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 DEFENSE D’AIMER

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Xian

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MessageSujet: Défense d'aimer   Jeu 26 Jan 2006 - 19:48

DEFENSE D’AIMER

(Nouvelles de Cléanthie, Marie-Chantal, Maïté, Marie-Jo, Bobby Jane, Stella, Paulette, Colette, Virginie et quelques autres dont Sylvie Lhomer et AA).

Le petit poisson dans l’eau et le petit oiseau là-haut, Juliette a très bien chanté cela, alors que dire encore des amours impossibles après Juliette et Roméo.

Roméo, ton prénom sent si bon l’amour, clairement énoncé par Pétula, que nous reste-t-il à nous poètes depuis qu’ils en ont tous parlé.

Ils en ont parlé comme si c’était la grande affaire du monde.

Et voilà que tous ont utilisé les mots du dictionnaire, alors, faut-il donc inventer de nouveaux vocables pour parler de la plus vieille affaire du monde ?

C’est la crise. La crise nous touche tous. Nous sommes tous en crise. Imaginons que tous, nous nous aimions ?

Il n’y aurait plus rien à dire. Il n’y aurait même plus de tromperies, donc plus de comédies. Comme c’est triste.

Comme ce serait banal un monde où tout le monde s’aimerait. Il n’y aurait plus rien à faire, quelle catastrophe pour l’emploi !

C’est inimaginable un monde où tout le monde s’aime. Ce n’est pas possible. D’autres ont essayé avant nous. Ils l’ont appelé paradis mais l’ont perdu, ils l’ont appelé eldorado mais nous ne l’avons pas trouvé.

D’époques introuvables en paradis perdus, nous avons cherché à atteindre le nirvana. Il paraît qu’il y en a qui y sont arrivés.

On n’est pas sûr, ils n’en sont pas encore revenus.

Et tant qu’on en est pas revenu, c’est comme si on n’était pas parti.

Qu’est-ce qu’il vient nous bassiner les couilles avec son amour, celui-là ? Est-ce qu’on se rend compte seulement que moi demain, je perds mon emploi. Oh ! c’est facile de dire Y a qu’à… Oui, c’est comme ça. Il n’y a qu’à chercher un autre boulot. J’en avais un moi, de boulot ! Qu’est-ce que ça peut me foutre que le charbon, on n’en veut plus. Moi, depuis dix ans, je descendais tous les matins. La pause six-douze, je fais. Pourquoi on m’empêcherait d’être dégueulasse ?
Pourquoi on veut se mêler de mes oignons. Mon boulot à moi, c’est descendre, être enfermé dans une cage avec les roues qui tournent au coup de sirène, qu’on n’est pas sûr qu’elle sera là pour vous remonter. Moi ma vie, c’est la lumière des lampes à travers les petits grillages, c’est le porion d’en bas qui gueule sur le mécano de surface pour les roues des wagonnets, mal graissées, ma vie, c’est prendre le piqueur, enfiler les aiguilles et les burins et tailler, faire tomber des blocs qui seront concassés là-haut.

Défense d’entrer sauf pour le service qui fait mis. Alors, ils foutent quoi ces gens-là qui ne sont pas de service et qui m’empêchent de passer. C’est beau les copains, mais moi, ma gamine, elle attend à bouffer demain, et après-demain et encore après. Aimez-vous les uns les autres ? Y s’prend pour un curé ? Comme si on n’avait que ça à faire ! Moi, j’ai pas l’temps d’aimer. Y a l’turbin, puis y a la télé et le foot le dimanche, qu’on vienne pas m’emmerder. Laissez-moi passer. Solidarité ? Solidarité avec qui ? Avec Nitrates et Sadilor ?
Laissez-moi passer, je vous dis.

La balle avait frappé une vertèbre après avoir traversé juste sous l’estomac. On voyait très bien sur la radio les éclats de métal contre la moelle épinière. Colette regarda le chirurgien qui hochait la tête. Elle comprit que le cas était désespéré. Un gendarme avait tiré sur un homme dans la foule des grévistes.
Défense de tirer disait pourtant le panneau. Défense de l’emploi disait un autre. Défense d’éléphant avait dessiné Corinne à la maternelle qui ne savait pas encore qu’il n’y avait que des fruits défendus, qu’elle était orpheline, qu’on commencerait par l’aimer demain, une autre fois, une autre jour parce que maintenant il allait falloir vivre dans les maisons d’accueil, dans les maisons du juge.
Il n’y a pas de maisons d’amour demanda-t-elle un jour et elle fut au coin, car dans le coin celles qui disent toujours des bêtises. On n’est pas là pour rigoler. Faut défendre l’emploi dit la surveillante et ce jour-là tout le personnel d’éducation se mit en grève et cria dans les couloirs :
« Défense des droits de l’enfant » « Des sous pour les éducateurs ».

