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 Le Père Noël est une ordure.

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Vic Taurugaux



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MessageSujet: Re: Le Père Noël est une ordure.   Jeu 26 Juin 2008 - 9:43

Je me souviens que dans le reportage, ils ont parlé de personnes qui ont réfusé cette nourriture et qui sont mortes. Mais en dehors du contexte, d'ici où nous parlons nous ne pouvons évidemment qu'imaginer ce que nous ferions alors.
Personnellement, je préfère ne pas tenter l'expérience qui fut la leur!
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Romane
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MessageSujet: Re: Le Père Noël est une ordure.   Jeu 26 Juin 2008 - 9:43

Nous aurions probablement fait la même chose ; ceux qui ont accepté ont eu une chance de s'en sortir. Ceux qui ont refusé n'ont pas tenu longtemps... Tout ça est très terre à terre et technique.

Le caractère sacré, c'est nous qui l'avons inventé. En réalité, sommes-nous plus sacrés qu'un poulet ou un veau ? En Inde, ce sont les vaches qui sont sacrées. Chez nous, point du tout. Tout cela est assez aléatoire, donc. Ici, nous sommes dans la croyance, laquelle influence les actes.

Je choisis la survie, au nom de la vie... sacrée.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
"Bonjour, je suis Romane, alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane."
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Vic Taurugaux

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MessageSujet: Re: Le Père Noël est une ordure.   Jeu 26 Juin 2008 - 18:42

Le sacrilège peut aussi se transformer selon le contexte.
Exemple:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Issei_Sagawa
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JoK
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MessageSujet: Re: Le Père Noël est une ordure.   Jeu 26 Juin 2008 - 18:59

Franchement, j'en arrive à me demander si ce n'est pas les experts qu'on devrait "expertiser" avant de leur confier une tâche de ce genre.
Autre question, quelle est la différence entre les expertises françaises et nipponnes ?
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Vic Taurugaux

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MessageSujet: Re: Le Père Noël est une ordure.   Jeu 26 Juin 2008 - 19:38

Une différence de culture? :

De nombreux rapports écrits et témoignages colligés par la section australienne des crimes de guerre du tribunal de Tōkyō et analysés par l'enquêteur William Webb (le futur juge en chef), démontrent que les soldats japonais commirent lors de la Seconde Guerre mondiale des actes de cannibalisme à l'encontre des prisonniers alliés et des populations civiles des territoires occupés. Dans certains cas, ces actes étaient motivés par la famine, mais selon l'historien Yuki Tanaka, « le cannibalisme était souvent une activité systématique menée par des escouades entières et sous le commandement d'officiers. »[7]
Selon le témoignage de plusieurs prisonniers, comme le soldat indien Hatam Ali, les victimes étaient parfois dépecées vivantes. Les plus hauts gradés connus ayant pratiqué l'anthropophagie sont le lieutenant-général Yoshio Tachibana qui, avec onze membres de son personnel, a été jugé pour avoir fait décapiter et manger un aviateur américain en août1944 à Chichi Jima et le vice-amiral Mori, pour avoir mangé un prisonnier lors d'une réception tenue en février1945[8].

In http://fr.wikipedia.org/wiki/Anthropophagie
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JoK
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MessageSujet: Re: Le Père Noël est une ordure.   Jeu 26 Juin 2008 - 20:21

Je ne suis pas tout à fait d'accord avec cette notion de "cultures" différentes.
Avant cette guerre les japonais n'étaient pas cannibales, ni après d'ailleurs.
Dans le cas de ce japonais, ce sont les experts français, qui ont déclaré l'individu irresponsable de ses actes, et ceux du Japon l'ont jugé responsable. Si cette notion de culture devait interférer, je pense que ce serait plus l'inverse qui aurait dû être notifié, non ?
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Vic Taurugaux

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MessageSujet: Re: Le Père Noël est une ordure.   Jeu 26 Juin 2008 - 20:31

Ben je pense que c'est un problème de droit international. En France, pénalement, il est irresponsable car dément et cela donne un non-lieu à la procédure judiciaire. Et au Japon, un non-lieu n'a pas a être rejugé. Mais, ils ne considèrent plus comme dément, donc, ils ne l'internent pas.

