a quelques années. En réalité, rien de consistant n'a pu en sortir, à l'époque. Il ne laissait rien échapper, soit parce qu'il n'avait pas envie, soit parce qu'il était lui-même dans le brouillard. C'est maintenant, qu'il sort des trucs, alors qu'il a vingt ans et que nous nous sommes dégagés de cette situation qui lui était douloureuse, elle même succédant à un divorce de son père et de sa mère, n'est-ce pas.
Toujours est-il que l'échec scolaire trouve sa source dans ces mal-être et que ses compétences/capacités/vivacité n'y étaient pour rien. Il aurait pu poursuivre très longtemps sans forcer. Le manque d'envie me semble provenir des difficultés annexes, ayant racine dans la vie privée.
Du coup, le CMPP n'a servi à rien, en tout cas je n'ai vu aucun changement, mais une aggravation au fil du temps.

Dès lors que j'ai pu nous délivrer d'une situation pesante, après quelques mois, le changement s'opère. Voilà.
Commence à s'opérer, plutôt.

Bref, que pensez-vous du CMPP ?

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: De la croyance de l’école sur l’échec scolaire...   Mar 7 Juil 2009 - 18:26

Tiens ? Et moi qui pensais Ro en vacances ?

On ne peut pas parler des CMPP comme ça. A partir d’un cas, généraliser. Chaque consultation dans un CMP, dans un CMPP, chez un psy en libéral mais aussi chaque tentative d’aide personnalisée par le RASED est un cas différent.

Des situations d’enfants, il y en a de toutes sortes, des CMPPs aussi. Il n’existe pas un modèle de CMPP. Dans ton cas, la tentative d’aide n’a rien donné. Peut-être qu’une autre consultation n’aurait pas mieux fait. On ne peut juger, débriefer que cas par cas, puis ensuite apporter une appréciation sur telle structure de soins particulière.

Je dis ça car Monsieur Darcos a jugé que dans son ensemble les RASED ne servaient à rien, comme on nous avait déjà auparavant fait le coup avec les GAPPs. Il a certainement raison pour certains RASEDs qui ne fonctionnent pas comme ils le devraient. Mais la grande majorité d’entre eux rendent d’immenses services. Mais, comme la politique actuelle du gouvernement en ce qui concerne l’éducation nationale est de jeter le bébé avec l’eau du bain, on supprime les Raseds au motif que l’année dernière on a mis en place dans toutes les écoles les fameux groupes de soutien. Ceux-ci, on n’a pas besoin d’évaluer leur efficacité. Ils sont des la première année de leur existence bien plus performants que les RASEDs. Pourquoi ? Parce qu’ils permettent d’économiser un nombre incroyable de postes à l’Education Nationale. Déshabiller Pierre pour surcharger Paul.
Mais, en ce qui concerne ton fils peut-être veux-tu dire que le problème n’était pas dans une rééducation psycho-pédagogique. Peut-être, le problème était d’ordre familial, d’ailleurs tu l’as résolu en divorçant.
Il existe aujourd’hui dans beaucoup de CMPP un abord familial des problèmes des enfants. Mais, à l’époque, peut-être ne vous êtes-vous pas rencontrés ?

On voit ici la logique dans l’aide aux problèmes humains. Des fois, ça marche, des fois, ça ne marche pas. Les choses étant extrêmement complexes. Mais la tendance du gouvernement est de ne pas s’embarrasser de la complexité de tous ces problèmes. Ce qu’il attend lui : ce sont des résultats. Alors, dès l’entrée en maternelle, il évalue. De même, il demande aux psys, des fiches sur les consultants comportant les diagnostics et le nombre de séances nécessaires pour soigner le problème. C’est, d’après le gouvernement, économique. Il faut le comprendre. Il paraîtrait qu’il n’a plus de sous !
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cathecrit
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MessageSujet: Re: De la croyance de l’école sur l’échec scolaire...   Jeu 9 Juil 2009 - 1:47

eh oui, remplacer les Rased par l'aide personnalisée, c'est la fameuse idée du gouvernement.... surtout pour faire des économies. Qu'il croit !
Parce que Tous les gosses que nous aidions tant bien que mal n'auront plus que leur enseignante pour les épauler scolairement, pour déméler, dénouer, dé.... tous les problèmes, blocages et autres joyeusetés auxquelles nous faisions face jusqu'alors.
Sans compter qu'un tas de gosses seront envoyés aux CMP, CMPP et autres psy alors qu'ils n'ont rien à y faire. Parce que l'école ne saura plus comment faire autrement....

Mais que faire pour éviter cela ? Je vous le demande...
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MessageSujet: Re: De la croyance de l’école sur l’échec scolaire...   

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