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 Le devoir d'être heureux

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Alizé



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MessageSujet: Re: Le devoir d'être heureux   Jeu 6 Nov 2008 - 17:47

ian_urtab a écrit:










il na pas trouvé mieux..."


Quand je me prends à juger les attitudes, les actes, les choix des autres...je me le dis : "...il n'a pas trouvé mieux, c'est sa réponse, j'ignore les raisons qui l'ont conduit là".
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Romane
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MessageSujet: Re: Le devoir d'être heureux   Jeu 6 Nov 2008 - 17:59

ian_urtab a écrit:
hors, je persiste à dire que sans mort la vie serait interminablement et misérablement cruelle et pathétique...

Il existe un fil qui date d'environ 2004, à ce sujet. Mes interventions disaient à cette époque la même chose que toi (et ça faisait déjà un bon bout de temps que je le pensais).

Donc tu vois. Relativiser il faut.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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nuam

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MessageSujet: Re: Le devoir d'être heureux   Jeu 6 Nov 2008 - 18:44

source INSEE :


Le bonheur attend-il le nombre des années ?

Cédric AFSA et Vincent MARCUS
Résumé

Au cours de la vie, il y a des âges où, plus souvent qu’à d’autres, on se déclare heureux. C’est ce qui ressort de l’analyse d’une série d’enquêtes d’opinion sur plus de 25 ans, qui est présentée ici. Schématiquement, le sentiment de bien-être commence par décliner jusqu’à la quarantaine environ pour amorcer ensuite une nette remontée conduisant à son apogée au cours de la soixantaine. Mais il s’agit là d’une tendance moyenne, qui masque très certainement une grande diversité de configurations, tant sont nombreux les facteurs influençant le bien-être et son expression. Ainsi, le revenu, même s’il y contribue, est loin d’en expliquer à lui seul l’évolution. Interviennent aussi, outre les événements de la vie, l’évaluation que chacun fait de sa propre situation, ses aspirations, ou encore la manière dont il révise son jugement et l’appréciation de son bien-être.
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Romane
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MessageSujet: Re: Le devoir d'être heureux   Jeu 6 Nov 2008 - 19:10

Citation :
Le bonheur attend-il le nombre des années ?

Je vois le bonheur un peu comme je vois le temps : un état qui se traverse.
C'est la pensée de l'humain, qui change au fil des années.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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cathyhune



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MessageSujet: le bonheur : qu'est ce que c'est pour vous ? peut-on être heureux tout seul ?   Dim 14 Fév 2010 - 12:44

Je crois que le bonheur est quelque chose de personnel. Chacun a une manière personnelle de trouver le bonheur. C'est se sentir bien dans ce qu'on est, dans ce qu'on a. Tout le monde a comme but ou devrait avoir comme but d'être heureux. Le vrai bonheur se fait de toute petites choses, de broutilles de la vie quotidienne (comme un coup de fil, un livre, etc).
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cathyhune



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MessageSujet: Re: Le devoir d'être heureux   Sam 20 Fév 2010 - 17:11

Romane a écrit:
alejandro a écrit:
Puis, déjà, c'est quoi le bonheur, au juste ?

Une notion personnelle qui parfois rejoint la notion personnelle d'autres personnes, parfois non.

Par exemple Alizé vient de donner sa propre définition. Le débat peut durer jusqu'à la fin des temps sans trouver LA vérité parce qu'elle n'existe peut-être pas. Peut-être plutôt DES vérités, chacun la sienne...

Je suis persuadée qu'il y a plusieurs vérité, chacun a la sienne comme chacun a sa définition du bonheur.
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Rosacée



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MessageSujet: Re: Le devoir d'être heureux   Sam 20 Fév 2010 - 19:40

cathyhune a écrit:

Je suis persuadée qu'il y a plusieurs vérité, chacun a la sienne comme chacun a sa définition du bonheur.

Tout à fait. Cela se résume très vite.

Je ne me souviens plus si j'ai participé à ce sujet. Mais même si la question du devoir d'être heureux rejoint plus ou moins le bonheur, j'aimerais simplement ajouter que le mot le plus percutant dans l'énoncé est "devoir"?

