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 D'où vient l'américanisme de N. Sarkozy ?

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filo

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MessageSujet: D'où vient l'américanisme de N. Sarkozy ?   Lun 27 Oct 2008 - 21:21

Nicolas Sarkozy doit être jugé à son action et non pas d’après sa personnalité.
Mais lorsque son action surprend jusqu’à ses propres électeurs, il est légitime de se pencher en détail sur sa biographie et de s’interroger sur les alliances qui l’ont conduit au pouvoir. Thierry Meyssan a décidé d’écrire la vérité sur les origines du président de la République française.
Toutes les informations contenues dans cet article sont vérifiables, à l’exception de deux imputations, signalées par l’auteur qui en assume seul la responsabilité :



Les Français, lassés des trop longues présidences de François Mitterrand et de Jacques Chirac, ont élu Nicolas Sarkozy en comptant sur son énergie pour revitaliser leur pays.
Ils espéraient une rupture avec des années d’immobilisme et des idéologies surannées. Ils ont eu une rupture avec les principes qui fondent la nation française. Ils ont été stupéfaits par cet "hyper-président", se saisissant chaque jour d’un nouveau dossier, aspirant à lui la droite et la gauche, bousculant tous les repères jusqu’à créer une complète confusion.
Comme des enfants qui viennent de faire une grosse bêtise, les Français sont trop occupés à se trouver des excuses pour admettre l’ampleur des dégâts et leur naïveté. Ils refusent d’autant plus de voir qui est vraiment Nicolas Sarkozy, qu’ils auraient dû s’en rendre compte depuis longtemps.
C’est que l’homme est habile. Comme un illusionniste, il a détourné leur attention en offrant sa vie privée en spectacle et en posant dans les magazines people, jusqu’à leur faire oublier son parcours politique.

Que l’on comprenne bien le sens de cet article : il ne s’agit pas de reprocher à M. Sarkozy ses liens familiaux, amicaux et professionnels, mais de lui reprocher d’avoir caché ses attaches aux Français qui ont cru, à tort, élire un homme libre.

Pour comprendre comment un homme en qui tous s’accordent aujourd’hui à voir l’agent des États-Unis et d’Israël a pu devenir le chef du parti gaulliste, puis le président de la République française, il nous faut revenir en arrière. Très en arrière. Il nous faut emprunter une longue digression au cours de laquelle nous présenterons les protagonistes qui trouvent aujourd’hui leur revanche.

Secrets de famille
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les services secrets états-uniens s’appuient sur le parrain italo-US Lucky Luciano pour contrôler la sécurité des ports américains et pour préparer le débarquement allié en Sicile.
Les contacts de Luciano avec les services US passent notamment par Frank Wisner Sr. puis, lorsque le « parrain » est libéré et s’exile en Italie, par son « ambassadeur » corse, Étienne Léandri.

En 1958, les États-Unis, inquiets d’une possible victoire du FLN en Algérie qui ouvrirait l’Afrique du Nord à l’influence soviétique, décident de susciter un coup d’État militaire en France. L’opération est organisée conjointement par la Direction de la planification de la CIA —théoriquement dirigée par Frank Wisner Sr.— et par l’OTAN.
Mais Wisner a déjà sombré dans la démence de sorte que c’est son successeur, Allan Dulles, qui supervise le coup. Depuis Alger, des généraux français créent un Comité de salut public qui exerce une pression sur le pouvoir civil parisien et le contraint à voter les pleins pouvoirs au général De Gaulle sans avoir besoin de recourir la force.

Or, Charles De Gaulle n’est pas le pion que les Anglo-Saxons croient pouvoir manipuler. Dans un premier temps, il tente de sortir de la contradiction coloniale en accordant une large autonomie aux territoires d’outre-mer au sein d’une Union française. Mais il est déjà trop tard pour sauver l’Empire français car les peuples colonisés ne croient plus aux promesses de la métropole et exigent leur indépendance.
Après avoir conduit victorieusement de féroces campagnes de répression contre les indépendantistes, De Gaulle se rend à l’évidence. Faisant preuve d’une rare sagesse politique, il décide d’accorder à chaque colonie son indépendance.

Cette volte-face est vécue comme une trahison par la plupart de ceux qui l’ont porté au pouvoir. La CIA et l’OTAN soutiennent alors toutes sortes de complots pour l’éliminer, dont un putsch manqué et une quarantaine de tentatives d’assassinat. Toutefois, certains de ses partisans approuvent son évolution politique. Autour de Charles Pasqua, ils créent le SAC, une milice pour le protéger.

Pasqua est à la fois un truand corse et un ancien résistant. Il a épousé la fille d’un bootlegger canadien qui fit fortune durant la prohibition. Il dirige la société Ricard qui, après avoir commercialisé de l’absinthe, un alcool prohibé, se respectabilise en vendant de l’anisette.
Cependant, la société continue à servir de couverture pour toutes sortes de trafics en relation avec la famille italo-new-yorkaise des Genovese, celle de Lucky Luciano.
Il n’est donc pas étonnant que Pasqua fasse appel à Étienne Léandri ("l’ambassadeur" de Luciano) pour recruter des gros bras et constituer la milice gaulliste.
Un troisième homme joue un grand rôle dans la formation du SAC, l’ancien garde du corps de De Gaulle : Achille Peretti —un Corse lui aussi—.

Ainsi défendu, De Gaulle dessine avec panache une politique d’indépendance nationale. Tout en affirmant son appartenance au camp atlantique, il remet en cause le leadership anglo-saxon. Il s’oppose à l’entrée du Royaume-Uni dans le Marché commun européen (1961 et 1967) ; Il refuse le déploiement des casques de l’ONU au Congo (1961) ; il encourage les États latino-américains à s’affranchir de l’impérialisme US (discours de Mexico, 1964) ; Il expulse l’OTAN de France et se retire du Commandement intégré de l’Alliance atlantique (1966) ; Il dénonce la Guerre du Viêt-nam (discours de Phnon Penh, 1966) ; Il condamne l’expansionnisme israélien lors de la Guerre des Six jours (1967) ; Il soutient l’indépendance du Québec (discours de Montréal 1967) ; etc.

Simultanément, De Gaulle consolide la puissance de la France en la dotant d’un complexe militaro-industriel incluant la force de dissuasion nucléaire, et en garantissant son approvisionnement énergétique. Il éloigne utilement les encombrants Corses de son entourage en leur confiant des missions à étranger.
Ainsi Étienne Léandri devient-il le trader du groupe Elf (aujourd’hui Total), tandis que Charles Pasqua devient l’homme de confiance des chefs d’États d’Afrique francophone.

Conscient qu’il ne peut défier les Anglo-Saxons sur tous les terrains à la fois, De Gaulle s’allie à la famille Rothschild. Il choisit comme Premier ministre le fondé de pouvoir de la Banque Rothschild, Georges Pompidou. Les deux hommes forment un tandem efficace. L’audace politique du premier ne perd jamais de vue le réalisme économique du second.

Lorsque De Gaulle démissionne, en 1969, Georges Pompidou lui succède brièvement à la présidence avant d’être emporté par un cancer. Les gaullistes historiques n’admettent pas son leadership et s’inquiètent de son tropisme anglophile.
Ils hurlent à la trahison lorsque Pompidou, secondé par le secrétaire général de l’Élysée Edouard Balladur, fait entrer "la perfide Albion" dans le Marché commun européen.

