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 La douceur : parent pauvre des émotions

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Romane
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MessageSujet: Re: La douceur : parent pauvre des émotions   Ven 23 Jan 2009 - 16:13

Tryskel a écrit:
"faites comme vous sentez, de toutes façons, vous ferez mal"
"Vos enfants ne sont pas vos enfants..."

Je crois que j'applique les deux. Et que malgré ça, ça demeure pas facile.
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ronronladouceur
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MessageSujet: Re: La douceur : parent pauvre des émotions   Ven 23 Jan 2009 - 18:26

Parlant de douceur, on se souviendra que le 'doux et humble de cœur' a aussi pété de saintes colères. Comment imaginer que ses colères n'aient pas été à la hauteur - ou profondeur - de sa douceur?

Si j'ai bien compris une partie de la pensée de Lupasco, il posait que quand un sentiment est actualisé, son contraire est potentialisé...

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Romane
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MessageSujet: Re: La douceur : parent pauvre des émotions   Ven 23 Jan 2009 - 18:39

Mais la douceur n'est pas synonyme de faiblesse. Aussi est-ce pour cela que n'importe quelle personne pétrie de douceur/tendresse, est tout à fait capable de révoltes, de colères, et que pour autant celles-là ne sont pas incompatibles avec la personnalité d'une personne douce.

Qu'en penses-tu (et vous ?)

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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Irma

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MessageSujet: Re: La douceur : parent pauvre des émotions   Ven 23 Jan 2009 - 18:41

T'as plus qu'à écrire une ode à la douceur ... lk lk
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Romane
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MessageSujet: Re: La douceur : parent pauvre des émotions   Ven 23 Jan 2009 - 18:42

Irma a écrit:
T'as plus qu'à écrire une ode à la douceur ... lk lk

Gaga Je te vois venir !

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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almalo

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MessageSujet: Re: La douceur : parent pauvre des émotions   Ven 23 Jan 2009 - 19:30

Perso, je préfère les psys (surtout celui que j'ai eu et Vic, mon psy depuis quelques temps chinois ) à la parole souvent ampoulée et inadaptée des curés.

J'ai pas lu les 3 premières pages mais je me rattraperai. En tout cas, la phrase de Freud que tu cites Tryskel, je l'ai adoptée depuis la naissance de mon premier !!! C'est une sacré aventure que de devenir parents, surtout quand ça se fait dans l'angoisse...Bref.
Quant à "vos enfants ne sont pas vos enfants", mes parents ont lu ce texte au décès de ma soeur aînée...outre le fait que cette phrase s'applique dans le quotidien quand on est parents, elle prend tout son sens aussi quand ils s'en vont.

Voilà. Maintenant que j'ai bien plombé l'ambiance, je m'en vais. AngeR
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Romane
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MessageSujet: Re: La douceur : parent pauvre des émotions   Ven 23 Jan 2009 - 19:34

tsss, almalo et ses plombages. De dents ? ton expérience explique beaucoup, je trouve et peut servir à bon nombre... bisou

Irma, j'l'ai fait :
http://liensutiles.forumactif.com/vos-recueils-de-poesie-f135/le-recueil-de-romane-t7681-705.htm

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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Tryskel
Miserere mei
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MessageSujet: Re: La douceur : parent pauvre des émotions   Ven 23 Jan 2009 - 21:31

J'en pense que c'est tout à fait juste, Ro!

Rien de plus explosif qu'un "doux" qui se fâche, contre ce qu'il refuse, violence, exaction etc...
Ca surprend en général, parce qu'on attend pas à ce qu'il s'enerve, les doux ne se fâchent pas souvent, mais quand ils saturent, ça jaillit!

J'appelle ça l'effet cocotte minute, on accumule, on accumule, et si à un moment on laisse pas sortir la vapeur, c'est nous qui risquons l'implosion, alors, par sécurité, on lâche la soupape. Et il a des choses face auxquelles on ne peut pas se taire...
Je sais, c'est comme ça que je fonctionne.

