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 La religion racontée à mes petits-enfants

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Gérard FEYFANT

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MessageSujet: La Religion racontée à mes petits-enfants   Mar 20 Nov 2007 - 1:40

Je viens d'écrire ça ce soir, je ne me suis pas encore relu, je vous le livre brut de décoffrage :






La religion racontée à mes petits-enfants.



Pour ceux qui découvrent ce texte, je l'ai remis en ligne après modifications. Donc, allez en page 2 sans passer par la case départ.


Quand Fabrice est mort, bouffé par un lion des cavernes ç’a été toute une histoire. Pensez ! C’était notre premier à Zaza et à moi ! J’avais bien sûr un kyrielle de mouflets dont six ou sept n’avaient pas passé qui la semaine, qui l’hiver, ou bien s’étaient faits chopés par un léopard ou une hyène. Il m’en restait comme les doigts de la main, si je compte l’autre avorton de Gabriel qui était né trop peu de temps après mes batifolages avec la Zoé pour que je puisse décemment en revendiquer la paternité. Tout ça pour vous dire que la mort de Fabrice, ç’a été un vrai drame.

Il faut vous dire que Zaza était une femelle un peu spéciale. Le jour où elle m’a mis le grappin dessus – ma légitime fierté masculine dût-elle en souffrir, je n’ai jamais eu la sincère impression au cours de ma longue vie d’avoir « conquis » une femelle, mais plutôt que ce sont elles qui à chaque fois, m’ont alpagué – les choses ont changé du tout au tout. Avant elle, c’était, il faut bien l’avouer, l’orgie permanente. Des parties carrées, ont en faisait tant et plus, et quand je dis carrées, je pourrais dire octogonales, voire duodécagonales. Bref, certains soirs de ripailles, quand ont avait eu la chance de forcer un mammouth par exemple, la grotte devenait un bouge infernal ! Et ça s’assemblait, ça se montait dessus, ça se glissait dessous, et ça se prenait, par devant – une mode nouvelle initiée par quelques jeunes – par derrière comme les anciens, ça se suçait, se léchait, se forçait, se coïtait : une vrai nid de vipères avec en plus – ce dont se passent ces muets reptiles – des cris et des gémissements à en faire se claquemurer dans sa grotte à lui notre plus vaillant concurrent d’à côté : ursus arctos pyrenaica.

Avec Zaza, tout a changé. C’était une femme – la première de sa génération et de toute notre lignée – exclusive ! Du jour où on s’est mis ensemble, elle me fit une gueule pas possible chaque fois que je reniflais de trop près une autre qu’elle. Allez comprendre ! A partir du moment où j’assurais comme un chef chaque fois qu’elle me susurrait « Tu viens mon Bicou ? », qu’est-ce que ça pouvait bien lui importer que je batifolasse en heures supplémentaires ? Et bien Zaza, c’était comme ça ! Et attendez le pire ! De même qu’elle m’interdisait de répandre ma semence en d’autres féminités, du jour où sa mère me la donna, elle se refusa à tous les mâles du quartier, y compris à ses propres frères et aux miens ! Et y compris, comble du comble, aux voyageurs de passages que j’entendais bien, selon l’usage, honorer dignement en leur offrant le meilleur coup de la vallée. Elle avait une façon bien à elle de les envoyer bouler – alors qu’elle ne pouvait pas ne pas remarquer l’intérêts qu’ils lui portaient – par un hochement méprisant de la tête et un « Je ne mange pas de ce pain là, moi ! »(On n’avait pas encore inventé le pain, mais c’était une expression.) Sur quoi elle se réfugiait dans sa cuisine et quelques minutes plus tard m’alpaguait d’un « Tu viens mon bichou ? » Dans son esprit féminin machiavélique était même né un mot tout nouveau pour l’époque : « Je t’aime ! » Non seulement elle me le balançait au plus haut de nos orgasmes, mais encore me le murmurait-elle en me léchant la langue à tout bout de champ, ce que j’ai toujours trouvé particulièrement incorrect et saugrenu.

Bref, Zaza était exclusive !

Pour sa progéniture, c’était pire encore ! Et que je te couve, et que je te fais des grimaces simiesques et des guili-guili partout, et que « laisse ce silex tu vas te blesser » et que je t’interdis de rentrer après sept heures ! Ne cherchez plus pourquoi nos jeunes aujourd’hui rechignent au turbin après avoir été aussi pourris et brimés pendant toute leur enfance. Avec ces méthodes modernes d’éducation, vous n’avez plus aujourd’hui un homme de dix ans capable de suivre plus d’une semaine à la trace un troupeau d’aurochs ou de ne pas mourir de froid s’il reste coincé trois jours sur un glacier. Mais brisons là, c’est un autre problème !