La fabrication de Nicolas Sarkozy
Ce décor étant planté, revenons-en à notre personnage principal, Nicolas Sarkozy.
Né en 1955, il est le fils d’un noble catholique hongrois, Pal Sarkösy de Nagy-Bocsa, réfugié en France après avoir fuit l’Armée rouge, et d’Andrée Mallah, une roturière juive originaire de Thessalonique. Après avoir eu trois enfants (Guillaume, Nicolas et François), le couple divorce.
Pal Sarkosy de Nagy-Bocsa se remarie avec une aristocrate, Christine de Ganay, dont il aura deux enfants (Pierre-Olivier et Caroline). Nicolas ne sera pas élevé par ses seuls parents, mais balloté dans cette famille recomposée.
Sa mère est devenue la secrétaire d’Achille Peretti. Après avoir co-fondé le SAC, le garde du corps de De Gaulle avait poursuivi une brillante carrière politique. Il avait été élu député et maire de Neuilly-sur-Seine, la plus riche banlieue résidentielle de la capitale, puis président de l’Assemblée nationale.

Malheureusement, en 1972, Achille Peretti est gravement mis en cause. Aux États-Unis, le magazine Time révèle l’existence d’une organisation criminelle secrète « l’Union corse » qui contrôlerait une grande partie du trafic de stupéfiants entre l’Europe et l’Amérique, la fameuse « French connexion » qu’Hollywood devait porter à l’écran.
S’appuyant sur des auditions parlementaires et sur ses propres investigations, Time cite le nom d’un chef mafieux, Jean Venturi, arrêté quelques années plus tôt au Canada, et qui n’est autre que le délégué commercial de Charles Pasqua pour la société d’alcool Ricard. On évoque le nom de plusieurs familles qui dirigeraient « l’Union corse », dont les Peretti. Achille nie, mais doit renoncer à la présidence de l’Assemblée nationale et échappe même à un « suicide ».

En 1977, Pal Sarkozy se sépare de sa seconde épouse, Christine de Ganay, laquelle se lie alors avec le n°2 de l’administration centrale du département d’État des États-Unis. Elle l’épouse et s’installe avec lui en Amérique. Le monde étant petit, c’est bien connu, son mari n’est autre que Frank Wisner Jr., fils du précédent. Les fonctions de Junior à la CIA ne sont pas connues, mais il clair qu’il y joue un rôle important. Nicolas, qui reste proche de sa belle-mère, de son demi-frère et de sa demi-sœur, commence à se tourner vers les États-Unis où il « bénéficie » des programmes de formation du département d’État.

À la même période, Nicolas Sarkozy adhère au parti gaulliste. Il y fréquente d’autant plus rapidement Charles Pasqua que celui-ci n’est pas seulement un leader national, mais aussi le responsable de la section départementale des Hauts-de-Seine.

En 1982, Nicolas Sarkozy, ayant terminé ses études de droit et s’étant inscrit au barreau, épouse la nièce d’Achille Peretti. Son témoin de mariage est Charles Pasqua. En tant qu’avocat, Me Sarkozy défend les intérêts des amis corses de ses mentors. Il acquiert une propriété sur l’île de beauté, à Vico, et imagine de "corsiser" son nom en remplaçant le « y » par un « i » : Sarkozi.
L’année suivante, il est élu maire de Neuilly-sur-Seine en remplacement de son bel-oncle, Achille Peretti, terrassé par une crise cardiaque.

Cependant, Nicolas ne tarde pas à trahir sa femme et, dès 1984, il poursuit une liaison cachée avec Cécilia, l’épouse du plus célèbre animateur de télévision français de l’époque, Jacques Martin, dont il a fait la connaissance en célébrant leur mariage en qualité de maire de Neuilly. Cette double vie dure cinq ans, avant que les amants ne quittent leurs conjoints respectifs pour construire un nouveau foyer.

Nicolas est le témoin de mariage, en 1992, de la fille de Jacques Chirac, Claude, avec un éditorialiste du Figaro. Il ne peut s’empêcher de séduire Claude et de mener une brève relation avec elle, tandis qu’il vit officiellement avec Cécilia. Le mari trompé se suicide en absorbant des drogues. La rupture est brutale et sans retour entre les Chirac et Nicolas Sarkozy.

En 1993, la gauche perd les élections législatives. Le président François Mitterrand refuse de démissionner et entre en cohabitation avec un Premier ministre de droite. Jacques Chirac, qui ambitionne la présidence et pense alors former avec Edouard Balladur un tandem comparable à celui de De Gaulle et Pompidou, refuse d’être à nouveau Premier ministre et laisse la place à son « ami de trente ans », Edouard Balladur.
Malgré son passé sulfureux, Charles Pasqua devient ministre de l’Intérieur. S’il conserve la haute main sur la marijuana marocaine, il profite de sa situation pour légaliser ses autres activités en prenant le contrôle des casinos, jeux et courses en Afrique francophone. Il tisse aussi des liens en Arabie saoudite et en Israël et devient officier d’honneur du Mossad. Nicolas Sarkozy, quant à lui, est ministre du Budget et porte-parole du gouvernement.

À Washington, Frank Wisner Jr. a pris la succession de Paul Wolfowitz comme responsable de la planification politique au département de la Défense. Personne ne remarque les liens qui l’unissent au porte-parole du gouvernement français.

C’est alors que reprend au sein du parti gaulliste la tension que l’on avait connu trente ans plus tôt entre les gaullistes historiques et la droite financière, incarnée par Balladur.
La nouveauté, c’est que Charles Pasqua et avec lui le jeune Nicolas Sarkozy trahissent Jacques Chirac pour se rapprocher du courant Rothschild. Tout dérape. Le conflit atteindra son apogée en 1995 lorsque Édouard Balladur se présentera contre son ex-ami Jacques Chirac à l’élection présidentielle, et sera battu. Surtout, suivant les instructions de Londres et de Washington, le gouvernement Balladur ouvre les négociations d’adhésion à l’Union européenne et à l’OTAN des États d’Europe centrale et orientale, affranchis de la tutelle soviétique.

Rien ne va plus dans le parti gaulliste où les amis d’hier sont près de s’entre-tuer. Pour financer sa campagne électorale, Edouard Balladur tente de faire main basse sur la caisse noire du parti gaulliste, cachée dans la double comptabilité du pétrolier Elf. À peine le vieux Étienne Léandri mort, les juges perquisitionnent la société et ses dirigeants sont incarcérés. Mais Balladur, Pasqua et Sarkozy ne parviendront jamais à récupérer le magot.

La traversée du désert
Tout au long de son premier mandat, Jacques Chirac tient Nicolas Sarkozy à distance. L’homme se fait discret durant cette longue traversée du désert. Discrètement, il continue à nouer des relations dans les cercles financiers.
En 1996, Nicolas Sarkozy ayant enfin réussi à clore une procédure de divorce qui n’en finissait pas se marie avec Cécilia. Ils ont pour témoins les deux milliardaires Martin Bouygues et Bernard Arnaud (l’homme le plus riche du pays).

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MessageSujet: Re: D'où vient l'américanisme de N. Sarkozy ?   Lun 27 Oct 2008 - 21:21

Dernier acte
Bien avant la crise irakienne, Frank Wisner Jr. et ses collègues de la CIA planifient la destruction du courant gaulliste et la montée en puissance de Nicolas Sarkozy. Ils agissent en trois temps :
- d’abord l’élimination de la direction du parti gaulliste et la prise de contrôle de cet appareil,
- puis l’élimination du principal rival de droite et l’investiture du parti gaulliste à l’élection présidentielle,
- enfin l’élimination de tout challenger sérieux à gauche de manière à être certain d’emporter l’élection présidentielle.

Pendant des années, les médias sont tenus en haleine par les révélations posthumes d’un promoteur immobilier. Avant de décéder d’une grave maladie, il a enregistré pour une raison jamais élucidée une confession en vidéo. Pour une raison encore plus obscure, la « cassette » échoue dans les mains d’un hiérarque du Parti socialiste, Dominique Strauss-Khan, qui la fait parvenir indirectement à la presse.

