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 Triste jeunesse

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aristée
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MessageSujet: Triste jeunesse   Triste jeunesse EmptySam 10 Sep 2005 - 19:15

Triste jeunesse
Je ne sais dans quelle division mettre ce texte.
Il ne s'agit pas hélas d'un récit imaginaire. C'est en quelque sorte un documentaire sur une période que j'ai vécue et que peu d'entre vous ont pu connaître.
Durant les 5 ans de la guerre, j'étais au Prytanée militaire. C'est une école ouverte aux fils d'officiers.
Lorsque mon père m'avait demandé: Veux tu aller au Prytanée militaire, j'ai aussitôt vu l'uniforme bleu, la vareuse avec la double rangée de boutons dorés, le ceituron en cuir, le képi à fond rouge.
Hélas!
Le Prytanée est normalement dans la Sarthe, à La Flèche. Je suis d'ailleurs né dans le Prytanée militaire ou mon père était instructeur.
Mais pendant la guerre, le Prytanée s'est replié en zone dite libre, et de 1942 a1944 le petit Prytanée ( de la 6ème a la 1ère) était a Briançon.
Il paraît que le ciel de Briançon est le plus beau de France.Je ne peux en porter témoignage. Je n'avais a cette époque aucun souci esthétique.Seulement 3 sources de préoccupations
J'avais froid.
- J'avais faim
- Loin derrière ces préoccupations, il y avait les éudes, causes d'ennuis( jamais de satisfactions) somme toute mineurs.
Durant plus de 15 ans je n'ai pas pu parler de cette période.
Pendant 5 ans, avec les camarades, nous avons essayé de nous évader en pensée, en parlant de nos vies » avant », en parlant de nos pays ou nous avions été si heureux.Je suis capable aujourd'hui de dire d'ou était chacun de mes camarades. Reliaud a Gannat, Maisonnet a Sore dans les Landes, Poulet à Lyon.......
Lorsque, bien plus tard, j'ai eu mon premier poste d'Inspecteur divisionnaire, j'avais Gannat dans ma circonscription.Sur la liste de nos clients, il y avait Georges Reliaud mon camarade.J'étais sorti du Prytanée depuis 13 ans. Je n'ai pas pu aller le voir.La seule pensèe que nous allions parler de cette période m'était insoutenable.
LE FROID.
Briançon est à 1300 mètres . De Novembre a Avril on est dans la neige.
Chaque matin, dans la nuit encore, nous avions rassemblement dans la cour,pour la séance de «  décrassage »L'adjudant ( en civil, car il n'y avait plus d'armèe française, nous étions les seuls en uniforme. On nous serinait: «  Vous êtes les seuls a représenter l'avenir de la Patrie, nous allons faire de vous des hommes...etc)
L'adjudant, donc, passait dans les rangs et passait 2 doigts sous notre chemise pour s'assurer que nous n'avions pas mis un pull, par dessous.Car la tenue était la suivante.:Brodequins, short de sport. Chemise.
Durant des mois, la température oscillait entre moins 15 et moins 20. Dans la nuit blafarde, éclairée par les fenètres de la caserne, nous pratiquions les « sautillements jambes tendues » »pas de gymnastique » » sauts groupés » et autres «  fléxion rotation »
Le pire de tout, le moment que nous appréhendions le plus, était celui des pompes( 15 ou 20 selon l'humeur du juteux). Nos mains sur la neige....je ne comprends pas qu'il n'y ait jamais eu de mains gelèes. Ce régime était fait pour nous endurcir.Depuis, j'ai toujours été frileux, et par le nombre de mes rhumes, je mérite le Guiness.......
Dans notre dortoir, le dortoir Cambronne, nous étions trente.Il faisait froid.Le soir, pour nous coucher, nous avions décomposé 10 mouvements que nous accomplissions ensemble et au commandement pour avoir le courage de nous allonger dans les draps glacés.C'est notre chef de chambre, Berest qui commandait la manoeuvre.Bien entendu, nous couchions en caleçons longs et avec des chaussettes.
