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 D'une phrase à nos mots...

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Alf
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MessageSujet: D'une phrase à nos mots...   Jeu 4 Déc 2008 - 15:18

"Il marchait dans le chemin comme un homme, mais il parlait comme les eaux"... (Jean Giono) À partir de cette phrase... Mon texte...

Il les sentait sous chaque pas, mesuré, parfois hésitant, parfois plus sûr, comme autant de questions qu'il aurait posées au sous-sol. L'eau pour lui était plurielle, multiple...
À chaque pas des mots en gouttes, en flot, en cascade, en chute, sourdaient du tréfonds de sa gorge, malgré lui entraînés par la vague d'émoi. Il connaissait le chemin, comme tous les chemins alentours. Il en avait arpenté tous les moindres contours, les moindres ornières. Mais l'émotion restait intacte au fond du fond de lui...
Des mots glacés, absence, soif, hiver, désolation, mort...
Des mots froids, ironie, sans domicile,soif, dédain, sècheresse, oubli...
Des mots tièdes, hésitation, pas de loup, prière, soif, rapprochement, source...
Des mots chauds, partage, accompagnement, caresse, bras, naissance, soif...
Chaque mot, chaque pas faisait naître au bout des doigt du vieil homme un léger tremblement de coudrier. Il en avait les eaux aux yeux...
Ce soir, il marche dans le chemin, un nouveau chemin de la soif, comme un homme. Éternel recommencement des mots en nappe, en cascade, en eau plurielle et multiple pour le vieux sourcier.
Au bout des doigts, soudain, sept mots jaillirent, comme les merveille de son monde : "Ça y est, elle sont toutes là !"
Ses eaux seront trésor unique pour l'homme assoiffé qui l'avait appelé à l'aide dans sa recherche de la vérité et... de son puits.

Alf
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Romane
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MessageSujet: Re: D'une phrase à nos mots...   Ven 5 Déc 2008 - 0:42

Qui s'y colle ? (je n'ai pas avancé le mien d'un pouce)

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
"Bonjour, je suis Romane, alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane."
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Laconfiture
Palala
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MessageSujet: Re: D'une phrase à nos mots...   Sam 6 Déc 2008 - 2:07

Oh bah, je m'y colle. Moins optimiste que la pros'Alf. Un baiser à lui.


Il marchait dans le chemin comme un homme, mais il parlait comme les eaux. Giono.

Des orages dans les poches, le chemin à l’envers, et la pluie sur le monde. Le monde qui éclate. Et lui sur le bord. La mer et la tête qui divague. L’air qui éclate. Si on étouffe, si on étouffe sur le chemin. Et demain, on verra la marée. Qui se retire et qui tire des coups étouffés. Demain, on verra rien du tout.

Des orages qui coulent, et qui coulent tout autour. La ville fait du silence et des tours, des tours. Toutes droites, sans butées. La ville qui racontes des nuits noires. Si on étouffe, on étouffe sur le chemin, un soir. Et demain, la ville aura un jour joli. Qui coule, sans homme dans la foule. Demain, on verra rien du tout.

Des orages te crachent, et crient plus fort que toi. Et le cœur sur le bord, sans oser. Se jeter. Si tu étouffes, et le bruit tout autour. Si tu étouffes, si tu noies. Et toi, et ton monde qui éclate. Si tu étouffes, les pluies, chaque jour et chaque nuit. Et peut-être demain, on verra un homme sur le chemin. Peut-être, que l’eau sera montée. Plus haut, plus d’eau encore.