Si les aveux du promoteur ne débouchent sur aucune sanction judiciaire, ils ouvrent une boîte de Pandore. La principale victime des affaires successives sera le Premier ministre Alain Juppé. Pour protéger Chirac, il assume seul toutes les infractions pénales. La mise à l’écart de Juppé laisse la voie libre à Nicolas Sarkozy pour prendre la direction du parti gaulliste.
Sarkozy exploite alors sa position pour contraindre Jacques Chirac à le reprendre au gouvernement, malgré leur haine réciproque. Il sera en définitive, ministre de l’Intérieur. Erreur ! À ce poste, il contrôle les préfets et de le renseignement intérieur qu’il utilise pour noyauter les grandes administrations.

Il s’occupe aussi des affaires corses.
Le préfet Claude Érignac a été assassiné. Bien qu’il n’ait pas été revendiqué, le meurtre a immédiatement été interprété comme un défi lancé par les indépendantistes à la République. Après une longue traque, la police parvient à arrêter un suspect en fuite, Yvan Colonna, fils d’un député socialiste. Faisant fi de la présomption d’innocence, Nicolas Sarkozy annonce cette interpellation en accusant le suspect d’être l’assassin. C’est que la nouvelle est trop belle à deux jours du référendum que le ministre de l’Intérieur organise en Corse pour modifier le statut de l’île. Quoi qu’il en soit, les électeurs rejettent le projet Sarkozy qui, selon certains, favorise les intérêts mafieux.
Bien qu’Yvan Colonna ait ultérieurement été reconnu coupable, il a toujours clamé son innocence et aucune preuve matérielle n’a été trouvée contre lui. Étrangement, l’homme s’est muré dans le silence, préférant être condamné que de révéler ce qu’il sait.

Nous révélons ici que le préfet Érignac n’a pas été tué par des nationalistes, mais abattu par un tueur à gage, Igor Pecatte, immédiatement exfiltré vers l’Angola où il a été engagé à la sécurité du groupe Elf. Le mobile du crime était précisément lié aux fonctions antérieures d’Érignac, responsable des réseaux africains de Charles Pasqua au ministère de la Coopération. Quand à Yvan Colonna, c’est un ami personnel de Nicolas Sarkozy depuis des décennies et leurs enfants se sont fréquentés.

Une nouvelle affaire éclate : de faux listings circulent qui accusent mensongèrement plusieurs personnalités de cacher des comptes bancaires au Luxembourg, chez Clearstream. Parmi les personnalités diffamées : Nicolas Sarkozy. Il porte plainte et sous-entend que son rival de droite à l’élection présidentielle, le Premier ministre Dominique de Villepin, a organisé cette machination. Il ne cache pas son intention de le faire jeter en prison.
En réalité, les faux listings ont été mis en circulation par des membres de la Fondation franco-américaine, dont John Negroponte était président et dont Frank Wisner Jr. est administrateur. Ce que les juges ignorent et que nous révélons ici, c’est que les listings ont été fabriqués à Londres par une officine commune de la CIA et du MI6, Hakluyt & Co, dont Frank Wisner Jr. est également administrateur.
Villepin se défend de ce dont on l’accuse, mais il est mis en examen, assigné à résidence et, de facto, écarté provisoirement de la vie politique. La voie est libre à droite pour Nicolas Sarkozy.

Reste à neutraliser les candidatures d’opposition. Les cotisations d’adhésion au parti socialistes sont réduites à un niveau symbolique pour attirer de nouveaux militants. Soudainement des milliers de jeunes prennent leur carte. Parmi eux, au moins dix mille nouveaux adhérents sont en réalité des militants du Parti trotskiste « lambertiste » (du nom de son fondateur Pierre Lambert). Cette petite formation d’extrême gauche s’est historiquement mise au service de la CIA contre les communistes staliniens durant la Guerre froide (Elle est l’équivalent du SD/USA de Max Shatchman, qui a formé les néoconservateurs aux USA). Ce n’est pas la première fois que les « lambertistes » infiltrent le Parti socialiste. Ils y ont notamment placé deux célèbres agents de la CIA : Lionel Jospin (qui est devenu Premier ministre) et Jean-Christophe Cambadélis, le principal conseiller de Dominique Strauss-Kahn.

Des primaires sont organisées au sein du Parti socialiste pour désigner son candidat à l’élection présidentielle. Deux personnalités sont en concurrence : Laurent Fabius et Ségolène Royal. Seul le premier représente un danger pour Sarkozy. Dominique Strauss-Kahn entre dans la course avec pour mission d’éliminer Fabius au dernier moment. Ce qu’il sera en mesure de faire grâce aux votes des militants « lambertistes » infiltrés, qui portent leur suffrages non pas sur son nom, mais sur celui de Royal.
L’opération est possible parce que Strauss-Kahn est depuis longtemps sur le payroll des États-Unis. Les Français ignorent qu’il donne des cours à Stanford, où il a été embauché par le prévot de l’université, Condoleezza Rice.
Dès sa prise de fonction, Nicolas Sarkozy et Condoleezza Rice remercieront Strauss-Kahn en le faisant élire à la direction du Fonds Monétaire International.

Premiers jours à l’Élysée
Le soir du second tour de l’élection présidentielle, lorsque les instituts de sondages annoncent sa victoire probable, Nicolas Sarkozy prononce un bref discours à la nation depuis son QG de campagne. Puis, contrairement à tous les usages, il ne va pas faire la fête avec les militants de son parti, mais il se rend au Fouquet’s. La célèbre brasserie des Champs-Élysées, qui était jadis le rendez-vous de « l’Union corse » est aujourd’hui la propriété du casinotier Dominique Desseigne. Il a été mis à disposition du président élu pour y recevoir ses amis et les principaux donateurs de sa campagne. Une centaine d’invités s’y bousculent, les hommes les plus riches de France y côtoient les patrons de casinos.
Puis le président élu s’offre quelques jours de repos bien mérités. Conduit en Falcon-900 privé à Malte, il s’y repose sur le Paloma, le yacht de 65 mètres de son ami Vincent Bolloré, un milliardaire formé à la Banque Rothschild.
Enfin, Nicolas Sarkozy est investi président de la République française. Le premier décret qu’il signe n’est pas pour proclamer une amnistie, mais pour autoriser les casinos de ses amis Desseigne et Partouche à multiplier les machines à sous.
Il forme son équipe de travail et son gouvernement. Sans surprise, on y retrouve un bien trouble propriétaire de casinos (le ministre de la Jeunesse et des Sports) et le lobbyiste des casinos de l’ami Desseigne (qui devient porte-parole du parti « gaulliste »).

Nicolas Sarkozy s’appuie avant tout sur quatre hommes :
Claude Guéant, secrétaire général du palais de l’Élysée. C’est l’ancien bras droit de Charles Pasqua.
François Pérol, secrétaire général adjoint de l’Élysée. C’est un associé-gérant de la Banque Rothschild.
Jean-David Lévitte, conseiller diplomatique. Fils de l’ancien directeur de l’Agence juive. Ambassadeur de France à l’ONU, il fut relevé de ses fonctions par Chirac qui le jugeait trop proche de George Bush.
Alain Bauer, l’homme de l’ombre. Son nom n’apparaît pas dans les annuaires. Il est chargé des services de renseignement. Ancien Grand-Maître du Grand Orient de France (la principale obédience maçonnique française) et ancien n°2 de la National Security Agency états-unienne en Europe.

