Forums Liens Utiles


 
AccueilAccueil  FAQFAQ  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Henri Troyes ( feuilleton )

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4 ... 11, 12, 13  Suivant
AuteurMessage
Romane
Administrateur


Nombre de messages : 91113
Date d'inscription : 01/09/2004

MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Lun 27 Fév 2006 - 16:46

Oh là ! Pense-bête me faut pour le lire avant dodo ! incl36
Revenir en haut Aller en bas
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
Xian

avatar

Nombre de messages : 4036
Localisation : Etoile bleue dans l'univers
Date d'inscription : 06/09/2005

MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Mar 28 Fév 2006 - 9:09

Il y a aussi dans le coin un beau musée du tour de France, étonnamment belge à la rue de la Folie, à Oeudeghien et quelques moulins à vent qui lancent défis aux Don Quichotte. Le Cat sauvage, le Tordoir, l’Ostiches et Saint Pierre au Mont de l’Enclus.

C’est tout en se promenant dans le paysage des mille collines que le couple d’amoureux médiatique se prête à réfléchir sans savoir que de leurs côtés, le spécialiste Rouletabille et un inspecteur enrhumé dépêché de la capitale pour pousser un peu les bouseux du coin à clore un dossier qui impatiente le ministre de la justice.
Henri Zucco, dit Inspektorgadjet, prend la bouteille de Rhinidine dans sa poche, la place sur la table puis dévisse le capuchon. Il emplit la petite fiole et d’un geste habituel pousse soigneuse-ment la pipette dans sa narine gauche. Dans la chambre d’hôtel qui jouxte celle du couple Wanda – Robert, héhé hé Wanda roberts, il sourit, il pense un moment à bien des regards coquins puis à Henry Day. Et puis à Jean-Pierre. Et Jean-Pierre a rit des grévistes. Il n'y a jamais rien de neuf, tiens, t'as pas écouté CNN ?
Une grève éclate chez Ford à Genk du 21 octobre au 21 novembre 1968. La gendarmerie inter-vient très violemment.
Gendarmes et policiers, maréchaussée et archers du roy, comment des hommes ont-ils inventé les garde-corps, les garde-fous, les gardiens de prison ?

Très bien, alors voilà donc ce que nous savons sur ce gars-là, dit Zucco en regardant une feuille annotée jointe. Il s’agirait d’Henrico Asphaltbastos, un gaillard qui semble avoir connu une vie mouvementée, travailleur immigré sur la cour de l’usine de pneus.
S’il est coupable de l’assassinat de Hélène, ce n’est pas son premier délit. En février 1983, il a été reconnu coupable de viol et de meurtre dans une affaire revendiquée par l’ETA à Bilbao, en Espagne. La sentence a été ramenée de la perpétuité à vingt ans de prison et, lorsque le premier ministre socialiste a été réélu, on lui a accordé d’office une réduction de peine de neuf ans pour bonne conduite. Plus une autre réduction de quatre ans pour cause de nécessité politique envers les Basques. Il a donc été placé en liberté conditionnelle.
Il a donc débarqué en France où il s’est installé du côté de Nevers, il a été soupçonné un moment d’être un relais entre la Hollande et les Basques de France qui s’y approvisionnent en drogue pour faire de l’argent nécessaire à la poursuite de leur combat armé. Il a certainement été mêlé à ce que l’on a appelé en son temps l’affaire papa Doc et aussi l’affaire Tshombe junior. On le retrouve étonnamment dynamique dans l’organisation de grèves et d’émeutes, on peut donc le cogner à mort, dommage qu’il ne soit pas noir et nous américains, on s’amuserait.
Zucco plia la feuille et la fourra d’un air las dans la poche de sa veste à côté du flacon de gouttes pour le rhume.

Henri aurait-il a tourné en rond et réapparaîtra-t-il relooké....
l'histoire, toujours la même histoire ... La plupart des gens ne meurent qu'au dernier moment ; d'autres commencent et s'y prennent vingt ans d'avance et parfois davantage. Ce sont les mal-heureux de la terre.

Le souci d’Enrico (avec ou sans hache), la non réapparition de CNN ont incité Rouletabille à reve-nir sur l’actualité, il indiqua dans son journal intime :
Ce 4 décembre 1984, vers minuit, dans la ville de Bhopal, en Inde, une fuite de gaz Methyl Iso-cyanate (MIC) se produit à l'usine de pesticides Union Carbide - située au beau milieu d'un bidon-ville. 4,000 personnes meurent asphyxiées tandis que plus de 200,000 autres sont atteintes et deviennent aveugles ou handicapés à vie. Le lendemain matin, la maison mère aux US interdit aux responsables de l’usine de révéler la composition du produit qui s'est échappé, empêchant l’administration d’un remède salvateur. A ce jour la catastrophe a fait entre 16 000 et 20 000 morts. Union Carbide fera tout pour échapper à ses responsabilités et les indemnisations traîne-ront pendant plus de 15 ans. Elles ne sont pas encore terminées et toujours pas mises en œuvre...


Oui, oui s’écrient les lectrices, mais l’homme nu ? mais les amours de Wanda, mais l’association humanitaire ?….
Demain est autre jour.
Revenir en haut Aller en bas
http://xianhenri.be
Xian

avatar

Nombre de messages : 4036
Localisation : Etoile bleue dans l'univers
Date d'inscription : 06/09/2005

MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Mar 28 Fév 2006 - 9:33

— Bonjour Monsieur me dit une petite bouclée comme le mouton imaginé qui a été mangé par le renard, lequel se croyait grand méchant loup. Cette infante traversa le salon, ouvrit le même frigo, en sortit un berlingot de lait, m’enseigna qu’elle se préparait une collation, qu’ensuite elle ferait ses devoirs, que ses frères et sœurs seraient là dans dix minutes, tu viens pour jouer au foot ajouta-t-elle ?

— Charlotte j’ai été ravi de te revoir, comme le temps passe, il faudra qu’on s’appelle, contact, clapotis de quatrième soupape, je devrais passer chez le garagiste, blonk, un nid de poule au milieu d’une route civilisée, on paye des impôts tout de même et des taxes sur le carburant, que fait le gouvernement, je revenais dans un monde connu normal, il allait falloir y retourner si ce Joseph s’apercevait de mon amnésie sélective, (c’était un malin, il tenait à son emploi comme le naufragé à son radeau), il resterait discret, qui pourrait apprendre que j’avais revu Charlotte ?

Mille, disiez-vous, ce n’est pas possible, certes vous avez raison, ce ne sont que trois ans en décomptant les vacances et les jours fériés sans oublier la pâque juive qui ne tombe pas toujours à la même date.

Les premiers temps ne furent pas trop difficile, on ne se méfie pas d’un joli garçon, l’ami de Raymonde, le petit camarade de Renée, comme je l’ai dit, à l’école primaire, les choses furent plus malaisées et même lorsque j’allai en ville, (je suis allé à l’école de la ville parce que si tu restes à la campagne disait ma mère, tu deviens paysan, je veux que tu sois architecte, il faut que tu apprennes d’autres choses que ce que raconte Bonabé et son complice patronal du jeudi après-midi). Donc je connus d’autres filles, des citadines élégantes, les moyens d’approche se devaient d’être sophistiqués. Ici aussi, les garçons et les filles étudiaient le calcul et l’orthographe dans des bâtiments séparés. Les cours de récréations communiquaient par l’intermédiaire d’une porte cochère verte qui s’entrouvrait quelques fois par la volonté de Sésame économe ou d’un technicien communal qui venait couper les branches trop basses d’un gigantesque marronnier d’indes. Ce n’étaient que court instant, l’autorité académique closait les huis à la volonté d’hardis explorateurs. Le monde défendu était plus lointain que celui de Conan Doyle, l’Afrique était plus simplement à notre portée par deux grandes cartes murales de l’AOF et de l’AEF.