Lorsque Godeffroy nous ramena ce qu’il restait de Fabrice – la tête, le bras gauche et la cage thoracique – j’ai bien cru que Zaza allait nous faire une attaque ! Une mère ordinaire se serait frappé la poitrine un jour ou deux et se serait contenté de refuser de manger les restes de son petiot ! C’est humain ! Zaza elle, refusa qu’on y touche, l’emporta sous sa couette et se lamenta une grosse semaine ! Et quand je dis une grosse semaine, c’est qu il fallut l’assommer pour la séparer de ce qui avait commencé à devenir de la viande franchement faisandée au point que la plupart d’entre nous avaient commencé à transporter leurs pénates à l’annexe d’été, quitte à se les geler grave. Nous étions alors basés entre Gavarnie et le Port de Boucharo et je vous assure qu’en février, les nuits y sont fraîches.



Lorsque Zaza revint à elle et constata le larcin, elle devint comme folle ! Elle n’eut de cesse de savoir où l’on s’était débarrassé de la dépouille de son rejeton. « A quoi bon, essayai-je de lui expliquer ! A l’heure qu’il est les hyènes le finissent et tant qu’elles seront après lui, elles laisseront vaquer d’autres étourdis pré pubères sans s’y intéresser. C’est toujours ça de gagner pour notre société en devenir.» C’est alors que Zaza s’élança dans la nuit et, à l’odeur, se dirigea sans hésitation vers la petite décharge qu’on avait en aval du gave. Je ne sais pas comment elle fit son compte pour ne pas se faire croquer par les charognards, mais elle revint un quart d’heure plus tard montre en main en tenant dans ses bras ce qui avait très probablement été son Fabriçou chéri.

C’est alors que tout a basculé.

Zaza a exigé que je creuse un trou afin d’y enfouir son rejeton.

« Un trou à cette heure ! Dans le permafrost ? Mais ma Zaza tu délires !

Elle me balança une omoplate de cerf en pleine figure – j’en ai encore la cicatrice à l’arcade sourcilière droite – et me dit d’un ton qui n’admettait aucune réplique :

« Tais-toi et creuse ! »

Godeffroy, Julien, Jean-Christophe, Ludovic, bref tous les anciens, tentèrent de l’en dissuader. Même Mimine, la mère de ma mère, la moins traditionaliste bien que la plus âgée des femmes du groupe, essaya de la raisonner :

« Mais enfin Zaza, on ne met pas de la viande dans un trou ! C’est péché !»

Rien n’y fit. Zaza n’en démordait pas. Aussi, un peu pour avoir la paix mais surtout parce que tout le clan voulait bien aller se coucher, je pris l’omoplate de cerf et je creusai.

Comme par enchantement, dès que Fabrice fut à l’abri sous un mètre de terre, les lamentations de Zaza cessèrent. Cette nuit là elle s’endormit comme une masse et j’en profitai pour honorer quelques unes de ses frangines.



Le lendemain matin, le train-train habituel reprit dans le quartier. Jean et moi on partit harponner quelques saumons dans le torrent en amont du camp, Hubert et Godeffroy, s’éloignèrent plus haut, là où ils savaient trouver une bande de lagopèdes, les jeunes se dirigèrent à l’atelier de taille, les anciens restèrent à l’entrée des grottes à refaire le monde. Les femmes, celles qui n’étaient pas occupées à la tannerie, papotaient elles aussi au rayon du soleil hivernal et comme chaque jour, à midi moins cinq, l’une d’elle donnerait le signal de la débandade en s’écriant : « Mon dieu et ma soupe qui n’est pas prête ! »