Frank Wisner Jr., qui a été nommé entre temps envoyé spécial du président Bush pour l’indépendance du Kosovo, insiste pour que Bernard Kouchner soit nommé ministre des Affaires étrangères avec une double mission prioritaire : l’indépendance du Kosovo et la liquidation de la politique arabe de la France.
Kouchner a débuté sa carrière en participant à la création d’une ONG humanitaire. Grâce aux financements de la National Endowment for Democracy, il a participé aux opérations de Zbigniew Brzezinski en Afghanistan, aux côtés d’Oussama Ben Laden et des frères Karzaï contre les Soviétiques. On le retrouve dans les années 90 auprès d’Alija Izetbegoviç en Bosnie-Herzégovine. De 1999 à 2001, il a été Haut représentant de l’ONU au Kosovo.

Sous le contrôle du frère cadet du président Hamid Karzaï, l’Afghanistan est devenu le premier producteur mondial de pavot. Le suc est transformé sur place en héroïne et transporté par l’US Air Force à Camp Bondsteed (Kosovo). Là, la drogue est prise en charge par les hommes d’Haçim Thaçi qui l’écoulent principalement en Europe et accessoirement aux États-Unis. Les bénéfices sont utilisés pour financer les opérations illégales de la CIA.
Karzaï et Thaçi sont des amis personnels de longue date de Bernard Kouchner, qui certainement ignore leurs activités criminelles malgré les rapports internationaux qui y ont été consacrés.

Pour compléter son gouvernement, Nicolas Sarkozy nomme Christine Lagarde, ministre de l’Économie et des Finances. Elle a fait toute sa carrière aux États-Unis où elle a dirigé le prestigieux cabinet de juristes Baker & McKenzie. Au sein du Center for International & Strategic Studies de Dick Cheney, elle a co-présidé avec Zbigniew Brzezinski un groupe de travail qui a supervisé les privatisations en Pologne. Elle a organisé un intense lobbying pour le compte de Lockheed Martin contre les l’avionneur français Dassault.

Nouvelle escapade durant l’été. Nicolas, Cécilia, leur maîtresse commune et leurs enfants se font offrir des vacances états-uniennes à Wolfenboroo, non loin de la propriété du président Bush. La facture, cette fois, est payée par Robert F. Agostinelli, un banquier d’affaires italo-new-yorkais, sioniste et néo-conservateur pur sucre qui s’exprime dans Commentary, la revue de l’American Jewish Committee.

La réussite de Nicolas rejaillit sur son demi-frère Pierre-Olivier. Sous le nom américanisé « d’Oliver », il est nommé par Frank Carlucci (qui fut le n°2 de la CIA après avoir été recruté par Frank Wisner Sr.) directeur d’un nouveau fonds de placement du Carlyle Group (la société commune de gestion de portefeuille des Bush et des Ben Laden). Sans qualité personnelle particulière, il est devenu le 5e noueur de deals dans le monde et gère les principaux avoirs des fonds souverains du Koweit et de Singapour.

La côte de popularité du président est en chute libre dans les sondages. L’un de ses conseillers en communication, Jacques Séguéla, préconise de détourner l’attention du public avec de nouvelles « people stories ». L’annonce du divorce avec Cécilia est publiée par Libération, le journal de son ami Edouard de Rothschild, pour couvrir les slogans des manifestants un jour de grève générale. Plus fort encore, le communiquant organise une rencontre avec l’artiste et ex-mannequin, Carla Bruni. Quelques jours plus tard, sa liaison avec le président est officialisée et le battage médiatique couvre à nouveau les critiques politiques. Quelques semaines encore et c’est le troisième mariage de Nicolas. Cette fois, il choisit comme témoins Mathilde Agostinelli (l’épouse de Robert) et Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet d’Edouard Balladur devenu associé-gérant chez Rothschild.
Quand les Français auront-ils des yeux pour voir à qui ils ont à faire ?

Thierry Meyssan
Analyste politique, fondateur du Réseau Voltaire. Dernier ouvrage paru : L’Effroyable imposture 2 (le remodelage du Proche-Orient et la guerre israélienne contre le Liban).


Source : Réseau Voltaire - www.alterinfo.net

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MessageSujet: Re: D'où vient l'américanisme de N. Sarkozy ?   Mer 5 Nov 2008 - 1:25

Il se trouve que je m’intéresse à la politique. Je ne le fais pas, mais j’aurais pu militer dans un parti politique. J’aurais même pu être élu, voire élu à l’Assemblée Nationale et, pourquoi pas, candidat à un marocain lors d’une prochaine alternance. Imaginons, si tout cela était vrai, que Mayssan se mette à enquêter sur mon passé et mes filiations. Il trouverait (tout ce qui suit est strictement vrai) :

1/ J’ai une relation de parenté avec le Président de l’Islande.

2/ Mon grand-père maternel était un réfugié politique d’origine soviétique avec une ascendance aristocratique (d’ailleurs, si j’y tenais vraiment, je pourrais prétendre à un titre de prince).

3/ Mon ex beau-frère (le frère de mon ex) a été un proche collaborateur d’Alain Juppé, à l’époque où il était maire du XVIIIe arrondissement de Paris; pendant une partie de cette période, il a été ministre du budget. D’ailleurs, je l’ai rencontré.

4/ Mon père a été membre fondateur et dirigeant de la revue Limites, revue créé peu avant la fin du franquisme qui lui était opposé, et qui a souvent eu à faire à la censure du Généralissime. Militant communiste, Carrillo faisait partie de ses connaissances, comme nombre d’intellectuels communistes sud-américains, tels que Rafael Alberti. Il a été également ami de l’ancien président du gouvernement (premier ministre, en Espagne le chef de l’exécutif) Felipe Gonzalez. Un de ses copains de Limites a co-fondé El Pais, où mon père a tenu une chronique régulière. Et j’en passe …

5/ Mon arrière grand-père était un poète du fin fond de la campagne espagnole, célèbre au point qu’il est enseigné dans les collèges ; figure (abusivement, il est mort en 1905) emblématique du franquisme.

6/ Si je commence à faire la liste de personnalités publiques qu’un ou un autre membre de ma famille connaît personnellement, je n’en finirais pas.

On imagine la quantités de scénarios qu’on pourrait monter avec ces données. On pourrait presque faire un concours. Pourtant, je vous assure, je suis l’agent secret de personne, je suis sous influence de personne, je n’essaye de manipuler personne. Quoique ... est-ce vraiment un hasard si le gouvernement islandais ait négocié un emprunt de 4 milliards de dollars avec Moscou ?
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MessageSujet: Re: D'où vient l'américanisme de N. Sarkozy ?   Mer 5 Nov 2008 - 4:04

Hé bien moi, si on enquêtait sur moi ou ma famille, on ne trouverait strictement rien de ce genre, pas d'amitiés ou de lien avec des personnalités, sinon que je suis sorti deux ans avec la sœur de Sandrine Bonnaire et que j'ai discuté une heure avec Gainsbourg.
Mais justement je ne fais pas de politique active.
Peut-être ceci explique cela ?

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MessageSujet: Re: D'où vient l'américanisme de N. Sarkozy ?   Mer 5 Nov 2008 - 5:00

Sandrine Bonnaire voulait la mort de Gainsbourg et s'est débrouillée pour qu'il boive et fume jusqu'à en crever. C'est bien connu.
Ton rôle, dans tout ça, est bien troublant.


Dernière édition par alejandro le Mer 5 Nov 2008 - 8:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: D'où vient l'américanisme de N. Sarkozy ?   Mer 5 Nov 2008 - 5:05

mdr Vous êtes cinglés, mais ne changez pas !