Un moment donc, j’ai dû me contenter des filles de la rue, des ricaneuses, des moqueuses, elles me semblaient indignes d'un regard et, même, je n'hésitais pas à changer de trottoir quand j'en apercevais se diriger à ma rencontre. Mon père m'avait d’ailleurs longuement mis en garde, elles sont sales, elles en veulent à ton argent, surveille tes fréquentations !
Les cousines sont insupportables et une demoiselle est venue suivre des leçons de piano que voulait bien donner ma maman. Ca ne doit pas être comme cela que ça s’est passé, Joseph qui semble connaître ma mère mieux que quiconque m’en dresse un portrait qui n’implique aucune douceur chopinesque.


C’est à cette époque-là que j’ai beaucoup pollué en rêvant à Sophia, une Italienne aux yeux bleus et à Shirley MacLaine, rousse odoriférante. Il faudra que je vous raconte Sophia dès que j’aurai éclairci Bécassine, pas clairement établie ici, que m’a-t-on tenu comme propos de ces placeurs de chair humaine, l’Anpe sans lumière, l’orbem sans état major. Toutes à la tour de Nesle jactaient les crieurs au coin de la rue de Rivoli, Nesles, pourquoi faire, n’est ce pas là que l’on estampille la menue monnaie ? Qu’iraient donc faire là des femmes, du monde, du beau monde, des mondaines ?

Joseph s’exprime mystérieusement à leur sujet mais il est, il est vrai le plus souvent ambigu, ainsi quand il parle de Moncontour (que j’ai visité sans y voir d’autre intérêt qu’un vieux donjon délabré, une église romane et un vieux ferronnier qui m’a longuement expliqué qu’ici eurent lieu bien des batailles, Geoffroi Martel, fils de Foulques Nerra, écrasa le duc d'Aquitaine, en juin 1940 se livra l'un des derniers combats entre Français et Allemands, les vignobles adjacents sont producteurs d’un vin de grande qualité... mais personne pas même l’aubergiste ne me tint langue de Cossé ou de Tavannes, il ne me parla d’ailleurs pas même de Vil Pain dont tout le monde parle cette année. Je tentai ma chance à la route de Souzeau où se trouvait un villatoile, le gérant ne savait rien de plus que l’aubergiste du village, il n’y avait ici ni train ni garde barrière aucune vache à regarder passer.

Dans les journaux du soir, un extrait du discours musclé de Johnson à propos du Vietnam, plus loin, surprise pour nous, une grande photographie de personnalités belges qui sont à Camp David, ils accompagnent leur ministre d'état Paul-Henri Spaak.

On ne progresse pas fort ici vers une vérité historique, on peut craindre qu’il en soit de même en ce frileux février chez Henri le Principal comme chez Lundentreux, encore que chez ce dernier (http://www.u-blog.net/henridem/) pointerait une explication, nébuleuse sans doute mais toute enquête n’est-elle pas surprenante disait le fameux Michou, l’homme qui cherchait en vain son chemin.

Ainsi donc, Mon biographe le sieur Xian, tapotant quelques textes avant de partir en vacances, détache des fiches, corrobore des versions, examine des textes et des femelles assoiffées de Henri, trop nombreuses, l’assaillent au téléphone d’autant plus qu’il se perd dans les arcanes toilées et pittoresques, à la recherche de sites « live » où une certaine expérience titillante est nécessaire, on ne clique pas où l’on veut et quand on veut ! Vous aurez peut-être des difficultés à rejoindre le site adéquat, certains navigateurs requièrent 128 bites d’érection immédiate, au cas où, n’hésitez donc pas à passer la main sur la souris et la conduire sur l’outil d’aide à la performance que vous aurez installé au préalable.

Tout de même j’eus un étonnement lorsque la dame d’œuvres qui remplaçait les marguerites sur l’autel de sainte Cécile me fit un clin d’œil en me disant de remettre son bonjour à Charles, je n’eus pas le temps de demander, lequel, Vigor, Alfort ? qu’elle ajoutait, votre frère Charles Neuf mérite bien des égards pour mener ses affaires avec tant de courage et si petite santé, je vais faire une neuvaine à son égard.

Donc mon frère ne portait pas mon nom, un demi-frère alors, et où logeait-il donc ? Joseph, mon bon, qu’a-t-on à faire de Charles Neuf. Joseph à son habitude, répondit onctueusement que sans doute en voyage ou alors en sanatorium, Charles est un faible, Charles tolère tout, se laisse faire, les affaires, non, non, les affaires sont rondement menées, mais c’est par Madame votre mère...


Je n’insistai pas. On allait tout de même un jour me la faire rencontrer cette mère.
Revenir en haut Aller en bas
http://xianhenri.be
Xian

avatar

Nombre de messages : 4036
Localisation : Etoile bleue dans l'univers
Date d'inscription : 06/09/2005

MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Mer 1 Mar 2006 - 8:00

Évidemment dirait Némo, l’ancienne secrétaire intérimaire, chaque fois que la sexualité s’immisce dans le récit, l’orthographe et les vêtures laissent à désirer. L’accélération d’hier manquait un peu de punch.



— Quand Monsieur aura tout oublié de son séjour à Varsovie et tout souvenir de son pays de ses amis des parents, que Monsieur laisse faire la nature...

Ce qui était exactement ce que je pensais en regardant la nouvelle bonne, une certaine Valérie qui rangeait les nouveaux draps de lin et les petits sachets de lavande dans les grandes armoires normandes.
Varsovie, une place peuplée de pianos
Je vais bien l’aimer Valérie, penser à Varsovie ... Je jouais bien Chopin, chez moi à Varsovie, où j'ai vécu à l'ombre de la gloire de Chopin...
Je fredonne, d’où me vient cet air, je ne jase pas polonais que je sache, le piano, la leçon de piano, elle s’appelait Valérie, en ai-je le souvenir, je ne l’ai rencontrée qu’une seule fois, plus tard, dans cet institut où elle était nue, attendant l’infirmière, raconte-t-on les souvenirs d’une telle rencontre, m’autoriserait elle une indiscrétion si insolite, tant en dehors des habitudes où c’est l’infirmière qui se dénude ou à tout le moins est légèrement vêtue sous le tablier, la blouse, l’uniforme, changez les habitudes, les lecteurs fuient.

Le jour de la leçon de piano, on ne s’était pas dit bonjour, j’en avais décidé qu’elle était taciturne, elle devait l’être puisqu’en sortant de chez Appelbaum, je ne savais d’elle que ses humeurs, je n’avais échangé avec elle que des muqueuses, j’ai décidé aujourd’hui qu’elle s’appelait Valérie.