Je me demande ce qu'à voulu dire Romane à cette époque, du moins qu'elle était l'idée principale.
Je pense qu'au delà du devoir on pourrait se donner le droit. Cela rejoint beaucoup d'autres sujets, comme le "lâcher prise" et "se donner la permission."

La question du bonheur est vaste. Je me souviens que je l'avais eu en dissertation il y a quelques années : Qu'est-ce que le bonheur ?
J'avais eu un petit 10/20. Je pense que je n'avais pas élaboré la notion du bonheur tel qu'il se le doit.

Alors, dans mon questionnement d'aujourd'hui, dirions nous que le bonheur se rattache au terme "heureux" et secondement au terme "devoir"
Est-ce que devoir être heureux s'est rendre heureux l'autre ou bien le voir heureux ?
Est-ce que c'est un sentiment purement égoïste ?
Est-ce que c'est un devoir, un droit, les deux ?

Car bien sûr, la question du bonheur est beaucoup plus vaste.
On peut ne pas être très heureux et se contenter de trois fois rien pour un peu de bonheur. Car le bonheur frappe à la porte du hasard ou un bien à la porte de celui qui sait voir. Il n'est pas toujours présent, c'est bien pour cela que l'on dit qu'il faut saisir chaque bon moment de la vie.

Tandis que le devoir d'être heureux se rapporterait d'abord à soi-même ?
Mais présentement, ne parlerions-nous pas aussi de "vouloir" et de "pouvoir" - mais aussi de force et de lâcheté ?
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Romane
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MessageSujet: Re: Le devoir d'être heureux   Sam 20 Fév 2010 - 20:04

Le devoir d'être heureux à mon avis commence par soi, bien évidemment puisque nous vivons dans notre peau et pas dans celle d'un autre.

Or justement pour cela, bien que oui, oui, oui, mille fois il ait été dit que la notion de bonheur est subjective et n'a pas de définition fixe, il n'empêche que c'est quoi être heureux ? Quelle que soit la définition perso qu'on en a, il me semble que déjà, c'est vivre l'instant non entaché d'ombres réductrices.
Si l'on ne peut empêcher l'ombre de la facture d'EDF à payer à la fin du mois et qu'on se torture les méninges pour savoir comment on va s'y prendre, cette facture n'est pas de notre fait, de notre invention, mais de l'extérieur et on ne peut l'éviter. Par contre, on est aux manettes sur beaucoup d'autres ternissements de notre instant, ne serait-ce qu'en allant pas de l'avant pour un tas de choses, ou en tournant son regard de manière si négative que l'instant heureux peut se rhabiller, il n'a déjà plus l'espérance d'une place, si minime soit-elle.

Le devoir d'être heureux, renforce l'idée du droit d'être heureux. Le droit me semble être une notion "passive", le devoir sous-entend une notion "active", la différence est de taille. Il faudra donc, sachant que le droit est là pour tout le monde, il faudra donc acter le devoir, cette volonté, ces efforts pour, ce mouvement tendu vers.

Se faire l'instant heureux, sans ombre donc, mène évidemment à l'autre, aux autres. Car pour rejoindre la question que tu te poses, Rosacée, comment envisager son propre bonheur si parallèlement on le vit dans le nombrilisme, sans se soucier des autres ? Bien sûr, on ne peut pas prendre cela au pied de la lettre, il serait utopique de penser qu'on pourrait enrayer le malheur de l'humanité, mais au moins à notre échelle c'est pas si mal. Il ne faut jamais, je pense, considérer ce type de questions sur le plan utopique, sinon les réponses n'existent pas, les actions sont vaines, on passe direct dans l'immobilisme.

Dans un couple, le devoir d'être heureux concerne soi-même et l'entité couple. Poser un regard réducteur sur l'autre, l'empêcher de boire sa bière ou de voir ses potes et se le ramener sans arrêt dans les vingt mètres carrés de la pièce sous le prétexte de se donner ce "devoir d'être heureux" ne saurait constituer le bonheur, puisque l'autre deviendrait objet.

Je crois que le devoir d'être heureux, implique le mouvement à insuffler pour rendre l'instant joli. Je reviens du théâtre, nous nous sommes donné le moyen d'être heureux en défrichant, explorant, construisant. En groupe. Pourtant, chacun porte ses problèmes, mais ça n'a rien empêché. Je rentre et me prépare un thé, c'est encore un moment heureux, même si cette fois je ne suis plus en groupe, quoique je le suis tout de même ici sur LU, avec vous tous et en l'occurrence toi à qui je réponds. Je t'invite même à te préparer un thé et nous trinquerons ensemble en nous réchauffant le gosier. Ces petits bonheurs là ne sont pas compliqués. Mais pour en bénéficier, il faut l'acter.