C’est aussi ce que pensait le petit gars qui volait ce matin de ses propres ailes et dans la caisse de son patron. C’est vrai qu’il faut des sous. Pour aller en vacances, par exemple.

Chaque année, disait Cléanthie, mes frères et moi, partons en vacances en train.
C’est chouette les trains. D’abord on n’a pas peur (toute la famille a peur des avions) et puis on a le temps, celui de voir venir le temps, celui de voir venir les gens et puis celui de lire les inscriptions.
Dans le compartiment : défense de se pencher au-dehors, défense de cracher, défense de mettre ses pieds sur les banquettes, défense de parler à un inconnu, défense de jeter un objet par la fenêtre, défense de fermer les rideaux quand on passe la douane, défense de ne pas ouvrir sa valise au même moment, défense de s’empoigner, défense de rire pour rien, défense d’être jolie de peur d’exciter les garçons.

Tiens, ben voilà. Lors d’un voyage de trois jours (nous, mes frères, mes parents et moi, c’est toujours trois jours, on est venu de loin pour travailler ici), on rencontre des personnes aimables et d’autres un peu moins.
Et des garçons. Moi, j’aime bien les garçons. Un jour, je serai la sultane favorite, la maîtresse esclave. J’aurai un seigneur et maître qui sera aussi mon vassal et mon prisonnier. Pourquoi me dit-on que la vie c’est une profession ? La mienne oui, une profession de foi.
Faire réellement ce que j’ai envie sans devenir prisonnière d’une trame de faux confort, étrangère à mes instincts mais n’est-ce pas défendu, d’avoir seulement envie d’être. Sans rien avoir.
D’être dans le train de la vie et ne se préoccuper que du paysage qui passe, des gens qui voyagent avec vous.
Dans notre compartiment, il y avait trois étudiants anglais, une jeune fille et deux garçons. L’un des garçons était un homme, jeune, fort, amusant, un jeune homme fort amusant, il nous racontait des blagues, il nous chantait des chansons anglaises, (enfin, je suppose, parce que moi, l’anglais, je n’y comprends rien sauf quand on me dit I love you. Et you, c’est moi).
Il nous lisait des textes pour nous amuser. Et moi, ça m’amusait beaucoup surtout que les textes anglais, bon ben on l’a déjà dit, les textes français, t’as entendu l’accent ? et les textes grecs – je suis grecque – ça ne voulait rien dire, dans sa bouche.
Il avait des regards aussi qui me plaisaient bien. Trois jours… c’est aussi une jolie brune, c’est moi, seulement vêtue d’un slip de soie rose bien mini et d’un soutien-gorge pareil, une fraction de seconde, même si dans la seconde suivante c’est déjà un peignoir opaque, mais pas assez, plus jamais assez pour effacer l’image du souvenir, le souvenir de l’image entrevue.
Il penserait donc à une vraie Miss Pearl, aux jambes plus provocantes et aux déshabillés plus suggestifs que ceux de la bande de Lucky Lefty. C’est vraiment un garçon plein de vie et d’humour.
Le deuxième jour, dans l’après-midi, le garçon, mes frères et moi, étions à la fenêtre et admirions les beaux paysages (malgré la défense de baisser la vitre).
Le jeune homme portait un chapeau avec trois plumes multicolores qu’il avait fait lui-même (nous a-t-il dit). Tout à coup le chapeau s’envola ! Il ne s’en est pas immédiatement rendu compte et je l’entendais chantonner.
Ainsi perdit-il son chapeau à plumes et malgré tout continua d’être joyeux et boute-entrain.

C’était peut-être aussi parce que maintenant il regardait la courbe délicate de ma joue dorée. Bien que. Bien que nous soyons le deuxième jour et que déjà viennent les vacances et que j’ai oublié qu’il était défendu d’attiser les convoitises. Et si au lieu de la courbe de la joue, c’était le short ultra court et le polo moulant qui l’attiraient.
J’ai trouvé cela magnifique car c’était un garçon terrible.
Je lui ai fait comprendre qu’il était défendu de regarder trop intensément les dames. Mais il n’a pas eu l’air de croire que j’étais une dame.

Nous sommes arrivés au bout du voyage . Au bout d’un voyage. Au bout du quai. Au bout d’un quai. Défense de franchir la barrière. Défense de ramasser des fils même tombés sur le sol. Défense de passer sans présenter son ticket de transport. Défense de ne pas faire la file pour réserver un taxi. Défense de demander une barbe à papa parce qu’à mon âge ça ne se fait plus et que de toute manière ça poisse les doigts et comment la déguster en portant deux valises et un sac ?

Nous avions, mes parents, mes frères et moi-même, passé trois jours agréables en compagnie d’Anglais. On aurait pourtant dit des gens normaux.