Le rapport entre justice et psychiatrie est déja si compliqué en France. Alors démultiplié en droit international, les avocats ont du trouver la faille vite fait.
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JoK
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MessageSujet: Re: Le Père Noël est une ordure.   Jeu 26 Juin 2008 - 20:43

Je ne conteste pas la conclusion, même si choquante en soi, je m'interroge juste sur le fait que l'individu est lâché dans la nature, alors que le caractère de dangerosité soit prononcé en fin de jugement...
La victime dans tout ça, on n'en fait que peu de cas. Et puis je te rappelle que ce qui a suivi, donc le cannibalisme, est consécutif à l'exécution de cette jeune fille. Or le fait de mettre un silencieux en place sur l'arme, pour en étouffer le bruit, le fait de lui faire réciter une prière de mort avant ou durant la préparation au tir, ça n'entre pas dans le cadre de l'irresponsabilité...
Ça prouverait bien qu'il savait parfaitement ce qu'il faisait.
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Vic Taurugaux

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MessageSujet: Re: Le Père Noël est une ordure.   Jeu 26 Juin 2008 - 20:50

Il sait très bien ce qu'il fait. Mais, en psychiatrie française, il est irresponsable car dément au moment de l'acte. Sans doute, est-ce le délire mégalomaniaque d'un grand psychotique. Il tue pour manger. Théoriquement l'hôpital psychiatrique français est à même de le prendre en charge. A vie. Mais, de même que mon américain cité plus haut, il n'est pas français. Son pays traite donc le problème a sa façon.
En France malade dangeureux, au Japon artiste.
comment qu'on dit déja avec les pyrénées? Vérité en deça? Je sais plus...
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JoK
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MessageSujet: Re: Le Père Noël est une ordure.   Jeu 26 Juin 2008 - 21:01

"Vérité en deçà... erreur au-delà", je crois.

Je ne voudrais pas être à la place des experts français... Pas facile d'assumer les suites de leurs expertises.
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lafanette

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MessageSujet: Re: Le Père Noël est une ordure.   Jeu 26 Juin 2008 - 23:59

Tiens , voilà que je pense aux experts psychologues de la monstrueuse affaire d'Outreau ...
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lafanette

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MessageSujet: Re: Le Père Noël est une ordure.   Ven 27 Juin 2008 - 8:51

lafanette a écrit:
Tiens , voilà que je pense aux experts psychologues de la monstrueuse affaire d'Outreau ...
Et puis ce sujet , finit par me donner des angoisses de dévoration ...
A tout choisir je préfére être croquée par le loup .
A table , c'est l'heure de Faim !
cinique , nul ...Je sais .
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Vic Taurugaux

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MessageSujet: Re: Le Père Noël est une ordure.   Ven 27 Juin 2008 - 9:35

Outreau. Que faire quand votre mère est une ogresse et que son désir insatiable de tout manger ne trouve sur sa route qu'un jeune juge bien naîf?
L'avidité de Myriam Badaoui et les conséquences qu'elle eût sur le royaume de France me rappelle une histoire. Mais écoutez plutôt:

La Belle au bois dormant


Il était une fois un Roi et une Reine, qui étaient si fâchés de n'avoir point d'enfants, si fâchés qu'on ne saurait dire. Ils allèrent à toutes les eaux du monde ; voeux, pèlerinages, menues dévotions, tout fut mis en oeuvre, et rien n'y faisait. Enfin pourtant la Reine devint grosse, et accoucha d'une fille : on fit un beau Baptême ; on donna pour Marraines à la petite Princesse toutes les Fées qu'on pût trouver dans le Pays (il s'en trouva sept), afin que chacune d'elles lui faisant un don, comme c'était la coutume des Fées en ce temps-là, la Princesse eût par ce moyen toutes les perfections imaginables. Après les cérémonies du Baptême toute la compagnie revint au Palais du Roi, où il y avait un grand festin pour les Fées. On mit devant chacune d'elles un couvert magnifique, avec un étui d'or massif, où il y avait une cuiller une fourchette, et un couteau de fin or garni de diamants et de rubis.

Mais comme chacun prenait sa place à table, on vit entrer une vieille Fée qu'on n'avait point priée parce qu'il y avait plus de cinquante ans qu'elle n'était sortie d'une Tour et qu'on la croyait morte, ou enchantée. Le Roi lui fit donner un couvert, mais il n'y eut pas moyen de lui donner un étui d'or massif, comme aux autres, parce que l'on n'en avait fait faire que sept pour les sept Fées. La vieille crut qu'on la méprisait, et grommela quelques menaces entre ses dents. Une des jeunes Fées qui se trouva auprès d'elle l'entendit, et jugeant qu'elle pourrait donner quelque fâcheux don à la petite Princesse, alla dès qu'on fut sorti de table se cacher derrière la tapisserie, afin de parler la dernière, et de pouvoir réparer autant qu'il lui serait possible le mal que la vieille aurait fait. Cependant les Fées commencèrent à faire leurs dons à la Princesse. La plus jeune donna pour don qu'elle serait la plus belle personne du monde, celle d'après qu'elle aurait de l'esprit comme un Ange, la troisième qu'elle aurait une grâce admirable à tout ce qu'elle ferait, la quatrième qu'elle danserait parfaitement bien, la cinquième qu'elle chanterait comme un Rossignol, et la sixième qu'elle jouerait de toutes sortes d'instruments dans la dernière perfection. Le rang de la vieille Fée étant venu, elle dit, en branlant la tête encore plus de dépit que de vieillesse, que la Princesse se percerait la main d'un fuseau, et qu'elle en mourrait. Ce terrible don fit frémir toute la compagnie, et il n'y eut personne qui ne pleurât.