Un cadavre de bouteille.
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Romane
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MessageSujet: Re: D'une phrase à nos mots...   Sam 6 Déc 2008 - 3:38

Il marchait dans le chemin comme un homme, mais il parlait comme les eaux.
Il déversait des rideaux de pluie. Les mots dansaient. Les mots tombaient. Ils faisaient floc. Ils faisaient floc.
Alors il se mirait dans la flaque. Il se trouvait beau dans les ronds de l’eau. Il ondulait. Il se congratulait. Il dégoulinait de larmes de joie et les larmes roulaient. Elles tombaient. Elles faisaient floc. Ça faisait toc ; c’est qu’il guettait. L’océan.
Il était impatient, il voulait se voir grand, il voulait se voir beau, il voulait tout entier s’admirer. Alors il parlait encore, encore, encore ! Des torrents jaillissaient de sa gorge. Ils dévalaient son ventre et tombaient à ses pieds et ses pieds tout mouillés faisaient floc dans la flaque et la flaque grossissait. Lui aussi grossissait dans la flaque, mais pas encore assez. Alors il suait, mais d’effort cette fois. Il fallait battre un record. Un océan plus grand que l’océan. Du jamais vu. La grande crue et lui dans les ronds de l’eau tout entier, tout entier. Il transpirait ses verbes aux temps des moussons. Ils ruisselaient, ils s’entassaient en averses serrées, en trombes-rafales et lui devenait plus mastoc pendant que la mare s’élargissait. Ça commençait à faire vrai.

C’est là qu’il eut l’idée de canaliser ses esclaves. Les petits noirs suent dans l’ombre juste comme il faut pour aider. Il leur commanda de déclencher la marée, et puis de démonter l’océan, pour grossir les ronds encore, encore, encore ! La mare devint fleuve et le fleuve déborda. L’inondation fut grandiose, elle submergea la terre, elle roula par-dessus la mer. L’océan naquit. Plus fort que tous les océans. Les rouleaux furent parfaits.

Il n’eut pas le temps de s’y admirer.
Avalé.
Plouf !

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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lison

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MessageSujet: Re: D'une phrase à nos mots...   Sam 6 Déc 2008 - 3:50

Qu'est-ce une goutte d'eau dans l'océan ?
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Vic Taurugaux

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MessageSujet: Re: D'une phrase à nos mots...   Dim 7 Déc 2008 - 13:38

Il marchait dans le chemin comme un homme, mais il parlait comme les eaux

Il dégoisa, comme le font les oiseaux. Les tourne-pierres, les échasses, quantités de sternes et de mouettes qui attendaient comme lui le jusant pour braconner quelques palourdes, moules où huîtres qui, un temps échappées des parcs alentour reprenaient goût à la vie sauvage. Le soleil s’abîmait dans le marais breton rougissant les vasières et les balises-perroquets aux ombres patibulaires marquaient sur l’horizon le chemin enfin émergé : le passage du Gois. Depuis toujours, les eaux s’immisçaient silencieuses et se retiraient pareillement à chaque marée dans ce paysage où la limite entre la terre et la mer fluctue. Il y avait déjà bien longtemps que Bouin, Beauvoir-sur-mer, Salleternes s’étaient réfugiées sur le continent et ne conservaient leur caractère insulaire que dans la mémoire des anciens. Seule, Noirmoutier, fière, aspirait encore au grand large et, il avait fallu la construction du pont pour définitivement l’amarrée à l’estacade de La Barre de Monts.

Alors, aller dire que désormais les eaux parlaient, c’était vraiment délirer ! Loïc ronchonnait tout fort en remâchant tout cela dans la brise. Ses sabots claquaient sur ses pavés dont la disposition de guingois disait bien l’effort de la mer sur sa chaussée. Cela faisait plus de trente ans qu’il était l’unique cantonnier affecté à cette portion de la route nationale 148 reliant Limoges à Noirmoutier. Les eaux, il ne connaissait qu’elles, la sournoiserie des courants, l’irascibilité de la houle, le charme maléfique que prend le flot durant l’été pour mieux piéger ces malheureux estivants trop amateurs de cartes postales. Aussi ce soir, ne souhaita-t-il plus fréquenter le bar-épicerie de la Mère Bihan où l’attendaient pourtant chaque fin-d’après-midi, Job, Jean-Louis et Corentin pour leur habituel partie de cartes. Finies toutes ces images cartonnées qui veulent vous faire croire qu’un jour vous serez riches ! Finis ces trois amis « marins-pêcheurs » qui prétendaient toujours s’appeler ainsi alors que le Marie-Jeanne, leur fameux caseyeur, pourrissait depuis plus de huit ans sur le rond-point de la Guérinière ! Il souhaita ne plus jamais être ennuyé avec leurs histoires de morganes et autres sirènes qui, paraît-il, appelaient un jour tous les hommes dans les plis de leurs vagues !