Une place peuplée de pigeons, une vieille demeure avec pignon, un escalier en colimaçon, et tout en haut mon professeur, ce n’est pas ma mère c’est une femme qui lui ressemble peut-être ressemblent-elles toujours à ma mère lorsqu’elles sont préceptrices ?

Joue mon garçon avec ton cœur, me disait-elle, des heures durant.
Valérie Durant, c’était mon professeur de piano, c’était à Varsovie, mais oui, mais oui, je suis allé en Pologne, Amalia avait tenu le volant, la voiture avait même fait une embardée dans la neige, Céline avait téléphoné, Corinne était revenue, Perrine était servante.

Oui, il y a bien la Pologne, je retrouve aussi sélectivement des « flashes » si je puis dire, des visages de femmes, des visages sans nom, des noms, le plus souvent de filles, sans visage.
Valérie Durant, et Raymonde, oui, une Raymonde, Marguerite, Marguerite, Marguerite.

Ma sœur s’appellerait Marguerite ? une effeuilleuse ? non, pas chez nous, chez nous, chez qui, Suzanne, Sylvie, et une Sophie, plusieurs Sophie, je me souviens de petites fesses en pomme encore une Sylvie, le prénom était-il à la mode ?
Qu’est ce celle-là qui arriverait de San Diego à la tête d’un troupeau d’encorneuses, serrée dans son Denim que la Duchesse en éternue encore. Ah ! Pour jouer la salade mamographique et moi en beau toubib des urgences

Rappel à l’ordre, mémoire vive les taureaux de Navarrenx... les ruminants autour de Fontfroide , ma mère m’aime bien, ma mère m’aime trop, on dit que je suis très efféminé, je me trouve élégant, raffiné, Joseph m’isole et pourtant j’entends des bruits de couloirs, on place des mignons dans mon lit, c’est loin l’Amérique, les archers d’ici n’ont rien à envier aux Séminoles, les jeunes gaillards tirent au but et Joseph peut témoigner qu’à part les roucoulades ancillaires, il ne se passe rien d’hallucinant pour le moment, oui, mais autrefois ?
Mais, pour l’instant, il n’y a pas de visages d’homme, un flou, un seul flou, un Charles Neuf qui ne m’aime pas qui jalouse les éloges dont ma mère m’abreuve.

Je ne pense qu’à elles, je ne cherche en mémoire dure qu’elles, par elles j’imagine, je retrouverai mon chemin, cela n’empêche pas Joseph de me donner panorama de la presse matinal et quotidien, il insiste pour que je lise les cours de Bourse, que je sache les actions, les obligations, les marchés, il me détaille en revue de presse les relais politiques des sociétés du nouveau monde et celles, européennes appartenant ou non au gratin, c’est son mot, des compagnies industrielles mondiales, il me souligne fluo les affaires dont je suis dit-il l’heureux propriétaire, des noms qui frisent le Top 20 des oligopoles financiers mondiaux, il me raconte les liens économiques et politiques des grandes sociétés de média et des agences internationales de presse, ainsi que les connexions de celles-ci et d’autres du milieu des industries de la défense, de l’énergie, de l’électronique et des télécoms avec « vos intérêts, mon cher Henri », dit-il de sa voix suave.

Je ne le suis pas toujours, m’égarant quelquefois sur les faits divers. Ai-je tressailli à ce détail de lecture : Visiblement, la victime a été étranglée à coups de couteau, avait écrit le journaliste, envoyé spécial de la rédaction.
Revenir en haut Aller en bas
http://xianhenri.be
Romane
Administrateur
avatar

Nombre de messages : 91113
Age : 62
Localisation : Kilomètre zéro
Date d'inscription : 01/09/2004

MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Mer 1 Mar 2006 - 10:47

je suis toujours, hein ! Wink le feuilleton d'à-côté aussi, heingue ! Laughing

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
"Bonjour, je suis Romane, alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane."
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
http://lessouffleursdereve.jimdo.com/
Revenir en haut Aller en bas
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
Xian

avatar

Nombre de messages : 4036
Localisation : Etoile bleue dans l'univers
Date d'inscription : 06/09/2005

MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Mer 1 Mar 2006 - 17:33

Il semble que mille collines puissent engendrer mille situations et c’est encore un peu amnésieux qu’un certain Henri Lundentreux, mais est-ce lui ? que dit-on au ministère des juifs errants, mais est-il juif ? les questions fusent et l’antisémitisme pointe. Que disait-on, quelqu’un parlait ? le petit déjeuner est servi à l’hôtel, des vil-lageois et des touristes, des camionneurs, un cheminot et des représentants, deux étrangers et même un Danois avec un turban en forme de bombe, c’est la mode.
Avez-vous déjà vu naître et s’enfler une panique ? Wanda vit entrer Zucco qui, commandant un café à haute voix, ajouta qu’un cadavre avait été vu. Le mot fou traversa le bistrot,gonfla en tortionnaire, Henri, était-ce un Henri demanda le patron à Henri Zucco, fut désigné à la vindicte, nouveau Fantômas, chef des brigades du tigre, Hyde, l’invisible, Cagliostro, Frankenstein, le Chtulu, Enrico Asphaltbastos !

Malgré la désinvolture avec laquelle il avait énoncé les faits, Henri, habillé des vêtements que le cheminot lui avait échangés, avait constaté une sorte de lueur dans le regard du policier qui en disait long sur les méthodes actuelles complète-ment politisées de la justice.
Quelques instants plus tard, Henri avait perdu toute conscience de la pré-sence de Zucco. Ainsi assis, il regardait un point fixe, la queue du renard empaillé peut-être ou le vieux percolateur Faema qui trônait sur le comptoir, il paraissait de-venu subitement sourd et muet, cherchant à comprendre comment on pouvait se contenter donner à un homme comme Asphaltbastos une petite réprimande pour tout châtiment.

— Paraît qu’il y a des cadavres de femmes nues dit une dame qui entrait se réchauffer. Quel hiver !

En un instant, la rumeur traversa le village, on a assassiné des femmes, on dit que Mademoiselle Lelongbec a été vue sans culotte du côté du coq à l’âne qu’est au creux de Tobelle à Buissenal, qu’y faisait-elle ? On su que le curé avait confessé un tueur de passage et l’on soupçonna illico les deux camionneux qui petit déjeu-naient, anormalement, l’un d’un actimel abricot l’autre d’un hareng saur.

Le maire hurla sur le perron :
— Qu’est ce qui vous prend ? Qu’est ce qui vous arrive ? Vous crétinisez, ma parole ! Qui est encore assassiné ?

Henri Zucco renifla en pensant : « C’est marrant c’est toujours le même côté qui est bouché. »

— Assassiné ? répéta Zucco, pensivement.



— Oui ! A cause de vous ! fit Wanda, hystérique. Nous vivions tranquilles jus-qu’à votre arrivée. Vous avez amené la mort.
Elle éclata en sanglots. Zucco se sentait mal à l’aise. Cela faisait beaucoup de morts récents, la police nouvelle le faisait chier, avant pour les crimes, il y avait le type à l’imper, il suffisait bien à lui tout seul. Il s’aidait de sa femme qui savait tout.
C’est tuant de réfléchir au Brabant wallon, à la crise cardiaque dans un aéro-port de Georges Cromwell, l’ex-agent de la CIA, le suicide du poète alcoolo, le meurtre d’André Clown, d’autres histoires, des machins vieux de onze ans, Corinne totalement dissoute, Agatha renversée par une voiture en face du dix Downing street, et maintenant le général Mayburn, malencontreusement tombé sous le métro quand cet évadé psychique et accidenté récent y était passé. Beaucoup de coïn-cidences. Et une question gênante. Seul un grand psychopate pouvait se livrer à ce genre d’élimination systématique.