Lorsque je rentrai, vers 16 heures, deux saumons sur l’épaule et trois truites farios piquées au bout de ma lance, je me dirigeai d’instinct vers notre feu. Il était éteint. J’allais m’enquérir de l’incongruité de la chose auprès de Noémie, notre plus proche voisine, quand je vis une forme bouger sur la couche conjugale. Je m’accroupis et tâtai. Zaza était là, recroquevillée sous sa polaire. Je parlai du feu, des saumons à vider, des truites à griller. Elle n’eut pas l’air de comprendre mes propos et je me dis qu’elle perdait la raison quand elle murmura dans un sanglot : « Fabrice n’est pas rentré ? » Lorsque je hasardais un « Mais ma Zaza, Fabrice est dans un trou ! Souviens-toi ! Tu veux que j’aille te le rechercher ? » elle me répondit d’une voix d’outre tombe : « Il doit avoir froid ! » J’avoue que je ne sus pas quoi répondre à son délire, mais je sentais bien que, de toute évidence il y avait problème. Problème que j’allai soumettre à Julien, le plus vieux et le plus sage du clan. J’avais pour lui beaucoup de respect, qu’il me rendait en m’accordant une tendre affection. Nous nous ressemblions beaucoup et en lui je devinais l’homme qu’avec un peu de chance je serai un jour, quand mes cheveux auraient blanchis et que ma peau serait, comme la sienne, tannée et ridée par la vie au grand air. Julien pensait vite et bien. Il m’ordonna : « Va la chercher ! » Ce que je fis derechef, extirpant sans ménagement Zaza de sous sa couette et la traînant par la tignasse jusqu’au feu de Julien.

Lequel prit les choses en main :

« C’est quoi Zaza ce bordel ?

- Fabrice, mon petit Fabrice n’est pas encore rentré. Il va avoir froid tout seul !

- Qui te parle de Fabrice ? Fabrice, à l’heure qu’il est, il gèle sous terre alors qu’il pourrait – pour ce qu’il en reste – être bien au chaud dans le ventre des hyènes ! Je te parle de ton ménage, je te parle de ton feu, je te parle de la soupe de ton homme !

- Et des poissons à préparer, hasardai-je !

- De surcroît ! Alors je te demande, Zaza : c’est quoi ce bordel ?

Je vous passe les détails, mais de l’heure qui suivit, ni Julien ni moi ne pûmes obtenir de Zaza autre chose que : « Mon petit, mon petit garçon ! La chair de ma chair ! Où es-tu mon Fabriçou ? »

Excédé mon père la chassa d’un geste de la main puis me confia en aparté : « Son cas est grave ! On tiendra un conseil demain matin qui fixera une assemblée pour demain soir ! » Les assemblées ordinaires se tenaient à l’époque généralement deux fois par an, pour ainsi dire à chaque changement de saison et servaient à définir la politique générale du groupe : besoins en couteaux, lances, racloirs, harpons et autres outils, besoins alimentaires et vestimentaires, prévisions d’échanges avec le clan de la vallée, préparatifs de déménagement au camp d’hiver ou au camp d’été selon la saison, restauration des abris, et cetera et cetera. Les assemblées extraordinaires étaient plus rares et étaient toujours précédées d’un conseil des anciens. Elles avaient généralement pour ordre du jour des modifications politiques importantes qui réclamaient l’assentiment de tous ou des problèmes qui n’avaient trouvé de solution ni par la discussion ni par le pugilat.



Ce soir là je mangeai chez Noémie et la besognait allègrement.



Le lendemain, personne n’alla ni chasser ni pêcher, personne ne se rendit à l’atelier de taille ni à la tannerie. Hommes, femmes et enfants s’occupèrent de concert des préparatifs des festivités qui suivraient l’assemblée générale extraordinaire, à savoir principalement un feu gigantesque autour duquel tout le monde pourrait s’asseoir et un festin pantagruélique dont chacun se souviendrait le restant de ses jours. Quelques jeunes ayant récemment inventé des instruments de bois et de peau qui émettaient des sonorités particulièrement harmonieuses quand on les frappait de la main ou avec des fémurs de renne, on les autorisa à se produire ce soir-là en avant première mondiale. « A condition que ce tapage soit terminé à quatre du matin ! » prévint Mimine.



Je vous passe le déroulement de l’assemblée. Ce fut une cacophonie épouvantable dont Ludovic, désigné secrétaire de séance, parvint néanmoins à extraire le procès-verbal suivant :
[size=12]


« Attendu que Fabrice est mort bouffé par un lion.

« Attendu que l’on n’a pu récupérer qu’une tête, un bras et la cage thoracique.

« Attendu que Zaza, sa mère, le pleure depuis sept jours et sept nuits sans discontinuer et qu’elle commence à nous échauffer le sang avec ses jérémiades.

« Attendu notamment que son compagnon n’a plus de feu et se voit contraint à utiliser les services de sa voisine.

« Attendu que Zaza a soustrait les restes de son fils à l’appétit des hyènes.

« Attendu quelle a exigé que lesdits restes dudit fils soient mis en terre.

« Attendu qu’elle refuse de croire à la mort du sus-nommé

« Attendu qu’il n’a été trouvé aucun argument pour la convaincre du contraire, sauf à creuser à nouveau pour le lui faire constater.

