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 Henri Troyes ( feuilleton )

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Xian



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MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Ven 12 Mai 2006 - 6:31

Toujours une ardeur d’avance

13mai

Le 13 mai, l'agitation ne retombe pas, je suis convaincu que les Kubilair vont tout organiser pour me faire limoger de mon poste et que l’on parle contre mon titre pourtant mérité de marquis de Caracas, une noblesse d’église qui en vaut d’autres. Je ne rentrerai pas à Paris, marchons à Chartres, évitons souplement les ligueurs, les socialistes, les nazis, les juifs et les Sarrasins, les gangsters et les bandits, Robin des bois et tous autres coupeur de bourses et de jarrets.
Joseph me parle de co-signer une note avec Lady de Lunion Saint Gilloise, une Milady introduite par de Guise prête à confirmer les entretiens secrets de Nemours dont je n’ai aucun souvenir, enfin sauf la nuit alors que tous les chats étaient gris et que couleur muraille je me suis glissé dans la couche de l’Anglaise, la couche, la bouche, au petit matin, la douche.

Chicon s’impatiente, me dit qu’il faut que je me rappelle tous les instants, qu’il serait dommage d’être embastillé, masquedeferrisé, transformé en mendiant définitif après avoir côtoyé des Ben Tapijt, des Cousins, et me dit-il plus sèchement, découvert le secret de l’aiguille creuse et n’en avoir pas fait profiter les vrais amis.

Je voulais lui répondre qu’on partage ses amis, pas ses milliards mais le ding dong du courrier est venu me sauver la mise, peut-être Chicon que je ne connais pas encore bien est-il aussi susceptible que certaines artistes de saint Anselme.

Un petit mot de Dominique qui me confie un message pour une dame d’œuvres d’Etampes où je passerai. Dominique !

Je me souviens de Dominique nique Nique, une nonne folle de messes, se suicidant après avoir connu un féerique succès mondial, à quoi mène la foi ? Chansong, je me souviens de Juliette qui avait encore son nez, Pétula appelant Roméo qui s’enfuyait sur son chariot.
Je me souviens du scandale d’Edith Piaf épousant le pâtre grec Théo Sarapo, vingt ans son cadet et qu'elle posait fièrement à ses côtés devant les caméras de la télévision qui commençait à fleurir de café en maisons bien pensantes. "A quoi ça sert l'amour". Et je le chantais à Eliane mélangeant les genres avec « Sans toi ma mie » et en bleu jeans et blousons de cuir.

Ce qui est avantageux avec le « portable », c’est qu’il est transportable, en cas de besoin, on peut même le tenir sur ses genoux, aux toilettes. Nouvelles alarmantes de mes actions cotées rue du mur de l’autre côté de l’Atlantique et courtes mais bonnes nouvelles de Tex, il veille sur Domino, une petite au caractère trempé (je commence à les collectionner !) tandis que Merveille prend garde à la santé de Francis.
Le chef de la police anglaise accuse Internet d'être la source de tous les maux de la société et réclame une épuration vigoureuse du cyber-espace.


Me voilà allongée sur la plage. Une lumière soudaine me fait sortir de ma torpeur. Une silhouette se dessine, mais trop floue pour que je puisse la distinguer. La lumière se fait force, m'empêche de voir. -Suis-je morte ? -Mais non, tu ne l'es pas ! -Ah ! Cette voix, je la connais. (.) Mon père. -Pff ! Si je ne suis pas morte, alors qu'est-ce que tu fais là ? dis-je en me dressant sur les coudes. Mes yeux commencent à s'habituer à la luminosité. Il vient s'asseoir à coté de moi, me regarde et sourit. -Je suis toujours là, non ? Alors, comme ça, tu t'es laissé surprendre ? -Bah, oui ! Tu sais ce que c'est ! Quand on est face à quelqu'un, on peut communiquer. Face au néant, que veux-tu faire ?
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MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Ven 12 Mai 2006 - 10:00

Me laisse porter par le style désormais familier.
mmmmmmmh !

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
"Bonjour, je suis Romane, alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane."
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MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Dim 14 Mai 2006 - 8:22

14

Et si l’on pouvait aussi parler face au néant qui n’est que tout, me dis-je à la lecture de ce courriel matinal, philosophique, d’une lectrice qui, pourtant, a la tête près de bonnet. Puis-je en parler, de mon père, serait-ce lui, plutôt que moi que je cherche en ce cheminement sans faim (enfin, encore quelques jours, d’après Chicon, qui sait tout ce que Joseph ne dit pas). Je devrais me mettre à parler haut et fort, et ferme, et juste, mais je me demande pourquoi je penserais à mon père, allongé sur la plage, je veux dire, moi, la regardant elle, allongée sur la plage... ainsi va donc le monde et les courants , on ne se rapproche que très hasardeusement, le sable souvent est mouvant, émouvant, surtout si la belle est allongée, que donc lui dire, comment imaginer la scène, elle de tout son long, dirait-on aplatie, lui au-dessus, comment, dans le soleil, derrière lui comme une auréole, les deux jambes écartées, un pied à gauche de la hanche droite de la gisante, l’autre de l’autre côté, dominant, comment faire autrement ?