Dans ce moment la jeune Fée sortit de derrière la tapisserie, et dit tout haut ces paroles : Rassurez-vous, Roi et Reine, votre fille n'en mourra pas; il est vrai que je n'ai pas assez de puissance pour défaire entièrement ce que mon ancienne a fait. La Princesse se percera la main d'un fuseau ; mais au lieu d'en mourir elle tombera seulement dans un profond sommeil qui durera cent ans, au bout desquels le fils d'un Roi viendra la réveiller. Le Roi, pour tâcher d'éviter le malheur annoncé par la vieille, fit publier aussitôt un édit, par lequel il défendait à toutes personnes de filer au fuseau, ni d'avoir des fuseaux chez soi sur peine de la vie.



Au bout de quinze ou seize ans, le Roi et la Reine étant allés à une de leurs Maisons de plaisance, il arriva que la jeune Princesse courant un jour dans le Château, et montant de chambre en chambre, alla jusqu'au haut d'un donjon dans un petit galetas, où une bonne Vieille était seule à filer sa quenouille. Cette bonne femme n'avait point ouï parler des défenses que le Roi avait faites de filer au fuseau. Que faites-vous là, ma bonne femme ? dit la Princesse. Je file, ma belle enfant, lui répondit la vieille qui ne la connaissait pas. Ah ! que cela est joli, reprit la Princesse, comment faites-vous ? donnez-moi que je voie si j'en ferais bien autant. Elle n'eut pas plus tôt pris le fuseau, que comme elle était fort vive, un peu étourdie, et que d'ailleurs l'Arrêt des Fées l'ordonnait ainsi, elle s'en perça la main, et tomba évanouie. La bonne Vieille, bien embarrassée, crie au secours: on vient de tous côtés, on jette de l'eau au visage de la Princesse, on la délace, on lui frappe dans les mains, on lui frotte les tempes avec de l'eau de la reine de Hongrie, mais rien ne la faisait revenir.

Alors, le Roi, qui était monté au bruit, se souvint de la prédiction des Fées, et jugeant bien qu'il fallait que cela arrivât, puisque les Fées l'avaient dit, fit mettre la Princesse dans le plus bel appartement du Palais, sur un lit en broderie d'or et d'argent. On eût dit d'un Ange, tant elle était belle ; car son évanouissement n'avait pas ôté les couleurs vives de son teint: ses joues étaient incarnates, et ses lèvres comme du corail ; elle avait seulement les yeux fermés, mais on l'entendait respirer doucement, ce qui faisait voir qu'elle n'était pas morte. Le Roi ordonna qu'on la laissât dormir en repos, jusqu'à ce que son heure de se réveiller fût venue. La bonne Fée qui lui avait sauvé la vie, en la condamnant à dormir cent ans, était dans le Royaume de Mataquin, à douze mille lieues de là, lorsque l'accident arriva à la Princesse ; mais elle en fut avertie en un instant par un petit Nain, qui avait des bottes de sept lieues (c'était des bottes avec lesquelles on faisait sept lieues d'une seule enjambée). La Fée partit aussitôt, et on la vit au bout d'une heure arriver dans un chariot tout de feu, traîné par des dragons. Le Roi lui alla présenter la main à la descente du chariot. Elle approuva tout ce qu'il avait fait ; mais comme elle était grandement prévoyante, elle pensa que quand la Princesse viendrait à se réveiller elle serait bien embarrassée toute seule dans ce vieux Château : voici ce qu'elle fit.

Elle toucha de sa baguette tout ce qui était dans ce Château (hors le Roi et la Reine), Gouvernantes, Filles d'Honneur, Femmes de Chambre, Gentilshommes, Officiers, Maîtres d'Hôtel, Cuisiniers, Marmitons, Galopins, Gardes, Suisses, Pages, Valets de pied ; elle toucha aussi tous les chevaux qui étaient dans les Écuries, avec les Palefreniers, les gros mâtins de basse-cour et la petite Pouffe, petite chienne de la Princesse, qui était auprès d'elle sur son lit. Dès qu'elle les eut touchés, ils s'endormirent tous, pour ne se réveiller qu'en même temps que leur Maîtresse, afin d'être tout prêts à la servir quand elle en aurait besoin ; les broches mêmes qui étaient au feu toutes pleines de perdrix et de faisans s'endormirent, et le feu aussi. Tout cela se fit en un moment; les Fées n'étaient pas longues à leur besogne. Alors le Roi et la Reine, après avoir baisé leur chère enfant sans qu'elle s'éveillât, sortirent du Château, et firent publier des défenses à qui que ce soit d'en approcher. Ces défenses n'étaient pas nécessaires, car il crût dans un quart d'heure tout autour du parc une si grande quantité de grands arbres et de petits, de ronces et d'épines entrelacées les unes dans les autres, que bête ni homme n'y aurait pu passer: en sorte qu'on ne voyait plus que le haut des Tours du Château, encore n'était-ce que de bien loin. On ne douta point que la Fée n'eût encore fait là un tour de son métier afin que la Princesse, pendant qu'elle dormirait, n'eût rien à craindre des Curieux.