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MessageSujet: Re: D'où vient l'américanisme de N. Sarkozy ?   Mer 5 Nov 2008 - 11:08

C'est édifiant! L'autre jour j'en parlais avec une amie, lors des traductions (qui me prenent toujours la tête), et je lui disais, même en ne connaissant rien à la politique française ou si peu, (rien qu'en écoutant et en regardant les médias), ce n'est pa possible que la France, tout au moins celle que j'ai connue et admiré et que j'aime encore, puisse avoir élu un président pareil! Pour moi que c'est un guignol que les financiers tapis dans l'ombre ont planté, puis fait pousser et soigné comme une plante, pour qu'il soit prêt le moment venu! Car même quand on l'entend parler, il ne possède aucun charisme, ils est ordinaire et se veut, par là, "moderne". La France est tombée bien bas et j'en veux ouvertement à la gauche française et au PS d'en être arrivés là. Ce n'est pas une question de frontières possibles ou impossibles dans ce monde actuel, mais d'une idéologie dénaturée, piétinée et trahie par ceux qui auraient dû l'appliquer avec humanisme.
Alors ça a donne ça! un Sarkozy elève dans une pouponnière de laboratoire. Savez-vous que la CIA a des "officines" encore à Marseille? Je le sais par ma soeur, car elle voulait prendre "quelques vacances" en se faisant nommer dans un de ses bureaux pour se rapprocher de moi et de ses nièces qu'elle n"a pas vu grandir. Mais les places sont chères! Il paraît!
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MessageSujet: Re: D'où vient l'américanisme de N. Sarkozy ?   Mer 5 Nov 2008 - 13:08

C'est surtout la mauvaise foi des anti-Sarkosy qui est édifiante. Cette histoire est tellement caricaturale qu'elle en devient ridicule.

Faut-il être un agent de la CIA pour entretenir des relations avec les USA ? Peut-on encore croire que notre coq gaulois peut rester les pieds dans la m.... et se sentir grandiose et fier car il tourne le dos à la 1ère puissance mondiale ?

Faut-il être un truand corse pour faire des affaires et de l'argent ?

En épousant quelqu'un, devient-on responsable de ce qu'a pu faire sa famille ? A combien de générations de distance ? Ségolène s'est quand même promenée sur la muraille de Chine avec des descendants des armées chinoises qui ont envahi l'Asie il y a 5 mille ans... Que ceux qui ont épousé une famille de blanches colombes s'avancent...

Encore une fois, 53 % des français ont voté pour Sarko, il est là pour 5 ans, et ses détracteurs sont tellement ennuyés par le fait qu'il se bouge, qu'ils ne voient d'autre solution que démolir son image au lieu d'attaquer sa politique.
Oui, il est américanisant.
Oui, il soutient Israel. Il est né d'une famille en partie juive.
Oui, il est de droite.

Il est là, on n'a pas le choix. Lutter contre lui, c'est en votant, en participant à des partis politiques, des associations, des syndicats, qu'on le fera.
Lancer ce genre de discours, en l'associant à Lucky Luciano (Il est allé à Londres récemment, je crois, et si je me souviens bien, on n'a jamais retrouvvé Jack l'Eventreur,... Je ne suggère rien, bien entendu), à la CIA, etc, ne grandit pas ses détracteurs...
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MessageSujet: Re: D'où vient l'américanisme de N. Sarkozy ?   Mer 5 Nov 2008 - 16:50

C'est fou, mais plus rien ne m'étonne!
Tout ça fait trés complot style Da Vinci Code, mais (je sais, je l'ai déjà dit) on sait de quoi les Etas Unis et la CIA sont capables, et ce dont les hommes sont capables pour gagner le pouvoir!
C'est d'ailleurs surprenant que Sarko ai accepté que le mandat présidentiel en France soit limité à deux.
A moins, ce que je crois, qu'il n'ai déjà prévu sa succession, le temps de laisser fiston grandir un peu.
Quant aux magouilles corses, elles datent pas d'hier et je sais, pour y avoir vécu, à quel point la Corse est imbriquée dans ces trafics en tout genre, à quel point les gens la bouclent et refusent de voir la vérité, ils ont peur de toute façon!
Les français n'ont pas vu qui est vraiment Sarko? Qui sont vraiment leurs élus? Normal, ils n'ont aucune éducation politique et tout est fait pour qu'ils n'en aient pas!
Ce qui continue quand même à me sidérer, c'est que les gens refusent d'entendre la vérité, celle qu'on peut entrevoir, et sont prés à avaler n'importe quoi!
Ca, j'arrive pas à comprendre!
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MessageSujet: Re: D'où vient l'américanisme de N. Sarkozy ?   Mer 5 Nov 2008 - 17:31

Tryskel a écrit:

Ce qui continue quand même à me sidérer, c'est que les gens refusent d'entendre la vérité, celle qu'on peut entrevoir, et sont prés à avaler n'importe quoi!
Ca, j'arrive pas à comprendre!

C'est peut-être parce que ce n'est pas toujours évident de savoir ce qui est la vérité et ce qui est le n'importe quoi.
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MessageSujet: Re: D'où vient l'américanisme de N. Sarkozy ?   Mer 5 Nov 2008 - 17:38

alejandro a écrit:
Tryskel a écrit:

Ce qui continue quand même à me sidérer, c'est que les gens refusent d'entendre la vérité, celle qu'on peut entrevoir, et sont prés à avaler n'importe quoi!
Ca, j'arrive pas à comprendre!

C'est peut-être parce que ce n'est pas toujours évident de savoir ce qui est la vérité et ce qui est le n'importe quoi.


Dis pas n'importe quoi ! .... Est-ce vraiment difficile de voir que notre Président ( qui n'est pas un imbécile puisqu'il est Président aurait dit Fernand Renaud) n'arrête pas de nous seriner en nous disant que "nom de dieu, le travail coûte trop cher en France !" alors que la réalité officielle et qu'il ne peut ignorer est celle-ci....
Citation :
Il est courant d’entendre que la compétitivité de la France est plombée par le coût du travail, par le poids des « charges sociales » (ce qui fait doublon avec l’argument précédent, lesdites charges faisant partie intégrante du coût du travail) ou encore par un droit social trop contraignant. Les syndicalistes et économistes qui osent nuancer le propos et préciser que le coût du travail est moins élevé que chez nos principaux partenaires ou que la France est globalement attractive en raison des politiques publiques (infrastructures publiques de qualité, systèmes éducatif et de santé - encore - performants) passent pour de dangereux idéologues ou pour des illuminés déconnectés de toute réalité. Dans le contexte actuel, il est instructif de lire ce qui suit. Trouvez qui a dit :

1- « Les coûts salariaux en France se trouvent dans la moyenne basse des pays européens ».

2- « Contrairement aux idées reçues, la France est relativement bien positionnée pour le coût du travail, notamment par rapport à ses concurrents directs que sont l’Allemagne et le Royaume-Uni ».

3- « Le coût global du travail dans l’industrie (secteur d’activité de référence pour les comparaisons internationales) en France est l’un des plus faibles des pays de l’Europe des 15. Il est quasiment équivalent au coût du travail aux Etats-Unis ».

4- « La capitale française se classe ainsi au 2ème rang mondial pour l’accueil des sièges sociaux d’entreprises, avec 27 entreprises du Fortune Global 500, devant New York, Londres et Pékin ».

5- « Les Français affichent en effet des performances exceptionnelles en termes de productivité, avec une performance supérieure de 20 % à la moyenne européenne. ».

6- « Les Français ont une durée effective de travail par semaine supérieure à celle des Etats-Unis, de l’Allemagne, de la Grande-Bretagne, de l’Irlande, de la Belgique, des Pays-Bas, des pays scandinaves. La durée effective du travail hebdomadaire est de 38 heures en France, soit une heure de plus qu’en Grande-Bretagne, et 2h30 de plus qu’en Allemagne, et un niveau supérieur à la moyenne des 27 pays membres de l’Union Européenne ».

7- « Si les Français sont si productifs, c’est qu’ils sont très bien formés : 7 % du PIB de la France est consacré à l’éducation et à la formation ».

8- « Le nombre de jours de grève dans le secteur privé en France est inférieur à celui des Etats-Unis, de l’Italie ou de l’Espagne ».