« Mais attendu qu’il y a tout lieu de parier qu’elle ne serait même pas en état psychique de se rendre à cette évidence.

« Attendu que le chagrin de Zaza, bien que saugrenu, est après tout parfaitement légitime.

« Attendu que cette affaire a assez duré.



« L’assemblée générale réunie extraordinairement décide :



« Bien que bouffé par un lion, bien que ses restes soient restés une semaine à faisander, bien que les hyènes aient commencé à le finir, bien qu’il refroidisse sous un mètre de terre, le petit Fabrice n’est pas mort !

« Donc il est vivant !

« Plus précisément une partie de lui reste vivante, en l’espèce, son souffle vital.

« Ledit souffle vital est immortel.

« L’assemblée précise au passage que le qualificatif « immortel » a été spécialement inventé pour la circonstance et tout un chacun pourra donner à ce mot la signification qui lui plaira.

« En outre et à titre accessoire, Zaza craignant que ledit Fabrice s’ennuie tout seul dans son trou, l’assemblée décide que tous les morts seront dorénavant enterrés afin que tous leurs souffles vitaux se tiennent compagnie.

« Afin de mettre de l’ordre dans le désordre qui ne manquerait pas de se produire au bout d’un certain temps avec tous ces souffles vitaux qui vont s’accumuler et qui risquent de se mélanger, Noémie, la plus vieille des vieilles du clan, lorsqu’elle aura elle-même été mise en terre, deviendra la mère et la gardienne des souffles vitaux, à charge pour elle de les entretenir. Elle pourra, dans cette tache, se faire seconder par les souffles vitaux de son choix.



« L’ordre du jour étant épuisé, l’assemblée générale extraordinaire est levée et les festivités peuvent commencer.



Zaza était consolée, mais pour le clan et toute l’humanité, les ennuis ne faisaient que commencer. D’abord oralement, puis par écrit, ce procès-verbal fut transmis de génération en génération, chaque fois déformé et amplifié pour aboutir quelques millénaires plus tard à une œuvre littéralement biblesque.
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MessageSujet: Re: La religion racontée à mes petits-enfants   Mar 20 Nov 2007 - 9:06

J'adore. Rêve
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Vic Taurugaux

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MessageSujet: Re: La religion racontée à mes petits-enfants   Mar 20 Nov 2007 - 10:46

Grmbbll! Grmbll! Grmbll!
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filo

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MessageSujet: Re: La religion racontée à mes petits-enfants   Mar 20 Nov 2007 - 11:24

Excellent !

Gé, je t'aime !

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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Scapinocchio de la Mancha

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MessageSujet: Re: La religion racontée à mes petits-enfants   Mar 20 Nov 2007 - 11:27

Et je suis prêt à parier que tout a commencé ainsi : le refus de la mort !
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monilet
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MessageSujet: Re: La religion racontée à mes petits-enfants   Mar 20 Nov 2007 - 11:27

Texte qui me paraît de qualité.
Ortho à retravailler un peu : gagné, besognai, qu' .......
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Romane
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MessageSujet: Re: La religion racontée à mes petits-enfants   Mar 20 Nov 2007 - 12:23

Gé ? C'est fameux !!

Juste un truc me titille :
Citation :
« Mais enfin Zaza, on ne met pas de la viande dans un trou ! C’est péché

Tu places la notion de péché. Pourquoi ?

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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filo

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MessageSujet: Re: La religion racontée à mes petits-enfants   Mar 20 Nov 2007 - 12:39

Romane a écrit:
Tu places la notion de péché. Pourquoi ?
Ben c'est comme le pain et l'exclusivité : un délicieux anachronisme pour dire "c'est pas bien", et pour annoncer en clin d'oeil plus ou moins la perspective finale (à mon avis).

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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Romane
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MessageSujet: Re: La religion racontée à mes petits-enfants   Mar 20 Nov 2007 - 12:45

C'est ainsi que je l'ai interprété, mais j'ai quand même remarqué l'intervention du mot péché en amont des décisions du conseil, et ça m'a fait tilt. Je me suis dit que la notion du bien et du mal était donc déjà en place.

Ce peut être comme pour l'expression "ça ne mange pas de pain", remplie d'humour.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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reGinelle

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MessageSujet: Re: La religion racontée à mes petits-enfants   Mar 20 Nov 2007 - 13:56

la notion du bien et du mal est logique dans le cadre de toute vie en communauté... mesurer ce qui est bénéfique ou pas à chacun dans ce cadre-là...

ce qui l'est moins, c'est celle du "souffle de vie (âme) déjà. Cette pensée de permanence de ce souffle même après la mort physique.