Dernière édition par Vic Taurugaux le Ven 27 Juin 2008 - 9:51, édité 1 fois
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Vic Taurugaux

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MessageSujet: Re: Le Père Noël est une ordure.   Ven 27 Juin 2008 - 9:38

Au bout de cent ans, le Fils du Roi qui régnait alors, et qui était d'une autre famille que la Princesse endormie, étant allé à la chasse de ce côté-là, demanda ce que c'était que ces Tours qu'il voyait au-dessus d'un grand bois fort épais ; chacun lui répondit selon qu'il en avait ouï parler. Les uns disaient que c'était un vieux Château où il revenait des Esprits ; les autres que tous les Sorciers de la contrée y faisaient leur sabbat. La plus commune opinion était qu'un Ogre y demeurait, et que là il emportait tous les enfants qu'il pouvait attraper, pour les pouvoir manger à son aise, et sans qu'on le pût suivre, ayant seul le pouvoir de se faire un passage au travers du bois.

Le Prince ne savait qu'en croire, lorsqu'un vieux Paysan prit la parole, et lui dit : Mon Prince, il y a plus de cinquante ans que j'ai ouï dire à mon père qu'il y avait dans ce Château une Princesse, la plus belle du monde; qu'elle y devait dormir cent ans, et qu'elle serait réveillée par le fils d'un Roi, à qui elle était réservée. Le jeune Prince, à ce discours, se sentit tout de feu ; il crut sans balancer qu'il mettrait fin à une si belle aventure; et poussé par l'amour et par la gloire, il résolut de voir sur-le-champ ce qui en était. À peine s'avança-t-il vers le bois, que tous ces grands arbres, ces ronces et ces épines s'écartèrent d'elles-mêmes pour le laisser passer: il marche vers le Château qu'il voyait au bout d'une grande avenue où il entra, et ce qui le surprit un peu, il vit que personne de ses gens ne l'avait pu suivre, parce que les arbres s'étaient rapprochés dès qu'il avait été passé. Il ne laissa pas de continuer son chemin : un Prince jeune et amoureux est toujours vaillant. Il entra dans une grande avant-cour où tout ce qu'il vit d'abord était capable de le glacer de crainte : c'était un silence affreux, l'image de la mort s'y présentait partout, et ce n'était que des corps étendus d'hommes et d'animaux, qui paraissaient morts.


Il reconnut pourtant bien au nez bourgeonné et à la face vermeille des Suisses, qu'ils n'étaient qu'endormis, et leurs tasses où il y avait encore quelques gouttes de vin montraient assez qu'ils s'étaient endormis en buvant. Il passe une grande cour pavée de marbre, il monte l'escalier il entre dans la salle des Gardes qui étaient rangés en haie, la carabine sur l'épaule, et ronflants de leur mieux.


Il traverse plusieurs chambres pleines de Gentilshommes et de Dames, dormant tous, les uns debout, les autres assis, il entre dans une chambre toute dorée, et il vit sur un lit, dont les rideaux étaient ouverts de tous côtés, le plus beau spectacle qu'il eût jamais vu : une Princesse qui paraissait avoir quinze ou seize ans, et dont l'éclat resplendissant avait quelque chose de lumineux et de divin. Il s'approcha en tremblant et en admirant, et se mit à genoux auprès d'elle.



Alors comme la fin de l'enchantement était venue, la Princesse s'éveilla ; et le regardant avec des yeux plus tendres qu'une première vue ne semblait le permettre : Est-ce vous, mon Prince ? lui dit-elle, vous vous êtes bien fait attendre. Le Prince charmé de ces paroles, et plus encore de la manière dont elles étaient dites, ne savait comment lui témoigner sa joie et sa reconnaissance ; il l'assura qu'il l'aimait plus que lui-même. Ses discours furent mal rangés ; ils en plurent davantage ; peu d'éloquence, beaucoup d'amour. Il était plus embarrassé qu'elle, et l'on ne doit pas s'en étonner ; elle avait eu le temps de songer à ce qu'elle aurait à lui dire, car il y a apparence (l'Histoire n'en dit pourtant rien) que la bonne Fée, pendant un si long sommeil, lui avait procuré le plaisir des songes agréables. Enfin il y avait quatre heures qu'ils se parlaient, et ils ne s'étaient pas encore dit la moitié des choses qu'ils avaient à se dire.