Et JC a viré les marchands du temple!
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Vic Taurugaux

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MessageSujet: Re: La douceur : parent pauvre des émotions   Sam 24 Jan 2009 - 15:21

Pour en revenir aux mamans et à leurs bébés, je crois que ces derniers sont d’abord de l’émotion à l’état pur, c'est-à-dire ce qui bouge et nous déborde. Un bébé, ça crie, ça pleure, ça vitupère, ça gazouille, ça sourit, ça rote et régurgite, ça urine et ça prend froid, heureusement parfois ça dort mais au risque de ne peut-être pas se réveiller et tout ce chaos, ce chambardement ne pourrait survivre bien longtemps sans l’attention d’une mère contenante qui doit éponger toute cette violence grâce à son infinie douceur. Certaines se plairaient parfois à rapatrier Monsieur Bébé dans leur utérus, organe bien commode pour gérer tous ces désagréments. Malheureusement, Monsieur Bébé déclare être maintenant «suffisamment grand » et ne plus supporter un tel confinement. L’invention de la poche kangourou (qu’on peut, grâce à ses bretelles amovibles refourguer de courts instants au parent mâle) doit beaucoup à l’observation des autres mammifères. En effet, kangourous et humains possèdent cette même particularité de naître à l’état larvaire, sans poils et sans tous ces comportements innés permettant de survivre seul au-delà de 24 heures. Aussi, envierait-on plutôt les herbivores tels les juments qui peuvent, une à deux heures après avoir mis bas, vaquer à leur occupation ,brouter à loisir et faire leur shopping confiante en leur charmant poulain qui sait déjà marcher et trouver seul le chemin de la mamelle.

La douceur peut donc parfois se sentir un parent bien pauvre pour gérer progéniture et émotions quand, pour la survie de notre espèce, elle ne serait avant tout, chez nous les humains, qu’un sentiment. Emmailloter bébé d’une telle peau de chagrin pourrait paraître de prime abord voué à l’échec face à la sophistication des capacités anatomiques et comportementales des autres animaux. Pourtant les humains demeurent parmi les mammifères, ceux dotés du plus fort taux de croissance en ce qui concerne leurs populations.

Il faut donc expliquer ici l’intérêt phylogénique qui a fait que par l’absence de pelage et de comportements d’allaitement innés, une mutation chez ces primates supérieurs a transformé la douceur d’une caractéristique anatomique ou instinctuelle en un sentiment d’abord flou, puis une idée, enfin, une intention librement consentie. Ainsi, à la différence des autres animaux, la mère humaine choisit d’aimer son enfant.

Pour favoriser ce sentiment chez l’adulte, le nouveau-né humain dispose tout de même, d’après le pédiatre Brazelton , de certaines compétences (une grosse tête, un petit nez, la capacité parfois de fixer le regard de sa mère, des réflexes archaïques de la bouche permettant de téter ou parfois de produire un rictus) enfin toutes sortes de choses pouvant paraître infimes à l’observateur neutre mais de la plus grande importance dans la « captation » par le bébé de son parent. Il peut alors faire naître chez lui des idées comme : « Il m’a souri : c’est donc qu’il me reconnaît ! » Ledit parent anticipant déjà chez ce nouvel humain pourtant d’apparence larvaire, une capacité de penser propre à l’espèce. Ce pouvoir de séduction est fort affaibli chez un bébé malade, prématuré, handicapé et demandera donc à l’adulte une plus forte capacité de rêverie.
Des auteurs, éthologues et psychologues, tels Harlow, Bowlby, ont défendu l’idée que l’attachement du bébé à sa mère s’étaie sur des caractéristiques physiques comme chez les animaux. Ainsi, l’expérience avec de jeunes singes à qui ont présente deux sortes de leurres maternelles, un dur et un doux. Un premier leurre ayant vaguement la forme en grillage en fer d’un adulte et muni d’un biberon rempli de lait et un deuxième leurre construit avec des tissus (doux) sans biberon. Les bébés singes choisissent tous le leurre doux préférant ce contact à la nourriture. Les leurres étant suffisamment proches, on observe des singes téter la mère de grillage tout en restant agrippés à leur mère de tissus.
Ainsi, une maman au contact doux (peau, vêtement, odeur, gestes, voix, etc) favorise animalement l’attachement de son bébé à elle. Ce dernier serait capable de reconnaître suffisamment tôt ces caractéristiques et « s’en imprégnerait » tels les oisons de K. Lorenz poursuivant leur « mère ». (Je rappelle pour mémoire que K.Lorentz a démontré que les oies élisent pour mère toute forme sombre, mobile, présente dans les cinq minutes suivant l’éclosion. Ce chercheur grandement adulé pour avoir théorisé le phénomène d’empreinte étant lui-même mère d’un nombre considérable d’oies blanches.) Le bébé humain chercherait alors à retrouver cette douceur porteuse en se servant, non de ses membres qu’il ne peut encore commander, mais en développant un organe tout à fait spécifique aux humains : l’imagination. Imaginer Maman quand elle n’est pas là ou trop frustrante et qu’on la préfère au biberon malgré la faim, ce serait ainsi, pour bébé, sa première capacité à aimer de façon humaine, c'est-à-dire gratuitement.

