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 Le coq à la vanille

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Gérard FEYFANT

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Date d'inscription : 26/03/2007

MessageSujet: Gérard Feyfant   Mer 28 Mar 2007 - 21:43

LE COQ A LA VANILLE


Benjamin ne manquait jamais de faire le tour des étals avant de s’installer en terrasse au « Bistrot des Amis », d’où il observait les chalands. C’est ainsi qu’il faisait son marché. A la manière qu’avait la dame d’aller et venir d’un banc à l’autre, de tâter le jabot de chaque volatile, essuyant sans s’émouvoir quelques coups de becs rebelles, il sut qu’il tenait sa cliente. Elle avait ignoré les pyramides de fruits et légumes si parfaitement calibrés qu’on les eut dit clonés, dressées sous d’imposants parasols rectangulaires vivement colorés d’où vous apostrophaient des commerçants patentés, racoleurs, volontiers gouailleurs ; ignoré les vitrines frigorifiques des négociants ne proposant que volailles plumées, éviscérées, ficelées, réglementairement estampillées, labellisées, prêtes à cuire, pour ne s’approcher que des quelques bancs vite montés – deux tréteaux, une planche – derrière lesquels de vieilles paysannes attendaient le chaland sans l’apostropher, empreintes d’une patience touchant à la résignation. Celles-là seules proposaient, en infraction avec les normes d’hygiène, des volailles ou lapins vivants, des œufs sur lesquels collait quelque duvet, des légumes du jardin certes parfois terreux et biscornus, mais aux couleurs vraies qui faisaient plaisir à l’œil et mettaient l’eau à la bouche. « On les tolère, se disait Benjamin, car ce sont les dernières. Leurs filles ne prendront pas le relais, qui fréquentent les supermarchés, leurs petites-filles encore moins, qui mangent à la cantine à midi, grignotent devant la télévision le soir et vont au Mac’Do une fois la semaine. Personne ne les regrettera que les poètes. Les clientes de ces vieilles de la campagne sont des vieilles de la ville : elles partiront ensemble. »

Benjamin s’était réveillé ce mercredi-là à six heures moins quelques secondes, comme tous les matins de sa vie. Il ouvrait les yeux avec une telle précision horaire qu’il en était arrivé à se convaincre que c’est lui-même et non la programmation de son radio-réveil qui déclenchait l’inévitable « France Inter il est six heures ! »
Encore ruisselant d’une douche glacée, il s’était écrié : « Coq au vin ! » Sitôt pris un solide petit déjeuner il avait, comme chaque mercredi, téléphoné à sa sœur. Puis il avait passé sa plus belle veste, vert olive en velours côtelé. A huit heures précises il était sur le marché. A neuf heures il s’installait au « Bistrot des Amis ». Au quart, persuadé qu’il tenait sa cliente, il s’apprêtait à passer à l’action.