De belles vacances commencèrent pour tous.
Tout le monde aime les vacances et quand on n’a pas droit à des vacances, parce que attention les yeux, il faut y avoir droit. Qu’est-ce que vous croyez, vous, là assis dans votre fauteuil, à vous masturber les yeux et les oreilles. Non ? Vous croyez que je ne vous vois pas ? Gaffe, ça rend sourd. Défense de se masturber en tout cas ! Pas un pli ça ! Défendu. Mater sous les gens, défendu, jamais entendu Julien ? D, comme défendu. Comme Dé fendu. Fendu mon cul, oui. Attends la suite, voyou.


Un matin, disait Marie-Jo, dans le bus qui allait à la mer, le conducteur assez maladroit freine brusquement.
Je me tenais à l’une des mains-courantes et en fis le tour pour atterrir sur les genoux d’un monsieur âgé de plus de quarante ans.
Il ne voulut plus me laisser tranquille et me faisait de l’œil et du pied parce qu’il s’imaginait que j’avais fait exprès de déposer mon derrière tout rond sur ses cuisses.
Je descendis donc du bus à l’arrêt suivant, pour lui échapper.
Eh bien non ! Il descendit en même temps que moi mais je ne le vis plus lorsque je grimpai la dune.
Mais lui, comme vous, me voyait bien quand je sortis de l’eau en courant. Le petit Jésus m’avait-on dit était nu. Alors pourquoi pas moi ? Les seins victorieux, le ventre plat souligné d’une mousse blonde, longues cuisses, longues jambes. Dieu que je suis belle bien que je le dise moi-même.

Je suis le paysage qu’il voit, je suis la fille de son rêve.
Hé, gars ! Défendu de regarder. Mais que fait-il, ce n’est pas le jeu, défendu d’approcher. Monsieur, défendu de tendre la main, les deux seins, là, non, ils sont là comme sur les statues des parcs, promontoires à pigeons (s’ils sont propres) et les hanches-là, mais non ça n’est pas pour placer vos mains, c’est défendu Monsieur de glisser la main sur la hanche, pas touche gamin, tes doigts c’est pour toi seulement, mais que faites-vous, je ne vous demande pas de prier, nul besoin d’à genoux se mettre si vous avez quelque chose à dire mais, c’est défendu, ça, oui, ça c’est fendu, non pas les doigts, Monsieur. Monsieur, c’est très défendu ça, la bouche, la langue, c’est horriblement défendu .

C’était même tellement défendu que je n’ai plus reçu qu’une lettre de mes parents :
« Pour nous, tu es morte, nous portons le deuil de la fillette que tu étais et de la femme que tu aurais pu être. Ta conduite est celle d’une Marie-Madeleine ».

Peu de temps après, j’entrai dans une librairie où je m’empresse de chercher l’histoire de cette dame, c’est merveilleux, on dit qu’elle fut caressée par le Christ et puis lavée…
De tous soupçons, c’est moins bien que de tout le corps mais on raconte ce qu’on veut.

D’ailleurs des soupçons on peut en avoir à tout propos. Défendu d’afficher ses soupçons. Défendu le consommateur (remarquez qu’il y a con et sot et puis mateur).

Ainsi raconte Maïté, l’an dernier, je suis allée chercher des bottes.
Je me suis promenée longuement afin de mieux comparer les prix et la qualité.
(suite plus bas)
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Xian

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MessageSujet: Re: DEFENSE D’AIMER   Jeu 26 Jan 2006 - 19:49

défense d'aimer - suite



Finalement, je me décide. J’entre dans un magasin et je demande les bottes noires au prix affiché en vitrine.
Bien que.
Bien qu’avant, cela me plairait de passer cette robe de cuir, sait-on jamais que les bottes et la robe m’aillent bien ensemble ?
Vision fugitive d’un regard de vendeur sur deux beaux globes bruns couronnés de pointes sombres, un derrière méditerranéen un peu lourd mais bien remuant qui fut englouti lors du troisième essayage dans un pantalon orange – qu’il faudrait porter avec des talons aiguilles, mais peut-être les bottes avaient-elles des talons hauts, vraiment hauts, il y eut ensuite le choix d’un chemisier de soie qui se porte sans rien en dessous, un lavande clair qui allait merveilleusement avec ce pantalon, une fine ceinture de cuir rouge, redéboutonner un peu, un peu beaucoup le chemisier, et ces bottes, alors…

On me les apporte, je les essaye, sitôt passées, sitôt achetées.
Hélas, en rentrant chez moi, je constate qu’elles ont deux défauts.
Un bout est plus rond que l’autre, l’une d’elle présente une partie brillante alors qu’elles sont mates.
Je vais y retourner. Défendu de vendre du dépareillé. D’ailleurs avec le chèque que je lui ai donné, c’est bien fait. Défendu de faire un chèque en bois.