Lui connaissait son passage qui le relierait toujours à la terre ferme et il n’avait rien voulu entendre de ces vaniteux hauturiers qui s’alarmaient de l’heure tardive ! Il avait du, comme à son habitude encore régler les nombreuses tournées, retrouver sa casquette sous la table, et, il marcha ainsi jusqu’au bout de son chemin en oubliant définitivement le coefficient.


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Alizé

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MessageSujet: Re: D'une phrase à nos mots...   Dim 7 Déc 2008 - 21:43

"Il marchait dans le chemin comme un homme, mais il parlait comme les eaux"... (Jean Giono)

Il marchait, d'un pas rapide, automatique, aucune intention ne motivait sa marche, c'était une marche forcée...sa seule finalité ; tenter de prendre de vitesse l'angoisse sans nom qui s'était emparée de lui. Il marchait comme pour exorciser son dégoût de vivre ; la stupeur lui avait volé ses mots et brouillé son entendement.
Plus rien ne sera jamais comme avant.
La marche s'était emparée de ses jambes....d'abord il avait tourné en rond, encore et encore entre les quatre murs de la maison vide.
Elle était partie.
Il était la force, elle était la douceur incarnée, sa voix coulait comme l'eau d'une fontaine, un clapotis régulier, rassurant qui pénétrait par les oreilles et se frayait un chemin jusqu'au coeur de l' époux. Ce coeur qui ne battait que pour elle, qui ne percevait qu'elle même quand il n'était pas en elle...sa femme ; sa joie vive.
Mais l'eau n'aime pas dormir, les circuits fermés ne fonctionnent qu'un temps. Elle devait partir.
Alors il comprit que l'animal blessé en lui, ne supporterait plus les quatre murs contre lesquels il se cognait à chaque tour, quatre tentatives violentes de son épaule à chaque tour pour repousser les parois rigides du nid d'amour. A chaque choc,il accompagnait son geste d'un grognement.
Il devenait fou.
La table était au centre de la pièce, un mot écrit au marqueur fluo avait attiré son regard : " Pas un instant ne s'écoule sans que je pense à partir, aujourd'hui j'ai décidé de suivre sans toi mon propre chemin de vie. Adieu."
Pas un instant ne s'écoule ?
Cet amour n'aurait-il été qu'une illusion ou pire un mensonge chaque jour réitéré ? Inacceptable ! Mental déconnecté, seuls les pieds se mirent en action, pied droit, pied gauche, droit, gauche...ils dessinèrent autour de la table du salon une spirale qui a chaque tour devenait de plus en plus large...AAAhhh, les murs ! La porte !
Dérouler la spirale, s'éloigner de ce message.
La forêt toute proche accueillit son errance.
Il marchait sur le chemin.
Ou plutôt, ses pas ouvraient un chemin, car il ne savait pas où il marchait , il filait droit devant.
Pas un instant ne s'écoule, répétait-il.
Un instant ne s'écoule
Instant s'écoule
S'écoule
Coule...coule...coule...

Ne restait que ce mot répété tel un mantra, et sa tête vide, et le chemin qui avance.
Ce mot jaillissait de son coeur aimant, en répétitions spasmodiques, les larmes demeuraient contenues dans son corps inondé de chagrin.
Coule...coule...coule...à chaque mot prononcé son expiration devenait plus profonde et son pas moins rapide, jusqu'au moment où il prit le rythme de la promenade.
Il marchait sur le chemin comme un homme, il ne s'était pas écroulé...la phrase d'adieu l'avait charrié, transporté, avait liquéfié son esprit, les mots parlaient en lui comme un flot, ils circulaient dans son corps, il sentait la terre sous ses pieds boire son trop plein d'énergie qui s'écoulait par ses orteils, les doigts de ses mains fourmillaient douloureusement, il offrit aux tronc des arbres, à leur feuillage cette chaleur qui irradiait de son coeur, il lui sembla que l'herbe devenait plus verte, les feuilles plus lumineuses, la nature avait absorbé sa douleur, elle resplendissait...L'homme entendit un chant d'oiseau.