Une attitude martiale choquera les féministes, un soupçon de geste vers un maillot relâché (elle était vêtue d’un joli confetti soutenu par deux bretelles tressées vert pomme) heurtera les puritains, tendre la main pour l’aider à se relever gymniquement serait moderne et de bon ton, mais les demoiselles aujourd’hui veulent tout faire elles-mêmes, pourquoi donc imaginai-je un fourvoiement, bon sang mais c’est bien sûr, Palumbo derrière un palmier nous observe à la longue-vue et au départ, la situation était faussée, d’entrée de jeu, elle avait précisé : Il vient s'asseoir à coté de moi, me regarde et sourit.

Retour arrière rapide, elle est nivelée ras coquillages et varechs, j’arrive silencieusement, par derrière, qu’est ce que cette méduse lointaine qui proche se sirène, deux, elle en a deux, deux jambes de ballet, tout un arrière-train galbé, bombé, creux et formes, monticules jaune canari, (ai-je dit qu’elle portait élégamment un string) elle aurait pu être nue ne pas m’entendre venir, mais encore une fois, les censeurs seraient grimpés sur leurs grands chevaux, auraient labouré l’estran.

— Suis-je morte me dit-elle ?
Peut-on répondre, décemment, à cette question ? Et que se passerait-il si la réponse s’affirmait, terrible, mortelle : Oui.

Céline est-elle morte ?
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MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Lun 15 Mai 2006 - 8:49

15

Dans son cabinet d’astrologue, Ruggieri, appuyé sur son coude, un livre d'astrologie ouvert devant lui mesure des figures avec un compas; une lampe est posée sur une table, à droite, elle éclaire la scène où pourrait apparaître la grande Patricia.
C’est Catherine qui entre ! Elle est masquée d’un loup noir et très peu vêtue. Elle s’approche de lui, elle est derrière lui, elle le touche du buste tandis que le mage dit :
— Oui!...cette conjuration me paraît plus puissante que les autres.
— Oh, chéri, murmure Catherine, découvre-moi encore.


Je m’use, pense à cet instant un Henri inquiet. Je muse je cours les filles je cours les villes de ville en ville j’allonge la sauce je ne découvre rien mes mignons se battent pour moi en place pas encore des Vosges, Cousin et les autres font du fric sur mon dos, les Américains me volent mes inventions, les Ousbékistes squattent mes maisons de campagne, il reste moins de trente pages avant de finir et certains croient même que je retourne les pages, qu’ils sont jusqu’à dans mon lit certains soirs, tout le monde se trompe, ai-je voulu tromper tout le monde ?

Un cor sonne ! Retour de chasse de mes SAS, deux sarrasins, trois protestants, un juif errant, les bois se vident et les dieux chassent les marchands du temple, une irascible écrit : lol mais je suis blonde donc pardonnée ; elle ne m’en voue pas moins aux gémonies, le monde entier est un cactus.

Chicon me raconte quelques histoires de chevaliers et de dames de cour, Joseph fait passer le plumeau, je découvre un peu le monde au travers du glouglou, un système magnifique qui vous ouvre des horizons insoupçonnés sur un petit écran plat, je peux lire : Des profondeurs de la rivière s’élevaient un tumulte, un mugissement, un fracas de rapides. C’était un tel crescendo, Yema eut l’impression que la rivière lui ouvrait son giron, l’invitait à y pénétrer, à se purifier aux secrets qui montaient avec la mélodie du chant. Au risque de se défaire le dos, elle arracha une touffe d’herbe et, y ayant ajouté la riche senteur du savon noir, elle entreprit de se laver de la tête aux pieds, avec le contenu du chaudron, qu’elle puisait au creux de ses mains. À l’unisson des eaux, elle psalmodia les paroles d’un chant, mot par mot, avec délice, et se rappela la façon dont sa grand-mère s’était frottée, avait chassé la poussière, quand s’éternisaient les jours mauvais de la malaria et qu’il avait fallu à Habiba Mouskuda s’en débarrasser. Méthodique, Yema passa la touffe d’herbe sur tout son corps, et ses bras suivaient en cadence le chant dont elle accompagnait celui de la rivière. À travers les nuages noirs, une lune argentée avait percé, jetant sa lumière sur cette peau d’ébène, cependant qu’une chouette répondait à l’appel d’un sorcier. C’était bon signe.

Et je me dis que celui qui a écrit cela ne peut être profondément méchant, je lui donnerai l’adresse d’une savonnerie à Marseille, des conseils tirés de la pharmacopée de ma propre mère-grand, une méthode pour extraire encore un peu plus d’un vulgaire chaudron de cuivre. Le monde évolue et les idées changent me ressasse Chicon, il se dit mon ami, ai-je des amis ? Il me dit : Mon ami !
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MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Mar 16 Mai 2006 - 7:19

16

Je reprends mon voyage glougloutant : Carole Muroni (2nde 6) : Ma première seconde, pas mal de copains assez rigolos, mais pas de véritables potes, c'est le début de la déchéance, une année plutôt chiante.
Puis une fille assez mignonne se fit remarquer en cours par ses origines italiennes, les autres n’arrêtaient pas de la chambrer. On a causé, il s'est avéré qu'elle était super gentille et pas conne du tout, super sensible en plus.

Sans trop se fréquenter en cours, elle me faisait tous les soirs un petit coucou à travers la vitre du bus et on a sympathisé.
Puis elle a disparu de la circulation et on s'est revus fin 89, elle bossait à Z, je passais par-là et je l'ai reconnue, 5 ans après. Il s'avère qu'elle est toujours avec le même mec depuis la 2nde. Je passe de temps en temps la voir encore maintenant.

