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 chronique de roparz, ouieur à temps plein

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nuam

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MessageSujet: chronique de roparz, ouieur à temps plein   Ven 17 Oct 2008 - 13:37

chapitre 1 - au début, il y avait que l'ennui

aussi loin que je me souvienne, je me suis toujours ennuyé.

pas que ma vie est été moche... non, je ne pense pas qu'on puisse dire ça.
juste que j'avais pas décidé d'être fils unique, ni qu'on ait pas véritablement de temps à me consacrer - ou bien qu'on oublie de le faire...

et comme on pousse un oiseau du nid, l'autorité génitrice a eu tôt fait de se débarrasser de moi, prétextant la qualité des études, dans cette école - hasardeusement - lointaine...

je n'ai jamais été bavard, écouter les gens m'a toujours semblé plus intéressant. d'abord, parce qu'au moins il est question de choses inconnues. sur soi, on sait ce qu'on a à dire, ce qui fait que je ne comprendrais sans doute jamais les monologues que les gens entretiennent sur leur petite personne. mais peu importe, moi ça me berce.

et il y a moins de 3 ans, je me suis retrouvé dans cet immeuble vétuste - oui, car ces merveilleuses études ont tournées court - et j'ai fini ici, sans plus de raison que ça, comme souvent les choses arrivent, sans raison. non, je n'invoquerais pas le déterminisme, non ça ne devait pas être... c'st arrivé, voilà tout.

dans mon logement, donc... à force de m'ennuyer entre la fenêtre et la télé, j'ai remarqué que, comme dans beaucoup de constructions dans lesquelles les appartements ont été scindés après coup, certains murs étaient phoniquement peu isolants.

ce noël là, ça a été le premier que j'ai passé l'oreille contre le papier-peint, à suivre les débats d'une famille d'immigrés espagnols très... hétérogène, disons, en terme de sensibilité politique.

en allant me coucher ce soir là, je me suis masturbé, j'ai jouit, et chose encor plus rare, j'ai dormi.

depuis, j'ai essayé tous les murs... je consigne ainsi la vie de 3 voisins différents.

il y a la famille des Rodriguez, donc... où les gens parlent forts, et où donc rien ne m'échappe.

il y a une collocation, de l'autre côté. des étudiants en théâtre, dont la décadence m'assure désormais une satisfaction masturbatoire et donc un sommeil stables. en plus, ils répétent des pièces, c'est distrayant l'après midi, et font souvent la fête, c'est intéressant d'un point de vue sociologique.

et puis il y a john doe... je l'appelle comme ça, parce que personne ne semble le connaître dans l'immeuble, ni non plus dans le quartier... j'ai pris soin de vérifier. son nom ne figure même pas sur la boîte aux lettres, il y a juste marqué : "appartement 08, pas de publicité, merci".

je suis tombé sur quelqu'un d'encor plus discret que moi... ça m'a beaucoup contrarié au début, mais au final... c'est à cause de john doe que j'écris ça aujourd'hui... que j'ai enfin quelque chose à dire.

parce que ce que j'ai découvert, je suis le seul à le savoir, et que je ne pouvais pas le garder pour moi. oui, l'aventure était là, derrière ce mur - celui de ma salle d'eau, en l'occurrence. pour mieux entendre john, j'ai retiré le carrelage, qui assourdissait les sons... j'ai même gratté le mur pour qu'il soit plus fin.

et comme c'est un très petit appartement chez john, c'est très rare que je le perde d'oreille... en plus, son parquet craque un peu, c'est très pratique. j'ai reconstitué le plan et construit une maquette, et je déplace un petit bonhomme de plomb au fur et à mesure, je consigne tout, tout...

j'ai fini par le prendre en filature, par entrer chez lui, quand il sort... je suis devenu la personne qui le connaît le mieux, la seule qui sait qui il est et ce qu'il a à cacher.

des fois je le croise dans l'escalier... mon coeur se met à tambouriner, mais on ne s'est jamais rien dit de plus que bonjour bonsoir, jusqu'à présent, même si je pense de plus en plus à l'aborder, parce que je le comprend et que je ne juge pas... en fait, je finit par m'attacher à lui, ce qui peut paraître déroutant.

je suis ouieur à temps plein, c'est ça ma vie, et c'est ça mon histoire.

mais revenons en au début... pas au soir de noël, mais juste après, le premier soir où j'ai entendu john distinctement.