— Madame Wanda, répondit-il, je suis désolé. Qui vous a dit que le général Mayburn avait été assassiné ?
Un général a été assassiné s’écria Robert, mais c’est affreux, c’est la guerre alors ? Les guignols nous disaient que nous n’aurions pas la guerre, la guerre tire de travers à côté des pissotières de l'histoire. Je sais bien à quoi ressemble l'intérieur de la tête d'un soldat et même d'un ministre de la défense de gauche. C'est plein de pragmatisme ça pue la mort joyeuse ça n'embrasse pas ses enfants. J'ai fait mon sévice militaire moi monsieur, et mon père a fait le Congo et son oncle est allé en Corée, nous avons refait le monde dans notre famille !
On va continuer d’ailleurs ! Faut redresser la barre ! La crainte d'une atteinte aux va-leurs fondatrices de la république laïque, et la peur du développement insidieux d'un islam agressif et revendicatif, qui s'inscrirait dans la continuité des visées hégé-moniques de l' « internationale islamiste » est la plus grande foutaise de ce début de XXIème siècle. N’a-t-on pas d’autres discours à tenir ?

Si fait, Monsieur, si fait Monsieur, quel est votre nom ?

Et sans écouter la réponse Henri Zucco sortit son petit calepin et son petit crayon et en mouilla le bout (du crayon, n’est ce pas), geste machinal d’un artiste qui se met au travail... il toussouta, racla le fond de sa gorge et affirma haut et fort :

S’il vous plaît !

Le silence se fit

Demain matin, il y aura une battue entre Enclus du Haut et Amougies. Quant à ceux qui sont ici, plus ceux que Monsieur le maire voudra bien convoquer, voici la liste, je les attends dans cette présente salle.
Quelqu’un voulut parler, se ravisa, foudroyé par Henri Zucco, impérial.
Donc, dit-il en déposant son calepin et en rengainant son crayon :
Je crois que l’enquête est finie, nous en délibérerons demain. Monsieur le maire veillera à ce que les portes et fenêtres soient gardées. Bonne journée, à demain.
Revenir en haut Aller en bas
http://xianhenri.be
Romane
Administrateur
avatar

Nombre de messages : 91113
Age : 62
Localisation : Kilomètre zéro
Date d'inscription : 01/09/2004

MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Jeu 2 Mar 2006 - 2:21

L'affaire se corse.
La lectrice pense : Xian s'y retrouvera-t-il lui-même ? lk

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
"Bonjour, je suis Romane, alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane."
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
http://lessouffleursdereve.jimdo.com/
Revenir en haut Aller en bas
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
Xian

avatar

Nombre de messages : 4036
Localisation : Etoile bleue dans l'univers
Date d'inscription : 06/09/2005

MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Jeu 2 Mar 2006 - 8:14

Qui s'égare ? gare à qui ?
Premio, l'affaire ne se passe pas en Corse.
Deuzio, à demain est un figure de style, une licence d'auteur, tous les auteurs sont licencieux, c'est connu, et donc, cela signifie :
laisse-toi faire, on verra plus tard.

Chère Madame,
En tant que lecteur moi-même, j'appuye votre démarche, cependant, les derniers rebondissements turbulent et même enturbannent, il faut être prudent. D'après des zondys qui savent tout, le parquet aurait déjà enfermé un coupable (on n'enferme que les coupables n'est ce pas !) et une allocution du maire est prévue courant semaine prochaine.

ON SAURA TOUT !
Revenir en haut Aller en bas
http://xianhenri.be
Romane
Administrateur
avatar

Nombre de messages : 91113
Age : 62
Localisation : Kilomètre zéro
Date d'inscription : 01/09/2004

MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Jeu 2 Mar 2006 - 15:31

La lectrice pense : pourvu que le bic soit assez plein !

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
"Bonjour, je suis Romane, alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane."
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
http://lessouffleursdereve.jimdo.com/
Revenir en haut Aller en bas
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
Xian

avatar

Nombre de messages : 4036
Localisation : Etoile bleue dans l'univers
Date d'inscription : 06/09/2005

MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Jeu 2 Mar 2006 - 16:57

Les arabes boivent peu.
Revenir en haut Aller en bas
http://xianhenri.be
Romane
Administrateur
avatar

Nombre de messages : 91113
Age : 62
Localisation : Kilomètre zéro
Date d'inscription : 01/09/2004

MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Jeu 2 Mar 2006 - 17:11

Pur ?

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
"Bonjour, je suis Romane, alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane."
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
http://lessouffleursdereve.jimdo.com/
Revenir en haut Aller en bas
http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
Xian

avatar

Nombre de messages : 4036
Localisation : Etoile bleue dans l'univers
Date d'inscription : 06/09/2005

MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Jeu 2 Mar 2006 - 17:24

On va droit à la caricature et à l'exclusion, revenons sur le fil, les Sarrasins n'en sont pas ... bien que, on ne sait pas tout ...le fond et le dessous ...
mystères...
Revenir en haut Aller en bas
http://xianhenri.be
Xian

avatar

Nombre de messages : 4036
Localisation : Etoile bleue dans l'univers
Date d'inscription : 06/09/2005

MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Lun 6 Mar 2006 - 19:43

Wanda et Robert passèrent la journée à circuler autour des collines, ils prirent le vent du Nord et quelques photos, rentrèrent sagement à l’hôtel. Le dîner touchait à sa fin quand on entendit une voiture manœuvrer devant chez le tailleur de pierres. Les conversations des convives s’atténuèrent, tendant l’oreille, chacun percevait les mouvement du véhicule, son arrêt total, la portière qui claque. Un buveur de Spéciale Aerts annonça simplement :
C’est le toubib qui va chez la petite demoiselle.
Robert posa sa main sur la jupe de Wanda, il sentit la cuisse vibrer, se détendre. Un médecin de campagne qui vient, après une dure journée se ... se ...
Dans le quasi silence monta un bruit sourd, un gémissement. Oui, on entendit nettement un gémis-sement. Les muscles de Wanda se crispèrent à nouveau sous la main de Robert tandis que le bar-man remontant le robinet de la pompe à Stella dit :
Ce n’est pas possible, enfin !
Il y eut comme un vrai silence dans l’établissement alors que le cafetier plongeait sur la porte d’entrée, l’ouvrait violemment et se précipitait dans la rue.
Robert hésita un moment, se tournant vers Wanda, il dit
Monte déjà, j’arrive
Des clous, je viens avec toi


Il y a eu un bruit de galopade lorsque je suis arrivé dit le barman qui avait sorti une torche élec-trique de sa poche revolver. Le filet de lumière éclairait un corps étendu près de la voiture. Ro-bert mit genou en terre et secouant le gisant appela : Docteur, docteur ! Le médecin semblait avoir pris un solide coup sur le coin du crâne et avait l’air d’un qui a l’air d’avoir besoin du doc-teur...Mais il remuait !
Revenir en haut Aller en bas
http://xianhenri.be
Xian

avatar

Nombre de messages : 4036
Localisation : Etoile bleue dans l'univers
Date d'inscription : 06/09/2005

MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Lun 6 Mar 2006 - 19:51

Je vois bien que le père Joseph ne souhaite pas que je m’accoquine avec des ploucs et des miteux. Il doit bien y avoir eu des filles de familles, des descendantes d’archiducs et des prétendantes au trônes parmi les mémoires floues, les fantômes d’Aurore, de Brigitte, de Caroline, de désirée, d’Emilie jolie, de Fanchon, une servante peut-être, mais l’on aurait pu s’y tromper, ce Joseph, apparemment diplômé de Berkeley, Harvard et Cambridge réunis, savait-il vraiment tout ? Parfois son visage exprimait une question, un doute un scepticisme comme lorsque l’on frappa à l’huis soudainement.