Nous sommes le 5 juin 68.
Si vous le voulez. Bien que ce soit défendu de ne pas être à l’heure et à la date.
Hier soir, écrivit Fayth, ce soir-là devait être une importante soirée. Un test. Les démocrates contre les républicains. Mac Carthy d’un côté. En face de lui, celui qui avait annoncé sa candidature au poste de maître du monde : Robert Kennedy.
De Dallas à Los Angeles, le même scénario ! Devant plusieurs milliers de téléspectateurs, méprisant les gardes du corps, un tireur abat celui qui s’est levé pour dénoncer les abus d’une société d’opulence qui crie « Liberté » et opprime dix millions d’êtres pauvres parce qu’il sont pauvres, parce qu’ils sont noirs !
On a créé une commission d’enquête.
Puritain et gagneur, Robert Kennedy avait deux passions : la Justice et venger son frère John Kennedy.

Parce qu’en Novembre 63….
Si vous le voulez encore bien, si l’histoire vous intéresse…
Ce jour-là devait être celui d’un test important. Les Nordistes contre les Sudistes. La visite d’un Bostonnien chez les Texans, le maître du monde chez ses vassaux plus riches que lui : les cow-boys du pétrole.
Debout dans la voiture ! Devant plusieurs millions de téléspectateurs, méprisant le service de sécurité le plus puissant de la terre, un tireur abat celui qui s’est levé pour dénoncer les abus dans un univers qui installe des murs au centre des villes.
On a créé une commission d’enquête.

J’aimerais signer Fayth ma petite histoire. Fayth qui jupe noire très courte et blouse vaporeuse a les seins nus sous la blouse et ne porte pas de slip sous la jupe (donc messieurs-dames, monsieur le procureur – qui allez nous procurer quoi ? absolument immorale et amorale et ça se mêle d’écrire, de politique en particulier, comme si une chose aussi importante, aussi profonde que la politique pouvait être traitée par une sans-culotte !). Puis de toutes façons, j’ai peur d’entrer dans la grande histoire, avec mes petites histoires, les dessous de l’histoire pour une fille sans dessous et sans histoire…
A moins que je ne signe Charlotte, la môme à la baignoire, elle a aussi droit à sa petite commission d’enquête et cela me permettra d’aller me cacher pour qu’on n’enquête pas trop sur moi.
Vous n’avez pas remarqué ? Ceux à propos de qui on enquête ?
On frappe à ma porte, ils se présentent, ils ont l’air gentils, ils disent qu’ils s’appellent Bivet, Fichard, Malchow, Rihait.
C’est vrai, l’aumonier l’a dit, on est toujours puni, pas pour ses péchés, mais par ses péchés.

Défense de pêcher. Défense de chasser. Défense d’entrer. Ministre de la Défense. Prendre la défense du faible. Défense d’une théorie. Défense d’une ville. Défense contre avion. Défense nationale. Défense passive. Donner la parole à la défense. Défense de proboscidiens… clair et net, je l’ai souvent dit moi-même, si on laisse les proboscidiens nous envahir, où allons-nous ? Il serait intolérable que le fer de lance qui de ses deux mamelles qui portent l’emploi sur les fonts baptismaux de la nouvelle technologie qui permettra à l’agriculture communautaire de recevoir le subside nécessaire à ses œuvres-vive pour que vive la fin dans le monde et vive la France, oh ! oh ? je m’égare, cher téléspectateurs, ceci n’était que la préparation d’un discours nègre, pardon que la préparation d’un discours d’un de nos meilleurs hommes politiques par son nègre, alors Champignaciens ! debout ! Scuse Dédé, c’est le feu de l’action. Je sais, je sais, depuis Gabin, je sais qu’il est défendu de copier. Gabin ? C’était mon instituteur, vous imaginiez quoi ? Qu’il n’y a qu’un âne qui s’appelle Martin ? Preuve que non, sans vouloir vous vexer, M’sieur Gabin. Défense de marcher sur la pelouse .
Et puis aussi défense de faire du bruit.

De la motorette au gros cube, explique Marie-Chantal, route ou tout terrain, il y a le choix ! (pour faire du potin).

Mais laquelle choisir n’est-ce pas ? Laquelle ?
C’et quelque chose, la première moto, non ?
Des jours et des jours de rêve, de catalogues compulsés, de revendeurs interviewés, d’amis ou de copains approchés.
Un gros cube ?
De la fine mouche au gros cul, disait Reine (6e à gauche, en montant, Résidence Les Bosquet) croutes ou super-propre, il y a le choix.
Evidemment que prendre ?

C’est important, la première fois. Des nuits et des nuits de rêves et de revues de cinéma, de bodybuilding, de santé-beauté compulsées.
Des camarades interrogés aux pourvoyeurs approchés, que faire ?
Un gros cul ?
Un gros cube, ça tente vraiment !