Dernière édition par ian_urtab le Mar 6 Jan 2009 - 17:57, édité 1 fois
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filo

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MessageSujet: Re: chronique de roparz, ouieur à temps plein   Ven 17 Oct 2008 - 16:25

Là je sens que tu m'a accroché.
J'espère que tu vas nous livrer la suite, je la suivrai avec attention.
Ma nouvelle "L'appartement" est également l'histoire d'un onano-voyeur.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
L'art est parfois un sale boulot, mais il faut bien que quelqu'un le fasse
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nuam

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MessageSujet: Re: chronique de roparz, ouieur à temps plein   Ven 17 Oct 2008 - 21:40

chapitre 2 - derrière le miroir, c'était quelqu'un d'autre

c'était le soir, pas très tard, mais déjà la nuit.

je me rasais, en prenant tout mon temps, justement parce que j'en avais trop et trop peu de chose pour le meubler.

et puis il y a eu un bruit sourd.

BLAM

comme ils écrivent dans les bandes dessinées.

en fait c'était le voisin. je ne l'avais jamais vu, à ce moment, et je pensais l'appartement inoccupé, et le bruit violent, c'était eux... lui et une fille, qui commençaient à faire l'amour contre notre mur mitoyen.

je les entendais plus distinctement, maintenant que je tendais l'oreille.

c'est pas comme si je les avais vu, bien sur, mes aux bruits, je dirais que mon voisin est... un expert disons, bien plus que les jeunes de l'appartement 05, et plus endurant aussi, puisque j'ai jouit 2 fois en me masturbant devant mon évier, en essayant d'imaginer ce qu'il y avait derrière la petite glace piquée.

dès le lendemain, j'ai commencé à m'intéresser à mon voisin inconnu. c'est là que j'ai vu que sa boîte aux lettre était restée anonymée, et que j'ai commencé à l'appeler john doe.

la concierge, qui est très bavarde, dit qu'il est là depuis 4 ans et demi, qu'il glisse son loyer dans une enveloppe sans retard, et aussi une carte pour son anniversaire et pour noël, mais qu'elle ne le voit que rarement, et qu'il demeure très distant quand ça arrive.

bien que ne m'ayant coûté qu'un petit pain au lait cédé à la boulimique concierge, ces renseignements me semblaient bien maigres, et mon appétit n'en a été dès lors que plus grand de tout savoir de john.

dans les 3 mois qui suivirent, je fouinais partout dans le quartier, puis, n'y tenant plus et ayant appris si peu de choses, je commençais à le suivre.

ce que j'ai appris de john, c'est qu'il est transparent, parce qu'il s'y emploie. il ne laisse derrière lui que peu de souvenirs, et encor moins de traces, comme un animal traqué qui serait tout le temps vigilant. du coup, j'ai arrêté de le suivre, de peur qu'il ne me repère, car je ne suis qu'un amateur en la matière.

c'est de là que je me suis introduit chez lui, d'abord pour y trouver des indices, même si je ne savais pas de quoi au juste, mais aussi pour mesurer, photographier, dresser le plan exact de son logement, repérer les endroits où le parquet craquait, afin de pouvoir ensuite positionner le plus précisément possible le petit bonhomme dans la maquette.

entre temps, la salle de bain était devenue un véritable sanctuaire de john, avec des photos accrochées aux murs, la maquette reposant sur la baignoire, que je n'utilise plus depuis, me contentant de me laver au gant devant l'évier... et sans oublier le mur mitoyen, que j'ai gratté gratté gratté pour qu'il soit plus mince, pour entendre mieux. mais en fait c'était presque inutile, vu comme l'appareil d'écoute a un amplificateur performant... c'est pour ainsi dire comme si j'étais chez john lui-même. j'ai commencé à passer du temps chez lui, de plus en plus, jusqu'à mettre mon matelas dans la salle de bain, et dormir avec le casque d'écoute, pour que rien ne m'échappe, rien, surtout rien !

john passe beaucoup de temps dans le fauteuil, prêt de ses livres. il écrit aussi, mais rien qui ne le concerne directement, c'est plutôt, comment dire... des histoires de fantômes. je crois qu'il désire être édité un jour, j'ai même trouvé une méchante lettre de refus en provenance d'un éditeur dont ils ont parlé à la télé dernièrement, parce que sont éditeur est mort d'un accident de voiture.

ah oui, j'oubliais de vous dire : je sais aussi comment john gagne sa vie : il est assureur dans une petite agence, de l'autre côté de la ville. je me suis longtemps demandé pourquoi si loin... et puis j'ai compris que c'était pour ne se lier à personne, où plutôt pour que tout le monde lui fiche la paix.