« Entrez » c'était une petite nouvelle qui venait annoncer qu’elle prenait son service, elle n’était pas seule, elle se tenait debout à côté du chambranle, une grinçante rouillée salaude la jouxtait, genre mère de l’infante à caser mais que rien avant le mariage sinon la dot te passe sous le nez, bon, oui d’accord, vous commencez demain matin, voyez avec Joseph pour les détails.
A quoi servirait un Joseph qui ne s’occuperait pas des détails ? Et pourtant, convient-il de m’y fier tout à fait ? J’ai retrouvé souvenir dissipé mais souvenir d’une Marguerite, sœur Marguerite, c’est imprécis mais les mots de Joseph me sont cruels, il me signale que Marguerite avait ri, peut-être en son miroir, qu’elle dansait pour faire la belle, qu’elle avait vendu son âme et qu’autour de nous il n’y a pas grand-chose de beau, non enchaîne-t-il tout n’est pas si beau, tout n’est pas trop beau, Monsieur se roule dans la soie, Monsieur bouscule les jupons, Monsieur prend un moment de vie du bon côté et quelque fois un peu à rebours mais il faut savoir, Monsieur n’avoir pas l’hypocrisie de croire à la liberté, ou plutôt dans le cas d’un cerveau neuf comme le vôtre de ne pas sombrer dans la naïveté, Monsieur à des frères et sœurs, Monsieur doit penser qu’il occupe une situation importante que madame mère gère de son mieux mais qu’un jour Monsieur sera à même de revenir aux affaires, que Monsieur ne rêve pas, reste simple et juste, de donne pas de faux espoirs, l’espoirs est trop souvent d’usage des puissants pour ne rien donner, l’espoir reste le chemin d’utopie, l’inatteignable du pauvre, l’espoir n’est jamais net, Monsieur, je pense que Monsieur sera bientôt prêt à entendre quelques vérité et à devoir prendre quelques décisions.

Ce n'est pas la première fois que j'entends des mots comme ceux-là. Ce sont des mots secours pour un éperdu de mémoire. Le plus souvent je ne dis rien, je les garde pour moi. Aujourd'hui, je les renvoie à Joseph, des yeux et du bout des lèvres, pas de polémique pas de question à laquelle on me donnerait réponse anonyme. Le vide dans ma tête est du plein dans la leur, si je suis ici, c’est que l’on a peut-être un peu peur, je fais peur, il y a la crainte, la crainte de quoi, de me voir quoi ? Moi, je ne sais pas, mais eux, les rares hommes qui hantent mes corridors, mais elles, les déjà nombreuses femelles qui gestapotent mes antichambres, elles, ils, eux non plus, n’ont pas le droit d'oublier qui ils sont, qui je suis.

Je tente de remettre sans cesse des images cohérentes sur des histoires vécues, des visages connus sur des aventures plausibles, d’où viens-je donc vraiment, et se dessine maintenant une autre question, une nouvelle question, qu’ai-je fait ?
Il n’est pas concevable d’avoir vécu uniquement dans la recherche et la satisfaction du désir et du plaisir sexuels, la vie, ce n’est pas que cela me disait encore hier au téléphone une dame d’imagination, ne serais-tu pas obsédé s’avança-t-elle à me jacter... comment savoir quand on ne sait rien ... ?.
Revenir en haut Aller en bas
http://xianhenri.be
reGinelle

avatar

Nombre de messages : 5860
Age : 67
Localisation : au plus sombre de l'invisible
Date d'inscription : 23/02/2006

MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Lun 6 Mar 2006 - 20:57

ET....????

voilà pourquoi je ne regarde JAMAIS un feuilleton !!!!!!!!
Rage
Revenir en haut Aller en bas
Xian

avatar

Nombre de messages : 4036
Localisation : Etoile bleue dans l'univers
Date d'inscription : 06/09/2005

MessageSujet: Henri, le retour ...   Mar 7 Mar 2006 - 17:15

Nouvelles d’Henri ... on peut encore s’abonner !
Il suffit de le demander par mail...


Cette semaine ...

.../... Je ne trouve pas de sac. N’avait-elle pas un sac ? Les filles ont toujours un sac. A-t-on parlé d’un sac ? Elle n’était pas en tailleur marron, c’est sûr. Et maintenant elle est dans la baignoire. La faire disparaître ? Une fille en bonne santé peut-elle s’évacuer par le trou des eaux usées ? Cela pollue-t-il ? Éliminer un risque potentiel, n’est ce pas être prévoyant ? Cela doit être porteur de jouissances multiples de maintenir une belle tête blonde sous le niveau d’eau chaude devenue tiède. Gaspilleuse ! .../...
Revenir en haut Aller en bas
http://xianhenri.be
Barnabée
La Bielle de Cadix
avatar

Nombre de messages : 2131
Age : 51
Localisation : Au sommet de la Tour des Gamelles
Date d'inscription : 28/11/2005

MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Mar 7 Mar 2006 - 17:46

Quand on visite ton blog (enfin le lien dans ton profil) on n'a pas tout ? Pourtant c'est déjà très compliqué tout ça ! Je ne m'y retrouve toujours pas ...

Alors celui-ci c'est celui du mercredi ou du lundi ? Tu m'aides un peu s'il te plaît ?

Ils sont forcés de s'appeler tous Henri ? Ça ne facilite pas les choses.

Et à quel Henri on envoie le mail ?

Et les feuilletons sur les forums, c'est pas la même chose ? C'est d'autres Henri, ou c'est les mêmes à chaque fois ?

Toi, tu t'appelles Henri aussi ?

J'arrête là, mais j'en ai encore tout plein des questions comme celles-là ...
Revenir en haut Aller en bas
http://pogroms.de.liens.futiles.com
Xian

avatar

Nombre de messages : 4036
Localisation : Etoile bleue dans l'univers
Date d'inscription : 06/09/2005

MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Mar 7 Mar 2006 - 18:14

Chère Barnabée et autres lectrices... ( sans compter quelques lecteurs qui scrutent à distance )...