Je cherche à comprendre, fin 89, on coupait tant de têtes, n’est ce pas que celle là devait sans doute à ses convictions et à ses jambes et à son entregent d’être toujours là et toujours avec le même mec, qu’est ce donc ce mec-là ? Quel éclat avait, a-t-il que d’autres n’ont pas, non pas ...non mais, que lis-je, du même : Céline (été 85) : C'était à l'époque où j'étais encore vaguement copain avec Ric. Or, à la fête du 14 juillet sur la place de l'église, y'avait un manège. Bon. Et en revenant de chez Fabien Rutyna, où on avait bu un coup, moi, j'étais plein et je me suis aperçu que c'était Fifi, une ancienne amie de mes parents, qui tenait le manège (je l'avais vue les années précédentes à la foire).

Et là, mes yeux tombent sur sa fille. Woaw ! Du coup, je fonce, je lui dis bonjour et je me présente comme l'affreux môme qui l'enfermait et la séquestrait dans sa chambre, quand elle était petite, en l'appelant "Crâne de piaf" ! Y'a son frère aussi.

Le soir, on va tous sur la colline voir le feu (Céline, son frère, Ric et moi) et là, y'a Séverine avec son mec. Je demande à Céline si elle pourrait pas faire semblant d'être mon attitrée pour la soirée, histoire de faire chier Mess. Mais elle refuse la scène du baiser.
On a continué à se fréquenter quelques semaines, j'allais voir toute la famille en mob alors qu'ils animaient une foire à Sens. C'était à l'époque où j'étais à Horizons.

Aux dernières nouvelles, Céline a un gosse placé à l'assistance sociale et ça va pas fort.
Céline, salaud !

— Joseph, celui-là, faut me le retrouver et elle, et son gosse de fourbi, Joseph vous y mettrez quinze ou vingt hommes, des enquêteurs de première, des sévisseurs, des experts qui ont les moyens de les faire parler, des conques qui prendront Palumbo en otage, marre de le voir à mes basques et de n’en rien retirer comme information concrète.

— Joseph !

Dès maintenant nous actionnons, fini de se gargariser, fini de se prélasser, les délices de la boue, terminés ! basta aux croûtes ! Exit l’errance zousque zoù ! Je ne sais pas encore pourquoi l’on m’en a voulu ou m’en veut-on encore, je ne sais où est la Céline qui est mon Eve, je ne sais comment j’ai fâché Margot et pourquoi quelques familles veulent ma peau, aurais-je manqué de respect à Caroline Durocher ?
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MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Mer 17 Mai 2006 - 6:43

17

Catherine prit Ruggieri à part :
Vous aurez une petite fille qu’on appellera Ève mais l’important n’est pas cette musique-là mais de savoir qu’autour du soleil de la royauté se meuvent des astres brillants et funestes; ce sont ceux-là qu'avec votre aide, je compte conjurer.

Tandis que Henri soliloquait, jouant au bilboquet : Je suis tout de même l’administrateur général de plusieurs compagnies importantes que me recensent Joseph et Chicon, le président de la SA Hexagone, ce qui n’est pas rien. On me dit de sang bleu, d’Orléans et d’Anjou, de Caracas et de la Terre de feu, j’ai monté mon coup à Jarnac et retravaillé Moncontour, j’ai été, cela me revient directeur général chez Skoda et chez Polski quand Agnelli n’en voulait plus, je suis marié alors pourquoi me fait-on le portrait d’un homosexuel ? A cause de mon élégance ? Doit-on se conduire en soudard pour être respecté ?
Je suis marié à Louise.

Intelligent cultivé sans complexe voyageur et président, je me découvre des aventures et devant le pape, je trouve des mignons et une épouse, Joseph et Chicon qui est un bretteur de première force, Cyrano en eut été mouché, tout comme Scaramouche.
Je suis marié à Louise.

J’ai été félicité par l’Académie, les gens de robe et ceux du couvent des oiseaux. On me trouve fin politique mais cela ne m’intéresse pas, j’aurais semble-t-il signé la paix de Monsieur, pour que les financiers et les économistes qui savent tout et gouvernent dans la pénombre me la fiche. Demain je serai à Tours, après demain à Nérac.
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MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Jeu 18 Mai 2006 - 6:16

18

Desceusses me traitent de vieux sale con ou de sale vieux con, ils ont oublié leur miroir et leur âge, ils ont peur de mon regard, perçant, hargneux s’il le faut, inquisiteur pour retrouver ma propre trace dans ma propre maison ! J’entends que d’autres clercs d’âmes claires n’aiment pas ma manière de raconter ma vie, la trouve vulgaire. Tronches de cabinets, y en a des à qui j’ai envoyé un tiré à compte d’auteur qui l’ont bazardé sans le lire à la bouquinerie du coin pour encore s’en faire cinq écus. Vivent deux fois sur mon compte !

Je suis marié à Louise !

