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 wagons, prose et paternité

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nuam

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MessageSujet: wagons, prose et paternité   Jeu 23 Oct 2008 - 20:41

wagons, prose et paternité


épisode 01 - triste, dans un train...

son visage perdu s'oublie sur les vagues horizons, glissant sur la vitre.
il ne l'a voit pas : aussi loin qu'il se souvienne, il y a toujours eu une vitre,
une vitre entre le monde et lui, où qu'il aille, quoi qu'il fasse.

et si elle se situait entre lui et lui-même, la vitre, après tout ?

oui, c'était bien ça le problème : il voyait son visage, mais ne s'y voyait pas.
comme un nom d'emprunt, à l'appel duquel on ne se retourne pas.

question de réflexe,
question d'assurance,
question d'un truc du genre...

il secoue la tête, une fois, une deuxième fois...
comme pour que la réalité semble mieux calquée, au diapason.
en vain... rien n'a jamais été accordé.

et puis finalement, il revient à ses pensées, à celles d'avant la vitre.

pourquoi ?

quand on vient de la DASS, quand on est un de ces enfants,
il y a des choses comme ça qu'on a appris à ne plus espérer, plus attendre.
comme par exemple se retrouver dans le transsibérien,
parce qu'on a reçu un colis contenant un billet aller,
un exemplaire de la prose de Cendrars,
assez d'argent pour s'alimenter durant le voyage dans le wagon restaurant
et un mot griffonné aussi bavard qu'un télégramme qui dit
(et ça il l'a retenu par cœur et relu 1000 fois encor après)
qui dit, donc :

je sais qu'en ce moment tu ne fais rien de spécial.
tu trouveras ci-joint tout ce dont tu auras besoin.
je te retrouverais à bord du train, dès que possible.
je me doute que tu ne puisse que me haïr pour mon absence,
mais s'il te plaît attends au moins que je t'ai tout expliqué.

ton père.

si il n'avait pas eu une lettre écrite par ses parents, volée à l'orphelinat,
il n'aurait pas pu faire comparer les deux écritures - avérées identiques.
et il n'aurait pas pris ce colis au sérieux, ni ne serait monté dans ce train.
il n'avait jamais eu l'esprit d'aventure, la vie lui faisait plutôt peur...
il faut dire qu'elle avait pas été d'une bonté exemplaire avec lui.

on en était au troisième jour.

alors pourquoi ne se montrait-il pas ?
qu'est-ce que ça voulait dire, tout ça ?
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nuam

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MessageSujet: Re: wagons, prose et paternité   Jeu 23 Oct 2008 - 22:05

épisode 02 - laps et collapse

quatrième jour.

faits importants :

une enveloppe glissée sous la porte de ma cabine.
personne dans le couloir, aucun bruit de pas...

l'enveloppe kraft contient des citations de Cendrars...
assorties de commentaires autobiographiques.

toujours cette même écriture, la sienne.
il est donc là, où il a un coursier embarqué.

en tous cas, ça n'est pas une farce,
même si tout cela m'apparaît grotesque...

cinquième jour.

relecture de Cendrars, encor...
j'y découvre des choses nouvelles à chaque fois,
à moins que j'extrapole de plus en plus,
inventant des indices cachés.


Dernière édition par ian_urtab le Ven 24 Oct 2008 - 9:46, édité 1 fois
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filo

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MessageSujet: Re: wagons, prose et paternité   Ven 24 Oct 2008 - 3:27

Une bonne idée, et traitée sur un ton sonnant vrai. Ça capte.

Tirés de quelle œuvre de Cendrars, les fameux écrits ?
"L'homme foudroyé", peut-être ? ou "Bourlinguer" ?

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: wagons, prose et paternité   Ven 24 Oct 2008 - 9:52

merKi...

et pour Cendrars, je pensais plutôt à la prose du transsibérien...

redondance entre le périple vécu et le périple écrit.

et puis, l'intérêt, c'est que la prose du transsibérien existe sous 2 formats :

- format livre papier traditionnel.

- format poésie-peinture simultanés, dont la mise en forme a été réalisée par Sonia Delaunay.

ce double format permet 2 voyages... de même que pour le protagoniste ici,
voyageant à la fois vers son passé et dans ses espoirs d'avenir.

