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 L'étoile du berger

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Vic Taurugaux

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MessageSujet: L’étoile du berger.   Mer 5 Mar 2008 - 15:46

L'étoile du berger


Passé le hameau déserté de Tuquerouille, les bois se font plus sombres. Les chênes, les châtaigniers et les pins sylvestres enserrent de leurs ramures la route sinueuse qui cherche à escalader ce flanc escarpé de notre montagne. Le soleil peine également à se frayer un passage dans ce dédale de feuilles, d’aiguilles, de branches où seuls les oiseaux et les écureuils devinent leur chemin. L’asphalte disparaît sous la mousse et le bois mort écrasé. Une eau boueuse masque les nombreux nids de poule qui sont autant d’obstacles devant être laborieusement contournés par les roues de la voiture. Les protestations du moteur se perdent dans le silence qui pèse sur la forêt. Ses ronchonnements familiers, continuels, qui d’habitude me rassurent autant que les battements de mon propre cœur et qui marquent le fait que, malgré tout, nous progressons toujours, pourraient tout aussi bien, à la faveur de la panne que je redoute, être happés, disparaître à jamais dans la profondeur et l’immensité de cette mer végétale. La forêt se refermerait sur nous. Elle nous digérerait tous deux sans que je puisse en quoi que ce soit résister. Elle nous engloutirait à la façon d’une plante cannibale qui se nourrit de ses parasites. Car ici, la paix est sans limites et le bruit de ma voiture qui s’y disperse, ricoche sur les troncs sourds sans le moindre écho.

Avez-vous déjà connu le sentiment de solitude ? Je veux dire : le vrai. Celui qui vous oppresse, qui écrase vos dernières pulsations cardiaques au fond de votre poitrine ? Celui qui vous fait percevoir tout à coup la différence qu’il existe entre votre petite personne et l’infini d’un ciel étoilé. Tant qu’on est en compagnie, l’autre rassure. Il est à votre échelle. Cette similitude entre lui et vous renvoie à chacun l’impression d’exister. De faire partie d’une espèce. Grégaire. C’est pour cela que les troupeaux humains se pressent dans les grandes villes. Ils s’agglomèrent dans les agglomérations. S’y côtoient. S’y frôlent. S’y multiplient. S’y disputent. S’y klaxonnent. S’y houspillent. En vain.

J’ai fui leur société policée. Au milieu des hommes, je ne me suis jamais senti aussi seul. La foule est un leurre. Ce n’est qu’une juxtaposition d’individus. Je ne veux pas être un individu. Je refuse tout matricule. Tout uniforme. J’ai toujours cherché à être une personne. Unique. Pour un jour, rencontrer une autre personne. Unique. Seulement, je ne connaissais pas toutes les simagrées.

Je viens d’allumer les phares. Par cette route, il ne descendra plus jamais de voitures. Là-haut, je serai définitivement seul et désormais c’est ce que je veux. Mon projet, vous autres humains ne pouvez le comprendre. Je me suis trop éloigné de vous. Je ne cherche plus votre compassion. Je relate les faits pour dire qui je suis. Que mon histoire existe tout aussi bien que la vôtre. Nous montons en empruntant le milieu de la chaussée. Plus besoin de respecter votre code de la route. Je me fie désormais à ce qu’elle-même recherchait et que je connais le mieux : les lois de la nature.