La forme de lâcheté (toujours à mon sens) serait de dire "ouais, c'est pas possible, vu la somme de merdes qui nous tombent dessus dans la vie", sans même entamer un mouvement d'essai. Serait donc la passivité défaitiste. Mais alors, qu'on ne vienne pas se plaindre.

Un exemple simple : tu te donnes le droit d'être heureuse quand tu te plonges dans les craies pastel et que tu crées un dessin, puis le partages, puis échanges autour de cette réalisation.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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Rosacée



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MessageSujet: Re: Le devoir d'être heureux   Sam 20 Fév 2010 - 21:23

Je comprends mieux ce que tu voulais dire au travers de ce titre : le devoir d'être heureux.

Cela voudrait dire que certains ne se donnent pas le devoir d'être heureux ?

Pour ce qui me concerne, être heureux ne devrait pas être un devoir, mais un droit.

Ce serait donc ponctué que le fait d'être heureux, car il serait engagé dans un processus de déclenchement par soi-même. Mais alors, si on ne peut pas, doit-on s'en rendre coupable ?

Est-ce que le devoir d'être heureux serait un palliatif pour remédier à une certaine souffrance ?

Pourtant, bien au-delà des factures, la vie elle-même n'est pas aussi simple. C'est un vrai combat, un vrai challenge au quotidien. Et tout dépend où nous naissons, et dans quelle famille.

J'aurais aimé toute une vie heureuse. Cela n'est pas le cas.
Pourtant, je ne me sens pas lâche ou bien le suis-je seulement au nom de mon existence. Je sais ce que c'est être heureuse au quotidien. Et je sais ce qu'être malheureuse au quotidien. Quand je dessine, je ne sais pas si je suis heureuse. J'oublie seulement la platitude de mon existence.

Pourrait-on dire que les malheureux sont lâches parce qu'ils ne font rien pour être heureux, et pour combler le tout, ils ne devraient pas se plaindre ?

Non, je ne suis pas d'accord. Il y a tant de situations inextricables que je ne peux mêler la notion du bonheur avec le devoir d'être heureux. C'est bien beau de se donner des apparences de joyeuseté quand on a une vie merdique.

Etre heureux ça demande de l'énergie, beaucoup d'énergie et quand on vide son énergie dans les conflits de la vie, il ne reste plus beaucoup de place pour le reste.
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Romane
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MessageSujet: Re: Le devoir d'être heureux   Sam 20 Fév 2010 - 21:42

Je suis totalement d'accord avec le constat que tu dresses au sujet des difficultés de la vie, et j'aime d'ailleurs l'emploi du mot "platitude", qui traduit bien ce que tu exprimes.

Et bien que d'accord avec ce constat, je porterais des nuances. Par exemple, "être heureux devrait être un droit". Bien sûr qu'il l'est, d'emblée nous portons ce droit dès notre naissance. Sauf qu'il est comme la liberté, la fraternité, l'égalité, bafoué instantanément, et qu'il faut se battre toute sa vie pour acquérir ce qui nous est ravi, (parfois ce que l'on s'interdit soi-même, mais là on entre à nouveau dans le domaine psy).

Donc je pars du principe que dès la naissance, nous sommes tous égaux et que le droit d'être heureux est acquis, mais bafoué. Alors donc comme il est bafoué, commence la reconquête par le biais du devoir. C'est là que l'acte est important.

Bon, je ne parle pas non plus d'acquérir un Eden idyllique, hein, l'utopie n'est pas mon truc. Mais quand même, ce dessin qui te procure du plaisir quand tu t'y concentres, ce texte que tu écris en plongeant dans ton imaginaire, celui là vers lequel tu vas à la rencontre d'une autre écriture, ce lever de soleil que tu regardes non distraitement, et les luttes que tu mets en place pour faire de ta vie qu'elle évite le plus possible le bourbier dans lequel les systèmes nous plongent, tout cela est acter à doses plus ou moins importantes selon la difficulté devant soi.