(suite au prochain épisode, comme disent les américains ^^)
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nuam

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MessageSujet: Re: wagons, prose et paternité   Ven 24 Oct 2008 - 11:31

épisode 03 - le ventre de la chenille

il relit les bribes de vie de son père,
plus pour démasquer une mystification, aujourd'hui,
que pour y croire. il s'est levé sceptique, ce matin...

il y avait une branche en travers des rails,
le train a été stoppé 1h00 environ,
le temps de dégager les voies.

sans compter le temps qu'il a fallut pour faire remonter les badauds...
ce train a beau être d'une splendeur exhumée, ça reste monotone,
et l'occasion était trop belle, malgré le froid pénétrant.
et puis le bruit de tant de pas dans la neige, c'était agréable...
alors on bavardait en fumant, on rencontrait des gens là depuis le départ,
sans qu'on ne leur ait accordé d'importance jusque là.

il se disait que son père se montrerait peut-être, alors il était sorti aussi.

mais non, rien...

un représentant en prêt à porter pour homme.
une comtesse guindée et sa nièce impertinente.
un banquier en maraude, rivé à son attaché-case.
un armurier à la retraite, avare de ses mots.
des jumeaux, trapézistes, partis à l'aventure.
un employé du train, qu'il avait vu au wagon restaurant.

c'est l'employé qui leur a dit pourquoi le train était arrêté.
lui, il en était ravi... ça lui faisait une pause.
il ne semblait pas épanoui par son métier, alors on l'interrogea.
à 26 ans, il était là comme il aurait pu être ailleurs...
si ailleurs il y avait eu du travail pour lui.

puis la locomotive avait hissé à nouveau le cortège de fer le long du rail.
et tout avait repris comme avant ou presque...
on voyait plus souvent des petits groupes, au wagon restaurant,
mais aussi dans les cabines, trompant l'ennui.

fenton, quand à lui, délaissait un peu ce père fantôme,
qu'il se lassait d'attendre en vain.
il préférait jouer au poker avec les trapézistes,
qui avaient une vie dont on ne se lassait jamais...
et puis il y avait la nièce de la comtesse,
qui lui plaisait autant qu'elle l'intimidait.
il prenait désormais avec elles le thé.
enfin, le garçon du train, qui tenait à ce qu'on l'appelle max,
ne manquait pas une occasion de venir vers lui, à sa pause,
et de le servir personnellement, au restaurant.

4 jours plus tard, enfin, il sauta du train...
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Farouche

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MessageSujet: Re: wagons, prose et paternité   Ven 24 Oct 2008 - 12:03

Intéressant.
L'essor commence à l'épisode 3 où la vie apparaît.

J'attends la suite pour voir si qq chose qui m'est venu se confirme ou s'infirme avant de t'en faire part.
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MessageSujet: Re: wagons, prose et paternité   Ven 24 Oct 2008 - 12:23

épisode 04 - confessions

la veille, il allait sortir de sa cabine quand une enveloppe glissa à ses pieds.
la même que la première, en kraft, un peu cornée, un peu chiffonnée.
il ouvrit en grand la porte, et surprit cette fois le messager...
il s'agissait de max, qui entra dans la cabine, sur son invitation.

il resta longuement muet, penaud...
comme un adolescent qu'on aurait surpris en train de se masturber.
fenton était agacé, se sentait quelque peu trahi par le jeune homme.

en fin de compte, max ne savait pas grand chose :
il avait été approché par un homme, quelques jours avant le départ.
contre une liasse de billets, qui représentait pour lui une fortune,
il devrait glisser 3 enveloppes sous la porte de la cabine 84,
au prochain trajet du transsibérien.

- 3 enveloppes ?
- oui, 3... celle de l'autre jour, celle là... et une autre demain.
- donc, tes consignes étaient très précises ?
- oui, très précises, et l'homme a insisté sur les dates à plusieurs reprises.

max ne sut pas préciser à quoi ressemblait l'homme,
ni si il ressemblait à fenton. en fait,
l'homme paraissait déguisé, grimé...
ses sourcils sombres n'allaient pas avec sa crinière fauve.
il portait ses lunettes avec gaucherie, comme si c'était la première fois.
même ses contours semblaient artificiellement alourdis.

selon max, enfin, si l'homme se trouvait à bord du train,
il pouvait tout à fait ne pas l'avoir reconnu.

seule la voix de l'homme pouvait le trahir ;
profonde, dure... une voix accoutumée au commandement.

son trouble passé, max finit par interroger à son tour :
de quoi s'agissait-il ?
qui était cet homme et que lui voulait-il ?

fenton lui expliqua la situation, et ensemble ils ouvrirent l'enveloppe.

il n'y avait dedans que 3 choses :
une mèche de cheveux de femme.
une photographie de mariage.
un mot qui disait : elle était belle, ta mère, tu vois...

fenton avait les larmes aux yeux.
c'était la première fois qu'il voyait ses parents,
enfin... si on en croyait le contenu de l'enveloppe,
et donc, si on en croyait l'étrange personne qui les lui envoyait.

fenton demanda alors la troisième enveloppe...
max brulait lui aussi de savoir ce qu'elle contenait,
passionné qu'il était par cette histoire romanesque,
mais il rechignait à trahir l'homme qui l'avait payé...