La nature, c’est elle qui m’a bercé depuis mon plus jeune âge. C’est elle qui m’a recueilli, consolé, quand je ne comprenais pas l’indifférence des miens, de mes parents, de mon frère et de ma sœur et que j’allais me réfugier tout là-haut, dans ma cabane perchée dans les dernières branches du sapin. De mon observatoire, je les considérais tous les quatre, étudiant leurs déambulations sur toute la ferme. J’essayais vainement de les déchiffrer, eux, leur froideur, leur impérieux besoin de vouloir toujours travailler comme un scientifique cherche à percer le mystère et la complexité d’une fourmilière ou à approcher la cruauté des mères grives qui abandonnent trop tôt le nid piaillant de leurs petits. Ma famille ne s’intéressait pas à moi. Je le ressentais mais n’en possédais pas la moindre explication. Caché dans mon poste de sniper, les yeux embués par toute cette tristesse, j’employais toute mon énergie à les épier, à les examiner à longueur de journée, à disséquer leurs incessantes allées et venues, à les voir ne pas me chercher. Leur comportement à mon égard me sidérait. Moi, leur petit dernier, je pouvais ainsi disparaître pendant des heures, que cela ne leur faisait ni chaud ni froid ! Je me demandais parfois si j’étais bien né. Je ne veux pas dire, né de bonne famille ; qui peut prétendre être né dans la famille qui lui faut ? Mais pas né du tout, pas venu au monde. Bien sûr, on m’avait baptisé, affublé d’un parrain et d’une marraine (dans le cas, toujours possible où mes parents passeraient trop tôt) comme c’est la tradition dans notre pays. Les oncles, les tantes, les cousins, tout le monde paraît-il, était venu se pencher sur mon berceau. On avait dit alors que je ressemblais à un aïeul (curieusement occulté) du côté de ma mère, enfin, c’était une vieille grand-mère qui prétendait cela et il n’y avait eu personne de sensé pour la contredire. Et voilà que, par cette malédiction soudaine, je m’étais évanoui aux yeux de ma mère dans l’instant même où cet aïeul sosie, qui ayant mystérieusement déserté la mémoire familiale, y réapparaissait sous mes traits. Aussi, mes parrain et marraine, effrayés, ne s’inquiétèrent-ils plus jamais de mon sort, trop persuadés de ce que mes parents s’occupaient de moi. Or, avec mon masque de fantôme, plus personne ne me voyait. Il n’y avait guère que le chien pour venir me renifler. Et aussi, je me dois à présent d’être honnête, les deux chats qui venaient me visiter dans ma cabane. Ils se blottissaient à tour de rôle sur mes genoux, trop heureux de l’aubaine de rencontrer sur leur terrain de chasse un si confortable radiateur. C’est eux, ces deux compagnons de solitude qui, ronronnant, m’ont enseigné la patience de l’affût.

La forêt a changé tout à coup sans que je m’en aperçoive, alors que mes roues se concentrent davantage sur la courbure particulière de ce dernier virage. La route pénètre maintenant dans une haute futaie de hêtres. Tout s’y élargit, s’éclaircit. Je souris en pensant que je pourrais très bien tomber nez à nez avec un chevreuil, une horde de sangliers. Ces derniers affectionnent cette altitude et ne redescendent dans la vallée que plus tard dans la saison. Inconsciemment, je ralentis. Du fait des fougères. Mes réflexes d’ancien chasseur sans doute. Mes yeux pistent une possible trace. Mon fusil chargé somnole sur la banquette arrière. Les souvenirs se bousculent tout à coup. Le goût amer de la poudre, la chaleur du … Mais, cette trouée dans ma conscience est de courte durée ! La lumière de mes phares que j’allai éteindre se retourne tout à coup contre nous. Un mur de brouillard a profité de la clairière qu’offre désormais la route pour dégringoler de la montagne. Cette avalanche de blanc pétrifie mon cerveau et absorbe notre voiture bien avant que mon pied n’atteigne la pédale du frein. Seule, dans cette amnésie soudaine, la masse sombre des troncs balisent encore, latéralement, notre chemin. Maintenant que je ne puis plus compter sur elle, il faut que je m’encourage moi-même à repartir, si je veux aller jusqu’au bout !


Quand vous êtes un solitaire, une rencontre, c’est toujours une surprise. Ce n’est d’ailleurs que grâce à la surprise qu’a lieu la rencontre. Sinon, comment espérer décadenasser votre porte depuis si longtemps condamnée à double-tour ? L’autre se doit d’entrer chez vous par effraction. Pour certains, cela serait vécu comme une violence. Ce ne fut pas mon cas. Et de là subsiste encore aujourd’hui mon plus grand étonnement, car sitôt mon seuil franchi, je la laissai faire. Il faut croire que l’on ne pense pas à tout. Moi, si prompt à édifier des remparts, à consolider mes barbacanes, moi qui croyais mon donjon invincible pour l’avoir très tôt hisser aux cimes des arbres, moi, sentinelle de mon propre malheur, je ne me défendis pas quand son regard confiant transperça en un éclair, ce qui me restait encore de cœur. D’un souffle, elle ranima cette braise oubliée sous mes propres cendres. Alors, en un seul jour je pris forme humaine, improbable phœnix n’ayant pour l’heure connu que la compagnie trouble des prédateurs en place et lieu de la douceur d’un foyer. Au fil des ans, je m’étais endurci comme le font les animaux sauvages, qui, mal sevrés ne peuvent compter que sur leur seule férocité pour assurer leur subsistance. Malgré cette forteresse animale où je m’étais emmuré, il faut croire que j’avais su préserver ce peu de chaleur, cette petite flamme d’humanité que cette âme charitable, avait su ressusciter. Cette auto-stoppeuse qui, par « esprit écologique » avait fuguée loin de la ville pour venir à ma rencontre, fit de moi un être humain aussi simplement que l’on dresse un loup. Je mangeai dans sa main. La caresse de ses paroles me domestiqua. Par la suite, tout devint facile : il me suffisait de lui obéir !