"Les malheureux", à mes yeux le terme est vague, trop vague pour distinguer le gosse qui crève de faim dans un pays en guerre, de la mamie qui vient de perdre son chien ou de cet homme qui vient d'apprendre qu'il a un cancer, voire même de l'ongle cassé d'une belle plante décorative. Tu vois, le malheur est très aléatoire, il se coule dans l'esprit de l'individu avec une intensité aussi puissante, bien que les effets puissent être considérablement variables.

Le gosse qui crève de faim, comment pourrait-il lutter pour le bonheur, puisqu'il se concentre sur le petit pois qui constituera sa pitance du jour...

Je place plutôt ma question dans un contexte abordable, sinon d'emblée elle est impossible, tu l'auras compris aussi bien que moi. Disons dans une vie hors extrêmes, si tu préfères. De même, je ne parle pas d'un bonheur absolu, qui reviendrait à l'utopie, évidemment.

A mon avis, se donner une apparence de joyeuseté n'a rien à voir avec un quelconque moment de bonheur. D'ailleurs le mot "apparence" dit bien ce qu'il veut dire.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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Rosacée



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MessageSujet: Re: Le devoir d'être heureux   Sam 20 Fév 2010 - 21:49

Je suis d'accord avec ce que tu exprimes. C'est beaucoup plus clair.
Mais alors me vient une dernière question :

Alors est-ce que le droit d'être heureux serait implicite ? (inconscient?)
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Romane
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MessageSujet: Re: Le devoir d'être heureux   Sam 20 Fév 2010 - 21:55

Je n'ai pas creusé, et en l'état actuel je dirais oui. Mais ma réponse vaut ce qu'elle vaut. Si tu préfères, j'ai l'image de n'importe quel nouveau né de n'importe quel coin du monde. Un petit vermiceau tout nu, qui sort du ventre de sa mère. Quand on le regarde, il est semblable à tous les autres, rien ne dresse la liste de ses différences, il est l'égal des autres. En vrai, c'est pas vrai. Il est tombé dans une famille plus riche ou plus pauvre, dans un pays stable ou instable, et ses capacités seront ce qu'elles seront, en tout cas pas les mêmes que celles du bébé d'à côté. Egalité, donc. Innée. Sauf que faussée par des contextes. Le droit au bonheur lui est livré en même temps que son statut d'égal. Sauf que...

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: Le devoir d'être heureux   Sam 20 Fév 2010 - 22:32

Ce fil est relancé alors que passent quelques ombres...toujours les mêmes.

Devoir comme vouloir sous-tend l'idée d'un manque
Droit fait penser à quelque chose qui tombe tout cuit dans le bec.
Pouvoir être heureux me conviendrait mieux.

J'aurais beaucoup à dire sur ce sujet, je ne sais même plus ce que j'avais écrit il y a quelques mois.
Je vois, j'entends des choses ahurissantes...des personnes qui prétendent connaître les clefs du bonheur,alors qu'ils les associent à la réussite matérielle, aux acquis, à l'accroissement de leurs biens immobiliers.
Une amie, vient de se faire construire une immense maison sur un terrain paumé en pleine campagne, elle est épuisée par son métier mais pensait encore travailler plusieurs années pour pouvoir payer sa maison - elle est en arrêt maladie depuis la rentrée (opération, traitement lourd).
Le restaurateur chez qui mon fils travaille trouve que nous protégeons trop notre fils ( nous allons le chercher tous les dimanches soirs dans les Côtes d' Armor vers minuit et le reconduisons le mardi ou le mercredi quand les horaires de trains ne conviennent pas) - son père à lui, l'a élévé " à la dure" et a aux dires de son fils il a eu bien raison, n'est-il pas devenu un grand chef dans le resto familial ? (son père qui, il y a un mois,
a fait une TS, car il brasse trop d'affaires - invalide depuis, le fils détient maintenant entièrement les rênes)
Nous n'arrêtons pas de rencontrer des personnes qui nous donnent des conseils - ce doit être flagrant que nos préocupations ne sont pas matérielles...et oui, cela me destabilise, je sens la colère gronder en moi.
Que chacun possède ce qui est nécessaire à son bien-être, mais qu'il cesse d'en faire étalage et de juger la réussite ou l' état de bonheur en fonction de ces acquis (signes extérieurs de richesse).
Je bute vraiment contre ce problème....si vous saviez, et je ne veux pas vous bassiner avec trop d'exemples.
Tout se passe comme si alors que nous sommes bien, cool, nous faisons face en restant zen et disponibles...on voulait nous montrer les failles (manque de possession) de notre vie.
Ce n'est pas un problème récent, mais qu'est-ce que j'aimerais déménager !
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MessageSujet: Re: Le devoir d'être heureux   Sam 20 Fév 2010 - 23:20

