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 Thilliez Franck

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LylaTsB

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MessageSujet: Thilliez Franck   Jeu 30 Oct 2008 - 15:45



Citation :
4ème de couv. :Après le décès accidentel de sa femme et de sa fille, le commissaire Sharko est un homme brisé. Insomnies, remords, chagrin… Difficile dans ces conditions de reprendre du service. Mais une macabre découverte va brutalement le ramener à la réalité : une femme est retrouvée morte, agenouillée, nue, entièrement rasée dans une église. Sans blessures apparentes, ses organes ont comme implosé. Amateur d’énigmes, le tueur est aussi un orfèvre de la souffrance. Et certainement pas prêt à s’arrêter là.

Pour Sharko, déjà détruit par sa vie personnelle, cette enquête ne ressemblera à aucune autre, car elle va l’entraîner au plus profond de l’âme humaine : celle du tueur… et la sienne.

Cet ouvrage a reçu le prix Sang d’Encre des lycéens
http://www.pocket.fr/thriller-fiche-livre-9782266166348.html#commentaire

Je découvre cet auteur, et je vous assure que ce roman est pire qu'un marathon ! Epuisée, essoufflée, pas de répit pour la lectrice et ses yeux accrochés au récit avalé d'un seul trait malgré le format poche !
Pour les amateurs du genre non entomophobes.
GrouillantSourire
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bertrand-mogendre
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MessageSujet: la chambre des morts   Ven 7 Nov 2008 - 17:48

la chambre des morts de Frank Thilliez

L’histoire :
Naviguant entre l’horreur indescriptible issue des tréfonds machiavéliques du génie humain (surtout celui de l’auteur), et le besoin sanglant d’impressionner le lecteur inepte que je suis, j’écarquille mes yeux pour être bien sur de l’ordonnancement logique de la cruauté ainsi dévoilée.
Dure réalité des mots ainsi agencés, d’une histoire méthodiquement élaborée, d’une intrigue finement disséquée.
Bravo à M.Thilliez pour le rendu de son exercice.
Si le dégoût devait surgir jusqu’à la dernière ligne, j’avoue que votre réalisation est très réussie.

Vous voulez explorer un monde parfait nageant dans l’ignominie la plus féconde ? Alors, amis lecteurs, jetez-vous dans la chambre des morts.
Tout ceci aurait pu être mon discours de naïf paysan conditionné à nourrir de petits agneaux doux et blancs . Sauf que Robert Merle vous a dominé dans l’abjection avec son ouvrage « la mort est mon métier » dont je relisais les pages entre deux passages dans la chambre des morts. Finalement ce roman est du pipi de chat face aux atrocités imaginées par de sinistres individus bien réels. La vraie différence tient, entre une réaction épidermique hissant mon système pileux à la lecture de ce roman glauque, et mes larmes versées à la découverte d’une biographie (romancée) d’un vrai monstre contemporain.

Ne voulant pas rester sur une note impulsive trop injuste, je réitère cette expérience « polar » en poursuivant l’œuvre de Thilliez avec « la forêt des ombres ». Au niveau du dégoût, là, c’est à vomir.

La chambre des morts est une enquête policière qui nous promène dans le paysage minier des corons, forcément froid, forcément noir, mais un noir profond d’où rien ne sort, rien ne bruit, si ce n’est le hurlement d’un loup.
Une ambiance martelée par l’utilisation d’une écriture hachée dans le fond, phrases courtes, hachée dans la forme, entre chaque chapitre le monteur scénariste s’ingénie à raccorder les scènes avec des détails précis pour aider à la résolution de l’intrigue ou pour accompagner le lecteur sur une fausse piste.
Marie Higgins Clark, y excelle tout de même mieux dans cette catégorie.
Une impression de lecture télévisuelle très forte squisant toute description inutile, fixant aussitôt l’attention du lecteur, par de rapide zoom avant, sur la scène en action. Une bonne maitrise du décor naturel, peu de frais généraux en tournage extérieur, ou pour les aubôles versées aux figurants, rares.
Un film petit budget pouvant intéresser les télévisions friandes d’atrocités gratuites.
Une déception toutefois, je n’ai pas eu de surprise du genre « je ne m’attendais pas à çà ». Tous les responsables des massacres sont apparus un peu comme des cheveux sur la soupe. Sans vouloir réécrire le polar, j’aurai bien vu par exemple le plus proche collaborateur de la dite Lucie, plus impliqué et tremper lui aussi dans cette tanneuse affaire.
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MessageSujet: Frank Thilliez   Ven 7 Nov 2008 - 17:50

la forêt des ombres de Frank Thilliez
au risque de sombrer dès les premières pages.

L’histoire : telle une sombre histoire d’enfermement.
Des personnages quelconques se retrouvent réfugiés dans un chalet perdu en forêt noire. Ces individus réunis par de vagues motifs pseudo-littéraires, tentent de passer des vacances organisées par le démoniaque Arthur handicapé, invalide.

La mise en place de l’intrigue est longue, difficilement crédible tant il faut à l’auteur argumenter pour avaliser les faits et gestes des protagonistes.
Un enfermement dans un univers côtoyant la mort, la mort fictive, la mort annoncée, la mort comme peur universelle devenant seul prétexte des angoisses de la vie de solitaires.


L’auteur s'est voulu initiateur d’histoires terrifiantes pour attirer mon imaginaire sur une voie macabre tutoyant les sanguinolentes apparitions de griffus monstres velus. Mais rien n’y fit, tant l’impossible plane au dessus de cette ambiance fausse et mal interprétée.
Invraisemblances d’inconcevabilités improbables. Même pas peur, car même pas vrai. J’avoue, j’ai eu du mal à imaginer les scènes décrites par le talentueux auteur dérangé.
Je ne peux pas rentrer dans cet univers, sûrement très bien décrit, probablement argumenté sérieusement. Mais il y a la méchanceté qui gouverne les personnages. Sous le couvert de la vengeance, la femme Emma, peut envisager les situations les plus abjectes, qu’elles en deviennent burlesques.
Oui, le sommet de l’horreur atteint la rive du ridicule, et un fou rire me prend alors que d’autres sombreraient dans les crises de larmes. Je n’y crois pas, pas un seul instant à ce montage tarabiscoté, à cette montagne d’incohérences monstrueuses. Ce qui me rassure, c’est la vision de l’auteur qui doit s’ingénier à tout mettre en œuvre pour élaborer sa mise en scène quasi-irréprochable.
Bravo pour l’exercice ! Qu’il vous amuse vous aussi, les lecteurs chercheurs d’émotions fortes, de frissons glauques. Mais jusqu’où l’horreur peut elle s’échouer dans cet esprit d’écrivain maléfique ? Après ce deuxième ouvrage (« la chambre des morts »), je souhaite qu’il se transporte dans un cadre champêtre bucolique, bercé de tout repos, dérangé par les seules zébrures des filets de vent clissant les feuilles de chênes tranquilles.
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LylaTsB

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MessageSujet: Re: Thilliez Franck   Sam 8 Nov 2008 - 0:49

mdr Bertrand, pour le bucolique, "Deuil de miel" te comblerait, la panoplie complète des insectes y est en avant-scène. Beurk ! Et malgré l'horreur, l'envie d'aller au bout du roman pour savoir si, tout de même, l'assassin sera torturé comme ses victimes, une espèce d'envie revancharde pour conjurer le dégoût... AvomirSourire
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