- mais enfin, il faut que je sache !
- demain, tu sauras demain.

rien à faire... il ne céda pas.
fenton était un peu bouleversé, de toute façon,
ce que lui avait fait remarquer max...
arguant que c'était sans doute pour ça...
qu'il ne fallait ouvrir la troisième enveloppe que demain.
de la journée, ils ne se parlèrent plus, l'un gêné, l'autre rancunier.

la troisième enveloppe, max la lui apporta au petit matin.
il ne la glissa pas sous la porte, cette fois... il lui servit sur un plateau,
celui du petit déjeuner qu'il avait préparé pour son nouvel ami.

elle contenait une sorte de confession, une longue lettre écrite,
à n'en point douter, de cette même écriture si voluptueuse,
que fenton reconnaissait désormais sans l'ombre d'un doute.

son père y parlait de la naissance de fenton dans un hôpital slave,
de la terrible maladie de sa mère, et de sa mort en couches...

de ce mariage, pour ainsi dire illégitime...
de sa grand-mère, maude, qui lui avait arraché l'enfant,
dès son retour en Suisse.

des recherches qu'il avait faite pour le retrouver, lui...
du cambriolage qu'il avait finalement orchestré au manoir de maude,
avec quelques bras cassés qui avaient raflé les trésors,
pendant que lui volait les papiers concernant son fils...
mais du dérapage qui avait fait de lui un hors la loi en cavale,
quand un de ces complice avait, de sang froid abattu la baronne...
"pour plus de sécurité", selon ce dernier.

fenton était abasourdi par cette lettre, et max le laissa seul.
il relut la lettre... tourna en rond, la relut, encor et encor...
puis finit par s'assoupir, à bout de nerfs.
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nuam

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MessageSujet: Re: wagons, prose et paternité   Ven 24 Oct 2008 - 12:28

mais si mais si voyons, Lo, fais pas ta farouche ^^
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nuam

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MessageSujet: Re: wagons, prose et paternité   Ven 24 Oct 2008 - 12:29

épisode 05 - lui

l'homme entra dans sa cabine alors qu'il dormait...
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Romane
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MessageSujet: Re: wagons, prose et paternité   Ven 24 Oct 2008 - 13:42

Encore un fil que je me note pour y plonger quand je le pourrai. A vite, Ian ! bisou

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
"Bonjour, je suis Romane, alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane."
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
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MessageSujet: Re: wagons, prose et paternité   Ven 24 Oct 2008 - 17:42

Je suis vraiment accroché, là. Je languis la suiiiiiite !
Moi aussi j'ai une petite idée...

L'épisode 05 mérite la torture, moi j'dis.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: wagons, prose et paternité   Ven 24 Oct 2008 - 18:53

épisode 06 - saute-wagons

en le voyant à son réveil, il crut être victime de son imagination.
pourtant, non, il était bien là. il n'était pas maquillé cette fois,
et on reconnaissait l'homme de la photo,
d'autant qu'il portait le même costume...
sans doute pour que fenton le reconnaisse mieux.

mais ce n'était pas indispensable. sa mâchoire carrée, son teint mat,
son regard perçant, son nez droit et fin...
il y avait bien des rides qui s'étaient invitées sur sa face, désormais burinée,
mais aucun doute : c'était l'homme de la photo,
son charisme n'avait pas changé.

fenton était intimidé, et n'arrivait pas à dire un seul mot.

- enfin, te voilà. nous n'avons que peu de temps, et je m'en excuse.
tes questions devront attendre encor un peu.
pour l'heure, enfiles ça sous tes habits.

fenton prit le sac qu'on lui tendait,
et y découvrit une combinaison en mousse,
une de celles qu'utilisent les nageurs quand l'eau est froide,
et que les surfers portent systématiquement.

- rejoints-moi en tête du train dès que tu seras changé,
et tes papiers d'identité et autres documents importants...
mets les dans la pochette étanche.

pochette étanche qui était dans le fond du sac, effectivement.