Beaucoup de gens confondent matériel et bonheur. Jusqu'à quel point sont-ils responsables de cette déviance dûe à un système bien rôdé.... j'avais lu un truc sur le sujet, il y a quelques jours, que je viens de te retrouver :

Citation :
Gilles Deleuze et Félix Guattari => capitalisme et schizophrénie, les humains sont des machines désirantes. Ils emploient le concept de déterritorialisation. Pour eux créer c’est diverger.

Deleuze et Guattari, développent des analyses sur la déterritorialisation et le lien humain - machine. Il n’est pas anodin que ces deux auteurs aient insisté avec autant de vigueur sur le rapport entre le capitalisme et la schizophrénie. Ce thème est souvent présent dans les constats sur notre situation. Pour eux, le capitalisme commence par un décodage systématique des territoires et des personnes pour ensuite opérer un recodage artificiel, mais compatible avec ses besoins. La notion de codage est une nomination des phénomènes culturels et symboliques, qui nous lient à l’ensemble social où nous vivons, qui nous attachent à une place géographiquement connue et reliée à certaines moeurs et coutumes. Il est facile de constater que la société mondialisée tend à bouleverser ce système de codage et à en opérer un nouveau, où tout se ressemble (au moins en milieu urbain). Les machines désirantes, que sont les humains, sont inscrites dans des dispositifs de pouvoir, qui permettent la reproduction du système à grande échelle. La loi de domination capitaliste fonctionne à la fois au niveau familial et au niveau du système, ceci explique la complémentarité entre l’économie libidinale dans la famille et l’économie capitaliste.

La notion de décodage est une séparation, une déliaison entre les humains et leur communauté, leur territoire d’origine. Cette opération porte atteinte aux récits, aux mythes qui organisaient et donnaient sens à ce lien entre individu-es, communautés et territoires. Aujourd’hui les néo-fascistes et les néo-racistes veulent absolument lier territoire et culture. Cette volonté prouve que la déterritorialisation existe, puisqu’il faut recoder et insister sur un lien qui n’est pas évident. Ce souhait montre que le recodage peut fonctionner de multiples façons, ici, il opère de façon réactionnaire par une tentative de naturalisation de la culture. Pour le capitalisme il fonctionne de façon spectaculaire et marchande, pour un certain nombre de néo-religions comme la scientologie ou le mandarom il s’agit d’un fonctionnement sectaire et religieux. Peut-être devons-nous réfléchir au codage libertaire, une voie à développer et à réinventer.

L’effet de pouvoir de la déterritorialisation est conjoint de la victoire de l’équivalent général (l’argent), où tout peut se déplacer, s’échanger.

Félix Guattari précise que “ l’individu est équipé au niveau du désir ”, il est compatible avec le capitalisme : “ Le capitalisme prétend s’emparer des charges de désir portées par l’espèce humaine, c’est par le biais de l’asservissement machinique qu’il s’installe au coeur des individus ” (extrait de « La révolution moléculaire de F Guattari).

La notion d’asservissement machinique est à entendre au sens large, c’est à dire comme la description de dispositifs de pouvoir composés de plusieurs rouages qui sont à la fois physiques et mentaux, humains et matériels, sociaux et individuels. La notion de machine désirante, pour décrire les humains et leurs créations, est une notion conjointe de l’asservissement machinique. La notion de machine est employée ici dans un sens métaphorique pour évoquer la complexité des phénomènes en jeu. Les effets de pouvoir ne sont ni mécaniques, ni automatiques. D’autre part, la notion de machine désirante permet une liaison entre l’individuel et le social, entre l’inconscient personnel et l’inconscient, l’imaginaire d’un champ social historique.

On ne peut pas ne pas tenir compte de cela, puisque nous sommes immergés dans ce fonctionnement.