Etonnant non ? Qui peut ainsi se livrer à de telles affirmations à mille lieues du discours dominant tenu en France ? Qui peut prétendre contredire à ce point les assertions du Medef ? Qui peut paraître aussi irréaliste, pardon, surréaliste, déconnecté à ce point des évidences et des réalités ? Car nous le savons bien, dans ce monde qui bouge, nous, en France, nous payons trop, nous sommes paresseux et toujours en grève… Alors qui ? Olivier Besancenot ? Marie-Georges Buffet ? François Hollande ? Bernard Thibault ? Jean-Claude Mailly ? L’Union syndicale Solidaires ? Le SNUI ? Pardon, mais vous n’y êtes pas…

Ce qui est écrit ci-dessus est tout ce qu’il y a de plus officiel : ces extraits (fidèles à l’ensemble dont ils font partie) proviennent de l’Agence française des investissements internationaux (l’AFII). L’AFII, créée en mai 2001, est un établissement public à caractère industriel et commercial, placé sous la tutelle du ministère de l’Economie et des Finances et du ministère délégué à l’Aménagement du Territoire.

Dans la bouche des syndicalistes par exemple, ce type de propos passerait pour une provocation ou pire, pour une grave erreur d’analyse. Or, l’AFII n’invente rien, elle retranscrit une réalité par ailleurs parfaitement accessible pour peu que l’on prenne le temps de se pencher sur les statistiques publiques, ces mêmes données qui montrent, par exemple, qu’il n’existe empiriquement aucun lien entre le niveau de « prélèvements obligatoires » et le niveau de développement économique.

Curieusement cependant, le discours tenu hors de nos frontières diffère radicalement des assertions officielles que l’on nous tient. On ne peut penser que les gouvernements des ces dernières années ou le Medef ignorent les données sur lesquelles s’appuie l’AFII… D’où un goût amer laissé par cet étrange décalage…

Vincent Drezet, secrétaire national du Syndicat national unifié des impôts (SNUI).


De : Vincent Drezet
mardi 4 novembre 2008



La question est, pourquoi respecterais-je quelqu'un qui me prend délibérement pour un con ? AngeR


Dernière édition par Vilain le Mer 5 Nov 2008 - 17:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: D'où vient l'américanisme de N. Sarkozy ?   Mer 5 Nov 2008 - 17:45

Cet article de Meyssan avait un titre insinuant que la CIA était derrière la mise en place de Sarkozy. Pour ma part c'est un des seuls éléments que je trouve exagérés de l'article, et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle, vous le remarquerez, je n'ai cité ce titre ici nulle part.
Pour le reste, les accointances et influences, Frank Wisner, Pasqua, etc, les manœuvres en coulisses, retournements de vestes, népostismes, tout est vrai et vérifiable.

Citation :
Ce qui continue quand même à me sidérer, c'est que les gens refusent d'entendre la vérité, celle qu'on peut entrevoir, et sont prés à avaler n'importe quoi!
Hé oui. Quand tu as vécu, été élevé et conditionné dans un système et que tu découvres soudain que ses bases étaient indignes, tu préfères attribuer l'indignité à ceux qui la désignent.
Les coulisses de la politique sont aussi glauques que celles de la religion, ce qui n'est pas peu dire. Ça reste des histoires de pouvoir.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: D'où vient l'américanisme de N. Sarkozy ?   Mer 5 Nov 2008 - 17:46

@ Vilain

Admettre ta citation n'implique pas que Sarkozy soit un agent aux ordres des Etats-Unis.

Je suis de l'avis de Béquille. Ce qui ne plaît pas chez Sarkozy est à combattre à un niveau politique, pas en essayant de faire des liens bizarres avec sa filiation.
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MessageSujet: Re: D'où vient l'américanisme de N. Sarkozy ?   Mer 5 Nov 2008 - 17:51

Ben dire que Sarkozy a quelque chose à avoir avec Pasqua, ce n'est pas vraiment une nouveauté.

Mais dire que, par exemple, il y a une alliance entre Sarkozy et les trotskistes, que dix mille d'entre eux (il y en a tant que ça, des trotskistes, en France?) ont pris leur carte au PS pour qu'aux primaires soit désignée Royal et ainsi faire gagner le candidat de l'UMP, c'est un peu, comme dirait l'autre, abradabradaquentesque.
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MessageSujet: Re: D'où vient l'américanisme de N. Sarkozy ?   Mer 5 Nov 2008 - 17:54

Problème, Alejandro, et là je rejoins Tryskel : qui a une culture politique en France ? Pour exprimer son désaccord avec quelqu'un on critique sa personnalité. Non. Osons nos opinions. Disons je suis de droite, je suis de gauche. Je suis pour le capitalisme qui me permet de faire du fric, je veux le combattre car à cause de lui, je n'arrive pas à avoir un salaire décent. Donc je m'inscrit au PC, PS, CGT, MEDEF, je vote à Sarkosy, Royal, Bayrou ou Le Pen, peu importe, mais ce sont mes opinions et je les défends. Soyons activistes au lieu d'être manipulables.
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MessageSujet: Re: D'où vient l'américanisme de N. Sarkozy ?   Mer 5 Nov 2008 - 18:02

Justement, Béquille, contrairement à toi, moi je dis clairement : je suis contre, je dénonce, et mon vote va en général entre Besancenot et le PS.
Contre l'ultra-libéralisme, contre la recherche du profit et du pouvoir à tout prix, contre la manipulation et l'obscurantisme, contre le pouvoir des banques, contre l'escalade militaire, la colonisation, la xénophobie, le népostisme, le démantèlement du pouvoir public et des acquis sociaux, et contre les compromis avec les mafieux.
Ce n'est pas une histoire de personnalité (bien que ça joue), mais de politique.
Bref, je suis contre la politique de Sarkozy.

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MessageSujet: Re: D'où vient l'américanisme de N. Sarkozy ?   Mer 5 Nov 2008 - 18:46

Pourquoi ressens-tu le besoin de m'agresser Filo : "contrairement à toi, ?" Poses-toi cette question, les réponses sont toujours intéressantes...
Quand à la suite de ton post, elle n'est qu'un amalgame entre ce que tu as le droit de ne pas vouloir (et je te respecte pour cela) et une politique où rien (à part des élucubrations telles celle qui ouvre ce post) ne te permet d'affirmer l'obscurantisme, la colonisation, le népotisme, les compromis avec les mafieux, etc. Je suis étonné, toi qui dénonces par ailleurs les manipulations, que tu ne te rendes pas compte que tu es en train de l'être toi-même.
Par ailleurs, pour que le "contrairement à toi" ne soit pas un obstacle entre nous, j'ai voté Sarkosy et je n'en ai pas honte Wink; Je pensais seulement que ce genre de discussion ne nécessite pas d'affirmer personnellement son opinion ici et que l'on peut discuter de façon générale, ce qui est a mon sens plus propice à des débats sans prise de bec.
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MessageSujet: Re: D'où vient l'américanisme de N. Sarkozy ?   Mer 5 Nov 2008 - 21:15

Ce n'est pas de l'agression gratuite, Béquille, tu semblais nous inciter à "oser nos opinions", sans le faire toi-même (et te contredis donc dans ton dernier paragraphe ci-dessus), tu dénonçais quelque chose en le faisant, et t'en servais d'argument, insinuant en plus qu'à défaut d'être activistes nous sommes manipulables. Ce n'était qu'un contre-argument, qu'un renvoi de balle.
Les "élucubrations" que tu dénonces, comme le font les sympathisants de Sarkozy (médias, télé et CSA inclus), sont effectivement une sorte d'activisme. Ici parfois excessif, bien sûr.
Mais il est bien connu que l'excès de l'opposition fait toujours avancer quelque chose (révolution française, acquis sociaux, syndicalisme...).