Cependant tout le Palais s'était réveillé avec la Princesse, chacun songeait à faire sa charge, et comme ils n'étaient pas tous amoureux, ils mouraient de faim ; la Dame d'Honneur, pressée comme les autres, s'impatienta, et dit tout haut à la Princesse que la viande était servie. Le Prince aida à la Princesse à se lever ; elle était tout habillée et fort magnifiquement ; mais il se garda bien de lui dire qu'elle était habillée comme ma mère grand, et qu'elle avait un collet monté, elle n'en était pas moins belle. Ils passèrent dans un Salon de miroirs, et y soupèrent, servis par les Officiers de la Princesse, les Volons et les Hautbois jouèrent de vieilles pièces, mais excellentes, quoiqu'il y eût près de cent ans qu'on ne les jouât plus; et après souper, sans perdre de temps, le grand Aumônier les maria dans la Chapelle du Château et la Dame d'Honneur leur tira le rideau ; ils dormirent peu, la Princesse n'en avait pas grand besoin, et le Prince la quitta dès le matin pour retourner à la Ville, où son Père devait être en peine de lui. Le Prince lui dit qu'en chassant il s'était perdu dans la forêt, et qu'il avait couché dans la hutte d'un Charbonnier, qui lui avait fait manger du pain noir et du fromage. Le Roi son père, qui était bon homme, le crut, mais sa Mère n'en fut pas bien persuadée, et voyant qu'il allait presque tous les jours à la chasse, et qu'il avait toujours une raison en main pour s'excuser, quand il avait couché deux ou trois nuits dehors, elle ne douta plus qu'il n'eût quelque amourette :
car il vécut avec la Princesse plus de deux ans entiers et en eut deux enfants, dont le premier qui fut une fille, fut nommée l'Aurore, et le second un fils, qu'on nomma le Jour, parce qu'il paraissait encore plus beau que sa soeur.


La Reine dit plusieurs fois à son fils, pour le faire expliquer, qu'il fallait se contenter dans la vie, mais il n'osa jamais se fier à elle de son secret ; il la craignait quoiqu'il l'aimât, car elle était de race Ogresse, et le Roi ne l'avait épousée qu'à cause de ses grands biens, on disait même tout bas à la Cour qu'elle avait les inclinations des Ogres et qu'en voyant passer de petits enfants, elle avait toutes les peines du monde à se retenir de se jeter sur eux, ainsi le Prince ne voulut jamais rien dire. Mais quand le Roi fut mort, ce qui arriva au bout de deux ans, et qu'il se vit maître, il déclara publiquement son Mariage, et alla en grande cérémonie quérir la Reine sa femme dans son Château. On lui fit une entrée magnifique dans la Ville Capitale, où elle entra au milieu de ses deux enfants.


Quelque temps après le Roi alla faire la guerre à l'Empereur Cantalabutte son voisin. Il laissa la Régence du Royaume à la Reine sa mère, et lui recommanda sa femme et ses enfants : il devait être à la guerre tout l'Eté, et dès qu'il fut parti, la Reine Mère envoya sa Bru et ses enfants à une maison de campagne dans les bois, pour pouvoir plus aisément assouvir son horrible envie. Elle y alla quelques jours après, et dit un soir à son Maître d'Hôtel : Je veux manger demain à mon dîner la petite Aurore.

Ah ! Madame, dit le Maître d'Hôtel. Je le veux, dit la Reine (et elle le dit d'un ton d'Ogresse qui a envie de manger de la chair fraîche), et je la veux manger à la Sauce-robert. Ce pauvre homme voyant bien qu'il ne fallait pas se jouer à une Ogresse, prit son grand couteau, et monta à la chambre de la petite Aurore : elle avait pour lors quatre ans, et vint en sautant et riant se jeter à son col, et lui demander du bon du bon. Il se mit à pleurer, le couteau lui tomba des mains et il alla dans la basse-cour couper la gorge à un petit agneau, et il lui fit une si bonne sauce que sa Maîtresse l'assura qu'elle n'avait jamais rien mangé de si bon.

Il avait emporté en même temps la petite Aurore, et l'avait donnée à sa femme pour la cacher dans le logement qu'elle avait au fond de la basse-cour. Huit jours après la méchante Reine dit à son Maître d'Hôtel : Je veux manger à mon souper le petit Jour. Il ne répliqua pas, résolu de la tromper comme l'autre fois ; il alla chercher le petit Jour, et le trouva avec un petit fleuret à la main, dont il faisait des armes avec un gros Singe ; il n'avait pourtant que trois ans. Il le porta à sa femme qui le cacha avec la petite Aurore, et donna à la place du petit Jour un petit chevreau fort tendre, que l'Ogresse trouva admirablement bon.