Par contre, là où je serais encore nuancée, c'est ici :

Citation :
Pouvoir être heureux
me conviendrait mieux.
Car pouvoir implique vouloir, et vouloir implique acter. Ce qui revient à "se donner la permission" ou "le devoir de", le premier découlant du deuxième, d'ailleurs.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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cathyhune



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MessageSujet: Re: Le devoir d'être heureux   Lun 22 Fév 2010 - 16:24

Alizé a écrit:
Ce fil est relancé alors que passent quelques ombres...toujours les mêmes.

Devoir comme vouloir sous-tend l'idée d'un manque
Droit fait penser à quelque chose qui tombe tout cuit dans le bec.
Pouvoir être heureux me conviendrait mieux.

J'aurais beaucoup à dire sur ce sujet, je ne sais même plus ce que j'avais écrit il y a quelques mois.
Je vois, j'entends des choses ahurissantes...des personnes qui prétendent connaître les clefs du bonheur,alors qu'ils les associent à la réussite matérielle, aux acquis, à l'accroissement de leurs biens immobiliers.
Une amie, vient de se faire construire une immense maison sur un terrain paumé en pleine campagne, elle est épuisée par son métier mais pensait encore travailler plusieurs années pour pouvoir payer sa maison - elle est en arrêt maladie depuis la rentrée (opération, traitement lourd).
Le restaurateur chez qui mon fils travaille trouve que nous protégeons trop notre fils ( nous allons le chercher tous les dimanches soirs dans les Côtes d' Armor vers minuit et le reconduisons le mardi ou le mercredi quand les horaires de trains ne conviennent pas) - son père à lui, l'a élévé " à la dure" et a aux dires de son fils il a eu bien raison, n'est-il pas devenu un grand chef dans le resto familial ? (son père qui, il y a un mois,
a fait une TS, car il brasse trop d'affaires - invalide depuis, le fils détient maintenant entièrement les rênes)
Nous n'arrêtons pas de rencontrer des personnes qui nous donnent des conseils - ce doit être flagrant que nos préocupations ne sont pas matérielles...et oui, cela me destabilise, je sens la colère gronder en moi.
Que chacun possède ce qui est nécessaire à son bien-être, mais qu'il cesse d'en faire étalage et de juger la réussite ou l' état de bonheur en fonction de ces acquis (signes extérieurs de richesse).
Je bute vraiment contre ce problème....si vous saviez, et je ne veux pas vous bassiner avec trop d'exemples.
Tout se passe comme si alors que nous sommes bien, cool, nous faisons face en restant zen et disponibles...on voulait nous montrer les failles (manque de possession) de notre vie.
Ce n'est pas un problème récent, mais qu'est-ce que j'aimerais déménager !

d'après moi, il n'y a pas de clé du bonheur, cela ne s'apprend pas, cela se vit au quotidien. On peut difficilement trouver le bonheur avec les autres si on ne l'a pas trouvé pour soi : se sentir bien avec soi pour bien se sentir avec les autres. Pour donner du bonheur aux autres il faut être heureux.

Trouver le bonheur, est ce un droit ou un devoir, c'est, pour moi, plutôt un but.
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MessageSujet: Re: Le devoir d'être heureux   Lun 22 Fév 2010 - 19:50

Oui,Cathy, je suis par nature d'accord avec toi.
Je donne beaucoup de mon temps aux autres, mais je t'assure que parfois avec le recul je me demande si j'ai eu raison de ne pas être plus égoïste.
Dans mon métier par exemple j'étais épanouie...je suis tombée sur une inspectrice qui a bloqué mon avancement, en me disant qu'elle ne pouvait pas quantifier le bonheur que la présence des enfants m'apportait, il aurait presque fallu que je donne de l'argent pour la façon enthousiasmante que j'avais de travailler. Dur, cette logique ! pourtant j'avais trois enfants à élever, et mon mari n'avait qu'un petit salaire. L'inspectrice gardait ses points pour des enseignants qui avaient besoin de ce carburant pour continuer à faire du bon travail.
Je sais ce que je dis peut paraître gros, mais c'est mon vécu, je n'affabule pas.
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cathyhune



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MessageSujet: Re: Le devoir d'être heureux   Mar 23 Fév 2010 - 16:17