Lorsque la paysanne se saisit du coq sur lequel la dame avait fini par jeter son dévolu – celui-là même qu’il avait repéré une heure plus tôt –, le pendit par les pattes entravées d’une grosse ficelle pour l’accrocher à sa balance romaine, Benjamin se leva et s’approcha des deux femmes, faisant mine de s’intéresser aux volailles qui s’ennuyaient dans leurs cagettes. Sa « cliente » prit quelques œufs, paya le tout et allait s’éloigner, le coq dans un cabas, les œufs dans un autre déjà chargé de légumes, quand Benjamin l’aborda :
« C’est pour un coq au vin !
Elle leva les yeux vers lui, le dévisagea quelques secondes, comme si elle cherchait à le reconnaître, puis le passa en revue, de la tête aux pieds. Elle dut le trouver honnête homme, si bien mis et la cinquantaine élégamment argentée, car elle répondit à son sourire et répliqua :
- Bien sûr que c’est pour un coq au vin, un bel animal comme lui ! Mais peut-être est-ce celui-ci que vous vouliez acheter, par hasard ?
- Pas du tout, mais je lui trouvais tellement fière allure que je me disais que ce serait dommage qu’il ne finisse pas noblement cuisiné. Me voici rassuré ! Vous ne le ferez pas pour avant samedi, je suppose ?
- Pardieu non, pas avant samedi ! Il faut bien que je le tue, que je le plume, que je le vide, qu’il repose au garde-manger toute une nuit, que je prépare ma marinade et qu’il y baigne en morceaux le temps qu’il faut, qu’il cuise sans se presser, le vendredi, après que je l’aurai flambé à l’armagnac, que je dégraisse et qu’il mijote encore un peu le lendemain.
- A feu très doux !
- Le plus doux possible, comme un frémissement !
- Et le sang, vous le jetez ?
- Sûrement pas ! Mon mari m’en ferait une maladie ! Je lui en fais une sanguette !
- Avec beaucoup d’ail ?
- Avec ce qu’il faut d’ail ! Vous les hommes, vous croyez toujours que beaucoup c’est meilleur.
- Dans votre coq au vin, y mettrez-vous des lardons fumés ?
- Avec des oignons-grelots ! Ils auront rissolé à part, doucement dans la cocotte.
- Et un carré de chocolat noir !
- Un carré de chocolat noir, pardi oui ! répéta-t-elle en baissant le ton, comme de crainte que quelque passant n’entendît ce secret de fourneau.
- Et une gousse de vanille !
- Une gousse de quoi ?
Pour le coup elle avait élevé la voix, au point que quelques têtes curieuses se tournèrent dans leur direction.
- Vous ne mettez donc pas de vanille dans votre sauce ?
Les bras durent lui en tomber car elle posa ses cabas.
- Et grands dieux pour quoi faire ?
- Précisément pour lui donner un petit goût de vanille.
- Un goût de vanille à mon coq ! Misère ! Mais d’où êtes-vous donc pour faire des choses pareilles ?
- De Brantôme.
- Moi je suis originaire de Sarlat. J’y ai vécu jusqu’à mon mariage, ce n’est pas d’hier. Depuis j’habite ici, à Périgueux. Mon mari y était cheminot ; depuis dix ans il est à la retraite, il était roulant. Et je puis vous assurer que je n’ai jamais entendu dire, ni dans le Périgord noir, ni dans le Périgord blanc, ni dans un Périgord de quelque autre couleur, qu’on mettrait de la vanille dans le coq au vin.
- Vous y mettez bien du chocolat !
- C’est différent : c’est pour le velouté et pour forcer la couleur. Et puis, juste un carré, ça ne donne pas le goût, enfin il faut le savoir.
- La vanille, c’est pareil. Vous fendez la gousse en deux pour compléter votre bouquet garni de persil, de thym, de laurier et de romarin. Mais alors, vous n’ajouterez pas de noix muscade, les arômes se contrarient. Ça vous donne une saveur à peine perceptible qui n’est ma foi pas désagréable. Vous ne l’avouez à personne, mais si un convive remarque : « C’est quoi ce petit goût par derrière, on dirait de la vanille ? » alors vous esquiverez : « Ce doit être le vin que j’y ai mis, un pécharmant de cinq ans, vieilli en fût de chêne ». Votre tablée appréciera et ira vérifier dans le verre à vin – parce que vous aurez pris soin de servir le même cru que celui de la sauce. Il y aura toujours quelqu’un pour confirmer : « C’est ma foi vrai que c’est le fût de chêne ! » Et les voilà tous partis à disserter sur les vins de France : le nez, la cuisse, la robe ou la jupe d’un vin, cela vous tient une conversation tout un repas !
- Pour ça vous n’avez pas tort, mais pour la vanille, je n’essayerai jamais ; j’aurais bien trop peur que cela me gâte ma sauce.
- Et moi je parierais que votre coq n’en serait que meilleur.
- Sans vouloir vous vexer, cher monsieur, je ne vois pas trop ce qui pourrait l’améliorer .
- Ainsi vous n’innovez jamais ? Vous n’expérimentez pas ? Vous considérez que les recettes existent définitivement ?
- Je ne prétends rien de tout cela ! Je dis que mon coq au vin est comme il est et qu’à même pas un grain de poivre près, je ne l’ai jamais changé et ne le changerai jamais.
- Il aurait atteint la perfection ?
- Peut-être bien une certaine perfection. Ceci dit sans me vanter.
- Et je dis qu’il est perfectible !
- Moi je dis… mais vous m’agacez à la fin ! Vous que je ne connais pas, qui êtes-vous pour prétendre me donner des leçons de coq au vin ?
- Je ne prétends nullement vous donner quelque leçon que ce soit, mais je prétends que le meilleur coq au vin que je croyais avoir jamais mangé, s’est trouvé bonifié le jour où je l’ai enrichi d’une gousse de vanille. Et je prétends qu’il n’existe jamais la recette qui exclut toutes les autres. Mais je vois que je vous ai vexée ! Je vous présente mes excuses et je me retire.
- Vous ne m’avez pas vexée du tout, vous avez vexé mon coq au vin ! Tiens, pour que vous ne partiez pas en vous disant : « Cette pauvre femme est trop fière avec sa cuisine », on va demander son avis à mon mari.
- Il est ici sur le marché ?