Cette idée d'esprit contenu dans une enveloppe charnelle est aussi ancienne que l'homme...

Très bon texte, Gérard... j'ai replongé direct dans pjmmp !
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Vic Taurugaux

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MessageSujet: Re: La religion racontée à mes petits-enfants   Mar 20 Nov 2007 - 14:10

Le souffle, c'est quand ce qui ranimele mieux les braises. Ca compte dans un foyer!
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reGinelle

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MessageSujet: Re: La religion racontée à mes petits-enfants   Mar 20 Nov 2007 - 14:13

les braises finissent en cendres... me parle pas de les ranimer ! mdr mdr
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filo

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MessageSujet: Re: La religion racontée à mes petits-enfants   Mar 20 Nov 2007 - 14:27

...et les cendres vont dans les urnes, entre autres...

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: La religion racontée à mes petits-enfants   Mar 20 Nov 2007 - 22:47

Romane a écrit:
Gé ? C'est fameux !!

Juste un truc me titille :
Citation :
« Mais enfin Zaza, on ne met pas de la viande dans un trou ! C’est péché

Tu places la notion de péché. Pourquoi ?

Filo a fourni la réponse. J'enfonce le clou de l'anachronisme. C'est péché : il faut comprendre ici : c'est mal, c'est du gaspillage.

Oui, Réginelle, j'emprunte à Roy Lewis l'anachronisme qu'il utilise dans "Pourquoi j'ai mangé mon père".

Je préviens au début que c'est un premier jet brut de décoffrage. Maintenant va venir le plus long : corrections, rectifications, re-re-re-re-re-re-lecture...

Merci à tous pour vos réactions.
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reGinelle

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MessageSujet: Re: La religion racontée à mes petits-enfants   Mar 20 Nov 2007 - 22:51

Scapin a écrit:
Oui, Réginelle, j'emprunte à Roy Lewis l'anachronisme qu'il utilise dans "Pourquoi j'ai mangé mon père".

Merci à tous pour vos réactions.

je précise que c'était un compliment...

car c'est aussi bon... emprunter, c'est facile... emprunter et faire "mieux que bien"... c'est chinois chinois


filo a écrit:
...et les cendres vont dans les urnes, entre autres...
Chuttttttttttttttt...... Shocked Shocked


Dernière édition par le Mar 20 Nov 2007 - 23:03, édité 4 fois
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Romane
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MessageSujet: Re: La religion racontée à mes petits-enfants   Mar 20 Nov 2007 - 22:51

Avec plaisir, sera la lecture une fois que tu l'auras revu à ta convenance. J'ai hésité, il est sur word, mais tu n'avais pas demandé la correction et j'ai pensé que tu voulais d'abord le revoir toi. Wink

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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filo

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MessageSujet: Re: La religion racontée à mes petits-enfants   Mar 20 Nov 2007 - 23:16

Moi c'est surtout les "on" avec un T qui m'ont choqué, sinon le reste est moins grave à la lecture.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: La religion racontée à mes petits-enfants   Mar 20 Nov 2007 - 23:43

Je vais relire et corriger moultes fois dans les semaines qui suivent, mais je suis preneur de toutes corrections et remarques !

Merci les LU
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Romane
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MessageSujet: Re: La religion racontée à mes petits-enfants   Mar 20 Nov 2007 - 23:44

Bon. Je reprends mon word et t'enverrai ça par mail.

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MessageSujet: Re: La religion racontée à mes petits-enfants   Mer 21 Nov 2007 - 1:59

filo a écrit:
...et les cendres vont dans les urnes, entre autres...

Et les urnes dans les voitures parfoi...
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Romane
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MessageSujet: Re: La religion racontée à mes petits-enfants   Mer 21 Nov 2007 - 3:28

Romane a écrit:
Bon. Je reprends mon word et t'enverrai ça par mail.

C'est fait. Tu peux corriger mes corrections, que j'arrive à me situer, Gé.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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Vic Taurugaux

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MessageSujet: Re: La religion racontée à mes petits-enfants   Mer 21 Nov 2007 - 10:21

lison a écrit:
filo a écrit:
...et les cendres vont dans les urnes, entre autres...

Et les urnes dans les voitures parfoi...

Pourquoi un des hommes préhistoriques ne s'appelerait-il pas Henry?
Tant qu'à pomper les bons les auteurs....
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La religion racontée à mes petits-enfants
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