Alizé a écrit:
Oui,Cathy, je suis par nature d'accord avec toi.
Je donne beaucoup de mon temps aux autres, mais je t'assure que parfois avec le recul je me demande si j'ai eu raison de ne pas être plus égoïste.
Dans mon métier par exemple j'étais épanouie...je suis tombée sur une inspectrice qui a bloqué mon avancement, en me disant qu'elle ne pouvait pas quantifier le bonheur que la présence des enfants m'apportait, il aurait presque fallu que je donne de l'argent pour la façon enthousiasmante que j'avais de travailler. Dur, cette logique ! pourtant j'avais trois enfants à élever, et mon mari n'avait qu'un petit salaire. L'inspectrice gardait ses points pour des enseignants qui avaient besoin de ce carburant pour continuer à faire du bon travail.
Je sais ce que je dis peut paraître gros, mais c'est mon vécu, je n'affabule pas.
un peu d'égoïsme fait pas de mal. Les moments de solitude que je prends régulièrement cela me permet de faire le point, de me regarder si mon nombril va bien. Je n'attends personne, je peux changer d'avis quand je veux, aller où je veux. Je me sens libre et heureuse. Avec les autres aussi je suis heureuse, je partage, j'apprends, je parle. Les autres ne sont pas la clé du bonheur bien que je ne sais pas où se trouve cette clé, en nous certainement.
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MessageSujet: Re: Le devoir d'être heureux   Mar 23 Fév 2010 - 16:38

Je suis bien d'accord avec vous deux (Alizé et Cathy) - j'ai appris aussi une chose dans mon parcours de vie, c'est qu'apporter le "bonheur" aux autres ça n'est pas toujours la meilleure façon d'être heureux - et je le sais en connaissance de cause. Il faut aussi savoir se préserver et s'accorder du temps pour soi. Cela peut sembler égoïste, pour ma part, je pense que non, c'est tout simplement NATUREL.
Cathy, je suis également de l'Isère. Very Happy
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Romane
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MessageSujet: Re: Le devoir d'être heureux   Mar 23 Fév 2010 - 16:49

Citation :
apporter le "bonheur" aux autres ça n'est pas toujours la meilleure
façon d'être heureux - et je le sais en connaissance de cause. Il faut
aussi savoir se préserver et s'accorder du temps pour soi

Hyper important, de s'accorder ce temps d'oxygénation. C'est aussi ce qu'on appelle "se protéger". Certaines personnes peuvent se montrer intrusives (volontairement ou pas) au point de générer un véritable mal être pouvant aller jusqu'à rendre violents les propos visant à faire cesser l'hémorragie. (D'ailleurs je veille aussi à cela, tâchant de ne pas me montrer intrusive pour les autres. J'explique toujours à mes vis-à-vis cette raison, pour qu'ils ne confondent pas avec de l'indifférence)

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: Le devoir d'être heureux   Mar 23 Fév 2010 - 16:55

Je trouve beaucoup de bonheur en regardant la nature
Voici un lien pour partager ces moments de bonheur :
http://www.youtube.com/watch?v=3RElxmGzsiI
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MessageSujet: Re: Le devoir d'être heureux   Mar 23 Fév 2010 - 19:48

J'aime beaucoup la musique qui accompagne ces magnifiques images !
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MessageSujet: Re: Le devoir d'être heureux   Mar 23 Fév 2010 - 21:44

Romane a écrit:


Hyper important, de s'accorder ce temps d'oxygénation. C'est aussi ce qu'on appelle "se protéger". Certaines personnes peuvent se montrer intrusives (volontairement ou pas) au point de générer un véritable mal être pouvant aller jusqu'à rendre violents les propos visant à faire cesser l'hémorragie. (D'ailleurs je veille aussi à cela, tâchant de ne pas me montrer intrusive pour les autres. J'explique toujours à mes vis-à-vis cette raison, pour qu'ils ne confondent pas avec de l'indifférence)


Il me vient un passage de « Humain trop humain » je le retranscris de mémoire …

La bonne amitié naît lorsque l'on tient l'autre en grande estime, plus grande que l'estime que l'on a de soi, lorsque, de plus, on l'aime, mais moins que soi-même, et lorsque enfin, pour faciliter les relations, on s'entend à ajouter une teinture d'intimité, tout en se gardant sagement de l'intimité véritable et de la confusion du moi et du toi.
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Romane
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MessageSujet: Re: Le devoir d'être heureux   Mar 23 Fév 2010 - 22:11

De mémoire, c'est pas si mal, Bianca.