- mais pourquoi tout ça ?
- on doit quitter ce train, je t'expliquerais.

puis walter disparut dans le couloir qui étouffa son pas nonchalant.
lui était à la fois nerveux et sur la défensive : les combinaisons,
quitter le train, la tête du train, près de la locomotive...

ce genre de scène, à part au cinéma, ça n'existe pas !

mais que prévoyait son père (son père ?) ?

"quitter le train", s'échapper en somme...
était-il poursuivi jusque là ?

les combinaisons... ça signifiait nager.
était-ce pour semer les chiens policiers ?..

et quelle était la destination de ce périple improbable au juste ?
que pouvait donc lui amener un walter en cavale, à part des ennuis ?

10 minutes plus tard, en tête de train, il retrouva un walter serein.

- bien... nous y seront d'ici 6 à 7 minutes.
- où ça ?
- au dessus du pont. tais toi maintenant, et laisse moi faire.

walter s'était lui aussi changé, il portait un uniforme du personnel roulant.
il tapa à la porte de la locomotive... on lui ouvrit.
lui et les deux cheminots échangèrent quelques mots,
dans une langue que fenton entendait depuis le début de son voyage,
sans pour autant en comprendre un traitre mot.

fenton s'était tellement laissé entrainé dans son imaginaire, rubrique polar,
qu'il sursauta en voyant walter plonger une main dans sa poche,
craignant qu'il ne dégaina une arme à feu.

au lieu de ça, ce fut une liasse de billets qui en émergea.
les cheminots, sourcils froncés, recomptèrent et partagèrent.

rien ne se passa, tout d'abord. fenton regardait au travers de la vitre noircie de charbon.

arrivée à hauteur du pont,
la locomotive ralentit, juste assez pour qu'ils sautent,
lui expliqua walter, mais pas assez pour qu'on leur donne la chasse.

alors ils sautèrent. ou plutôt, walter le poussa et sauta à sa suite.
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MessageSujet: Re: wagons, prose et paternité   Ven 24 Oct 2008 - 18:56

mais une idée de quoi alors ?..

et filo... vu que je ne fais que m'essayer au novelisme, n'hésite pas à me dire là où ça va pas, j'ai toujours tenu ton avis en estime, et là plus qu'en poésie, j'avoue avoir du mal à tenir le cap, à certains moments.

quand à l'épisode 05... oui, c'était méchant, j'avoue, mais c'est que je pensais poster la suite dans la foulée, avant même le passage d'autres lecteurs.
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MessageSujet: Re: wagons, prose et paternité   Ven 24 Oct 2008 - 19:02

épisode 07 - chute

lorsqu'il ressortit de l'eau, aspirant l'air comme une friandise,
il entendit le train s'éloigner loin au dessus de l'eau glaciale.

puis il vit walter, écrasé sur le récif rocailleux.
il ne bougeait plus et semblait même mort.
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MessageSujet: Re: wagons, prose et paternité   Ven 24 Oct 2008 - 19:06

(oui, je sais... cette fois ci du coup je mérite la torture... mais en fait, vu que la chute de l'épisode 05 m'a relativement influencée dans l'écriture de l'épisode 06... je réessaye, en augmentant la "mise", comme qui dirait - je précise que j'ai une idée de la suite tout de même hein... mais il reste des zones d'ombres - et là la suite ça sera dans la nuit ou demain, selon si my bf s'endort comme une masse ou pas...)
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MessageSujet: Re: wagons, prose et paternité   Ven 24 Oct 2008 - 23:54

Bonjour, je suis surpris,j'aime beaucoup...Je ne sais pas quoi dire de plus...
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MessageSujet: Re: wagons, prose et paternité   Sam 25 Oct 2008 - 4:28

Rodolphe, "surpris d'avoir aimé" ou "a aimé l'effet de surprise" ?

quoi qu'il en soit, merci.

enjoy !
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MessageSujet: Re: wagons, prose et paternité   Sam 25 Oct 2008 - 5:26

épisode 08 - et mat

oui, il était bel et bien mort.

non pas ramené sur la berge par le courant,
mais disloqué sur la planche de fakir de blocs de pierres acérés.

fenton avait peine à le croire.
alors plus rien ne voulait rien dire ?



pas de hurlements de chiens à l'horizon.

fenton traina ensuite péniblement feu walter à l"orée du bois.

pas de hurlements de chiens à l'horizon.

il resta "débranché" un temps.

pas de hurlements de chiens à l'horizon.



puis il sortit sa flasque, et la vampirisa jusqu'au marc.

ce ne fut qu'à la tombée du jour que, retombé dans le réel,
il s'installa une natte improvisé, et dut allumer un feu pour rompre
le pierre-fendre du vent.