Cela était fort bien allé jusque-là ; mais un soir cette méchante Reine dit au Maître d'Hôtel : Je veux manger la Reine à la même sauce que ses enfants. Ce fut alors que le pauvre Maître d'Hôtel désespéra de la pouvoir encore tromper. La jeune Reine avait vingt ans passés, sans compter les cent ans qu'elle avait dormi : sa peau était un peu dure, quoique belle et blanche ; et le moyen de trouver dans la Ménagerie une bête aussi dure que cela ? Il prit la résolution, pour sauver sa vie, de couper la gorge à la Reine, et monta dans sa chambre, dans l'intention de n'en pas faire à deux fois ; il s'excitait à la furet et entra le poignard à la main dans la chambre de la jeune Reine. Il ne voulut pourtant point la surprendre, et il lui dit avec beaucoup de respect l'ordre qu'il avait reçu de la Reine Mère. Faites votre devoir, lui dit-elle, en lui tendant le col, exécutez l'ordre qu'on vous a donné ; j'irai revoir mes enfants, mes pauvres enfants que j'ai tant aimés ; car elle les croyait morts depuis qu'on les avait enlevés sans lui rien dire. Non, non, Madame, lui répondit le pauvre Maître d'Hôtel tout attendri, vous ne mourrez point, et vous ne laisserez pas d'aller revoir vos chers enfants, mais ce sera chez moi où je les ai cachés, et je tromperai encore la Reine, en lui faisant manger une jeune biche en votre place.
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Vic Taurugaux

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MessageSujet: Re: Le Père Noël est une ordure.   Ven 27 Juin 2008 - 9:40

Il la mena aussitôt à sa chambre, où la laissant embrasser ses enfants et pleurer avec eux, il alla accommoder une biche, que la Reine mangea à son souper, avec le même appétit que si c'eût été la jeune Reine. Elle était bien contente de sa cruauté, et elle se préparait à dire au Roi, à son retour, que les loups enragés avaient mangé la Reine sa femme et ses deux enfants.


Un soir qu'elle rôdait à son ordinaire dans les cours et basses-cours du Château pour y halener quelque viande fraîche, elle entendit dans une salle basse le petit Jour qui pleurait, parce que la Reine sa mère le voulait faire fouetter, à cause qu'il avait été méchant, et elle entendit aussi la petite Aurore qui demandait pardon pour son frère. L'Ogresse reconnut la voix de la Reine et de ses enfants, et furieuse d'avoir été trompée, elle commande dès le lendemain au matin, avec une voix épouvantable qui faisait trembler tout le monde, qu'on apportât au milieu de la cour une grande cuve, qu'elle fit remplir de crapauds, de vipères, de couleuvres et de serpents, pour y faire jeter la Reine et ses enfants, le Maître d'Hôtel, sa femme et sa servante : elle avait donné l'ordre de les amener les mains liées derrière le dos. Ils étaient là, et les bourreaux se préparaient à les jeter dans la cuve, lorsque le Roi, qu'on n'attendait pas si tôt, entra dans la cour à cheval ; il était venu en poste, et demanda tout étonné ce que voulait dire cet horrible spectacle ; personne n'osait l'en instruire, quand l'Ogresse, enragée de voir ce qu'elle voyait, se jeta elle-même la tête la première dans la cuve, et fut dévorée en un instant par les vilaines bêtes qu'elle y avait fait mettre. Le Roi ne laissa pas d'en être fâché ; elle était sa mère ; mais il s'en consola bientôt avec sa belle femme et ses enfants.


Charles Perrault

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MessageSujet: Re: Le Père Noël est une ordure.   Ven 27 Juin 2008 - 9:50

On voit comment dans ce conte, le maître d'hôtel intelligent substitue à la nourriture humaine une nourriture animale. Un peu comme Dieu avec Abraham.
Cette entrée dans le symbolique par substition de l'objet désiré pour cette grand'mère trop aimante de la progéniture de son fils doit se faire par ruse.
Ainsi, Madama Badaoui "aime" ses enfants non pour les élever mais pour s'en repaître. Il eut fallu que le juge en soi informé par les psys. Or dans cette terrible affaire qu'ont fait les psys? Ils ont cru bêtement que la vérité se trouvait dans la bouche des enfants ...

A trop aimer les enfants...
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JoK
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MessageSujet: Re: Le Père Noël est une ordure.   Sam 28 Juin 2008 - 0:07

Je me demande s'il ne faudrait pas faire une évaluation des capacités psychanalytiques des psychologues, avant de leur confier un cas à étudier...