La notion de territoire apparaît nettement, puisque chacun de nous est obligatoirement au contact des autres tout en devant veiller à protéger soi-même. L'un des secrets de la sensation d'être bien dans sa peau est en partie ici. Au fond, tendre la main ne doit pas être confondu avec se déposséder de soi-même.

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MessageSujet: Re: Le devoir d'être heureux   Mer 24 Fév 2010 - 12:58

Bianca a écrit:
Romane a écrit:


Hyper important, de s'accorder ce temps d'oxygénation. C'est aussi ce qu'on appelle "se protéger". Certaines personnes peuvent se montrer intrusives (volontairement ou pas) au point de générer un véritable mal être pouvant aller jusqu'à rendre violents les propos visant à faire cesser l'hémorragie. (D'ailleurs je veille aussi à cela, tâchant de ne pas me montrer intrusive pour les autres. J'explique toujours à mes vis-à-vis cette raison, pour qu'ils ne confondent pas avec de l'indifférence)


Il me vient un passage de « Humain trop humain » je le retranscris de mémoire …

La bonne amitié naît lorsque l'on tient l'autre en grande estime, plus grande que l'estime que l'on a de soi, lorsque, de plus, on l'aime, mais moins que soi-même, et lorsque enfin, pour faciliter les relations, on s'entend à ajouter une teinture d'intimité, tout en se gardant sagement de l'intimité véritable et de la confusion du moi et du toi.
je suis tout à fait d'accord avec cette phrase ainsi que le commentaire de romane. Il faut toujours se garder un jardin secret, une intimité, il faut se sentir esclave des autres. je pense que ceux qui ne peuvent pas se passer des autres, se sentent mal à l'aise en eux, manque de personnalité (mais pas toujours).
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MessageSujet: Re: Le devoir d'être heureux   Mer 24 Fév 2010 - 13:50

Tout dépend de la qualité des échanges, et devant une situation qu'on regarde de l'extérieur, on ne peut pas savoir ce qui se passe dans l'intime de chacun ( ses motivations - d'ailleurs peu décodent leurs propres motivations-, ses ambitions, son naturel...le poids de ses soucis -pèsent-ils ou sont-ils momentanément oubliés ?)
Quand j'étais dans ma classe, ou lorsque j'anime certains ateliers, je suis totalement absosrbée, je donne toute mon énergie, et sans doute je reçois celle des autres, je reçois tout -le bon comme le mauvais- d'où la nécessité d'un temps de récupération que la vie à la maison m'a toujours apporté. J'alterne donc extérieur- intérieur.
Le bonheur est un équilibre qu'il faut tenter de garder. Je reconnais mes moments de vulnérabilité, je sens quand mon énergie a été entamée, alors je redresse la balance. Que faire quand on ne peut la redresser pour cause de fatigue physique ( trop de réunions, enfants malades/nuits blanches successives, etc...). Ne pas prendre pour soi les propos des oiseaux de mauvais augure qui disent qu'on va craquer. Quand j'étais dans un état de trop grande fatigue, j'essayais de capter tout ce qui pouvait me recharger, et je le savourais dans l'urgence avec délectation (rien trouvé de mieux : sentir le fruit avant de le manger, éprouver la température de l'eau sous la douche, me relaxer sans dormir dix minutes chaque midi...pas le moment de courir un marathon et de m'épuiser physiquement encore plus)
La sensation de bonheur s'écroule quand on perd quelqu'un, quand un ami est malade ou dans le souci, quand on voit ceux qu'on aime faire fausse route (mais c'est leur route !), tenir des propos blessants... notre sensibilité aux choses de la vie est normale, le principal est que le trouble ne devienne pas un état de mal-être permanent.
(j'ai mis beaucoup de "on" !)
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MessageSujet: Re: Le devoir d'être heureux   Mer 24 Fév 2010 - 15:23

Romane a écrit:
De mémoire, c'est pas si mal, Bianca.
.


Je suis une inconditionnelle de Nietzsche mes proches m’appellent Luchini... mdr
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