cherchant dans les poches de walter, il découvrit, comme il le supposait,
plusieurs petites pochettes étanches, qui contenaient :

une paire de lunettes dans leur étui.

assez de billets de banque pour s'interroger sur leur provenance.

des papiers d'identité en arborant deux différentes,
- d'un côté walter liebman.
- de l'autre jeremiah huppen.
seule la photographie était approchante, même si,
sur la seconde, l'homme était rasé, ce qui, évidemment,
le rendait méconnaissable au premier coup d'œil.

il gelait et n'y voyait plus rien. il inspecta les autres poches, à tâtons.


là, des pilules...

ici, des documents...

puis enfin il retrouva une pipe et un briquet élégant.

après s'être chauffé aux ombres du feu, il replongea dans les documents,
découvrant dans un extrait de testament les dernières volontés d'...

alessandra wilhelm, veuve bessel née wilhelm,
légataire de :

- une exploitation viticole ainsi qu'un voilier,
à monsieur jeremiah huppen.

- une propriété classée ainsi qu'un domaine de chasse et son écurie,
un hôtel particulier et ses titres, obligations et ressources fiduciaires,
à monsieur fenton bessel, adresse inconnue,
et madame nathalia bessel, adresse inconnue.

qu'est-ce qui était vrai, qu'est-ce qui était inventé,
de ce qu'avait dit jeremiah huppen ?

quelle relation entretenait-il avec sa mère ?

quelles étaient ses intentions, leur voler l'héritage en les liquidant ?
et dans ce cas... où était sa soeur ?
était-elle encor vivante ?


(point-de-négation)


Dernière édition par ian_urtab le Sam 25 Oct 2008 - 11:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: wagons, prose et paternité   Sam 25 Oct 2008 - 6:09

La petite idée que j'avais, c'est que son père était dans le train et qu'il allait le rencontrer ou l'avait déjà rencontré, mais sans le savoir (au début), mais tu es entré dans le lard tout de suite, et là ça change de style : au début c'était intimiste plus ou moins psychologique, genre journal de bord, ça m'a accroché (malgré le passage soudain à la première personne que j'ai trouvé maladroit car trop isolé), là ça devient carrément épique (tu nous avais pourtant prévenus qu'il sauterait du train dès le 3e épisode) : récit d'aventure avec une intrigue digne d'un bon vieux polar sans flic. L'ambiance un peu désuette, entretenue par le cadre, colle très bien à ce genre ; on pense à Conan Doyle ou Agatha Christie, mais écrit avec un style moins ampoulé, plus télégraphique.
Il y a le problème de la forme, notamment majuscules, ponctuation, retours anarchiques et quelques fautes ("abhorrer" par exemple signifie détester jusqu'au dégoût, tu voulais sans doute dire "arborer" = afficher fièrement, mais pour les papiers d'identité ça ne va pas quand même, je trouve ; ou tes fameux "encor" sans le e final, ou encore "bien évidemment" pléonasme à la mode mais faux quand même).
À la fin du 08, la sœur est évoquée sans qu'on sache s'il savait qu'il en avait une ou pas.

Mais je te préfère largement dans ce registre que dans ta poésie néo-absurdo-anglo-conceptuelle-provoc !!!
Reste à savoir si tu vas tenir une cohérence à mesure que tu accumuleras les éléments. Je te conseille, si tu sais où tu vas au moins dans les grandes lignes, de faire un plan minimum.
Tu pourrais aussi proposer des passages d'un autre point de vue, par exemple d'un personnage qui semble n'avoir aucun rapport et qu'il va finalement rencontrer plus tard.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: wagons, prose et paternité   Sam 25 Oct 2008 - 11:24

merci pour la rectification du abhorrer / arborer, dont j'ai honte - et dont je ne peux me défendre qu'en disant qu'à 4h30 du mat',
ils se sont embrouillés quelque part dans mes synapses...
bien évidemment ^^

sinon... je trouve intéressante l'idée que tu avais du dénouement...

si ça te dis, je serais ravi que tu écrive un épisode 08 alternatif...

d'ailleurs, si d'autres veulent aussi le faire, je trouverait ça intéressant.

merci en tous cas pour ta lecture si... intense.

je vais essayer en effet d'être plus rigoureux à l'avenir,
et notament pour le maintient de l'atmosphère, des rythmes etc.

ce n'est décidément pas facile pour moi,
ce passage du "néo-absurdo-anglo-conceptuelle-provoc" au novelisme...
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MessageSujet: Re: wagons, prose et paternité   Sam 25 Oct 2008 - 13:26

j'aime bien tout court Very Happy AngeR
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