J’avais baissé les yeux trop tard et puis voilà tout ! Avec le recul, vous vous apercevez de cela. Vous vous dites : je n’aurais pas du agir ainsi, mais comment vraiment regretter les métamorphoses que provoque ce type d’incendie ? Vous n’êtes plus le même. Ce n’est que plus tard que vous vous avouer ce qui ne peut pas s’entendre, à savoir qu’entre deux êtres, c’est la rencontre qui toujours décide de tout !

Plus loin, est le domaine de la ouate. Il n’est pas trop d’une vie pour panser une enfance. Vous ne réfléchissez plus. Enfin, vous pouvez dormir. Elle ne vous demande rien. Elle est là durant toutes vos nuits. Elle repose à vos côtés, vous tient la main pour affronter vos cauchemars et fait de chacun de vos réveils, un ensorcellement. Nymphe des sources, elle est fille de la Nature. Dès l’aube, son rire cristallin enchante votre oreille d’une musique qui jusqu’alors vous était interdite. Votre désert devient son oasis. Elle danse autour de vous tout aussi bien que les branches de votre vieux sapin s’amusaient avec le vent. Elle pleure parfois comme une pluie de septembre pour vous initier aux plaisirs de la consolation. Elle sait devenir grave pour vous faire comprendre que, et votre bonheur, et sa présence, vous les avez mérités. Maintenant que vous êtes deux au monde, celui-ci s’en trouve bouleversé. Alors, au bout de longues années de ce même traitement qui vous retourne l’âme, non seulement vous acceptez de croire enfin à cette alchimie, mais, baissant la garde, vous vous prenez soudain à la désirer.

C’est pour tout cela que je l’ai tuée. J’emporte avec moi son cadavre dans la montagne. Vous ne pourrez plus me le prendre. Elle est moi. A jamais. Vos policiers, à qui vous n’allez pas manquer de vous plaindre, ne pourront plus rien contre notre amour. Vos lois ne sont pas les nôtres.
Je suis de retour à la bergerie. Là, où ont vécu tous mes ancêtres. Cet alpage, c’est ma patrie. Les miens l’ont suffisamment arpentée. Je suis de retour chez nous et je coupe le contact de notre vieille deux chevaux. Je n’oublie pas les phares. Ici, le brouillard ne s’éternise jamais. Nous sommes au-delà de vos frontières. Le vent qui saute la crête des Espécjères ou qui s’engouffre par le col de la Soum nettoie imperturbablement notre ciel de tous ses miasmes. Ici, tout serait limpide si ce n’était ces quelques orages de la fin du mois d’août. Mais désormais, comme les nuages qui tout là-haut poursuivent imperturbablement leur course, je ne veux plus penser à rien. Un rapace tourne lentement au-dessus du torrent. Son regard fouille les rochers à la recherche de la brebis qui s’y est égaré. Ce vol majestueux sublime la charogne qui l’alimentera. Maintenant que sur ma terre, tout le monde est mort, je ne veux plus de souvenirs. A l’exception, des troupeaux de moutons de Papa qui ennobliront toujours nos estives, des sifflets des marmottes qui se répercutent dans la barre, de la saveur des fromages que Maman confectionnait et que je lui volais pour pouvoir survivre, de la poitrine naissante de ma sœur, du fusil à double canon de mon grand frère et surtout du sang chaud de ma bien-aimée giclant entre mes doigts enfiévrés. J’ouvre le coffre arrière pour une dernière fois contempler sa dépouille. Le chien jappe de contentement. Je rapporte au bercail sa maîtresse qui, affolée, avait un court instant fui mon rêve pour un autre garçon de la vallée. Mes outils m’attendent sous la remise. Sous notre grand sapin, j’ensevelis durablement mon amour afin de lui permettre à son tour de dormir, au calme, près de tous les miens.