Mais je suppose que ça vous emmerde si je raconte ce que j’imagine encore, la vérité sans doute une grognasse qu’on a poussé dans mes plumes, comment ne pas tenter de l’engrosser pour qu’elle se recueille au gynécée, c’est vrai ça, le Joseph, l’allait me laisser y pénétrer, pénétrer tout un harem dis donc, s’est ravisé le bougre. Et vous ?
Vous, ça vous intéresse la manière dont je suis, mes petites allégresses, mes éjaculations, le tour de taille de celle qui ce soir est dans l’alcôve, bande de feignasses, vous lisiez pendant que je baisais, écrivez donc, maintenant pendant que je rempile. Le bonheur c’est chacun qui décide comment qu’il faut qu’il soit. Je ne vous ai rien demandé, alors, m’emmerdez pas ! Je vous raconte, c’est tout. Votre morale, je me la tape, d’après Joseph, faire le moraliste ça m’a rien valu que des emmerdes avec des qui connaissent des celles qui peuvent en placer une au dernier conseil provincial. Faudrait qu’je mômise tandis que Céline agonise peut-être ou alors elle s’extasie, elle percute, elle orgasme et je vais déclarer la guerre à ceux que ça fait rigoler.

Je suis marié à Louise.

Catherine de Médicis, c’est la mère, celle de Clèves est duchesse de Guise, les forts en thèmes vont même s’y perdre, et Henri de lorraine, duc de Guise n’est pas Henri Troyes.

Votre majesté vient tard avait dit le marabout à Cathy, la rue de Grenelle est dangereuse, les Soviets, la Dgse, ... Chacun sait que Cathy ne venait pas du Louvre mais de l’hôtel de Soissons qui communique avec la retraite de ce pope par ce passage secret dans lequel Henri, fantôme nocturne familier lui-aussi hantait l’âme des pucelles. Cathy voulait seulement se faire tirer les cartes, chatouiller la gorge et savoir l’avenir, toutes les femmes aiment cela.

Vous pensez n’importe quoi, moi je vous dis que je n'en ai rien à foutre. Je ne vous ai jamais causé que je n'aimais pas être heureux ou que j'voulais crever... Au contraire ! Allah et les autres soient loués ! Bien trop content d'être de retour pour vous emmerder que de vouloir crever. Votre problème, je le vois bien, c'est clair. C'est limpide comme vos droidelomistes...C'est que vous êtes incapables d'accepter que ma langue, mon style, décrive votre réalité et c'est pour ça que vous avez voulu que je me traînaille d’un pianiste de Varsovie à une cinglée de Lorraine, qu'elle est en bois, ma langue, qu’elle vous crache votre quotidien merdique en pleine troche, ça vous boulise, détraque, choupiotte, vous devenez sans espoir : la langue d’Henri, vous le savez d’instinct, elle vous raconte la vérité du temps qui passe et vous n’osez y croire, tout ça s’est passé, tout ça s’est donc passé, cela vous arrangeait bien mes petites pertes blanches, hein ?
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MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Ven 19 Mai 2006 - 7:29

19

Ça y est, vous déprimez, riez bonne gens, je vous fous en rogne, ça désarçonne, regarde dans ton lit bourgeois, quand tu boulonnes, j’y suis avec ta femme, et celles que je ne visite pas le savent, maintenant on ne peut plus rien pour elles, elles sont moches !

Je suis l’époux de Louise.

Les poux, bijoux, cailloux, ça se tient, je l’ai baisée sous X et les reporters de Voilà et de Gala étaient là, j’ai marchandé les clichés, j’ai même gardé le plus beau, je ne vous le montrerai pas et j’ai couru derrière la sténo Némo, avec ses besicles, je l’ai culbutée, cul par-dessus tête pour récupérer le négatif qu’elle allait aller vendre au marché noir entre deux posters de Zidane et une photo de Catherine Zêta Jones défoncée en gros plan.

Allez, réagissez nasillards, escoufflaires, pulmoneux, crachoteux, vous êtes face à la machine du bonheur, on vous engueule, vous exitez, vous deletez, comment, je ne suis pas le roi, comment il ne rampe pas à mes pieds de reine de l’Atlandide, hop ! corbeille !

Ça rebute l’Henri qui se souvient ?

Vous aviez cru quoi, un anar de salon, un trombinard à lunettes, un freluquet d’appart, un politicien écoloégalitairement gauchiste, un loquedu de la Paix verte, un marchand d’été qui sera plus caniculaire comme ça je vous soutire encore un peu d’impôts pour ma maison de campagne avec airco, crachez votre haine incorrecte, cessez de danser au son des cours d’Arlon et d’Aix en Provence, foutez le doigt dans l’œil d’un borgne avant qu’il vous ferme les vôtres, la haine ?
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MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Sam 20 Mai 2006 - 7:03

20

Mais non, bande de Romains, ‘s sont fous ces Romains, c’est pas moi la haine, ce sont ces gens-là, ces gens-là ! Ordures salopiaux pourris teutons on ne connaît que ça, enculeurs d’incarcérés (ça fait mode) quoi de neuf depuis Lascaux ? et même d’avant, a-t-on examiné l’adéhenne de Lucy, la violée d’il y a quelques millions d’années, une ancêtre, mais on viole tout maintenant, ce qui tombe sous la main, on se dépêche avant que les religieux n’occultent tout....

Vous voulez la joie de vivre, vous vous accrochez au moindre espoir, pas même capables de soulever un voile ! Relax max, la machine bonheur est devant toi, personne te bourre le mou, t’es sur ta chaise, il n’y a même pas le son, Henri c’est un ringard !