Mais, aux yeux d’un observateur neutre et bienveillant, neuf mois de vie exo-utérine pour en arriver là : c’est quand même, (de part et d’autre) un sacré boulot !
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Alizé

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MessageSujet: Re: La douceur : parent pauvre des émotions   Sam 24 Jan 2009 - 16:15

Merci Vic, entre autres choses, par ton post tu me rappelles que j'avais l'intention de lire des écrits de K. Lorentz. As-tu des références ?


Dernière édition par Alizé le Sam 24 Jan 2009 - 21:27, édité 1 fois
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Vic Taurugaux

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MessageSujet: Re: La douceur : parent pauvre des émotions   Sam 24 Jan 2009 - 18:10

http://www.amazon.fr/Trois-essais-comportement-animal-humain/dp/202000626X/ref=pd_sim_b_1/280-6855687-4182452
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Alizé

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MessageSujet: Re: La douceur : parent pauvre des émotions   Sam 24 Jan 2009 - 21:29

Merci.
Que de lectures en perspective !
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Passionata



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MessageSujet: Re: La douceur : parent pauvre des émotions   Dim 25 Jan 2009 - 13:27

Tryskel a écrit:
Je vous renvoie au texte magnifique du "Prophéte":
"Vos enfants ne sont pas vos enfants..."
Si j'ai suivi une ligne, c'est celle là!

Je suis un peu en retard dans les lectures fortes intéressantes. Merci.

Je rejoins entièrement cette phrase, que je trouve pleine de bon sens.
Dès lors, non, dès la conception, une chose est apparente : la séparation, le détachement.
N'entendons pas assez souvent ce terme : couper le cordon ombilical.

Ce que j'entends en la phrase que Tryskel à mise ; c'est qu'un enfant, même avec toute l'angoisse qu'il y a autour du fait de vouloir au mieux pour lui et du bien faire et que de toute façon quoi qu'on fasse en tant que parents sera mal fait puisque juger. Mais ne cédons pas au mieux faisons mal pour son bien. Attention, c'est ironique. Quand je dis faisons mal pour son bien, ce n'est pas dans le sens propre du terme. Mais puisque mal de toute façon, autant faire ce que l'on pense au mieux. Se serait du laxisme que tout laisser tomber, et de l'abandon que le terme laisser tomber.

Un enfant n'est pas pour soi. Tout au long de sa vie il se détache de son parent "mère" et le père l'y conduit même si cela est de façon inconsciente.
La vie d'un enfant n'est pas notre. Ce qui semble notre ce sont toutes les formes de vie en des règles, amour, douceur, tendresse respect, éducation que nous y mettons autour de l'enfant. C'est ce que j'appelle : construction de l'individu liée de "repères" en vu de lui donner des bases affectives pour une vie d'adulte future.

Nous savons tous, que le meilleur est encore l'expérience : nos expériences vécues, nos expériences de vie.
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Alizé

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MessageSujet: Re: La douceur : parent pauvre des émotions   Dim 25 Jan 2009 - 15:08

J'aimerais en revenir à la douceur dans l'écriture.
La douceur si elle n'est pas trempée au réalisme du quotidien est inconsistance dans la mesure où la vie est tourmente.
Un écorché vif ne peut pas sentir la caresse, elle le blessera encore plus. De même pour accueillir les mots de la tendresse, il faut être sans tension, sans souffrance...
Pour moi en écriture, je suis réellement confrontée à un problème, ma sensibilité me dessert...je la vis comme une souffrance, une inadéquation à la vie, une pure perte.
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lucarne



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MessageSujet: Re: La douceur : parent pauvre des émotions   Ven 30 Jan 2009 - 0:02

Ce que tu dis me touche beaucoup, Alizé.
Je trouve que c'est très fort, très vrai, et en même temps très courageux de le dire.
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Alizé

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MessageSujet: Re: La douceur : parent pauvre des émotions   Ven 30 Jan 2009 - 0:55

Je dis beaucoup de paroles qu'il faut taire, on me le fait souvent remarquer. J'ai beau tourner trois fois ma langue...ou me museler un temps, peine perdue dès que j'ouvre enfin la bouche je le dis quand même.
Pas de problème néanmoins, je suis constante dans mes tentatives d'écriture même si les mots qui me viennent m'horripilent...après je suis libre de passer aux choses concrètes et plaisantes du genre une bonne soupe de légumes, un cake sucré-salé-d'ailleurs faut que je vous donne la recette !- ...
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