Lorsque nous étions «  en tenue de nuit »Berest commandait. Au 1nous étions a genou, au 2 nous ouvrions le lit. Au 3 tout le monde debout. Au 4 accroupis etc jusqu'à 10 ou nous étions allongés, claquant de dents.( aussitôt aprés nous nous remettions en boule)
Le plafond du dortoir était haut, vouté et peint en vert foncé. Le matin , nos respirations avaient fait des stalactites tombant du plafond. A la tête de nos lits, une barre en bois servait de support a nos gants et serviettes la plupart du temps gelés.
Nous faisions notre toilette dans une grande pièce attenante au dortoir.Cette pièce, longue d'une quinzaine de mètres, était aménagée d'une façon simpliste.Une murette en brique de 1metre 50 de
haut, et 8 ou 10 mètres de long, au milieu de la pièce, était entourée d'un bac.Autour de la murette, a mi hauteur, un tuyau en plomb courait. Il était percé de 15 trous de chaque coté de la murette.Il n'y avait qu'un robinet qui faisait couler l'eau des 30 trous a la fois.
Les jours des très grands froids, le tuyau était gelé. L'adjudant nous donnait des journaux que nous allumions et promenions sous le tuyau pour le dégeler.
A vrai dire, tous ces efforts ne servaient pas a grand chose.car nos toilettes tenaient plus du simulacre que d'une vraie toilette. Un petit coup de brosse a dents, une petit coup de gant sur le devant du museau, et nous avions fait le maximum.
Une fois par semaine, le Samedi aprés midi, nous avions douche.C'était un moment merveilleux.Le local était chauffé, l'eau très chaude.Malheureusement, toute l'école devait passer en quelques heures, et notre douche, dés son début était accompagnée par une litanie » Allons, pressons, pressons, les camarades attendent » Les adjudants changeaient, mais le texte était toujours le même.
Bien que la frugalité de nos repas ait été une donnèe constante, nous devions tout de même de temps en temps aller aux toilettes.C'était là encore, une corvée épouvantable.
Les toilettes n'étaient pas dans la caserne elle même.Du coté opposé a la cour principale, il fallait traverser une cour d'une quinzaine de mètres de large. Les toilettes étaient des batiments d'un agencement très rudimentaire.On entrait dans un couloir,sur notre gauche une douzaine de box , fermés par des portes a mi hauteur( sur lesquels on posait, a cheval notre ceinturon pour indiquer que le box était occupé)
Le boxlui même était des plus simple. Dans le sol en ciment, un trou avait été ménagé, trou qui donnait directement sur un torrent( je crois me souvenir que c'était la guisanne).
Par ce trou, un vent glacé montait, ce qui fait que nos séjours en ce lieu étaient les plus brefs possibles.D'ailleurs, nous n'allions jamais seuls dans ce local.
De temps en temps, l'un de nous disait «  Qui vient au pot? »Il y avait toujours 4 a 5 voix pour répondre » Moi! »Et nous partions en groupe.Pendant notre court séjour dans les box, nous chantions, jurions, nous tentions par tous les moyens de ne plus penser a ce courant d'air glacé sur nos fesses.Certains maladroits manquaient le trou. C'étaient toujours les mêmes. Nous les connaissions. Aussi notre chef de classe avait décidé que ces maladroits n'auraient droit qu'au 2 box du bout.Et avec un esprit remarquable, il avait décrété: » Ils n'ont qu'a se démerder! »
( A suivre)
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MessageSujet: Re: Triste jeunesse   Triste jeunesse EmptySam 10 Sep 2005 - 20:22