C’est beau et ça va vite ! Tu te vois déjà à la place de Michel sur cette belle sept cent cinquante… mieux encore, c’est toi qui te vois arriver sur ce bolide ronflant, la douze cent… ! Cela coûte cher !
Et des tas de gens ont peur…. Hé ! Bourgeois ! Ta fille sur une moto, ça te fait peur ? Tu es contre ! Tout le monde est contre la moto, la moto qui tue des parents, la moto qui pollue des écologistes, la moto désordre des gendarmes, la moto sexe des cons, la moto menace, gênant, la moto qui double frôle court…..
Un gros cul, ça tente vraiment. C’est super et ça roule dans tous les sens. Tu te vois déjà à la place de Michel sur cette belle Africaine… mieux encore, c’est toi qui galope tout terrain sur cette Asiatique performante. Cela coûte cher ? Beaucoup en ont peur ? Hé ! Ducon ! Oh, pardon, ce n’est qu’un uniforme, excusez-moi, voulez-vous. Je ne suis qu’une fille, ils sont tous contre les filles, tout contre aurait dit Sacha. Disent-elles ? Je n’y comprends rien ? C’est déjà défendu de ne pas comprendre. Bon, je vous laisse à vos mécaniques. Je vais me graisser les doigts ailleurs.
Ciao.
La moto.
Liberté.
Dis papa ! Tu ne te rappelles pas ? Ta Saroléa 1947, ce n’était pas un engin du diable ! Ce n’était pas une stupide machine pour affirmer sa virilité (la virilité, je laisse ça à Pierre Perret). Ce n’était pas pour mourir jeune !
Alors, mon gros cube ?
Oui, c’est vrai, c’est trop lourd – pour ma bourse – et vraiment.
Tu vois, je la pose contre un mur, elle tombe. Je ne peux même pas la relever. Et la selle : qu’elle est large la selle, et le guidon, si dur le guidon.
C’est beau un gros cube… hm pour ce type-là, barraqué comme Tarzan ou pour les fanas rétros d’Harley.
J’ai dû en revenir à un petit cube, enfin pas trop petit, d’une marque que je pourrai revendre si j’ai tout de même eu les yeux plus grands que… C’est un bel engin. Si je veux, je reste en jupe… mais, gare à mes genoux si je tombe ! J’ai choisi un démarreur électrique, parce que le kick, je laisse cela aux garçons.
J’ai un peu peur de tout confondre, le code de la route et le livre d’entretien mais j’apprends tout par cœur, je ne connaissais rien. La priorité des tramways, la manière de retendre une chaîne, l’aquaplaning.

Et puis la météo. T’as vu. Je suis un peu folle. Je commence à faire de la moto en plein hiver ! Faut que je trouve une brave tante à héritage et un fiancé gâteau pour me payer des bottes fourrées, des grosses chaussettes.
Casque, gants, bottes, combinaison globale… Ne jamais l’oublier celle-là si c’est pour la vitesse ou les sous-bois.
C’est elle qui évite les bobos, les enflures… et les vêtements tout mouillés.
C’est qu’il pleut, par ici, hein !
Tiens ? Comment ça se fait ça ? le gouvernement ne fait-il rien ?
Il devrait être affiché partout : Défense de pleuvoir.
Plus tard j’aurai peut-être une belle japonaise avec un de ces noms de nulle part… d’où est-ce Honda, Yamaha, Suzuki, Kawazaki et les autres, d’où ils viennent ceux-là, BMW, Guzzi, Montessa… ?
J’ai même vu un curieux engin, l’autre jour, chevauché par mon garçon-coiffeur… Je ne sais pas si j’ai bien lu : Lambretta. Je lui ai demandé ce que c’était, il m’a répondu :
Enfin ? Une Vespa quoi ! Tu ne sais pas ce que c’est une Vespa ?
Bon, faut que je m’en aille…… VROUMMMMMMMMMMMMM
Encore un mot avant de baisser la visière :
A toi qui roule dans ta caisse à savon tout confort, fais attention à moi.
Défense de culbuter les motorettes.
Des fois que cela ferait boum.

Cernée par un faible halo gris terne (encore que le halo ne cerne d’habitude que le soleil ou la lune et que les cernes ne sont qu’autour de mes yeux après l’amour de la vie et de l’amour). La Terre sertie dans le cristal du firmament infini se voyait depuis Mars.
L’embarcation filait dans un bruissement léger, sur le canal. La proue dessinée par un architecte savant fendait le liquide qui s’écoulait lentement le long de ses flancs bombés et qui se refermait infiniment. Sans bulle, sans vague et sans écume, reflétant l’ombre de fantômes d’ayant-vécus, l’onde secrète et profonde me portait, rêveuse Tram Kim. La nuit aujourd’hui était noire et dense avec seulement un clair de Terre.
Phobos et Deïmos n’étaient pas perceptibles. Dans l’obscurité le feulement d’un Guinapyx retentit. Rauque et strident, comme en réponse, le cri d’un Ichtyopax, puis le silence.
Soudain, là-haut dans le ciel, comme sortant de la Terre, une clarté d’éclair d’orage. La nuit devint d’argent dans le Cosmos, la lumière revint comme si le soleil avait été réinventé. Puis, suivant la lueur, le bruit de mille enfers.
J’ai su que les hommes avaient réussi.
Le plus grand champignon, depuis la genèse, venait de naître.