à noël, john était seul. son téléphone sonne rarement et il appelle peu, qu'à sa mère, qui semble très malade, à vraie dire.

et puis tout s'est tassé, pendant des semaines je n'ai rien appris, pourtant je suis resté studieux, je vous assure !
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MessageSujet: Re: chronique de roparz, ouieur à temps plein   Ven 17 Oct 2008 - 22:00

Nou exigeons la suite!
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nuam

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MessageSujet: Re: chronique de roparz, ouieur à temps plein   Ven 17 Oct 2008 - 22:16

hi hi

c'est très gentil...

mais il faut me laisser un peu le temps...

demain, promis, vous apprendrez tout sur john doe - du moins tout ce que j'en sais pour le moment
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nuam

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MessageSujet: Re: chronique de roparz, ouieur à temps plein   Sam 18 Oct 2008 - 10:40

chapitre 3 - jusqu'au trouble

un jour j'eus envie de le prendre à nouveau en filature, comme aux débuts.

il alla au Musée...

par moment john partait, parfois plusieurs jours consécutifs. je supposais des voyages d'affaire. j'en profitais pour m'introduire chez lui.

il y avait encor un endroit où john passait du temps, et que j'avais peu exploré : sa petite alcôve aménagée en bureau, attenante à la bibliothèque. je le croyais à tort dans son fauteuil, qu'il occupait toutefois très régulièrement aussi.

je n'ai pas immédiatement trouvé à quoi il passait son temps, assis sur un tabouret haut à dosseret, derrière l'ample table d'architecte ancienne.

puis, je m'intéressais à ces quelques rouleaux, ces tubes que je supposais contenir de vulgaires plans de sécurités.

j'avais vu juste, à ceci près qu'il n'y avait de plans que de musées, à 2 ou 3 luxueuses résidences près, et qu'à certains plans de musées correspondait dernièrement une histoire de vol, dont le fruit se déroulait sous mes yeux, sorti de ces tubes si anodins.

des toiles de maîtres, tantôt classiques, tantôt modernes.

c'est à partir de là que j'empruntais à john son bureau pour me noyer dans l'émotion que ne découvre peut-être que celui qui peut jouir si lascivement d'une œuvre d'art, les jours de semaine. je me rendais compte que je pouvais finir démasqué et pris finalement peur, le jour où la concierge faillit me surprendre sur le fait.

j'y succombais parfois, et trouvais les journées fades sans ce plaisir volé.

puis un jour où il ne semblait ne plus devoir revenir de voyage, les trésors de john ont fait la une internationale, et moi j'ai décaissé les panneaux du jardin des délices de jérôme bosch, sublimes à vouloir s'en crever les yeux, pour l'imaginer encor et sans fin.

j'avais pris le risque de déballer ce colis et réussi à tout refermer et à m'esquiver à temps, pour cette fois. mais je n'étais jamais resté aussi longtemps et les risques en étaient accrus... pourtant je ne pouvais renoncer à caresser l'herbe féconde de son eden !

j'y retournais, prenant mille précaution, faisant sonner ma montre pour ne pas rester trop tard. mais même, bientôt comme les autres partirait le jardin, et j'aurais envie de déballer les prochaines merveilles...

voilà.

que me faut-il faire désormais ?

je devais l'écrire, mais le montrer nous dénoncerait tous deux, hors je ne le puis. je vais essayer de trouver une solution, et m'en vais me coucher, cher journal - puisque si personne ne lit jamais ça tu es mon confident, mon ami imaginaire.
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Novocaïne

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MessageSujet: Re: chronique de roparz, ouieur à temps plein   Sam 18 Oct 2008 - 11:30

filo a écrit:

Ma nouvelle "L'appartement" est également l'histoire d'un onano-voyeur.

aucun mérite lorsque le personnage est un auto-portrait ! Trop facile! mdr mdr
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nuam