L'univers de Henri a été joliment présenté au salon de l'audio-visuel en 2004 à Bruxelles, il en est résulté une sorte de pari fou...
A la manière de Dumas et Balzac, géants, de Simenon, en son temps, de Jean Falise plus tard, petitement et pour le plaisir de tous il fut parié d'écrire cinq feuilletons simultanés...ce que les précités faisaient (parfois même plus!) durant au moins trois ans...
Engagement tenu, même en trichant un peu... je le concède, les épisodes se chevauchant parfois et les aventures montrant à quelques moments des essoufflements...

(suite dans quelques instants, on m'appelle sur aune autre ligne ... )
Revenir en haut Aller en bas
http://xianhenri.be
Xian

avatar

Nombre de messages : 4036
Localisation : Etoile bleue dans l'univers
Date d'inscription : 06/09/2005

MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Mar 7 Mar 2006 - 19:16

en suite ................................
.../...


Quelques conditions « entre amis » ont été rajoutées : Le maintien du style Henri né en juin 2003 doit perdurer mais les genres doivent différer et le temps d’écriture ne peut être augmenté. Il faut rappeler que la relecture du texte et son impression ne me sont pas permises.

Ainsi donc, la série 2006 « Henri saga » présente dès le printemps à venir (c'est dans 14 jours !) :

Ketje Henri – une aventure banale qui se voudra breughelienne tout en contant l’histoire de Bruxelles et l’exposition universelle de 1958. (Qui sera agrémenté de photographies dans le fil Lu "Le monde est venu à moi). (Le décalage sera de huit à quinze jours) (quotidien jours ouvrables sauf semaine avant Pâques, avant Noel et en juillet-août).

Henri (Le retour) – un mot quotidien d’actualité, celle de l’univers impitoyable de Deubelyou et celle des cinq Henri, sur fond d’une aventure « henriesque »(aventure hebdomadaire uniquement distribuée le mercredi matin aux « fondateurs » et aux abonnés par Émile) (sauf semaine avant Pâques, avant Noel et juillet- août).

Henri Sim – une aventure pseudo policière dans l’univers liégeois des années 1960-1970. (bihebdomadaire).


Henri Lundentreux – une aventure policière dans la région de Flobecq, contemporaine. (reprise de l’essai en cours chez Lu en aventure « noire » voire « gore » - parution hebdomadaire sauf semaine avant Pâques, avant Noel et juillet- août).

Henri Belle – une aventure amoureuse contemporaine et décalée. (parution bimensuelle).

Et pour le plaisir des petits beurrés et des petits salés qui le souhaitent, Henri Troyes qui contribua au rétablissement de la vérité historique concernant Bill Boquet et les avatars des soi-disant guerres de religion. Qu’est ce qu’on ne va pas inventer, reprise intégrale dans un fil de lu et du pré salé.

Si je meurs d’épuisement, je veux qu’on m’incinère avec mon clavier.

.../... plus tard ...
Revenir en haut Aller en bas
http://xianhenri.be
Xian

avatar

Nombre de messages : 4036
Localisation : Etoile bleue dans l'univers
Date d'inscription : 06/09/2005

MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Mar 7 Mar 2006 - 19:45

Les mots seraient-ils à double sens, ma capacité de retour à une mémoire usuelle comme dit Vankervel, Vankervel, Vankervel, un médecin, le type qui est venu avant-hier, un psychose, un pingouin, Alfred, le pingouin Saint Ogan Alfred, je m’emballe quel mot ne fallait-il pas dire quelle angoisse me submerge lorsqu’un signal me ramène à un fil de la vérité, à un voile ténu de ma propre expérience. Je flotte, je tremble, je respire, je transpire, je tremblote, Monsieur devrait se mettre au piano, tiens, c’est vrai, il n’y avait rien au pied de l’escalier, aujourd’hui il y a un magnifique demi-queue d’ébène et acajou.
Sur le piano, un post-it, je sais ce que c’est je n’ai perdu la notion de toutes les choses : A Montaigu, la fête du 1er mai aura lieu le 1er mai, comme la saint Barthélemy aura lieu le jour sanctifié du saint lui-même.


Qui a déposé le conte de barbe bleue sur ma table de chevet ?



Pourquoi s’inquièterait-on d’une Polonaise qui vit sa vie....... ?
Revenir en haut Aller en bas
http://xianhenri.be
Barnabée
La Bielle de Cadix
avatar

Nombre de messages : 2131
Age : 51
Localisation : Au sommet de la Tour des Gamelles
Date d'inscription : 28/11/2005

MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Mar 7 Mar 2006 - 20:22

C'est absolument inhumain comme conditions !

Xian a écrit:
« entre amis »
Qui sont ces gens ? Ils écrivent aussi ? Ils veulent t'épuiser ?


Xian a écrit:
le temps d’écriture ne peut être augmenté
Tu as un nombre de minutes déterminé pour écrire chaque épisode ? Ou est-ce la périodicité qui ne peut pas varier ?

Xian a écrit:
Il faut rappeler que la relecture du texte et son impression ne me sont pas permises.
Mais c'est insupportable.

Y a-t-il d'autres écritures à contrainte qui ont déjà appliqué cette règle-là ?

Citation :
Ainsi donc, la série 2006 « Henri saga » présente dès le printemps à venir (c'est dans 14 jours !) :
Ah oui, d'accord, désolée de t'avoir houspillé l'autre jour dans ce cas.

Mais je comprends mieux pourquoi je ne comprenais pas tout. Merci pour toutes ces explications.

Xian a écrit:
Si je meurs d’épuisement, je veux qu’on m’incinère avec mon clavier.
Ils veulent ta peau c'est ça ? Te laisse pas faire surtout !!!

Préviens-nous à temps, on lancera une pétition contre les abominables détracteurs !!!
Revenir en haut Aller en bas
http://pogroms.de.liens.futiles.com
Xian

avatar

Nombre de messages : 4036
Localisation : Etoile bleue dans l'univers
Date d'inscription : 06/09/2005

MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Mar 7 Mar 2006 - 20:36

Citation :
Y a-t-il d'autres écritures à contrainte qui ont déjà appliqué cette règle-là ?

Oui, j'ai rapporté déjà ( chez Lu, je pense ) ma première expérience de ce genre qui ne fut qu'une copie de celle vécue par Jean Falize lequel fut enfermé dans la vitrine (côté rue) du grand magasin "Galeries Anspach", boulevard du même nom à Bruxelles ... il y a ... disons assez longtemps, quatre jours pour écrire un roman de 180 pages ( roman lisible et publiable ) pari réussi : le roman a été publié aux éditions Gérard (Marabout).

Ce n'est pas le seul à avoir été dans la cage de verre, Simenon l'a fait, Ane et moi-même, à deux et séparément aussi. (Ane est le pseudo d'un historien en poste à l'Université de Bruxelles, je ne peux pas citer son nom, il m'en voudrait pendant trois millénaires du chahut que cela causerait dans ces amphi's...)


Bonne soirée à tout le monde... à demain si vous le voulez bien ...
mais qui disait donc cette phrase perpétuellement ? ...
Revenir en haut Aller en bas
http://xianhenri.be
Xian

avatar

Nombre de messages : 4036
Localisation : Etoile bleue dans l'univers
Date d'inscription : 06/09/2005

MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Mer 8 Mar 2006 - 10:07

Rendons à César...