Ici en littérature, ce texte me semble trouver sa place.
Il s'agit d'un témoignage dont je peux comprendre l'empreinte...
Je ressens très fort l'atmosphère que tu décris.
Un récit poignant.
J'ai hâte de lire la suite...

bisou affectueux à mon Aristée préféré.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: suite et fin   Triste jeunesse EmptyDim 11 Sep 2005 - 8:36

La grande compagne du froid était la faim.
Bien entendu, il n'y avait pas de foyer pour acheter quoique ce soit., et nous avions en tout et pour tout, les festins mitonnés par les cuisines.
Le matin un quart de café( sans café bien sur. Il n'y en avait plus depuis longtemps, c'était de l'orge grillé, dans de l'eau tiédasse)et «  la boule à 16 ». C'est a dire qu'une boule d'un pain noir et dense, était divisée minutieusement par l'un de nous désigné spécialement, du fait de la sureté de sa main.
Nous mangions lentement, mais la tranche était mince et bien vite terminée.
A midi, au réfectoire, nous étions par table de six, avec un chef de table chargé de nous servir en parts strictement égales. Rutabagas et topinambourgs étaient les vedettes de nos repas. Et les jours ou nous avions des pommes de terre, nous le regrétions presque, car les rations étaient encore plus petites.
Nous avions quelquefois du bouillon avec du vermicelle. Mais, je ne sais comment les » riz pain sels »( l'intendance) se débrouillaient, mais il y avait toujours des bestioles indésirables( je n'ai jamais su si c'était des charançons ou des vers). Fort heureusement, ces bestioles, une fois cuites montaient a la surface, et il suffisait que le chef de table » écrème les indésirables.
Cette faim permanente se traduisait pour moi, par des crampes d'estomac, pour lesquelles j'avais trouvé une parade partielle: j'avalais 2 quarts d'eau, ce qui atténuait la douleur.
Nous avions assisté une fois a l'arrivée des rutabagas, et nous avons su dans quelle cave ils étaient entreposés.Nous avons alors organisé des commandos qui la nuit, a tour de rôle, allaient a la pèche au rutabaga.Nous attachions a une ficelle, l'anse d'un couteau ouvert, et le couteau était lancé par le soupirail.Il y avait plus d'échecs que de réussite, mais nous parvenions tout de même a ramener quelques rutabagas que nous partagions ensuite entre tous les camarades du dortoir.Nous les mangions crus, évidemment, et dans l'obscurité pour ne pas alerter l'adjudant de service.
De temps en temps, l'un de nous recevait un colis.Ce jour là, le bienheureux venait au réfectoire, bien sur, mais ne mangeait pas. Selon l'importance du colis, il sautait 1, 2 quelquefois 3 repas. Ces repas étaient vendus aux enchères en 2 parties.Le pain, et le reste du repas.Comme nous avions tout de même un code de l'honneur, les repas ne pouvaient être vendus qu'a ceux de la table.L'argent gagné n'avait qu'un utilisation: Acheter plus tard le pain ou le repas d'un autre heureux destinaire d'un colis.Manger autre chose pour celui qui recevait un colis, manger un peu plus pour deux autres, c'était ce qui constituait nos vraies joies.
Je dois dire cependant que durant ces dures annèes, j'ai eu une semaine de paradis.
Il paraît que les topinambours contiennent de l'arsenic.C'est en tous cas ce que l'on disait alors et je n'ai pas vérifié depuis.
Toujours est il qu'un matin, je me suis réveillé jaune comme un citron avec des nausèes. Visite médicale, diagnostic: ictère, et infirmerie.
L'infirmerie était un batiment donnant sur la cour principale et juste en face du portail d'entrée de la caserne.L'infirmerie était chauffée, les draps étaient blancs( alors que les notres étaient marrons et
plus proche de la tole ondulée que du tissu)
Je n'avais pas faim. C'était merveilleux. E n'avais pas froid.Le matin nous entendions le clairon sonner le réveil. Nous savions que les camarades partaient pour la séance de «  décrassage », et nous étions bien au chaud dans notre lit. De plus, cerise sur le gateau, nous n'allions pas aux cours. J'ai un souvenir vivace et merveilleux de cette semaine.