Dernière édition par Alizé le Lun 8 Déc 2008 - 1:15, édité 1 fois
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semeur_Kiss_semeur

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MessageSujet: Re: D'une phrase à nos mots...   Lun 8 Déc 2008 - 0:11

"Il marchait dans le chemin comme un homme, mais il parlait comme les eaux"... (Jean Giono)

Il avait choisi cela, se croyant original. Il aurait pu tout bêtement rester fermement campé à terre, animal … et parler avec les oiseaux !

Mais non : il avait décidé de se dresser, ridicule fil debout, pour faire différemment, pour changer d’angle de vue, pour marcher sur SON chemin.
Et devant les moqueries, il avait fait l’ignorant, feignant de ne pas comprendre, et de n’être point touché…
En vérité, il était si profondément atteint qu’il songea dans sa solitude créer de nouveaux phonèmes, qu’aucun être sur la terre ne pourrait jamais comprendre.

C’était un code très spécial, fait de bien et fait de mal, de tolérance et de pouvoir, qu’il allait utiliser pour asservir la terre entière.
Ceux qui le mettraient en doute tomberaient sous son déluge,
il ferait parler la foudre, lui qui avait dompté le feu !
Et il glacerait le sang, lui qui pensait ouvrir les eaux.

Et ceux qui accepteraient sa puissance, son langage,
se verraient apprivoisés, docilement enchaînés, mais sans jamais rien comprendre.

C’était un code guerrier, au fond !
Et maintenant que sur terre les sorts sont réglés, il va bien falloir le propager, … dans le reste de l’univers.
Mais ça, c’est une autre affaire.
C'est un tout autre chemin,
aride, sec à vous glacer les os... sans jamais geler les eaux.
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Romane
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MessageSujet: Re: D'une phrase à nos mots...   Lun 8 Déc 2008 - 3:33

Fameuse diversité des textes ! Des trésors dans chacun ! continuez c'est extra. chinois

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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Farouche

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MessageSujet: Re: D'une phrase à nos mots...   Lun 8 Déc 2008 - 10:46

Merci à tous pour vos différences Smile

Bon alors, à l'arrache, m'octroyant quelques minutes comptées, comme un mini-défi à moi-même.

"Il marchait dans le chemin comme un homme, mais il parlait comme les eaux"... (Jean Giono)

Dans la colère ses mots grondaient, roulaient, dévalaient en cascade, charriant des pierres d’insultes et le bois flotté des non-dits, éclaboussant les berges en gerbes glacées.
Dans l’amour ils serpentaient, en méandres de miel irisé, s’enroulant autour des roches qui affleurent, caressant des idées mouvantes comme des truites argentées.
Dans l’ennui il les regardait stagner, croupissants, avec de la vase verte qui remonte à la surface et les étouffe.
Dans le silence, ses mots s’allongeaient au fond, tout au fond de sa nuit lacustre et dormaient.
Il parlait comme les eaux, mais marchait dans le chemin comme un homme…
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Vilain
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MessageSujet: Re: D'une phrase à nos mots...   Lun 8 Déc 2008 - 14:26

"Il marchait dans le chemin comme un homme, mais il parlait comme les eaux"... (Jean Giono)


à l'arrache aussi.....