(vais faire une lettre en ce sens à Sarkosy, ça l'occupera)
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Vic Taurugaux

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MessageSujet: Re: Le Père Noël est une ordure.   Sam 28 Juin 2008 - 15:24

JoK a écrit:
Je me demande s'il ne faudrait pas faire une évaluation des capacités psychanalytiques des psychologues, avant de leur confier un cas à étudier...

(vais faire une lettre en ce sens à Sarkosy, ça l'occupera)

Faut-il dans les cas de systèmes pervers baser la recherche de la vérité sur sur l'écoute psychanalytique? Personnellement, je ne le pense pas. Pour exercer dans le domaine de l'enfance en difficultés, je connais le danger du recours au psys. Dans la tête de beaucoup, et souvent de ceux chargés de "surveiller les familles à risque", je pense aux travailleurs sociaux de terrain, il existe le mythe que des psychologues "sauraient mieux" en écoutant les enfants si ceux-ci sont en danger ou pas.
Personnellemnt, je pense que pour connaître la situation d'un enfant en danger, rien ne vaut des visites répétées sur son lieu de vie.
Mais, le droit des familles à l'intimité est en France quelque chose de très fort. On ne peut facilement "forcer" le seuil de certaines familles malgré les nombreuses inquiétudes que l'on peut nourrir pour certains enfants qui viennent à l'école couverts de bleus.

Ainsi, j'ai encore reçu à notre consultation psy un ènième cas d'enfant placé en "accueil provisoire" au service social de l'enfance du département. "Accueil provisoire" signifie un placement en famille d'accueil demandé par la famille naturelle.
Cet enfant, appelons-le François, à sept ans. Il vient d'une famille de cinq enfants d'âge très rapprochés et à fort troubles de comportements dans le cadre scolaire. Après deux ans de travail de plusieurs travailleurs sociaux, de différentes consultations psys, la maman tombe d'accord avec tout cet entourage pour reconnaître qu'elle n'arrive pas à gérer ses enfants et que la solution d'un placement provisoire d'un ou deux enfants la soulagerait d'autant qu'elle est seule, le papa étant en prison pour trafic de stupéfiants. Au cours de ces années, les enfants ont à maintes reprises décrit les sévices subis à la maison "coups de ceinturon, étranglement et tentatives de noyade dans la baignoire etc... De nombreux signalements sont ainsi "à l'instruction".
Le service de l'ASE nous demandent donc de "soigner" cet enfant pour ces troubles. Mais depuis qu'il est en famille d'accueil, il va beaucoup mieux. Il a changé d'école et peut donc être scolarisé à plein temps. Avant de voir l'enfant, je demande à voir la mère naturelle. Elle vient. C'est une femme très intelligente qui me raconte ses démêlés avec tous ces intervenants pour ses enfants et me donnant son appréciation sur les compétences professionnelles de chacun. Elle m'indique comment je dois "soigner" son fils et combien elle a confiance en moi. Je lui parle suspicion de mauvais traitements et elle avoue que quand elle est à bout, plutôt que de jeter ses enfants contre les murs, elle les "corrige" gentiment en leur tirant les cheveux où en les enfermant dans le cellier. Je lui demande si François sait pourquoi son père est emprisonné. Non, les deux parents mentent à ce sujet aux enfants. Il serait en prison à cause d'une bagarre avec un copain mais qu'il y a eu erreur judiciaire ce ne serait pas lui le coupable et qu'il parle de cela avec le psy de la prison. Je redemande pourquoi ils ne disent pas la vérité aux enfants et la maman me rassure sur le fait qu'ils mentent très bien. Pourquoi inquiéter ces chers petits? Elle raconte avoir offert un robot très cher à François. Malheureusement, celui-ci l'a porter chez l'Assistante maternelle et une nuit ayant peur du robot, il a appelé en vain sa nounou et celle-ci ne venant pas, il a détruit ce si beau cadeau maternel. Je lui reparle alors du taux de confiance réciproque que nous pouvons avoir l'un avec l'autre et je propose maintenant de rencontrer l'assistante maternelle "qui dixit la mère,malgré son manque de vigilance, est très bien" .

L'ass mat décrit un garçon gentil et apeuré quand elle l'a recueilli. Au départ, il s'accusait et s'auto-mutilait pour être à l'origine de ce placement, mais celà à cesser. Le service a obtenu que l'enfant reste un week-end sur deux chez l'ass.mat. Elle raconte le même épisode du cadeau à une nuance près. François n'aurait pas appelé sa nounou qui regardait la TV au salon jusqu'à minuit. A minuit, elle est entré voir François dans sa chambre. Il pleurait en silence, le robot tout démonté sur son lit. Elle est heureuse avec François, c'est son premier enfant placé. Il joue beaucoup ensemble. Il est épuisant mais elle est ravie.