Je vais terminer par une anecdote qui aurait pu très mal tourner.
La caserne qui jouxtait la notre était occupée pas des Allemands.
Un jour, nous revenions du ski, et en arrivant prés de notre caserne, nous avons vu que sur notre mur d'enceinte, tous les 10 mètres, un allemand était assis, pieds pendant vers l'intérieur de la caserne et pistolet mitrailleur sous le bras.
Bien entendu nous nous sommes mis au pas cadencé pour passer le poste, à l'entrée, et nous avons constaté que toute l'école était rassemblée. On nous attendait.Le Directeur de l'Ecole ( un prof, puisque nous n'avions plus d'officiers) était entouré de plusieurs officiers Allemands.
L'un d'eux en un Français impeccable malgré un accent germanique prononcé nous tint a peu prés ce discours.
«  La nuit dernière, Ces 2 panneaux ( ils étaient tenus par un autre allemand) ont été déposés dans notre caserne ».
Il s'agissait de panneaux que nous devions mettre sur les fenètres dés la tombée de la nuit, pour la «  défense passive »
Sur ces panneaux, diverses inscriptions telles que. «  Les boches sont foutus » « Vive de Gaulle »
« Raus, les Teutons » et autres gentillesses a l'égard de nos voisins.
L'officier ajouta. » J'ai donné une semaine a votre Directeur pour trouver les coupables et nous les livrer. Passé ce délai, les occupants du dortoirs Cambronne, partiront en Allemagne »
Pourquoi nous? Nous l'avons su peu aprés. Les Allemands avaient fait sentir les panneaux a des chiens policiers, qui étaient bètement( c'est le cas de le dire) entrés dans notre dortoir. Nous n'avons jamais su pourquoi.
L'un d'entre nous avait un oncle qui s'était évadé d'Allemagne en sautant d'un train en marche, et il avait explique a son neveu comment il fallait faire.
Nous passions nos journées, sous la direction de « celui qui savait » a faire des roulés boulés.tout d'abord en sautant du pied de notre lit, dans l'allèe centrale. Puis pour tenir compte de la vitesse du train, nous courions dans l'allée centrale, sautions sur le pied de notre lit, puis ressautions ausitot dans l'allèe centrale en faisant un roulé boulé.
Nous étions surs que ce n'était pas l'un de chez nous qui avait fait le coup, mais les jours passaient, nous avions de plus en plus la frousse et rien ne se passait.Sur les tableaux, nous écrivions " Nach Berlin. Sehr schön Poméranie etc", mais sous couvert de viriles plaisanteries nous crevions de peur.
Le sixième jours, 2 élèves de rhétos( qui n'étaient même pas dans notre batiment) sont allés se dénoncer auprés de l'aumonier.Aprés accord avec le Directeur, les 2 coupables ont été mis dans le train pour Valence et le lendemain matin (les élèves étant hors de portée) le Directeur est allé voir les Allemands pour dire que les coupables avaient été trouvés, et renvoyés définitement de l'Ecole.
Heureusement, a cette époque, les troupes d'occupation étaient des territoriaux, c'est a dire des Allemands agés ( certains avaient fait la guerre précedante)et ils étaient assez pacifiquesCe fut notre grande chance.
Lorsque je parle de boches, je me fais engueuler par Marie, mais que voulez vous, le passé pèse sur nous.
Chose curieuse, cela me fait du bien de parler de tout cela. Cela me concernait donc. Mais par ailleurs, j'ai l'impression de raconter une histoire qui est arrivée a un jeune garçon qu n'a que de lointains rapports avec moi.Je sais, c'est inconséquent, parce que ma raison sait que c'était bien moi.
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MessageSujet: L'oiseau noir   Triste jeunesse EmptyDim 11 Sep 2005 - 18:59