La façon dénigrante, condescendante, de qualifier de "théories du complot" la remise en question d'évènements graves notoirement louches est une propagande contre ce genre d'activisme également.
Moi j'ai tendance à ne pas faire confiance en ceux qui ont prouvé leur dénuement de scrupule, je me méfie, je résiste, je cherche à comprendre au delà du journal TF1 de 20h.
Mais je reste -je te rassure- totalement ouvert au débat, car pour comprendre, j'ai besoin d'apprendre, et de tout remettre en question, sans gober les beaux discours. Et de tous bords.

Donc il n'y a pas d'offense, ni d'agression, je te rassure, juste un débat, où les arguments fusent, et sont contre-argumentés.
Par exemple nous ne sommes pas toujours d'accord avec Alejandro, et parfois le débat a pu s'enflammer, mais j'ai beaucoup appris de ses arguments, et de ces échanges en général.

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MessageSujet: Re: D'où vient l'américanisme de N. Sarkozy ?   Mer 5 Nov 2008 - 21:22

Alors c'est super. Tiens, soyons fous, ce soir, osons le journal de France 2 et qui sait, demain, peut-être le Canard ? Ou Marianne ? Nous y trouverons sans doute des infos qui ne seront ni noyautées ni partiales...
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MessageSujet: Re: D'où vient l'américanisme de N. Sarkozy ?   Mer 5 Nov 2008 - 21:39

Gaga

Citation :
... l'obscurantisme, la colonisation, le népotisme, les compromis avec les mafieux, etc...
Pour la colonisation, je ne dis pas, Sarko arrive un peu tard, mais pour le reste...
obscurantisme : sous des formes habiles : manipulation puis prise de pouvoir des médias (qui sont censés informer objectivement), genre l'affaire PPDA ou Le Monde, "peopleisation" égocentrée, démagogie si énorme qu'on doute de l'intelligence des troupeaux
népostisme : entre Frank Wisner en amont et le scooter du fils Sarkozy en aval, hem
les mafieux : la seule présence de Pasqua dans l'entourage de Sarko justifie la remarque ! AngeR

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MessageSujet: Re: D'où vient l'américanisme de N. Sarkozy ?   Mer 5 Nov 2008 - 22:18

Tryskel a écrit:

Les français n'ont pas vu qui est vraiment Sarko? Qui sont vraiment leurs élus? Normal, ils n'ont aucune éducation politique et tout est fait pour qu'ils n'en aient pas!

béquille mutuelle a écrit:
Problème, Alejandro, et là je rejoins Tryskel : qui a une culture politique en France ?

Là, je ne suis pas tout à fait d’accord. Parlant de se faire une idée de ce qui se passe, je trouve que c’est un bon principe de ne pas comparer une situation à ce que serait une situation idéale ; mais avec une situation comparable et en prenant en considération le contexte.

Nous avons vu les Britanniques élire presque coup sur coup deux premiers ministres (l’un qui promettait un retour aux valeurs morales, l’autre un retour à avant le premier des deux premiers ministres) qui ont mis tout le tissus social outre-manche à feu et à sang. En Italie, ils ont élu par deux fois un affairiste qui ne se cachait pas d’en être un, et entre les deux fois, un handicapé politique total. Pendant un temps, seule la France et l’Allemagne résistaient à la déferlante néo-libérale, et voilà que les Allemands élisent un social-démocrate qui profite de la discipline réformiste des syndicats pour remettre en cause tous les acquis sociaux, laissant la France seule avec les pays scandinaves (et encore pas tous) où l’Etat-providence est encore défendu publiquement.

Le TCE a été l’occasion d’un débat houleux où, malgré le matraquage médiatique, malgré les insultes, malgré les menaces, les électeurs ont défié avec succès les décideurs. Des tentatives de casser les acquis sociaux, comme le CPE, ont dû être abandonnés ; ça a coûté au premier ministre qui le portait son statut de présidentiable ; avant lui, le gouvernement Juppé est tombé et son chef a été sorti de la scène politique pour longtemps pour des raisons similaires. Ca ne se passe pas toujours comme ça, loin s’en faut, mais c’est à tout ça que l’on doit la préservation, malgré tout, d’une couverture sociale relativement confortable si on la compare à ce qu’ont subi nos voisins.

Tout cela témoigne, à mon sens, d’un vrai sens politique de la part des Français. On peut ajouter un détail : la communauté française open source a une contribution de poids à son actif, l’interface de publication SPIP, l’interface de webzine politique par excellence, très largement utilisée aujourd’hui.


filo a écrit:

obscurantisme : sous des formes habiles : manipulation puis prise de

Au chapitre de l’obscurantisme je citerais l’agression sans relâche de la laïcité et qu’il fasse sienne l’argumentation du Vatican pour la combattre.
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MessageSujet: Re: D'où vient l'américanisme de N. Sarkozy ?   Jeu 6 Nov 2008 - 16:22

Je ne compare pas la situation actuele à une quelquonque "situation idéale" qui n'existe nulle part.
Je dis que les français (et les autres non plus d'ailleurs) n'ont pas d' "Education politique", ils ragissent au coup par coup et cherchent toujours "L'Homme Proviendentiel", qui va "Sauver la France", c'est une manie chez nous depuis Jeanne d'Arc (je sais, c'était une femme).
mais comme dit l'Internationale "il n'est pas de sauveur suprême."
Je ne suis encartée nulle part parce qu'aucun parti ne me satisfait, et je n'aime pas m'inféoder à qui que ce soit.
Parce que TOUS les partis pensent à la petite semaine en terme de prise de pouvoir, parce que le seul qui aurait pu éventuellement me convenir (et encore sous réserve)est en déliquescence totale et de son fait propre! Parce que les socialistes au pouvoir ont mené une politique contre sociale (privatisation à tout va, blocage des salaires, entre autre) dont la droite la plus réac n'aurait pas rêvé. Et que nous en payons les conséquences.
Parce qu'aucun parti ou aucun homme ne "sauvera" rien, parce qu'ils n'agissent pas seuls et ont les mains liées par ceux là qui les ont portés au pouvoir!

Et je persiste et signe, que les gens gobent encore leur baratin me sidère!
Quand je parle de "vérité" je ne parle pas d'une Vérité absolue avec un grand V, transcendentale ou divine, je parle de ce que tout un chacun peut VOIR, tous les jours autour de lui, du simple bon sens le plus élémentaire!
Sarko est une ordure, ça se voyait avant qu'il soit président,il a quand même été ministre, de L'Intérieur ou il a renforcé la police à son profit tout en méprisant les policiers, ministre des Finances, là pas assez longtemps pour faire trop de dégâts, mais il suffisait de VOIR ce qu'il a fait alors pour comprendre ce qu'il ferait élu Président!
Ses liens avec Pasqua ne sont pas un scoop, mais que Pasqua soit un pourri de chez pourri non plus, alors pourquoi ce pourri aurait-il patronné le Petit Nicolas s'il n'avait su comment il agirait?
Ce sont des salauds, mais pas des imbéciles!

Et pour ceux qui se faisaient des illusions, Sarko a bien prouvé qui il est; Fête au Fouquet's, resto prolo bien connu, vacances sur un yacht d'ami riche, augmentation de 170% de son salaire, alors qu'il a répondu à des travailleurs que "Les caisses sont vides", ces mêmes caisses vides soudain remplies pour les banques, mais toujours vides pour ceux qui prennent la crise sur la tête, femeture d'entreprises, pas toujours parce qu'elles ne travaillent pas assez mais par coupure brutale des crédits de ces mêmes banques si généreusement renflouées! D'où licenciement et accroissement d'un chomâge déjà à la hausse pour tenir l'exigence de 15% de rentabilité des actionnaires, et la "Crise" a bon dos pour accélérer le processus!