Défense de cultiver ? Défense de rêver.

Au petit matin, comme partout dans l’Univers, les crieurs de nouvelles l’annoncèrent : Il n’y aurait plus jamais de clair de Terre.
De l’infinie poussière des temps était venue la Terre.
Dont plus personne ne parlerait dans quelques jours. Car de nouveaux graves événements se déroulaient sur Vénus. L ‘équipe de Uranus III avait mis cinq fois le ballon rond dans les buts contre deux.

Une fameuse défaite dont on se souviendrait dans l’Histoire.
Défense de jouer au ballon dans la cour.

Alors, il n’y a plus rien, il n’y a plus de terre ou il n’y a plus de cons ?
Je voudrais être une larme pour toucher ta joue m’a crié Véronique.
Le hasard pour attirer ton regard, une fleur pour te combler de bonheur. Chanson je serais, tu fredonnerais mon âme, et si j’étais le soleil, je te ferais merveille.
Et si j’étais moi et que tu m’aimes.

Sylvie est venue de loin, dis, t’es venue de loin ? Qu’est-ce que t’as aux mains, t’es venue de loin ?Tu disais qu’on t’appelait Claire, comment veux-tu que je te croie, je ne t’ai vue que laide et grasse. Est-ce possible qu’on t’appelle Claire ?
Tu me dis que tu es née là-haut, dans la montagne ? la mer ?
Homère ? Dis-moi ton nom ? Sylvie Lhomer ? Et tu as écrit l’histoire de Claire. Laisse-moi la redire alors, mais comme je suis triste.
Dis ? Qu’est-ce que t’as aux mains ? Où c’est dans les yeux ? Qu’est-ce que t’as aux yeux petite Sylvie ? Sans doute y croyais-tu ?

Défense, super super défense, d’y croire.

Elle est née dans la montagne disais-tu, du ventre de sa mère à quelques pas plus loin, elle a cru qu’elle mourrait tant elle était menue.
Vite elle avait quitté sa mère, et pour survivre, dû comme nous tous oublier de vivre pour ne savoir que lire au fronton des églises :
« Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front »
(On dit maintenant : la bataille de l’empois)

Voyager et travailler la terre, sans jamais profiter du travail accompli : arroser d’immenses champs de blé que l’on ne voit jamais blondir, aider de tristes bateliers qui ne rapportent jamais de souvenirs d’un lointain voyage.

Un jour, elle a grandi. Elle a voulu connaître les hommes, s’est arrêtée dans les ports… et c’est ainsi qu’elle s’est souillée. Des enfants lui ont jeté des pierres sous le regard bienveillant de leur maman. Alors…

Alors au hasard des pentes, elle a continué son chemin, charriant sa peine de village en village, rencontrant quelquefois une sœur aussi mal en peine.
Triste à mourir à songer se jeter dans la mer. Saleté et pourriture au cœur, tu t’appelais Claire, quel joli nom, quelle belle histoire, je pleure Sylvie en la relisant et crois-tu qu’ils en avaient fini avec elle, depuis qu’ils l’avaient rebaptisée Garonne.

L’histoire n’était pas finie, il fallut la marier, contre nature, à la Dordogne. Il fallut lui faire porter les tankers, et supporter les huiles qui font des cercles irisants, martyrisants. Gironde.
Et l’océan qui domine les hommes essaie chaque jour de nous venger. Connais-tu, Sylvie, les colères de Gascogne ?

Ne pleure pas, Sylvie, un jour, à moins que ce ne soit une nuit terrible, pour leur faire peur à tout jamais, la houle portant les flots envahira leurs terres et leur recrachera au visage les papiers gras, les cartons de lait, les bouteilles vides d’huile solaire, les bouchons, les bidons, les récipients, les planches, les boîtes, les jouets cassés, les vieux langes, les mégots de cigarettes, enfin tout ce dont ils se sont complus à nous offrir.

Déjà mon amie Meuse se venge, avec son copain Rhin, ils évaporent des pluies acides qui les rongent.
Ils rigolent du petit avis : Défense de jouer dans l’eau.
Un jour Sylvie, il y aura de nouveau les oiseaux là-haut et les poissons dans l’eau.
Il n’y aura plus d’ordures, nous aurons noyé tous les hommes.

Il est temps d’en finir, avec toutes ces filles et tous ces amours !