- Non, il est à la truite, mais – elle leva les yeux à l’horloge de Saint-Front – dix heures moins le quart, c’est son heure, il ne devrait pas tarder. On va aller l’attendre au café. Il vous dira ce qu’il en retourne de mon coq au vin sans vanille. De la vanille, grands dieux !
Benjamin la soulagea des cabas. Ils s’avancèrent au « Bistrot des amis » où le patron leur nettoya d’un coup de torchon une table en terrasse. Le kir n’était pas dans les verres que la dame s’exclama :
-Tiens voilà mon époux justement ! Elle le héla : Marcel, approche donc, tu tombes à pic ! Assois-toi, j’ai une affaire grave à te conter. Figure-toi que ce monsieur, monsieur comment d’ailleurs ?
-Benjamin !
Marcel salua d’une main à la visière de sa casquette marine et s’assit. Benjamin décolla légèrement de sa chaise en signe de bonjour.
- Moi c’est Pauline ! Figure-toi… mais tout d’abord, qu’est-ce que cela a donné la truite, ce matin ?
- Maigrichon ! Deux truitassoux de rien du tout ! J’ai hésité à les remettre à l’eau.
- Qu’est-ce que tu veux que je fasse de deux truites demi-portion ? Je les donnerai à Laurette, elle est toute seule.
Le patron du bistrot apporta d’office un troisième kir :
- Alors, Marsou, qu’est-ce ça a donné la truite, ce matin ?
Marcel écarta largement ses deux mains ouvertes, paumes en vis-à-vis.
- Deux belles farios comme ça, des saumonées ! Le patron apprécia en connaisseur, puis s’éloigna. Pauline reprit la parole :
- A cette allure, elles ne passeront bientôt plus sous le pont de la Cité ! Tu devrais rougir, pêcheur de mensonges ! Donc figure-toi que ce monsieur Benjamin veut me faire mettre de la vanille dans mon coq au vin !
Marcel baissa les yeux sur l’animal :
- Pauvre bête ! Et pour quoi faire ?
- Soit disant pour l’améliorer !
Marcel souleva sa casquette de la main gauche, lissa ses rares cheveux de la droite, se gratta l’occiput, puis se recoiffa :
- L’améliorer avec de la vanille ?
- Juste une petite gousse ! Benjamin tendit pouce et index pour marquer le petit peu.
- Il faut dire que monsieur Benjamin vient d’un autre pays !
- Ah ! Dans ce cas !
- Comment, tu lui donnes raison ?
- Je ne lui donne pas raison, je dis que dans les pays lointains, des choses sont possibles qui ne le sont pas par chez nous. Il se tourna vers Benjamin. De quel pays venez-vous donc ?
- De Brantôme.
- En Périgord vert ! précisa Pauline.
- Je sais où est Brantôme ! Vous m’auriez dit des Antilles, j’aurais pu comprendre, mais de Brantôme ! Je connais bien, j’ai eu un oncle à Bourdeilles. J’y allais en vacances pendant la guerre. Et ma foi, je n’ai jamais entendu parler d’une telle coutume.
- C’est une recette à moi, une expérience que j’ai faite. Et j’ai été surpris du résultat : le meilleur des coqs au vin s’en est trouvé meilleur encore.
Pauline poussa du coude son mari :
- Dis lui pour le mien !
Marcel réfléchit quelques secondes :
- Sachez, cher monsieur, que j’ai épousé ma femme pour une foule de raisons dont un certain nombre sont encore valables aujourd’hui, et…
- Comment cela, un certain nombre ? s’indigna Pauline.
- Disons, si tu préfères, que la plupart des raisons qui m’ont conduit à t’épouser restent valables, mais qu’un certain nombre d’autres se sont, comment dire…, en quelque sorte, déplacées. Nous avions vingt ans l’un et l’autre et nous approchons les soixante-cinq, ne l’oublie pas.
- C’est comme si tu me demandais d’oublier mes rhumatismes !
- Notamment ! Mais je dois préciser, ce que j’aurais déjà fait si tu ne m’interrompais pas à tout bout de champ, que de nouvelles raisons sont venues confirmer mon choix, choix dont je ne me suis jamais plaint, au contraire.
- On appelle cela se rattraper aux branches, mon ami, mais c’est bien gentil ce que tu me dis là !
- Monsieur Benjamin n’est pas ici pour assister à une scène de ménage, mais pour un coq au vin.
- Pour mon coq au vin !
- Si je puis me permettre, osa Benjamin, j’ai plutôt le sentiment d’être le témoin d’une scène d’amour.
- Bref ! Cher monsieur, sachez que l’une des raisons qui m’ont décidé à épouser ma Pauline, est précisément le coq au vin de sa mère.
- Que vient faire ma pauvre maman dans cette histoire ?
- Elle vient faire que ton coq au vin a d’abord été le sien et que tu en as hérité. J’ai mangé le premier chez toi à Sarlat en 57 quand nous étions fiancés. C’est le jour où la Rougeaude s’était cassée une corne. Tu ne m’as fait goûter le tien à Périgueux qu’en 59. Que je me demandais même si ta mère te l’avait appris !
- Et la blanquette de veau, je ne t’en ai pas préparé avant notre mariage, peut-être ?
- Avec quelques feuilles de laurier ? s’interposa Benjamin.
- Avec deux feuilles de laurier ! le coupa Pauline. Pas une de plus !
- Précisément, et c’est la meilleur du monde ! Tes talents de cuisinière sont un héritage que tu as su faire fructifier.
Pauline s’empourpra.
- En résumé, cher monsieur, continua Marcel, je puis vous affirmer que la recette du coq au vin de mon épouse, qu’elle tient de sa mère, n’a pas son égal.
- Je veux bien l’admettre, vous en parlez l’un et l’autre avec un tel talent ! Mais je persiste : y ajouter une gousse de vanille ne pourrait que l’améliorer, encore que, chère Pauline, je ne connaisse pas le vôtre !
- Qu’à cela ne tienne ! Vous viendrez samedi à la maison le goûter. Et nous verrons bien ! Si mon mari est d’accord, bien entendu !
- Ton mari est d’accord. Cher Benjamin, je vous promets le coq au vin de votre vie. Il lui fit un clin d’œil en ajoutant : nous partagerons la sanguette. Puis, se tournant vers son épouse il prévint : tu y mettras assez d’ail ce coup-ci !
- Ce qu’il faut mon ami, juste ce qu’il faut ! »
Ils se quittèrent là, avec force poignées de mains et promesses de bonne chère.