Ouais, il fait comme toi, il se branche sur la toile, la bouée, le sauvetage, l’électron libre est arrivé, mesquinerie de joie de vivre, un camion passe dans la rue, une pute est assassinée dans le parc, un politicien pique le portefeuille à un citoyen, tout est normal bonnes gens, tout va bien, la garde veille mais au rond-point.
Je suis l’homme de Louise.
Est-ce à dire que Louise est ma femme ?
Je serais son prince charmant.

Paf ! Je n’oserais me faire tirer le portrait à défaut d’autre chose, les peintres de nos jours n’ont plus ces rêves de jouvencelles, ils vous démontent secs, vous cassent les roubignoles en cinq sets.
Le culte du souvenir, mon cul ! Je me souviens, Mesdames Messieurs de ce qui m’a plu, et je peux dire qu’il a beaucoup plu, surtout cet hiver. On n’a rien à en cirer de la pluie, des tristes sires, des altesses, de Cass Elliot ex "Mama's and Papa's" crevée de swing et bringue à Londres à la fête des trente et un ans de Mick Jagger. Elle avait 33 ans. "The good times are coming" était le titre de l'un de ces derniers disques, ça vous remonte le moral ça ?

Je me souviens en tous cas de la petite couillonne qui m’a bien eu ( je raconterai une autre fois pourquoi et comment, bande de voyeurs malsains !) qui a passé la nuit avec moi au lieu-dit 'La Petite Vacherie' 228 Avenue du 8 Mai 1945 Poitiers Vienne France 86000. Comment c’est-il possible se demande la concierge du 349, un si brave homme, et donc, il l’aurait, ils auraient, ils l’ont fait, à Vienne, ne sont-ce pas des terroristes, on ne sait jamais, je regardais en écran arrière rapetissé les niouzes, j’ai vu un enfant mourir dans un bidonville irakien, le satellite a tout de suite diffusé l’image, il était temps on allait, mon mari et moi changer d’idée sur la force ou la faiblesse américaine, à cause des pléhoffes.
Louise.
Elle s’appelle Louise. Comme d’autres sont Madame de Cosse Ou Marie.

La Mole, en expirant, a avoué que les figures de cire à la ressemblance du roi, que l'on a trouvées sur l'autel, percées d'un poignard à la place du coeur, avaient été fournies par vous et peut-être les mêmes juges qui l'ont condamné trouveraient-ils sous les cendres chaudes encore de son bûcher, assez de feu pour allumer celui de Ruggieri. Ne l'oubliez pas... Restez moi fidèle et, tant que le ciel laissera à Catherine de Médicis existence et pouvoir, ne craignez rien. Aidez-la donc à conserver l'un et l'autre, pérorait à cet instant Catherine devant Rugierri.

— Soyez rassurée, Madame la réunion des Ligueurs pour les timbres vacances et les marches parrainées est prévue, cela se passera ici et personne ne soupçonne votre haut patronage.
— Et vous avez compris aussi que l'écho de leurs paroles devait retentir dans mon cabinet, et non dans celui du roi ?

Vietnam Liban Somalie ouais mais black-out sur le Tsaidam, le Sinkiang, et ceux de... oh ! et puis, c’est loin tous tout ça je tousse quinte floche carrousel bébé ai-je un bébé ?
Elle s’appelle Louise.

L’ai-je rencontrée
Louise de Lorraine.
Une sidérurgiste sans doute, employée des mines ou alors danseuse folklorique ?
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MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Dim 21 Mai 2006 - 10:39

21


Copine de la So qui écrivait : Je vais avoir 23 ans le 23 du mois prochain. Le gâteau est-il prévu, je n'en sais rien. Je m'en fous. Je me souviens...le passé, disparu...? Non, je ne crois pas. Figé dans nos mémoires, quelque part. Quand je cherche bien, je peux presque le toucher, mon passé. Mais t'as raison, ...rien y changer. Quoique... Bisou, lieutenant. Je vous garderai une part de gâteau, cas échéant....

Mémoire blocage disque dur bocage village Lorraine Louise Sophie Louise Louise
Je vous l’ai fait savoir, vous ne l’oublierez pas, Louise est mon épouse et Sophie aura vingt-trois ans au prochain vingt-trois.

Je citerai donc Montaigne :
"Il n'est guère fin de tailler son obligation à la raison d'un autre estre que le sien "


Ps. Après ça, si je n’ai pas une tranche de gâteau, c’est à désespérer de l’âme humaine.


Le feuilletoniste est confronté à des problèmes pratiques assez simples et cependant très différents de ceux qui utilisent généralement le langage écrit pour communiquer. Le feuilletoniste se doit d’être présent quotidiennement, il jette son texte dans l’arène, le plus souvent sans l’avoir lu, jamais relu. L’écriture jaillit au fur et à mesure que l’histoire s’ébauche. Quelques fois ainsi des personnages auraient dû mourir, d’autres sont à peine nés, des mots s’embrouillent, des idées se percutent douloureusement.

GEORGES, rappelons-nous est le domestique de Saint-Mégrin, Catherine est la mère, Ruggiéri la caresse sous sa chemise en lui contant qu’il est autant à l’écoute des bruits de cour que de ceux du zodiaque.On disserte en alcôve du caractère franc du Béarnais, du caractère irrésolu du duc d'Anjou. On parle encore de Jo et de Maugiron, Antraguet est-il aux barbaresques ?