Ma belle fille n'est pas sportive.
Mais elle est persuadée avoir battu le record du monde sur 500 mètres dans sa catégorie d'age......
Voici dans quelle circonstance.
Elle avait 14 ans. En vacances dans la maison de campagne de ses parents, elle se promenait romantiquement sur un chemin sabloneux, prés de la maison.Le chemin était large de 4 ou 5 mètres et elle marchait sur la gauche.
Soudain, un gros oiseau noir vint se poser, a la droite du chemin exactement a sa hauteur, et se mit a sautiller pour avancer a la même vitesse que la gamine.
Au bout de quelques mètres, un peu inquiète de voir ce manège, elle s'arréta. Ce que l'oiseau noir fit également. Puis l'oiseau lui dit " Bonjour, comment ça va? Bonjour comment ça va? bonjour..."
C'est a partir de ce moment là que ma belle fille selon elle, battit le record du monde pour arriver affolée a la maison.
C 'était un oiseau ( peut être un mainate) qui s'était échappé de sa cage, mais la frayeur de la gamine était bien compréhensible.
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MessageSujet: Re: Triste jeunesse   Triste jeunesse EmptyDim 11 Sep 2005 - 19:37

Ton témoignage m'empoigne par l'atmosphère qui s'en dégage. Je comprends que beaucoup n'ont pu, pendant des années, raconter leur vécu.
Il faut sans aucun doute beaucoup de temps pour comprendre que l'on a été un être asservi, dans la dureté de circonstances que tout le monde n'a pas vécu. La difficulté de s'exprimer vient sans doute de là : imaginer l'incompréhension de ceux qui n'ont pas vécu ces tristes heures glaciales...


bisou chaleureux et réconfortants.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: Triste jeunesse   Triste jeunesse EmptyDim 11 Sep 2005 - 19:49

Pourquoi n'a-t-elle pas songé à picorer la terre des bas-côtés ?

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MessageSujet: Re: Triste jeunesse   Triste jeunesse EmptyDim 11 Sep 2005 - 20:03

Romane a écrit:
Pourquoi n'a-t-elle pas songé à picorer la terre des bas-côtés ?

J'aurais bien voulu te voir Roro! grrrrrrrrrrr
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MessageSujet: Re: Triste jeunesse   Triste jeunesse EmptyDim 11 Sep 2005 - 20:14

Cela me rappelle un souvenir très chouette.
Chaque année, des hérissons viennent nous rendre visite, passant d'un jardin à l'autre, longeant le muret qui me sépare du jardin des voisins, traficotant dans les feuillages près du barnum, venant même jusque sous ma chaise !

Un soir, l'un d'eux a commencé à arpenter l'allée, pour sortir du jardin. Je me suis levée et suis allée marcher tranquillement près de lui. Pas du tout effrayé, il a continué sa progression. De temps en temps, il s'arrêtait et me regardait. Je m'arrêtais aussi et le regardais. Son petit museau allongé bougeait, il devait sentir les parfums nocturnes, me flairer, humaine sur son chemin...
Je l'ai ainsi accompagné jusqu'à la lisière de la propriété et l'ai laissé poursuivre sa route, se perdant dans les buissons aux pieds de l'église...

Chaque année je suis attentive à ces petites bêtes.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: Triste jeunesse   Triste jeunesse EmptyDim 11 Sep 2005 - 20:19

Clin d'oeil...

La fillette glanait des clochettes
de bruyères quand soudain,
l'oiseau noir se posa
au bord du chemin...
"Bonjour", dit le noir volatile
à la fillette gracile...
Prise de peur, la demoiselle
s'apprêtait à courir...
"Prends le bout de mon aile,
Dit l'oiseau noir, pour revenir"...
Disparurent dans le soir,
un oiseau noir,
une fillette et ses clochettes,
aile dans main,
à l'horizon du chemin...

Alfred
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