3ème séance:
François avec son ass.mat.
-Comment tu vas? Ta mère et ta nounou m'ont parlé de toi mais je voulais te connaître.
-Je vais bien.
-A l'ASS.Mat: Ah et vous, comment le trouvez vous?
-C'est vrai, il va de mieux en mieux. Sauf une petite chose...
-Quelle petite chose?
François: Mon robot!
Non, ton robot, j'en ai déja parlé au Monsieur. Non, c'est la façon dont tu t'es mal conduit à l'école cette semaine.
François reconnaît avoir fait des batailles de boules de papier en classe avec les copains.
L'ass.mat prend sa défense.: C'est de ma faute. Le week-end dernier, on a fait tout les deux trop d'auto-tamponneuse à la fête foraine. Après, il était trop excité.
Puis, François se met à me poser des devinettes. Je cherche, j'en trouve quelques unes mais quand je perds: -Cassé! à la mode de Brice de Nice. Il s'amuse à voir si je suis capable de savoir ce qui est vrai d'un mensonge, teste mes capacités à m'intéresser à la vérité.
Je demande alors comment va se passer son été. Il va aller quinze jours chez ses parents et un mois en colonies de vacances!
Je m'inquiète de cela. L'ass.mat est confuse. C'est le résultat des négociations entre le service et la maman...
Je propose donc un rendez-vous à François avec sa mère durant les "vacances" puisque finalement c'est elle la plus demandeuse de soins ...
François: -T'es pas bête!
Il me repose une devinette. Je ne trouve pas.
-Cassé!
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MessageSujet: Re: Le Père Noël est une ordure.   Sam 28 Juin 2008 - 15:43

Penses-t que ce gamin t'aurait sauté dessus, s'il avait été plus âgé ? C'est la première question qui me vient à l'esprit en lisant ton compte-rendu.
Compte-rendu que je vais relire encore, mais plus tard.

Mais une chose est déjà claire. Le jour où les adultes cesseront de prendre les enfants pour des attardés mentaux, l'humanité aura fait un grand pas.
Les enfants comprennent tout, à partir du moment où on se donne la peine de leur dire vraiment la vérité. Mais c'est vrai que c'est tellement plus simple de se mentir à soi-même, et reproduire ce mensonge à l'enfant...

Je pense à 3 possibilités là.

1) Ce gosse reproduit déjà l'attitude de la mère (ou du père). probablement enfant désiré, mais dès que né, il devient encombrant, ce qui fait qu'on s'en débarrasse à la moindre occasion, et qu'on le punit corporellement dès qu'on ne sait plus comment réagir, face à un comportement non conforme aux désirs des parents.
2) Les adultes ne veulent pas avouer avoir cassé le robot, et ce quelle qu'en soit au fond la raison.
3) L'enfant a cassé le robot, pour simplement demander aux adultes qu'ils s'occupent de lui, donc il serait en demande d'attention tout simplement.


Dernière édition par JoK le Sam 28 Juin 2008 - 16:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le Père Noël est une ordure.   Sam 28 Juin 2008 - 16:07

mèche
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Vic Taurugaux

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MessageSujet: Re: Le Père Noël est une ordure.   Sam 28 Juin 2008 - 16:11

Non! non! Il n'est plus agressif. Il l'était du temps où il était battu. A l'école maternelle beaucoup de ses petits camarades en ont fait les frais.
Maintenant quand il dit cassé, il joue comme un autre enfant. Il est vraiment sympathique. Un peu turbulent mais son ass.mat qui est jeune tolère très bien. On fait connaissance.

Ce dont j'ai peur, c'est de sa mère, pas de lui. Elle peut sur un coup de tête le reprendre et lui faire lourdement payer de lui préférer son Ass.mat. Même s'il est très intelligent, il sait parfaitement qu'il ne pourra rien contre sa fureur. Elle, elle sait que son petit garçon est un vicieux et un menteur. Les chiens ne font pas des chats. Elle a douze jours cet été pour l'en convaincre et bien sûr, il n'y a aucun éducateur avec un mandat pour aller à domicile. J'espère surtout qu'elle viendra à mon rendez-vous car elle a bien compris que c'est moi le flic dans l'histoire et que mon rapport est déja près pour le procureur au cas où...
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JoK
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MessageSujet: Re: Le Père Noël est une ordure.   Sam 28 Juin 2008 - 16:47

Citation :
Les chiens ne font pas des chats
Mais un chien d'attaque peut devenir un chien de protection. Il lui faut juste l'éducateur qui sait comment faire.
J'espère que tu ne te trompes pas au sujet de l'ass.mat, le gamin aura une chance dans ce cas.
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Le Père Noël est une ordure.
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