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MessageSujet: Re: chronique de roparz, ouieur à temps plein   Sam 18 Oct 2008 - 18:26

chapitre 04, version 01 - affranchi

il est parti.

c'est ma faute, j'ai oublié mon mouchoir sur son parquet, accidentellement. il a dû tomber de ma poche... il fallait bien que ça arrive, je suppose, même si l'incident est grotesque.

cette nuit j'ai été surpris.

comme d'habitude je prévoyais de passer par la fenêtre, l'été ce n'est pas rare d'oublier de fermer... ou du moins de verrouiller les fenêtres, même si john n'est pas un de ces rêveurs capables d'oublier la plus élémentaire prudence.

mais il est entré, calme, l'oeil noir, a traversé la pièce, s'approchant du mini-bar :

- Je vous sert quelque chose ?
- Euh... une eau gazeuse, si vous avez.
- Bien entendu. je vous accompagne au gin.

puis, m'ayant tendu mon verre, il m'invita à m'assoir sur le fauteuil et pour lui il rapprocha un tabouret bas, puis reprit :

- que me vaut cette visite furtive ?
- je ne peux pas me résoudre à ne plus revoir les toiles de vos rouleaux... mais rassurez-vous, je suis certes intrusif mais aucunement malhonnête, je ne compte rien voler. peut-être pourrais-je même vous venir en aide ?
- et de quelle manière ?


et finalement, je fus garde-toiles et peu à peu, je me vis devenir le bras droit de john... euh pardon, de Fralak Jacob.



chapitre 04, version 02 - et sa femme ?

elle a débarqué il y a 2 jours, alors que je m'apprêtais, dès son retour, à aller le voir pour lui exposer mon secret et lui demander de me laisser veiller sur ses œuvres... du coup, je n'ai pour ainsi dire plus jamais la possibilité d'entrer chez lui, et la présence de sa compagne m'empêche de l'approcher, et exclut encor plus que je lui propose de rester chez lui avec sa femme la journée... même peu jaloux, un homme ne saurait apprécier cette suspecte intrusion.

je pourrais sinon essayer de l'amadouer elle, mais encor ne pourrais-je ni lui dévoiler mon secret à elle, sous peine qu'elle me dénonce à lui, ce qui serait désastreux... ni me gagner sa confiance à lui, par le biais de sa compagne... d'autant qu'il demeure peu sociable, et qu'une approche directe m'ait semblé déjà auparavant la seule amorce possible.



chapitre 04, version 03 - sans titre

Il est parti.

c'est ma faute, j'ai oublié mon mouchoir sur son parquet, accidentellement. il a dû tomber de ma poche... il fallait bien que ça arrive, je suppose, même si l'incident est grotesque. j'avais pas imaginé qu'il disparaitrait comme ça.

je suis abattu.

j'ai vérifié partout, mais déjà à son travail où j'ai été voir, il n'y ait plus. ça fait 3 semaines maintenant qu'il a démissionné. j'ai demandé après lui, faisant mine d'oublier son nom, et on m'a répondu poliment et comme si de rien n'était :

"Monsieur Jacob nous a quitté, Monsieur"

j'ai insisté, essayé d'obtenir des coordonnées pour le joindre, prétextant que j'avais sympathisé avec lui, étant client... mais elle ne semblait pas savoir et essayait de changer de sujet, me demandant mon numéro de client, pour voir où en est mon dossier, et qu'elle vérifie si Monsieur Jacob avait tout laissé en ordre dans mon dossier...

"par pur excès de prudence, ne vous inquiettez pas, jusque là tous les dossiers que nous consultons sont impeccables"

pour me venger, je vais aller le dénoncer à la police... ils l'attraperont certainement, ils auront son signalement, sans compter les plans qu'il a laissé dans un rouleau, dont chacun d'eux a déjà eu ou aura, sans nul doute, son heure de tabloïds, sauf embuscade...



chapitre 04, version 04 - effet boomerang

si je vais témoigner à la police je ne reverrais plus jamais aucune toile, qu'ils l'arrêtent ou pas !

soit qu'il ai pensé retrouver un poste ailleurs, soit qu'il ait d'autres façon d'obtenir des plans, ou encore qu'il prenne sa retraite, ce que devrait lui permettre la transaction du jardin des délices... qu'importe !

demain, j'engage un détective.
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