Le samedi à midi précis, Benjamin sonnait au carillon d’une coquette maison, dans le quartier calme du Toulon, à l’écart du centre ville de Périgueux. Il avait apporté pour Marcel un bas-armagnac de trente ans d’âge et pour Pauline, une gerbe de fleurs tellement imposante qu’il fallut la passer par la fenêtre du rez-de-chaussée. Pauline se confondit en : « Il ne fallait pas ! Il ne fallait pas ! »

Le repas fut un repas de roi. La soupe de fèves une réussite, le pâté de foie gras truffé un délice, l’omelette aux cèpes un régal, les vins, sur lesquels on disserta longuement, une merveille. Benjamin ne tarissait pas d’éloges. Pauline était aux anges. Si la sanguette n’était peut-être pas suffisamment aillée, le coq lui, fut un chef-d’œuvre ! Pauline, du moment où elle l’apporta sur la table jusqu’à l’instant où Benjamin posa enfin sa fourchette et s’essuya le coin de la bouche, n’avala presque rien, se nourrissant de le voir se régaler.
- J’avoue, madame, mon humilité. Je n’ai jamais mangé un aussi bon coq au vin. Et je vous fais mes plus humbles excuses : il ne lui manque rien, surtout pas de la vanille ! C’est la perfection même !
- Je vous le disais ! Mais resservez-vous donc !
Il se resservit, plutôt deux fois qu’une.
Après la salade aux noix pour faire passer et les fromages, le clafoutis fut une apothéose. Sur le café, Marcel voulut goûter au bas-armagnac. Ils se quittèrent à cinq heures passées.

Le mercredi suivant, Benjamin déclencha en ouvrant les yeux, l’immuable « France Inter il est six heures ! » Un quart d’heure plus tard, tout ruisselant de sa douche glacée, il s’écria : « Civet de lapin ! » Après un solide petit déjeuner, il prit le téléphone :
« Bonjour petite sœur ! Dis-moi, qu’est-ce que tu ne mettrais jamais dans un civet de lapin ? »
Quand il eut raccroché, il enfila sa veste du mercredi et partit faire son marché.
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Romane
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MessageSujet: Re: Le coq à la vanille   Jeu 26 Mar 2009 - 13:33

Gé : Tu m'enverras la somme dont tu sais le montant, par chèque comme d'hab.
Hier, je t'ai fait de la promo.

tss.

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"Bonjour, je suis Romane, alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane."
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Thimothée

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MessageSujet: Re: Le coq à la vanille   Jeu 11 Juin 2009 - 10:22

On rase gratis... Faim
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MessageSujet: Re: Le coq à la vanille   

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