Et de l’aïeul.

Et qu’elle n’aurait jamais du quitter.
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Romane
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MessageSujet: Re: L'étoile du berger   Mer 5 Mar 2008 - 16:34

Je n'aurais jamais, jamais, jamais deviné la fin de l'histoire.
Il se passe quelque chose de magique entre la description à la Giono de la forêt, et les souvenirs de l'enfant qu'il était, et puis bien sûr cette montée en amour, si bellement rayonnant... comment aurais-je pu deviner cette tragédie ?

Juste deux détails m'ont gênée : au sentiment de solitude, suit la description du poids de... la solitude, mais comme tu l'as mis au masculin, ("le sentiment") ça perd de sa force. Je transposerais le paragraphe au féminin, perso.

Et puis Ils s’agglomèrent dans les agglomérations, je changerais le verbe pour éviter la répétition.

Tout le reste j'aime, sensibilité à fleur des mots, oui, j'aime !

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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Vic Taurugaux

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MessageSujet: Re: L'étoile du berger   Mer 5 Mar 2008 - 17:56

Tu as raison pour la solitude. C'est mieux tout au féminin.
Mais pour ma répétition, j'avais fait exprès! Je voulais qu'on sente la foule trop collante pour ce solitaire.

Quant à la chute, c'est vrai qu'à la relecture, je reconnais, c'est un peu exagéré. Mais, vous ne connaissez pas ma femme, ça se voit!
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almalo

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MessageSujet: Re: L'étoile du berger   Mer 5 Mar 2008 - 18:14

"La lumière de mes phares que j’allais ? éteindre "


J'ai été moi aussi très surprise par la chute. Mais le premier sursaut passé, la fin est aussi belle que le début, pour moi. cet attachement si exclusif qu'il mène cet homme à tuer son amour pour le garder...C'est très beau, très fort, et magnifiquement amené.
Au début, j'ai vu dans la description de cet homme qui recherche la solitude mon propre père qui s'apprête, maintenant à la retraite, à partir vivre dans la montagne, seul, tranquille. Pour ce qui est de la fin, j'espère que ça ne me fera jamais penser à lui !
Et cette histoire pourrait tout à fait être vraie : récemment j'ai eu connaissance d'un homme qui se savait malade et condamné, et qui a donc tué sa femme avant de se suicider pour qu'elle parte avec lui...Horrible, mais tellement humain.

Merci Vic, encore une fois je me suis vue dans ces forêts, j'ai vu les sangliers et tout...
Très beau.chinois
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Vic Taurugaux

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MessageSujet: Re: L'étoile du berger   Mer 5 Mar 2008 - 18:40

Merci Almalo.
Ce texte a été écrit pour un concours de nouvelles qui devaient s'inspirer de la phrase suivante:
"Une rencontre, c'est un instant décisif, une porte, une fracture, un présent qui marque le temps et crée sa continuité."

Je n'ai pas gagné.

J'ai voulu décrire la double rencontre entre le narrateur et son aïeul puis entre lui et sa femme. Comment cet aïeul inquiétant (peut-être déja à un meurtrier mais on n'en parle pas) marque le destin de cet homme en éloignant ses parents de lui. Cette "rencontre" opère une fracture qui va sceller son destin. Il n'aura d'autres moyens pour sauvegarder l'amour que d'utiliser que le peu qu'il en connaît. J'ai pensé en l'écrivant à des types comme Francis Heaulme (le tueur en série)qui très frustres car très carencés affectivement sont la proie de leurs pulsions de meurtre. Ils sont véritablement seuls face à leurs désirs et ont donc beaucoup de mal à ne pas passer à l'acte en ayant si peu d'empathie pour autrui.
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Romane
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MessageSujet: Re: L'étoile du berger   Mer 5 Mar 2008 - 19:30

Je pense que tu peux trouver l'astuce pour éviter la répétition, parce que perso, l'effet produit a été la remarque instantanée de cette répétition et non l'effet de masse. Il faudrait peut-être demander aux lecteurs, finalement, parce que je pourrais fort bien être ta seule lectrice chieuse ?

Ta femme, j'ai pensé à elle quand tu développes la rencontre et l'ancrage du sentiment de nécessité de l'Autre !

Raaaaaaah j'adore : "Une rencontre, c'est un instant décisif, une porte, une fracture, un présent qui marque le temps et crée sa continuité."




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