Catherine s’affole des mains du mage, elle murmure :
Plus instruit,moins frivole surtout que Joyeuse et d'Epernon, Henri de Guise a pris sur l'esprit de Henri un ascendant qui m'effraye...Il en ferait un roi !
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MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Lun 22 Mai 2006 - 16:23

22

La filiation est parfois pénible, se souvenir oui, mais de quoi ?.
La princesse Fausta et moi Henri, Chevalier de Pardaillan, commençons de longues aventures rageusement décrites par Michel Zevaco. Je ne vois pas ce que je pourrais dire de plus sans trahir quelques secrets d’alcôve surtout que l’on soupçonna un instant Fausta d’être une sorte de nazi Wonder Woman.

Que je me vexe et me fâche en comprenant que je n’ai fait que contresigner des ordres principalement inspirés par Catherine n’est que naturel, normal, pourquoi ne serais-je pas normal ? U n jouet ne serais-je qu’un jouet ?

Peu après Chicon, mon ex-ami et le comte Bussy d'Amboise ont, dit-on, ferraillé pour Margot, cela a été télévisé par Alexandre Dumas dont la probité ne peut être mise en doute. Et quand le brave Bussy décède inopinément alors qu’il avançait ses petites affaires chez Diane de Meridor, dame de Monsoreau, tout a été redit. Ce fut également raconté par cet Alexandre Dumas – qui, il faut bien le dire avait une plume plus alerte que mon auteur, c’était un autre temps, que ferait-il aujourd’hui face à la dextérité clavière xianesque qui prétend que l’on a que le bien que l’on se fait avec les doigts, alors, pourquoi s’en priver ?
On a dit aussi que Chicon aurait combattu aux côtés de Henry IV dans l’affaire des Quarante-Cinq. (Aurait rapporté le toujours prolixe Dumas)
On me retrouve ensuite près de Spolete, fort mêlé à l’affaire familiale des Vitelli, Monteleone, Paul Féval en a raconté l’essence tandis que Dumas, encore lui s’est très bien arrangé pour avoir la primeur des récits de mes amis Athos, Porthos et Aramis. Je garde secrète ma nuit avec Milady et le Cardinal de Richelieu. En Italie, j’ai constaté les dégâts occasionnés par le retour d’Andrea Vitelli (Bel Demonio), chef de la conspiration des frères de Mercy.
On me reproche du manque de caractère puis trop de caractères, on ne sait pas ce que l’on veut, moi, je sais.

BUSSY-LECLERC, procureur; LA CHAPELLE-MARTEAU, maître des comptes; CRUCE DU HALDE RUGGIERI les noms sonnent.
Et le duc de Guise ? Henri Henri TROYES... Trois, Catherine a dit : il faut qu'on puisse dire un jour : Henri III araignée sous Catherine tarentule mygale Spiderwoman... Jeanne d’Albret va préparer quelques sorts dont elle connaît recette.

Le jeune Saint-Mégrin est amoureux de la duchesse de Guise. Celle-ci en retour l’aime aussi sans se l’avouer, elle est esclave de sa réputation. Il ne faut qu'une occasion, une rencontre, un tête-à-tête, pour que l'intrigue se noue; mais des deux, le sot l’y laisse ! Il la repousse quand elle se donne, il s’échappe, s’évanouit, recule quand elle s’avance, elle dit : je t’invite au Quick, il raconte que trop de graisses nuisent au bœuf, il ne veut pas être seul avec elle, même pas en public, il ne veut plus, sa voilette se soulève-t-elle que son émoi se traduit en boursouflure dans son haut de chausse. Toute la cour le sait. On dit pourtant qu’ils se verront.



Comment ne pas me souvenir, tout me remonte au cœur en ces temps d’élections européennes municipales et élyséennes à venir dans un proche devenir. J’étais donc cet Henri, moteur d’un système copernicien où tous les courtisans tournent autour de l'astre royal, le président directeur général, le chef de parti éparpillant ses faveurs à ses loyaux féaux, distribuant à foison les promotions carotte qui font avancer les ânes tirant mon carrosse, candidats à des postes administratifs, politiques ou militaires, chercheurs d’emplois pour faux universitaires ou nobles de petite extraction (la " noblesse seconde " chère à J.-M. Constant et L. Bourquin), à qui la naissance ne réservait pas normalement de hautes responsabilités et à des vassaux lèche-bottes, lèche-culs.

— Vous donnez beaucoup trop, promettez plus, tenez moins répétait Joseph.
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MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Jeu 25 Mai 2006 - 7:54

23


Donc, je suis né natif en 51, cela fixe un âge. À Fontainebleau, commune proche parisienne célèbre grâce aux Pieds nickelés à l’un desquels, il paraît, je ressemble. (Ribouldingue ou Filochard ?). Troisième de bonne famille ajoute-t-on dans le magazine Point de vue Images du Monde. Fils préféré de sa mère, il fut très couvé pendant sa jeunesse lis-je dans une biographie publiée par l’encyclopédia britannica, mais l’on sait ce qu’il faut penser des mangeurs de mouton à la menthe.