Cela faisait des heures qu'il marchait....Dans ces conditions, on comprendra qu'il fut particulièrement heureux de découvrir ces sources...De l'une coulait une eau limpide et fraiche. De l'autre, une eau verte et salée...il ne pu s'empêcher de gouter aux deux...Quand il repris sa marche, de sa bouche sortait le bruit d'explosions incessantes..."BOUM, BOUM, BOUM !"......Il aurait dû savoir que les eaux bues éclatent..
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Romane
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MessageSujet: Re: D'une phrase à nos mots...   Lun 8 Déc 2008 - 14:27

mdr mdr mdr

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Renord

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MessageSujet: Re: D'une phrase à nos mots...   Lun 8 Déc 2008 - 20:30

Éclatant ton texte Vilain.
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Bobonne

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MessageSujet: Re: D'une phrase à nos mots...   Mar 9 Déc 2008 - 2:13

"Il marchait dans le chemin comme un homme, mais il parlait comme les eaux"...
puissantes des torrents de sa montagne qu’il arpentait dès l’aube de son pas de métronome. Seul ? Non jamais seul, dans la symphonie des ors qui rosissaient les cimes majestueuses, au rythme lancinant des ses marches quotidiennes, il avait trouvé son chant. Dans sa voix où roulaient les galets on pouvait aussi entendre le tintement des clarines, les aboiements des chiens, les cris déchirants des choucas et le souffle du vent dans les cheminées de pierres. Le murmure des sources qui se muent en cascade dans leur descente infinie vers le monde d’en bas, toute la musique de sa montagne qui était sa maison il l’avait fait sienne dans le silence des nuits étoilées. J’écoutais cet homme frustre me parler de sa voix paysage. Il marchait à mes côtés, heureux de notre rencontre inattendue au détour d’un sentier, bref partage d’une présence humaine précieuse par sa rareté. Il marchait dans le chemin comme un homme, mais sa voix était la terre même que nous foulions, gorgée de tous ses secrets, de toutes ses richesses. Il m’offrit ce jour là sans même le savoir une des mélodies les plus belles et profondes que je n’aie jamais écrite dans ma vie de musicien. Je l’ai appelée « La voie du berger ».

Vilain a écrit "il aurait du savoir que les eaux bues éclatent"
mdr, pardon mais ma fille vient de me donner un cours de langage SMS alors ça explique...
Comme je suis une grande roteuse j'apprécie doublement, j'devrais pas le dire mais bon en tant que Bobonne j'vais pas faire ma mijorée.
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Romane
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MessageSujet: Re: D'une phrase à nos mots...   Mar 9 Déc 2008 - 2:27

Elle se débrouille bien la tit' nouvelle ! J'ai tout de suite pensé à Gohélan et son amour de la nature, à Scapinou et son attachement pour les pyrénées.
Bienvenue dans le monde de nos mots, Bobonne.

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Vic Taurugaux

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MessageSujet: Re: D'une phrase à nos mots...   Mar 9 Déc 2008 - 10:28

Bienvenue Bobonne. Moi aussi, j'adore ton texte. C'est un joli portrait où pour décrire un homme, tu décris son paysage. On le voit très bien car un berger, c'est autant son visage, son corps que ses estives.

A voir absolument le film de Depardon: la vie moderne. C'est une série de portraits de paysans cévenols absolument magnifiques. Là aussi, le photographe, cinéaste nous donne à voir un berger. Un vieux monsieur de 88 ans qui ne se résout pas à abandonner son troupeau de brebis même si son vieux corps à de plus en plus de mal à les suivre sur les plateaux. Berger, il a fait ça depuis ses douze ans, il n'a jamais fait autre chose. Son petit frère qui n'a que 83 ans et qui lui s'est "spécialisé" dans les vaches explique:
-L'agriculture de montagne, c'est très dur! Il ne faut pas aimer ça, il faut être passionné!
-Et vous êtes passionnés? :Demande alors Depardon aux deux frères?
- Faut bien ...

Courrez voir ce film, il ne restera pas longtemps à l'affiche!

http://www.lemonde.fr/cinema/article/2008/10/28/la-vie-moderne-depardon-cultive-son-jardin_1111978_3476.html
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