AA, c’est d’abord une double fois la première chose de la langue française, après, c’est le symbole de l’are et de l’argon, cela peut être une abréviation d’ampère (pour les bègues, bien entendu) et si on ne sait ni a ni b c’est qu’on est con. Konèkon ? Une nouvelle russe ? Double a, c’est cruciverbiste et c’est à Saint Omer. Sintomère ? Un nouveau produit chimique ? C’est aussi depuis quelques temps le sigle du lait qui bout plus blanc. Fils de pub ? A.A. c’est aussi un confrère consoeur qui fit un jour un texte qui n’avait rien à faire avec votre beauté qui nous pardonnera de n’avoir retenu ce mois-là que ce texte-là !

Parce que ce texte-là, nous aurions bien dû réfléchir… miroir, dis-moi qui est la plus belle…….


(suite et fin, ci-dessous)
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MessageSujet: Re: DEFENSE D’AIMER   Jeu 26 Jan 2006 - 19:50

défense d'aimer ... suite



J’ai lu le titre que je te prie de me prêter, mais je me méfie, sais-tu que depuis, j’ai appris, plus que toi peut-être ! J’ai même appris qu’il était impossible d’interdire les noms communs… Je t’expliquerai si tu veux et si je ne suis pas en prison. Tu savais qu’on pouvait aller en prison d’avoir écrit ? Bien sûr tu le savais, mais tu étais prudente. Moi, je ne l’ai jamais été assez.

Avec intérêt mêlé d’étonnement, tu avais donc bien lu. En Chine populaire, l’acte d’amour ne se pratique qu’en état de mariage et à regret (il n’y avait alors pas encore d’autres systèmes pour perpétuer la race – mais depuis, rassure-toi, on a cherché, on a trouvé, doutais-tu du génie de l’homme ? Te voilà rassurée) dans l’ombre et au maximum trois fois par mois.
Il paraît, toujours selon les mêmes sources que les Chinois n’éprouvent aucun désir, mais l’on ajoute aussitôt qu’ainsi la concentration de l’esprit au travail pour la patrie, de cinq heures du matin à sept heures du soir, s’en trouvait encore renforcée…
Pauvre Chinois !
Il est tout de même difficile, disais-tu, d’imaginer que des centaines de millions d’individus apparemment normalement constitués, ont d’un seul coup et avec ensemble changé de comportement aussi totalement (je me permets de te signaler que cela arrive plus souvent que tu ne sembles le croire, il paraît – par exemple – que tous les gens de ces pays qui s’appellent Pologne, Hongrie, Tchécoslovaquie, Russie, Lithuanie, Lettonie, Estonie, Allemagne de l’Est, Bulgarie, Roumanie, Yougoslavie, sont devenus, du jour au lendemain, pas nécessairement tous ensemble mais tous tout de même, philantropes, qu’ils travaillent tous pour le plaisir commun). Je passe une phrase où il est question de mandarin, qui ne peut aujourd’hui, pour nos lecteurs qu’être le masculin de mandarine.

Quoi qu’il en soit écrivais-tu, en Chine : Défense d’aimer !

Nous, nous sommes un peuple libre (on a même, c’est moi qui le dis, des radios libres qui peuvent demander à une haute autorité le droit d’émettre !). Au cri de « Vive la liberté » nous avons pris la Bastille et abattu les tyrans. Sans grand mal dis-tu, d’ailleurs, la Bastille était vide (et Nini peau-de-chien alors ?) et les tyrans chancelants.

Mais nous avons commencé, c’est moi qui le dis, en coupant beaucoup de têtes, était-ce une manière de perdre la nôtre ? Et que faire sans tête, mais sans doute l’avons-nous très réellement perdue, à lire ce que tu disais et la vie que je vis chaque jour).
Toujours au nom de la liberté, A.A., tu nous dis que nous avons appris à nous donner des institutions, à les changer, à crier selon le cas et le moment « Vive la gauche » « Vive la droite » ou « Vive le centre » (Ne t’es-tu pas emportée ? Ils ont crié « Vive le centre » ? Crois-tu ?).

Bien certains en tout cas que l’on ne nous contestera jamais le droit d’aimer. Ouais ! (C’est toi qui le dis) aujourd’hui : mais demain ?