Sarko a été légitimement élu, comme Berlusconi en Italie, et même si je le déplore, je ne le conteste pas. Mais il a aussi litttéralemnt "Pris le Pouvoir" et n'arrête pas de dire et de prouver que c'est lui le Chef et qu'il fait ce qu'il veut, qu'il doit tout faire tout seul parce qu'il est entouré d'incompétents.
Mais qui a nommé ses "incompétents" au gouvernement?
Qui les a nommé précisément parce qu'ils sont incompétents et qu'ainsi il peut faire ce qu'il décide, ce que bon lui semble?
Il n'a pas inventé la méthode, s'entourer de léches bottes falots qui ne risquent pas de faire de l'ombre, c'est vieux comme le pouvoir! Et ça se pratique à tous les échelons!
On ne nomme pas les gens à des postes de hautes responsabilités pour leur compétence mais pour leur docilité!
Et ça, n'importe qui veut bien ouvrir les yeux peut s'en rendre compte!

On est dans les trois petits singes: ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire; le "secret du bonheur"! Et hurler quand cet aveuglement vous retombe sur la tronche!!!
Et toujours chercher un coupable, un responsable à donner en pature au populo qu'on maintient dans la crasse de l'ignorance et des crédits faciles (enfin , ils le deviennent beaucoup moins)!

Ca suffit, non?
Encore une fois, il n'est pas besoin d'avoir une culture politique profonde, mais juste un peu de bon sens et de courage!

J'aggrave mon cas (déjà deséspéré), je lis "le Canard", "Marianne" et le "Monde Diplomatique", le seul JT que je regarde est celui de France2!
Lire ces journaux, regarder ce JT, c'est à la portée de n'importe qui!
Regarder, essayer de comprendre, c'est à la portée de n'importe qui!

L'ouvrir pour dénoncer les abus et les manquements à la démocratie la plus basique, signaler ce qui ne correspond aux principes de base de notre république, c'est à la portée de n'importe qui, seulement c'est risqué!
Et si on veut "vivre tranquille", être bien vu des chefs et faire carrière, c'est carrément suicidaire, alors on ne veut rien voir ni savoir, on la ferme, et on fait tout pour que les trublions qui disent simplement ce qui se passe la ferment aussi, c'est qu'ils sont gênants ceux là!
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MessageSujet: Re: D'où vient l'américanisme de N. Sarkozy ?   Jeu 6 Nov 2008 - 23:08

Les Français n'ont pas eu beaucoup de flair en élisant Sarkozy, difficile de dire le contraire (ni les socialistes en lui opposant Ségolène non plus, faut l'avouer).

N'empêche, la situation sociale en France s'est moins détériorée qu'ailleurs, et que ce n'est pas grâce aux cadeaux venus d'en haut.

Tryskel a écrit:

J'aggrave mon cas (déjà deséspéré), je lis "le Canard", "Marianne" et le "Monde Diplomatique", le seul JT que je regarde est celui de France2!

Tu regardes le JT!?

T'as pas honte?
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Tryskel
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MessageSujet: Re: D'où vient l'américanisme de N. Sarkozy ?   Ven 7 Nov 2008 - 17:02

lol! Si Alex, j'ai honte, d'ailleurs je vais me confesser aprés!
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filo

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MessageSujet: Re: D'où vient l'américanisme de N. Sarkozy ?   Ven 6 Fév 2009 - 6:37

Une information qu'on vient de me faire parvenir :

On apprend dans Le Canard enchaîné que l'homme qui justifiait sa faramineuse augmentation de 206% par un souci de transparence perçoit toujours depuis le 6 mai son salaire de ministre de l'Intérieur ! Bling-bling.
On se souvient de l'augmentation du salaire présidentiel que s'était généreusement accordé Nicolas Sarkozy.
Elle se justifiait par une volonté de "plus de transparence". Du moins avait-il osé le prétendre - mais n'est-il pas celui-qui-ose-tout ? La bonne blague ! En fait de transparence, on a d'abord eu droit à la valse des chiffres : la majorité a commencé par évoquer 140% d'augmentation, avant de corriger à 172, jusqu'à ce qu'on s'aperçoive, grâce aux calculs précis de certains députés de l'opposition, que l'augmentation était en réalité de 206 % ! Le Président lui-même, pris la main dans le sac, en flagrant délit d'enrichissement personnel non justifié- il est déjà logé, blanchi et nourri dans le luxe inouï de notre monarchie républicaine -, avait tenté de noyer le poisson. De son explication embrouillée ressortait que Jacques Chirac, en plus de son salaire de Président, touchait un complément en retraites variées, pour lesquelles il avait cotisé durant sa carrière politique. Et que les Français ne le savaient pas et qu'il fallait désormais que tout se sache. On ne voit pas du tout la pertinence de l'argument mais passons. Ce qu'avait oublié de nous dire Sarko la-transparence à ce moment-là, c'est que lui-même, depuis mars et jusqu'à maintenant, avait demandé - et évidemment obtenu - de continuer à percevoir son... salaire de ministre de l'Intérieur !
La bombe explose dans l'édition d'hier du Canard enchaîné, relayée par Politique.net. Explication : pour permettre à un ministre de retrouver un emploi, le versement de son salaire est en effet maintenu durant 6 mois, c'est la règle. Sarkozy ayant démissionné en mars, il aurait dû cesser de le toucher au 1er octobre, à condition de ne pas avoir trouvé le moindre boulot depuis le mois de mars, or il est président de l'U.M.P. et touche donc un maximum de ce côté là ! Or il a demandé à ce que cette rémunération de ministre de l'Intérieur, soit prolongée jusqu'au 1er janvier 2008, jour d'entrée en vigueur de son augmentation officielle de 206%. Au nom de quelle justification ?
Peut-être faut-il chercher du côté de Pierre Lellouche, inénarrable conseiller de Sarkozy, qui trouvait anormal que le Président soit payé comme "un petit cadre moyen". Vous en connaissez beaucoup, des petits cadres moyens à 7.500 euros nets (d'argent de poche) ? La droite qui voudrait réconcilier les Français avec l'argent n'a aucune idée de la réalité du pays, aveuglée par son fol appât du gain: nouvelle illustration après celle donnée par Jean-François Copé, alors ministre du budget, pour qui les classes moyennes émargeaient à 4000 euros nets par mois ! Le même Copé qui cumule avec ses rémunérations d'élus un salaire d'avocat dans un cabinet d'affaires...
Pour revenir enfin au sujet, en résumé, Nicolas Sarkozy, l'homme qui reprochait à son prédécesseur de toucher en catimini ses retraites en plus de son salaire de Président, justifiant ainsi sa propre augmentation, touche depuis le 6 mai non 7500 euros, rémunération normale du Président, mais 11 500 euros nets, en ayant conservé son salaire de ministre de l'Intérieur - qu'il n'est plus depuis fin mars. En toute opacité : qui l'eût su sans la révélation du Canard ? Ajoutons qu'il ne s'agit pas de divagations de la part du palmipède puisque l'Élysée a... confirmé l'information ! "Ensemble, tout devient possible" : là-dessus au moins, Sarkozy ne mentait pas.
Sarko ça rime avec escroc ! Et ça s'ajoute à la corruption :
Pour mémoire, Bolloré a d'énorme contrats avec les ministères (en particulier l'Intérieur) et Sarko ne pouvait l'ignorer en mai 2007, quand il naviguait sur le yacht Bolloré et voyageait dans le Falcon Bolloré ! Il s'agissait donc bien de corruption !
Dans d'autres pays voisins, Sarko, rien que pour 1 seul de ces 2 délits serait obligé de démissionner !

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