Duc d’Orléans et puis d’Anjou, directeur chez John Deere et chez Remy Panier, confondu un moment avec Dès, chanteur pour homes, Chicon me rappelle que je suis un pourri gâté à qui on pardonnait toutes le bévues et pour en avoir fait, il semble que je les ai empilées ... Cela n’aurait pas empêché quelques beaux diplômes, peaux de chagrin si nécessaires pour ce fameux emploi que je n’ai jamais dû trouver, que je n’ai jamais cherché. Charles qui est mon aîné et bien en place m’a nommé lieutenant général. A seize ans tout de même, je ne cultive pas la scolarité de l’échec si prisée de nos jours.

Il semble que la préférence maternelle dont j’ai hérité irritait fort mon frère Charles, un jaloux ! dont cependant j’ai accepté le poste d’intendant général, boulot de quartier-maître harassant mais fort utile en ce qu’il donne une vision correcte et précise des états de finances.
Je me souviens de mieux en mieux, en particulier d’Elisabeth que l’on aurait voulu me voir épouser.

Nos langues fourmilières passaient d'un endroit à l'autre, comme on déguste un Cornetto Gelati ...
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MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Jeu 25 Mai 2006 - 11:45

Court comme là, c'est bien, pour ce jour fait comme ça. bisou

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Ven 26 Mai 2006 - 7:21

24


— Ainsi donc disserte Ruggieri, vous avez fait entrer Catherine de Clèves par la petite porte dérobée sans souci de savoir ce qu’il adviendrait si elle rencontrait de Guise ! Madame, n’êtes vous pas un peu légère ? ajouta le mage à la première dame de France.
— Et c'est justement de cet amour et de cette jalousie dont j'ai besoin... de Guise irait trop loin, si nous ne l'arrêtons pas. Donnons-lui de l'occupation...D'ailleurs, vous connaissez ma maxime :
Il faut tout tenter et faire,
Pour son ennemi défaire.


Ainsi donc, parlait-on dans une des chambres de ce palais tandis que dans une autre un conseiller de premier ordre donnait des leçons d’histoire à Henri, le documentant sur ces hommes qui utopiaient d’Europe. Il faut savoir disait le conseilleur qu’Henri Spaak, peut être considéré avant Hitler comme le père fondateur de la construction européenne, il aurait choisi un autre parti que cette racaille karcherisable socialiste qu’il aurait été mieux considéré. Pendant la guerre qui occupa fortement les Teutons et Albion, il fut membre du gouvernement belge en exil à Londres, au sein duquel il plaida pour une alliance de l'Europe occidentale. Il initia l’union douanière dite Bénélux qui préfigurait, à une échelle réduite, la Communauté européenne en devenir, il fut le premier président de l'Assemblée générale des Nations Unies, puis ministre et chef du gouvernement belge . Plus tard, il occupa les fonctions de secrétaire général de l'Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) et ensuite fut encore ministre des Affaires étrangères.On le retiendra comme ami de Winston Churchill, Konrad Adenauer, Alcide de Gasperi, des hommes politiques idéalistes désireux de construire et préserver l'Europe.

Tout cela était fort instructif, je préférai cependant retourner à l’Elisabeth du moment quoique l’idée de relation maritale ...
J’ai mal supporté le choc et cela ma coupé la respiration, elle avait dit « Non » aussitôt les papouilles terminées. Je savais pourtant que comme moi, le oui était dans son cœur. En fait, ce n’avait été qu’un rêve bicéphale, et maintenant pour la dernière fois, j’allais passer des bras d’Elisabeth à ceux de Morphée, du songe à une réalité crue qui fait peur.
Pas de nuit, plus de nuit, Elisabeth venait de sonner le réveil.
— Ne fais pas cette tête-là ! raisonna Elisabeth avec un sourire gêné.
— Excuse-moi, mais je pense qu'il y a de quoi ...
— Tu sais bien que ça ne serait pas possible.
— Sauf si nous le voulons tous les deux, Elisabeth !
J’ai allumé une cigarette et soufflé longuement, en ronds successifs, la fumée vers le ciel, comme un loup silencieux. La métaphore est osée mais après avoir cité Dumas ... !
— Tu n'as pas l'air de vouloir, en tout cas, poursuivis-je d'une voix grave et triste.
— Je ne sais pas, Henri, je ne sais vraiment pas.
Je n’avais pas trop envie de me marier et elle n’avait pas la volonté d’entendre parler de catholicisme dans son royaume d’Angleterre. De plus, je venais d’apprendre par Sébastien que le XV de France venait d’être écrasé par les Springbocks.
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MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Dim 28 Mai 2006 - 7:12

25

J’ai compris alors ce que ma mémoire cherchait à occulter depuis ces temps et ces temps, j’ai senti cette faiblesse physique et morale me prendre à bras le corps pour m’induire en erreur et me conduire sur les chemins horribles de cette sanglante journée de revendications absolues et inhumaines.
Dans ma tête malade, le film de la Saint Barthélemy s’est affiché sur grand écran.

Alors doncque...
J’ai fait nommer Caussens aux côtés de son ennemi juré, l’amiral Coligny et j’ai participé à son..., comment dire, sereinement, son éviction dans la nuit du 24 au 25. Bien entendu, je nie formellement ma participation à tous ces massacres mais Palumbo est sans cesse à renifler.
Oh ! Je ne vais jouer ni la fille de l’air ni trouver l’alibige, le Palumbo, je vais l’écraser dans sa 403. Rien m'enivre comme les forts désastres, je vais rebondir comme certains l’imaginent.
Ou autrement !
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MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Lun 29 Mai 2006 - 6:50

26 mais en réalité 28, que dis-je 29.
M’ont foutu un sacré coup sur la tronche !


Catherine de Clèves dort, endormie par cette liqueur que l’on tire des fèves arabes en y ajoutant quelques gouttes de narcotiques. La grande Catherine elle, conspire comme on respire.


Je relance la pinéale photosensible, les solutions ne vont pas tarder. Le complot existait, il a toujours existé, les hommes noirs m’entourent. Pourquoi me torturerais-je les méninges, on ne va pas m’en vouloir de cette piétaille écrabouillée, ces hurluberlus marchant là où roulent les automobiles, ces maillons faibles invoquant un dieu concurrent, ces ambulants de la prêche jutant leur ketchup sur les murs de la cité.
Pourquoi des murs demandait la poétesse, simplos ! Pour les graphiter du mercurochrome des clébards, des poussifs, des payepaslimpos.
Qu’avons-nous à faire des remarques et réactions à un mouvement d’humeur, ne peut-on se satisfaire de quelques incroyants rapatriés chez leur bon dieu. On me croyait mou, c’était oublier mon service chez les paras, d’ailleurs tout cela a remis les idées des autres en place et bientôt les miennes, on se cherche mes faveurs, on revient à un clientélisme socialiste sage, à quelques fratries utilitaires, on souhaite des promo, des nominations, des postes, des titres ! Qu’avons-nous, - et on observe que je retrouve ma gaîté, mon ambition, le nous populairement princier des altesses en poste en Belgique, sur le rocher monégasque voire au Danemark qui courtise l’australopithèque, (mais en ce royaume tout est pourri, c’est connu !) à faire des gueux qui fouillent les poubelles pour y trouver la trace obscure du polluant néfaste ? Il me plaît constater que l’on retrouve les bonnes habitudes, pas de boîtes à tartines sur les plages knokkéennes, ce n’est pas pour rien que je retrouve moi-même l’intimité des proches à ma botte, le goût du secret et l’exercice du pouvoir, l’argent, la puissance, la Ferrari. Cousin du président de la République Raymond Poincaré, mon cousin Henri était mathématicien et physicien français dont on a dit qu'il était le dernier savant universel susceptible de connaître la totalité des mathématiques de son temps.

Il fut le premier à constater le comportement chaotique de certaines fonctions et à proposer une manière de visualiser ce comportement. Il aurait pu m’aider.

Retrouver mes origines nécessitait bien sûr des procédés prosopographiques, pourquoi n’en pas user ? Il a fallu relever des jupes, chatouiller les ducs de Joyeuse et d'Epernon, emporter l'adhésion du lecteur, notamment en forçant son refus de s'interroger sur ma sexualité, pour ne voir dans les accusations portées à l'encontre de celle-ci que la traduction d'une conception religieuse permanente du pouvoir pour qui tout suspect de connivence avec les hérétiques est forcément déviant. J’ai baisé des lesbiennes et cela dérange. J’ai failli renverser Brigard, boutiquier.
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MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Lun 29 Mai 2006 - 8:36

ah voilà. Je confirme : par petits bouts, c'est vachement plus facile. bisou

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MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Lun 29 Mai 2006 - 8:48

Vais-je revenir ?
Une découpeuse en tranches ... ça me fait peur.
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MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Mar 30 Mai 2006 - 7:07

30
Aïda brune vivait dans la semoule et le hareng, servait peut-être de la Smirnoff et des Pilsen entre les plaisanteries crasses et les mains baladeuses. Elle était appréciée de cette clientèle qui ne voyait ici que trop de blondes. C'est ensuite que j'ai observé le curieux manège de certains officiers portant des insignes de haut grade. Je suis un peu déçu du cadre de vie de celle que je m’étais choisie comme maîtresse, bien qu’elle ne le sache pas encore, pour la durée de mon séjour à Cracovie. J’ai toujours eu beaucoup de difficultés à « être célibataire » durant les « missions » que j’ai exécuté pour Catherine.
J’ai pensé à Céline, à la princesse de Clèves, aussi. Je les aime bien.
Je les aime toutes.

C'est pour ça que je coupe court.
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MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Mar 30 Mai 2006 - 12:19

mdr mdr mdr

No comment, la Ro.

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MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Mar 30 Mai 2006 - 12:22

Xian a écrit:

C'est pour ça que je coupe court.

Xian en direct de Roland-Garros !
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MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Mar 30 Mai 2006 - 12:37

Xian a écrit:


C'est pour ça que je coupe court.


Du moment que c'était pas déjà court avant... AngeR
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MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Mar 30 Mai 2006 - 12:43

Ça le devient forcément. Après, peut plus couper. Faut creuser.

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MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Mar 30 Mai 2006 - 12:46

balançoire


ça va pas vous arranger ! je vais vous plonger dans l'enfer d'Henri !
(pour ceux qui ne savent pas ce que c'est, qu'ils s'en tiennent éloignés, ce n'est pas un endroit fréquentable)mèche
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MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Mar 30 Mai 2006 - 13:38

Pour les autres, une cellule d'assistance psychologique serait bienvenue !
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MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Mar 30 Mai 2006 - 14:25

Pour Lulu, une cellule tout court, ça ira.

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