Demain, c’est aujourd’hui (C’est moi qui le dis) Un coup d’œil autour de nous, nous assure que notre liberté est bien protégée :
Défense de fumer. Défense de stationner. Défense de doubler. Défense de dépasser le 90. Défense de se chauffer au-dessus de 20°. Défense de ne pas travailler de 4 à 16 ans. Défense de travailler après 65 ans… Non, avec toi nous sommes d’accord, arrêtons cette litanie qui n’en finirait pas. Notre liberté, c’est moi qui le dis, est bien défendue. Et, c’est toi qui le dis, d’autres défenses se préparent dans l’ombre. Défense d’hériter. Défense de posséder. Défense d’être riche et défense d’être pauvre. Défense. Défense. Défense. Et encore toi, tu ne le savais pas, qu’il était défendu à Vilvoorde de prêcher en Français et à Manhattan d’être communiste et à Santiago d’être socialiste. La pyramide des interdictions s’élève, quel que soit le régime ou le type de société. On n’entend jamais parler d’une permission nouvelle (j’ai même lu : défense d’uriner – comment font-ils ?) et une interdiction n’est levée que pour être remplacée par une autre plus draconienne encore. Alors ?
Si Alphonse Allais vivait encore, il dirait probablement qu’au lieu d’abolir les privilèges, il aurait mieux valu abolir les servitudes, toujours au nom de la liberté (tu as ajouté, en ce temps-là, les mots égalité et fraternité. Moi, je n’ose pas les écrire, tu crois qu’ils sont encore dans le dictionnaire ? Et si le petit Larousse avait semé tant et tant à tout vent qu’il ne serait plus que des pages libres après le mot égailler (s’) v. pr. (de l’anc. fr. esgailler, disperser). Se disperser.

A force d’interdire, la civilisation finit par faire perdre la joie de vivre. Je te laisse, chère AA, comme c’est beau, on dirait âme qui va s’envoler vers… la liberté.
Oui, nous y sommes.
Sur la pente.
Demain………………………..Défense d’aimer ! En rouge, sur fond blanc.

On a eu un grand homme qui nous a dit : « Je vous ai compris ».
Quoi ?
Quelques temps plus tard, l’endroit historique n’était même plus dans le pays.
Une ville européenne accueillait en 1958 une immense kermesse dont le thème était… « Pour un monde plus humain ».
Dubcek, dix ans plus tard en rit encore.
Et si l’on entend un peu moins le bruit des bottes…
C’est que le macadam est plus mou que les pavés et que les bottes sont en plastique souple.

Au revoir .
Et bonnes nouvelles………
Tu imagines le coup que je viens d’avoir ? Je me dis non, c’est fou, je suis fou, je prends le petit Larousse, rien que des pages blanches,
alors, c’est arrivé, ils l’ont saisi.
Normal alors, qu’il soit tout pâle.
OUF
Mais ce n’était qu’une alerte fausse… je m’étais trompé . De livre.

Le livre avec rien dedans que des pages blanches, c’est un cahier.
Seulement un gros cahier et à bien regarder toutes les pages ne sont pas blanches.
A la ronde et précieusement, comme un enfant aurait écrit… quand les enfants écrivaient à la ronde…
Si tous les gars du monde voulaient se donner la main, alors, tout autour du monde, on pourrait faire une ronde…

C’est Fort, non ?

Allez, t’inquiète, bonne nouvelle, va au boulot, on t’attend.
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MessageSujet: Re: DEFENSE D’AIMER   Ven 27 Jan 2006 - 11:28

(suite du jour)
Un quart d’heure plus tard, Wanda était reconnue par le reporter qui rangeait ses papiers et une tournée générale fut proposée, le sacre local de la chanteuse du-ra jusqu’aux petites heures.


Je dois avoir un genou démis pense Henri. Je ne peux utiliser que mes bras pour glisser sur la chaussée. Il n'y a personne, personne pour me venir en aide. Je me traîne. Je dois ressembler à un crocodile évadé d'une bouche d'égout. Je tourne au hasard espérant être dans la direction de mon logis. La ville est différente le nez à ras de terre. J'ai mal. Je perds courage. Je ne vais pas tarder à me laisser mourir.
Ai-je été trahi par la fille ? Je ne peux pas y croire. Elle avait tout loisir de me détrousser et elle ne l'a pas fait. Ce sont les aléas de la nuit. Quatre brutes contre un pigeon. Ils ont dû avoir une vraie surprise en découvrant la petite fortune que je trimbalais. S'ils savaient...
Tout en avançant centimètre par centimètre, j'évoque la belle petite pute si experte et si douce. Elle valait bien une rossée. Elle vaut bien que j'arrive jusque chez moi. Chez moi ?


Je me réveillai, sortant d’une difficile léthargie. Ce n'était qu'un mauvais rêve. Le froid était là, mais il était dehors. Mon appartement était chaud, le vent ne s'y engouffrait pas. La grisaille glaciale réussit tout de même à me gâcher ma grasse matinée, celle du dimanche matin, le seul jour où je pouvais me reposer un peu. Je savais que je ne me rendormirais pas. Il faisait encore noir au dehors bien qu’il soit je pense, déjà, sept ou huit heures du matin. Je regardai le radio-réveil, gentiment of-fert par le patron des Trois Suisses et faisant un compte rapide, j’admis que je n’avais pas dormi plus de six heures cette nuit. Je m’aperçus soudain que je ne me sentais pas très bien.
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