Le défi lancé à Jean Falize comportait aussi un volet pour l'éditeur puisqu'il était prévu que le livre serait distribué en librairie 24 heures après le mot manuscrit FIN ... pari tenu par l'éditeur vervietois qui imprima, empaqueta et distribua chez plus de 60 % des libraires belge 10 exemplaires chacun de l'ouvrage. le lundi suivant, le livre fut distribué normalment dans les circuits de l'AMP de la NMPP et au Canada...



O tempo o morès comme dirait Alfred en souvenir de ces études germaniques.
Revenir en haut Aller en bas
http://xianhenri.be
Xian

avatar

Nombre de messages : 4036
Localisation : Etoile bleue dans l'univers
Date d'inscription : 06/09/2005

MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Mer 8 Mar 2006 - 20:38

Alors que je frissonne de l’inconnu, comment me raccrocher au signal me conduisant à un fil de la vérité, à un voile ténu de ma propre expérience, à un souffle de ma vie...
Une étrange libellule s’est posée un moment sur le marbre froid de la fenêtre grand’ouverte, mais je n’ai pu lui répondre, je n’ai pas d’outils pour correspondre avec les elfes, je ne sais faire que du bruit et mes oreilles n’entendent pas les musiques, des couleurs je ne connais rien, les crayons ne m’aident qu’à jambager, aligner voyelles et consonnes lier quelque fois l’e et l’eau pour faire l’œuf, je ne réussirais pas un calligramme lisible, je me demande si j’ai des dons, des vertus, des qualités, encore une question, toujours des questions.
— Monsieur a appelé
— Non Joseph, non, je n’ai rien à demander
— Monsieur sonnera
— C’est cela Joseph, je sonnerai.
Alibige d’une vie de cachotteries de tromperies de faux semblant emmène-moi leur aurais-je dit ? Alors ce souvenir de Pologne ? Un carrousel aux lunettes noires, un électricien syndiqué, il n’y a pas de pianiste à Varsovie.
Dans ce monde brutal de décideurs convaincus, dans ce monde de légionnaires étrangers, de mercenaires religieux, ai-je une place.
J’entends comme Joseph me dire « Monsieur ne doit douter de rien ! »
Mais je reste inactif et pensant, comme se remuer d’ici, ou je suis plus étranglé, plus estoufarès par ma conscience que les hurleurs sous la table. On m’a dit que le Conseil avait décidé des choses importantes, qu’il y avait même des sans dieu dont on allait s’occuper et que certains ne respectaient plus les vierges. On me parle de liaisons dangereuses, de Leysen, Collin, Delaunois, Dassault, Frère, sans compter les de Guise, tous très actifs dans le secteur des médias.
Et qui contrôle les médias contrôle le peuple avait annoncé Joseph.
— Alors, Poussin, tu viens dit une voix enamourée depuis la pièce d’à-côté
Toute ma faiblesse est là, ...
— Je viens, dis-je, je viens... je me déshabille même en marchant.



Bien que le cercle qu'héberge le château du Fond'Roy à Uccle (une propriété acquise en 1997 « à un Mobutu mourant et retiré du pouvoir », par Stéphane Jourdain), représente un de ces endroits privilégiés de la capitale de l'Europe, Joseph me dit que le général Alcazar, ne s’en contentant pas, est en route pour Paris, capitale du monde. J’ai le pressentiment qu’un jour j’irai, moi aussi à Paris, que je quitterai cette villette de province où je croupis, que j’aurai recouvré la mémoire et que mes gestes deviendront guerriers. Il est temps que je m’exerce, moi aussi à d’autres jeux que ceux où m’entraînent des louves qui passent, oh, juste pour dire bonjour, disent-elles, regards affamés, ongles griffus, entrejambes parfumés espérant, je le vois bien, retirer d’une relation nocturne quelques privilèges que je pourrais leur donner.
— Que pourrai-je bien leur offrir ? demandé-je à Joseph.
— Monsieur est déjà trop bon.
Je me convainc vite qu’elles ne sont là que pour l’imminence, la hurlerie populaire, une question d’estourbisserie d’un ancien ami, que valent-elles poétant en Récamier, trop déshabillées du bas, négligées du haut…demoiselles fines, les libellules sont-elles des femmes demanda même une de ces passantes incultes rares en nos temps d’éducation obligatoire. Si tout un chacun a bien du mal à définir l’état de femme, il semble évident de sourire à la question, qui ne sait que Clochette est odonate à l’abdomen bleuté, qui me voit faire la cour à une Schtroumpfette, à une habitante de cette planète découverte par Yoko Tsuno, pourtant Vénus est bleue a dit Galilée peu de temps avant d’avaler un soixante-sixième litre d’urine de mouton catholique convaincante.
— Monsieur devrait mesurer ses paroles, dit Joseph. Monsieur va s’ajouter des ennemies à la kyrielle des ennemis. Monsieur n’est pas sans savoir que Hercule-François est à la tête du mouvement dit des « Politiques », un mouvement modéré de catholiques ambitieux, malcontents de Madame Mère et de Monsieur qui prônent une entente avec les protestants, les albigeois, les sarrasins, les turcs ottomans voire les mongols disent certains esprits de plus en plus malveillants. Nous avons même un visiteur qui a parlé local albionesque où se réuniraient des détracteurs, des diffuseurs d’idées, des chevaliers teutons.
— Ah oui, en effet, je me souviens des paroles de l’un et puis de l’autre, espions ou suppôts de satan ? Un colonel des spahis parlait même de swinging poule.
— Swimming pool Monsieur, swimming pool, ces gens s’expriment comme ils peuvent, nous sommes en un moment de grande braderie des univers courbes supersteiniens, tout un chacun s’exprime désormais, les uns et les autres ont leur petite idée qui sur les échalotes qui sur le sens de la navigation hauturière, un complémentaire disserte de la manivelle du vélo d’Eddy, cette personne voulait dire la pièce d’eau, la fontaine du parc, le bassin de Neptune, si Monsieur voit ce que je veux dire !
Je ne sais que répondre à Joseph qui ne veut que mon bien et qui semble concevoir difficilement que le sommeil me gagne, quelle heure est-il, celle-ci m’a chauffé le mi-lit, je pars dans ses bras chauds et attentionnés. Mes quinquets se ferment tous seuls. Je m'endors en toute confiance, avec elle, en elle. Je ne résoudrai pas ce jour le mystère de la femme.
Revenir en haut Aller en bas
http://xianhenri.be
Xian

avatar

Nombre de messages : 4036
Localisation : Etoile bleue dans l'univers
Date d'inscription : 06/09/2005

MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Jeu 9 Mar 2006 - 11:04

Il y avait plusieurs femmes, ce qui semblait normal, c’était la journée de la femme. Pourquoi pas une journée de la femme, il y a bien une journée des handicapés.

— Les policiers, ils sont formels, répliqua celle qui l’avait intimement connu. Deux témoins ont vu un homme lui donner un coup d’épaule à la station Art-Loi, le faisant tomber sous la motrice qui arrivait. Il s’est enfui, sans qu’on voie son visage, car il était rapide et de dos. Les employés de bureau en fin de journée active étaient trop horrifiés pour le poursuivre.
— Eléonore, dit Zucco, si ce que vous dites est vrai, on l’a tué pour l’empêcher de faire des révélations sur le meurtre de ce ministre Clown. Je pense que la seule personne qui pourrait nous éclairer, c’est le petit juge d’instruction raffolant de spaghettis.

A cet instant, Henri Lundentreux écrivait dans son journal intime quelques notes éparses en souvenir du port aux perles attaqué le 7 décembre 1941, à l’aube.

C’est ainsi que l’on comprit dans les chaumières qu’une aventure policière se tramait dans la région de Flobecq, où Agatha avait enfanté. On sut qu’il s’agirait d’une mésaventure « noire » voire « gore » qui prendrait forme dès le 15 mars … enfin, le seize ou le dix-sept, on ne sait pas au juste quand frappe un assassin social.
Ce sera uniquement chez - Henri Lundentreux http://cderos.skynetblogs.be/
Revenir en haut Aller en bas
http://xianhenri.be
Xian

avatar

Nombre de messages : 4036
Localisation : Etoile bleue dans l'univers
Date d'inscription : 06/09/2005

MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   Sam 11 Mar 2006 - 15:35

Je vais passer ma journée à l’organisation de mon organiseur et de mon agenda électronique, inscription des numéros de téléphone auxquels j’ai accès et mise en place de quelques notes dans mes calepins. Sans doute cette méthode inverse de recherche me donnera des indications sur ce fameux passé auquel on ne veut me confronter, que l’on m’escamote, que l’on me dissimule et ce présent qui semble plus attrayant au dehors de ma vie qu’en dedans.
Je suis tout de suite très ennuyé avec mon patronyme, pourquoi m’éclabousse en flash violent le vocable guerre des trois Henri. A qui fais-je la guerre ? D’après la télé qui passe en boucle dans les salles auxquelles j’ai accès et d’après les douces qui me veulent du bien chaque soir et même pendant la journée, la guerre est une affaire d’Indiens et de Sarrasins, voire de rois esclavagistes lointains, cela ne devrait pas me préoccuper.
A
Ai-je des noms à placer en A ?
A zéro, boule à zéro, c’est pas un nom de chrétien cela.
Abdel, oui, j’ai souvenance d’un Abdel, pas plus chrétien que le précédent sans doute, il est mort, oui, celui-là se nommait Lejuste; je le vois encore en train de mourir, il a été militaire, il était au Tchad, ce n’est pas là qu’il est mort.
Abraham, ah ! oui, nom peu courant dans mon entourage, qu’ai-je à mémoriser d’un Abraham, deux même, sinon trois en comptant celui qui fit un barbecue sur le Mont Sinaï, oui, je vois un Berstein, Abraham Bernstein; dont le vrai nom était d’ailleurs Youri Yiélinski, espion soviétique à n’en pas douter, qu’ai-je à faire d’espionnage et de bolcheviques ? L’autre est plus typé, Dutuit ou Dutoit, on l’appelait Jo le gourmand, israélien sans discussion.
Adèle Braconnez; que l’on surnommait Blancsec, mais à part cela, rien, rien de bien, rien de mal, faut-il bloquer une ligne de A pour Adèle ? Adèle, cheveux, chapeau, jambes, moches, maligne et fouinarde comme une souris, malin une souris. Bien qu’à ce qu’on m’en dit, cela connaît-il réellement l’informatique ?
Parce que maintenant, pour être à la mode, il faut tout avoir de cette maladie-là.
Un peu l’air d’Hélène ? qui depuis quelques jours est devenue ma kinésithérapeute attitrée, on va dans le grand bassin ensemble, paraît que la natation et les massages devraient me redonner du tonus, Joseph me dit qu’Alcazar se baigne tous les jours, comme manie, pourquoi pas ? Hélène est charmante dans son maillot de bain rouge avec un petit sifflet à roulette comme celui de l’agent quinze de Quick et Flupke, mémoire, vision, voir, comprendre Quick n’est pas le concurrent d’un roi écossais fabriquant du bœuf irlandais moulu, voir, comment voir à l’intérieur de sa tête ? A. Je n’ai donc encore rien écrit à la ligne des A !

Adeline Katquart; du gâteau, de l’argent, de grosses fesses, organisation de la case quatre, mémoire, on s’était connu on s’était reconnu je m’appelle Henri.

Adeline sortant d’enfance, disait : Je n'ai plus le droit de jouer dans les terrains vagues de recevoir des messages d'amour des garçons de mon âge gravé à la pointe du canif sur les troncs des palétuviers, en fait de vieux sureaux faisaient l'affaire, pourtant on m'avait laissée tranquille, il n'y avait pas eu de mets ta culotte serre les genoux ôte tes mains de là, j’avais eu la paix et personne ne s'occupait de mes jeux avec les garçons, mais maintenant ce n'est plus pareil depuis que deux cailloux ont poussé sur ma poitrine les grands ont commencé à me faire des sourires idiots et à me parler du printemps et des bourgeons, les voici chuchotant autour de mes seins naissants sous mon chandail et autour de ce duvet brun qui court sur mon pubis, puis accourent toutes les cachotteries des bonnes femmes ombres chinoises derrière les portes en verre trempé opaque le mystère de la cuvette rouge, mon corps je n'y pensais pas les autres y songent pour moi, je les emmerde je suis bien.
Adeline Halliday ? Qu’est ce que ça veut dire Halliday, voconces lorsqu’on permute o et a. A Adeline
Adeline, d’adolescence. Voici un corps maigre un garçon ou une fille de quinze ans, le chemisier déboutonné laisse voir deux petits seins bien séparés l'un de l'autre, le pantalon collant montre une jolie paire de fesses, elle peut être prise pour une toute jeune fille et faire des études, garçon égale fille et inversement dans des circonstances réelles. Tout en me dictant le dernier cours à apprendre, je lui effleurais le sein, je la sentais frémir, la main descendait glissait sur le petit ventre rond puis descendait encore là ou le pantalon moulait le sexe, elle se trémoussait.

Je lui écrivais des billets puis un jour, fin d’après-midi, je l'ai attirée dans ma chambre où je me suis jeté sur elle. Elle s'est enfuie en criant pour l'amour de dieu et nous ne nous étions pas revu pendant plusieurs années.
Des années, des siècles, des filles des femmes des femelles, Joseph ! Joseph ?
— Monsieur.
— Joseph, avons-nous connu réellement une Adeline ?


— Joseph !
— Monsieur.
— Joseph, qu’est-ce ce carton ?
— Une dame est passée, Monsieur, Une dame a laissé ce carton pour Monsieur.
— Joseph nous en avons déjà des cents et des mille
— Monsieur me pardonnera, j’ai cru bien faire, un air Rom peut-être mais une recommandation d’un Egon, cette dame portraitise.
Revenir en haut Aller en bas
http://xianhenri.be
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Henri Troyes ( feuilleton )   

Revenir en haut Aller en bas
 
Henri Troyes ( feuilleton )
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 3 sur 13Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4 ... 11, 12, 13  Suivant
 Sujets similaires
-
» Henri Troyes ( feuilleton )
» Henri Lundentreux (feuilleton)
» Denier Tournois pour Henri III atelier Troyes
» Henri, donne moi ton n° de CGKL, pas ton n° de tel
» DT de navarre - Henri IV - CGKL.230

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forums Liens Utiles :: Littérature :: Vos écrits : Poésie, nouvelles, romans, théâtre... :: Xian-
Sauter vers: